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vendredi 7 juin 2019

Démission d'une députée La République en Marche, de "honte" et de "déception"

La députée LREM de la Marne aura prévenu les candidats à la collaboration avec Macron

Aina Kuric estime "ne plus y retrouver les raisons" de son engagement avec Macron


Aina Kuric a annoncé ce vendredi son départ de La République en Marche.
Elle quitte le parti du président, pourtant majoritaire, après plusieurs semaines de réflexion. "Adhérente depuis avril 2016, je ne retrouve plus dans ce mouvement les raisons pour lesquelles je me suis engagée", a expliqué dans un communiqué l’élue de la Marne, citant notamment un "manque de confiance aux forces vives" et "un manque de volonté d’être présent sur les territoires"

"J’ai adhéré à En Marche ! pour faire de la politique autrement. Il ne s’agit pas seulement de changer les visages, mais les pratiques. Les alliances de circonstances, ces séduisantes opportunités, ne permettront pas de pérenniser l’outil efficace de 2017", a-t-elle asséné dans un mail interne envoyé à ses collègues députés LREM et dévoilé par l’Opinion.

"Evidemment, je suis pour l’ouverture. Mais nous n’avons pas su écarter ceux qui trahissent nos valeurs communes."

Et de poursuivre : "Ne tombons pas dans le piège de l’appareil, qui envahit l’espace d’innovation créatrice, et qui a fait fuir beaucoup de nos talents face auxquels j’ai honte de reconnaître à quel point ils avaient raison et à quel point je partage leur déception."

Régime de terreur à LREM : elle avait subi des menaces d’exclusion après le vote de la loi asile.
Cette annonce ne surprend pas quiconque sait que cette élue n’avait pas craint de voter contre le projet de loi asile immigration, en juillet dernier, avec Jean-Michel Clément. Pourtant seule députée ciblée, elle avait été menacée d’exclusion par les instances dirigeantes du groupe LREM. Celui-ci avait renoncé, votant finalement le sursis pour la marcheuse. 
La très délicate députée Aurore Bergé, porte-parole du groupe, n'avait pas hésité à blesser les "grondeurs" dans le JDD du 22 avril : "Ce texte a révélé des fragilités dans la majorité, des gens émotionnellement fragiles qui manquent de maturité politique. On a une très large majorité pour ce texte, et quelques agitateurs médiatiquement surexposés et isolés."

Voilà les insoumis de la Macronie!Son collègue Sébastien Nadot avait, quant à lui été exclu du groupe en décembre dernier, après son vote contre le budget 2019.

Une vingtaine de députés a défendu un retour sous conditions à l’impôt sur la fortune, alors que le débat avait été écarté par Emmanuel Macron. D
ans un mail envoyé à ses collègues, le député LREM du Maine-et-Loire, Matthieu Orphelin, a alors annoncé  qu’il quitte le groupe LREM.

L’élue franco-malgache de la Marne hésite à s'affranchir de la tutelle de LREM. Elle précise qu’elle continuera à soutenir Emmanuel Macron et qu’elle resterait apparentée au groupe LREM de l’Assemblée nationale, comptant 306 membres.

Elle a décidé de rester apparentée au groupe majoritaire à l’Assemblée nationale.  Elle précise : "Ce message n’est ni un adieu ni un au revoir car, même non partisan, mon engagement politique reste le même. Comme je l’ai fait depuis le début de mon mandat, je m’exprimerai, lorsque je serai d’accord, ou pas, avec le chemin qu’emprunteront les réformes à venir".

Reste que ses critiques sont révélatrices d’un fonctionnement évoquant celui que subissent les membres de La France Insoumise.
Alors que l'entourage de Mélenchon est la cible de militants qui dénoncent l'autoritarisme de sa garde rapprochée, nombre de membres de la majorité  présidentielle jugent sa direction sectaire et même arrogante. La députée s’était abstenue lors du vote en première lecture du projet de loi asile et immigration porté par Gérard Collomb. Mais Elle faisait aussi partie des 50 abstentionnistes de la majorité lors du vote de la proposition de loi anti-casseurs. 

  • Eric Alauzet
  • Delphine Bagarry
  • Didier Baichère
  • Barbara Bessot Ballot (par délégation)
  • Éric Bothorel (par délégation)
  • Anne-France Brunet
  • Émilie Cariou
  • Jean-François Cesarini
  • Annie Chapelier
  • Fannette Charvier
  • Philippe Chassaing
  • Mireille Clapot
  • Yolaine de Courson
  • Yves Daniel
  • Stella Dupont
  • Paula Forteza
  • Albane Gaillot
  • Florence Granjus
  • Christine Hennion
  • Pierre Henriet
  • Caroline Janvier
  • Hubert Julien-Laferriere (par délégation)
  • Stéphanie Kerbarh
  • Loïc Kervran (par délégation)
  • Sonia Krimi
  • Aina Kuric
  • Fabrice Le Vigoureux
  • Marion Lenne
  • Marie-Ange Magne
  • Jacques Maire
  • Jean François Mbaye
  • Sandrine Mörch
  • Cécile Muschotti
  • Delphine O
  • Matthieu Orphelin
  • Claire Pitollat
  • Barbara Pompili
  • Hugues Renson
  • Cécile Rilhac
  • Laurianne Rossi
  • Nathalie Sarles
  • Denis Sommer
  • Sira Sylla
  • Aurélien Taché
  • Alain Tourret
  • Frédérique Tuffnell
  • Laurence Vanceunebrock-Mialon
  • Patrick Vignal
  • Martine Wonner
  • Jean-Marc Zulesi
































Les 50 abstentionnistes auraient pu choisir de ne pas prendre part au scrutin, comme ils avaient été 99 à le faire lors du vote de la loi asile et immigration en première lecture à l’Assemblée en avril dernier. Mais c’est bien l’abstention qu’ils ont privilégiée (16 n’ont pas pris part au vote) pour chiffrer leur contestation, lui donner un poids politique et envoyer par là même un signal politique à l’exécutif. "Le mérite de cette histoire, c’est qu’au moins, on les identifie", avait mis en garde la députée de l’Essonne Marie Guévenoux, légitimiste. 
Une juppéiste de l'Essonne...


vendredi 16 juin 2017

Législatives 2017 : 61% des Français contre une majorité écrasante

Si seulement 61% des électeurs votaient...

Une majorité d'électeurs est "mécontente" des résultats du premier tour des législatives, selon un sondage Elabe pour BFMTV.  

Résultat de recherche d'images pour "evolution de homme"

Les Cassandre de la presse ne parle que de raz-de-marée, démobilisant des électeurs déjà submergés par la politique et les scrutins : dimanche, ils participeront - ou non -  au huitième. 
Avec encore un à venir ensuite, dans cette année électorale chargée, les sénatoriales, le dimanche 24 septembre 2017. On peut prendre le risque de les évoquer, car c'est un collège de grands électeurs qui va renouveler les 170 sièges de la chambre haute du Parlement dans la série 1, quasiment la moitié des 348 sénateurs, élus pour six ans.
Les "grands électeurs" qui élisent les sénateurs dans chaque département sont des députés, des conseillers régionaux, des conseillers départementaux, des délégués des conseils municipaux(représentant 95 % de ce collège électoral)des membres des assemblées, conseils, ou Congrès des collectivités d'Outre-mer ou de Nouvelle-Calédonie.

Le fléau qui devrait s'abattre sur l'Assemblée nationale dimanche 18 juin est jeune et inexpérimenté


Les hommes de "CroMacron"

Déterminé à en remontrer aux anciens, entre 400 et 440 députés sur les 577 devraient pouvoir se revendiquer de la majorité présidentielle d'Emmanuel Macron dans le futur hémicycle, selon les estimations de Kantar Sofres-OnePoint pour RTL. Si cette déferlante s'annonce historique, c'est qu'elle est la conséquence d'une effarante accumulation de mesures contradictoires et insensées, inédite sous la Ve République, et à la débandade de la majorité présidentielle socialiste incarnée par Hollande, qui a dû renoncer à un second round, le mythomane bouffi Michou Sapin, au Travail et à l'Economie et aux Finances (!), Jean-Marc Ayrault qui a suscité les premières déceptions des Français, Manuel Valls, qui a fait monter la colère dans le pays, Bruno Le Roux, qui a été contraint à la démission du gouvernement Cazeneuve pour s'être autorisé les emplois présumés fictifs d'assistantes parlementaires de ses filles mineures, sans compter les Montebourg ou Taubira, qui ont saccagé le tissu socio-économique, et Najat Vallaud-Belkacem qui a perturbé un peu plus le système scolaire et la jeunesse, ainsi que les déséquilibrés Thomas Thévenoud ou Aquilino Morelle, et le fraudeur fiscal, Jérôme Cahuzac, ministre du Budget... 
Les électeurs passés aux urnes dimanche 11 juin se sont imaginés que la nouvelle législature ne pouvait être pire, mais ils étaient surpassés en nombre par les abstentionnistes et, bien que la presse aux ordres diffusent l'idée fausse d'une confiance massive du peuple en les équipes d'arrivistes de Macron, le nouveau quinquennat souffre déjà d'un déficit de légitimité. 

A la veille du second tour, les Français semblent espérer un rééquilibrage des forces en présence. 

Le chef de meute
Ils ne sont que 37% à persévérer dans l'erreur en voulant que le scrutin du 18 juin "confirme" la dynamique de La République En Marche, selon un sondage Elabe pour BFMTV,  : errare humanum est, perseverare diabolicum !
 
Les Français se mordent déjà les doigts de leur bouderie des urnes.
A l'inverse, 61% des sondés souhaitent que "le second tour rectifie le premier tour en apportant une majorité de députés favorables à Emmanuel Macron moins importante qu'attendue".

Parmi les plus enclins à rectifier le tir, tous les autres... 
On retrouve aussi bien les partisans des extrêmes, la frontiste Marine Le Pen (81%), le radical Jean-Luc Mélenchon (la France insoumise ) ou le socialiste de gauche Benoît Hamon (75%), mais aussi bien la droite républicaine de LR et UDI (74%) que les abstentionnistes (58%). 

Et pourtant, un sondage prévoit une abstention encore plus forte au second tour. D'après Elabe, officine du groupe BFM de Patrick Drahi (Numéricable, SFR, Libération et L'Express, groupe établi à Guernesey: un sujet de moralisation pour Macron !), il apparaît que la majorité des Français est mécontente du résultat du premier tour. Un sur cinq se dit "très mécontent(22%). Les personnes les plus expérimentées (56% et les retraités ont en effet découvert dans le programme de Macron matière à s'inquiéter) et les catégories populaires (57%) sont les plus nombreuses à se faire du souci sur cette majorité de chefs d'entreprises et de jeunes loups déterminés à leur apprendre la productivité.
 
En revanche, les Français qui n'ont pas à se plaindre de la vie, les cadres et les jeunes (18-24 ans) se satisfont du rapport de force qui s'annonce. 

La nouvelle assemblée promet une société plus inéquitable.
Pour plus de 6 Français sur 10 l'avenir s'assombrit. 
Le dépassement du seuil de 400 députés La République En Marche inquiète 53% des Français. 27% des sondés, moins d'un Français sur trois, sourient à ce scénario.

Ce sondage a été effectué par internet les 13 et 14 juin auprès d'un échantillon de 1.000 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas). Marge d'erreur de 1,4 à 3,1 point.
Les intentions de vote ne constituent pas une prévision de résultat. Elles donnent une indication des rapports de force et des dynamiques au jour de la réalisation du sondage.

lundi 11 avril 2016

Mouvements citoyens, remèdes à la déchéance du pouvoir socialiste, d'ici la présidentielle 2017 ?

"Un projet politique doit partir du peuple," explique J.-M. Cavada, en faveur de la société civile

Six mouvements citoyens se sont fédérés ce lundi, pour aider à la désignation d'un candidat hors parti à la présidentielle.




Six mouvements citoyens se fédèrent pour organiser une "primaire des Français" et choisir un candidat hors parti pour la présidentielle de 2017. Ce mouvement s'appuie sur un site, laprimairedesfrancais.fr.


Les initiateurs sont Bleu Blanc Zèbre d'Alexandre Jardin -fils de Jean Jardin, dit le Nain Jaune, directeur de cabinet de Pierre Laval sous le régime de Vichy- qui ambitionne de tirer ses compatriotes vers le haut ("Notre pays a toujours été un État; il doit devenir une société adulte") et mouvement visant "à fédérer et unir la société civile dans l’action concrète au bénéfice de la population",

l'association La Transition de Claude Posternak, un communiquant (formateur au CELSA situé à Neuilly-sur-Seine, fondateur du site L'Important et président de la Matrice, agence de communication qui conseille des marques comme Citroën, EDF, ou Bjorg, et très officiel 'spin doctor' de l'ancienne patronne de Solférino, l'amère Aubry, lors de sa campagne primaire) qui reproche à François Hollande, ex-candidat "normal", de "se complaire dans un exercice monarchique du pouvoir" et qui s'écriait dès janvier 2016: "On n’est ni de droite, ni de gauche. On n’a rien à foutre",

Cap 21 de Corinne Lepage, ancienne ministre de l'Environnement (1995-1997) qui apporta son soutien à François Bayrou, candidat centriste,

Nous citoyens de Nicolas Doucerain, (fondé par Denis Payre), créateur de son propre mouvement, "entreprendre pour la France", pour proposer un programme de renouveau 
pour la France, "libéral pour l’entreprise, social pour l'homme", 

Le Pacte civique animé par Jean-Baptiste de Foucauld, haut fonctionnaire septuagénaire, ancien Commissaire au plan, fondateur et président d'associations, spécialiste notamment des questions d'emploi, de lutte contre le chômage et de solidarité,

et Génération citoyens de Jean-Marie Cavada, ci-dessous, ex-tête de liste UDF aux Européennes 2004 et membre de l'équipe de campagne rapprochée du candidat à l'élection présidentielle 2007, François Bayrou (proche d'Alain Juppé pour 2017), qui s'est entretenu avec l'hebdomadaire Le Point. Après 13 années d'engagement officiel en politique, le journaliste du service public jusque 1981 cherche à se dégager des partis. 

Le Point : Les mouvements citoyens se fédèrent. Quel est votre objectif ?
Jean-Marie Cavada : Le premier parti de France, ce sont les abstentionnistes. Le deuxième, les extrémistes (l'extrême droite, dont le fondateur, la présidente et ses amis proches ne quittent pas le cabinet des juges [la justice politique ne lui pose pas de problème], ou alors pour un détour par Panama, et dont le secrétaire général vient d'être sanctionné pour tricherie au Parlement européen). Le troisième parti, ce sont tous les autres. 
Il y a eu deux ruptures en France : 1945 pour traiter [sic] l'épuration et moderniser le pays et 1958 pour se sortir des scandales politiques [instabilité chronique de la IVe République] et du bourbier algérien. La troisième rupture est en marche [comme dirait Emmanuel Macron] l'état jacobin est devenu impuissant, impopulaire et désormais indécis [l'effet Hollande !]. Le mépris vis-à-vis des partis et des leaders politiques s'est transformé en colère. 
Six mouvements citoyens ont décidé de se mettre au service des Français, à condition que ceux-ci montrent leur volonté de transformer cette colère en espoir d'avenir.

Pourquoi pensez-vous que les Français sont prêts à soutenir une initiative citoyenne ?
Près de 80 % des Français ne veulent pas qu'on leur rejoue le match de 2012, suivi, comme on l'a vu, d'un si lamentable spectacle de lois hors sol, d'engagements méprisés, de vantardise couardisée. Mais ils ne veulent pas non plus pérenniser la colère exprimée dans le vote Front national (74 % sont contre). Et, selon le dernier sondage Cevipof, il n'y a plus que 9 % de Français qui acceptent de faire confiance aux leaders politiques, à l'exception des maires de leurs communes qu'ils respectent à 70 %. 

Dans ces ruines, la leçon est double:
un projet politique doit partir du peuple, assure l'ex-journaliste et les mouvements citoyens doivent savoir être à son service, professionnaliser ses aspirations et les transformer en une rupture d'espoir pour l'avenir. Impossible ? Naturellement, non : nous croyons en l'élan populaire et dès maintenant attendons les citoyens sur www.laprimairedesfrancais.fr, notre place de la République positive à nous, selon l'ex-président de Radio France.

Si vous deviez résumer les cinq blocages majeurs de la France depuis quarante ans...

1) La France est sur-administrée
, donc pas administrée, par un État ventripotent, donc pathétique, qui n'inspire plus le respect.

2)
La France jacobine a été très utile pour reconstruire la richesse d'après-guerre, mais elle aurait dû être puissamment régionalisée après les mouvements de 1968 [facile à dire, après bientôt cinquante ans]. Et, comme elle est dirigée par une caste, certes bien formée, mais insupportablement monopolistique [le service public où il a fait sa carrière en est un parfait exemple], notre peuple ne peut pas respirer et il vaut mieux actuellement aller chercher son avenir inventif à Londres, en Asie ou aux Amériques : quelle faillite!  

3) Le modèle social ressemble à la France
: centralisateur, donc obsolète. 7 à 8 % des salariés seulement sont syndiqués, mais leurs états-majors parfois apparatchiks [très souvent, si on veut sincèrement faire tomber les tabous]  mettent le pays à genoux dès qu'on demande la transformation de tel ou tel statut. Au Danemark, 73 % du capital travail est syndiqué, mais ça marche. L'État doit se retirer des négociations sociales [mais les syndicats réclament constamment l'intervention de l'Etat] et se contenter de vérifier qu'on n'exploite pas les travailleurs. D'ailleurs, il est le dernier à appliquer dans ce domaine les lois qu'il nous édicte. Et à quel prix !

4) La France est le seul pays des 28 membres de l'UE dont le pouvoir exécutif véritable (le président) n'est pas responsable devant le Parlement
: quel spectacle archaïque et périlleux ! [C'est l'effet Hollande: supprimez la cause et vous assainissez la situation du même coup.]

5) On dit l'éducation "nationale", elle n'est même pas dans les banlieues alors qu'autrefois les hussards noirs l'ont fait pénétrer chez les montagnards les plus reculés. En parallèle, la justice est paupérisée [à vrai dire, Taubira l'a mise en faillite], sa lenteur défie la mémoire démocratique [les enquêtes de la justice politique ne manquent ni de moyens, ni d'effectifs...], les gouvernants l'ont souvent méprisée, donc il faut achever de la rendre indépendante et de la financer.

Que pensez-vous de En marche, le mouvement lancé par Emmanuel Macron ?
Ni mes amis, ni moi ne sommes des partisans : la réalité est notre doctrine, pontifie Cavada. Dès lors, comment ne pas voir la paralysie gouvernementale dans cette démarche du ministre des Finances, prince intelligent et libre mais assiégé dans le fortin socialiste qui a relevé sous son nez le pont-levis ? Il lui reste maintenant à faire couler l'huile bouillante sur tous les éléphants qui l'entourent et par tous les mâchicoulis qu'il trouvera. [Que de violence !]

A quoi aura servi le quinquennat de François Hollande ?
Un quinquennat qui commence par un mensonge ("Mon ennemi, c'est la finance") et qui en ajoute aussitôt un deuxième ("Moi, président…") ne peut que se solder par une majorité en miettes, et donc un gouvernement en capilotade. Regardez cette lamentable idée de déchéance de nationalité, écoutez ce triste débat sur la loi travail qui indiquai[en]t pourtant une bonne direction, mais qui se terminera en baudruche de 14 juillet : la République est à plat, le gouvernement est un cloud, le pays recule, pendant que nos concurrents avancent. Mitterrand a condamné le socialisme français parce qu'il n'a pas eu la volonté de faire le congrès de Bad-Godesberg. Hollande n'aura pas osé conduire la gauche vers une doctrine sociale-démocrate, bien qu'il soit un enfant de Jacques Delors. 
N'attendons plus des appareils politiques qu'ils remontent avec hauteur sur les besoins de la France: désuets ils étaient, claniques ils sont devenus, insignifiants ils risquent d'être. Le constater n'est plus suffisant. 
C'est pourquoi l'avenir doit être projeté par la conscience des citoyens. Nous ne vivons pas un épisode : c'est un battement profond de l'histoire qui nous attend.

vendredi 28 mars 2014

Municipales à Paris: NKM (UMP) devance Anne Hidalgo (PS) au premier tour

Il reste à transformer l'essai en allant voter

La gauche parisienne donnée favorite tentera de limiter la casse
Une vague bleue a déferlé sur la France et à Paris la candidate UMP Nathalie Kosciusko-Morizet a fait mentir les sondages en devançant sa rivale Anne Hidalgo sur l'ensemble de Paris.

L'ancienne ministre UMP recueille 35,64% des suffrages exprimés en moyenne sur l'ensemble des 20 arrondissements de la capitale, contre 34,40% pour la première adjointe PS. 
Les écologistes radicaux menés par Christophe Najdovski n'ont pas réussi à enjamber la barre des 10% (8,86%) et il ne reste donc plus à Europe Ecologie-les Verts que la possibilité de négocier au prix fort la fusion de ses listes avec celles du PS en vue du second tour. Dans le 2e, seul arrondissement tenu par les Verts, le maire sortant Jacques Boutault arrive en tête avec 32,96% des voix.

La gauche reste néanmoins majoritaire en voix 

Anne Hidalgo et Nathalie Kosciusko-Morizet seraient toutes deux battues, chacune dans son arrondissement, selon deux sondages Ifop/Fiducial pour le JDD et Sud Radio* publiés dimanche.
La liste UMP-UDI n'obtiendrait que 43% au second tour, contre 57% pour la candidate socialiste Carine Petit. Elle est distancée par la liste PS-PC-PRG (36% contre 39%) au premier tour déjà et l'avenir de Paris est entre les mains des abstentionnistes. Début novembre, un sondage sur mesures de PollingVox-Observatoire du changement politique, réalisée pour le quotidien socialiste Libération lui donnait 45% au second tour, contre 55% pour Carine Petit.

Anne Hidalgo n'est pas beaucoup mieux lotie. L'actuelle maire-adjointe de Bertrand Delanoë perdrait dans le XVe arrondissement face à Philippe Goujon (46% contre 54% au second tour.) Même si le FN se retrouvait au second tour, Anne Hidalgo n'arriverait pas à combler son retard sur la liste de droite (44% contre 48%). Sauf qu'Anne Hidalgo, elle, n'a pas besoin de gagner dans le XVe pour succéder à Bertrand Delanoë...

Autres
Autres
Philippe Goujon54%
Anne Hidalgo46% 
Source: Ifop-Fiducial 

La gauche gouvernementale semble en position de conserver les arrondissements clés de la capitale, à commencer par
le 14e où se présente Nathalie Kosciusko-Morizet. Ici comme dans le 12e, l'UMP est distancée par le Parti socialiste qui devra réussir l'union de toutes les gauches pour conserver la capitale au second tour.

NKM appelle au changement, Hidalgo à l'union de la gauche
Anne Hidalgo a estimé que "tout reste à reconstruire", appelant à la mobilisation avant le second tour. "Nous sommes dans l'attente des résultats définitifs, nous nous retrouverons tout à l'heure avec les Verts quand nous aurons l'ensemble ds résultats", a déclaré son directeur de campagne, Rémi Féraud, qui n'a pas exclu non plus une négociation avec le Parti de Gauche de Danielle Simonnet. Celle-ci a dépassé 10% des voix dans le 20e arrondissement où le PS est arrivé nettement en tête. Ailleurs, rares étaient les candidats mélenchonistes à dépasser le seuil critique de 5%.

Dans une déclaration télévisée Nathalie Kosciusko-Morizet a souligné que le "changement est possible" à Paris, qualifiant le peuple de Paris "fidèle à sa tradition, libre et rebelle!".

Plusieurs de ses maires UMP sortants ont été réélus dès le premier tour: Jean-François Legaret dans le 1er, Jean-Pierre Lecoq dans le 6e, Claude Goasguen dans le 16e et Brigitte Kuster dans le 17e. 
Les UMP Delphine Burkli et Vincent Roger arrivent en tête dans les 9e et 4e arrondissements, tenus par le Parti socialiste. L'ancienne ministre Rachida Dati devra aller au rattrapage dans le 7e arrondissement, où elle a rassemblé 41,01% des voix, davantage que Hidalgo et NKM.

Hidalgo peut faire la différence dans les arrondissements clés
En vertu de la loi PLM, il ne suffit pas en effet de remporter la majorité des suffrages à Paris pour en devenir le maire. Comme à Marseille et Lyon, les électeurs parisiens élisent un maire d'arrondissement (ou de secteur) et désignent des conseillers municipaux qui dans un troisième tour éliront le maire de la ville. Tout l'enjeu est donc de remporter un maximum de grands arrondissements parisiens, voire de faire basculer des arrondissements adverses, comme le 14e et le 12e (tenus par la gauche) ou le 5e et le 15e (tenus par l'UMP).

Dans le 12e justement, la liste PS serait largement en tête (37,4%) devant l'UMP (32,7%), toujours selon Ipsos et sans tenir compte de la marge d'erreur habituelle. Un écart qui serait similaire dans le 14e (39,3% contre 32%). Si le PS réussit à conserver son avance dans ces arrondissements clés, Anne Hidalgo devrait l'emporter au second tour.
Catherine Barrati-Elbaz (PS) est arrivée en tête avec 37,4% des suffrages au premier tour des élections municipales dans le 12e arrondissement de Paris, devant Valérie Montandon (UMP) qui récolte 33,3% des voix. 
Au 3e rang, on trouve Christophe Najdovski (10,1%). Les altermondialistes peuvent donner la victoire au PS à Paris et renforcer leurs exigences au gouvernement. Les abstentionnistes du 12e diront s'ils votent pour une écologie punitive.   
Le taux d'abstention s'élève à 33,3% pour le premier tour des élections municipales de 2014. 

L'élection du maire de Paris revêt évidemment une forte dimension symbolique. Si la droite parvient à reconquérir la capitale, ce sera un message fort de désaveu de la gauche. 
Après la bérézina qui s'annonce à Marseille, une victoire de l'UMP à Paris sera le coup de grâce au pouvoir socialo-écolo qui nous accable d'impôts, de chômage et d'insultes.