Delanoë, parrain mafieux d'associations parisiennes ?
L'association Macaq (Mouvement d'animation culturelle et artistique de quartier)
Malgré sa devanture, elle milite, non pas tellement pour la culture populaire qui semble être sa raison sociale, mais surtout contre le mal-logement. Et encore est-ce l'apparence, car, ses bénévoles ne sont pas eux-mêmes des mal-logés, puisque la mairie socialiste de Paris les a confortablement installés dans le très plaisant 17ème arrondissement, au 123 rue de Tocqueville.
En avril 2007, Politis dénonçait déjà des pratiques encore plus douteuses.
Le 1er avril 2007, Macaq a inauguré ses "tout nouveaux locaux. Macaq a conclu un accord avec la Mairie de Paris, qui lui ouvre la porte de locaux vacants."
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Le journal Libération a aussi pointé l'association à plusieurs reprises.
Macaq, "célèbre pour ses actions coup-de-poing dénonçant le scandale du mal-logement, n’est pas qu’un collectif aux actions vertueuses. Composé majoritairement de militants autoproclamés «à gauche», et dont certains sont même élus socialistes de la ville de Paris, Macaq apparaît une nouvelle fois dans un jeu trouble de sous-locations illégales, de demandes de subventions suspectes, voire de conflits d’intérêts. En janvier dernier, Libération révélait comment Macaq avait sous-loué illégalement à une société de production privée des locaux situés au 24, rue de la Banque (propriété de l’office HLM Paris Habitat), un des squats les plus emblématiques de la capitale.
Le squat le plus «juteux» était situé au 1, place de Rio de Janeiro, dans le VIIIe arrondissement de Paris. De décembre 2007 à mai 2009, Libération a recensé 15 500 euros de contrats de sous-location dans cet immeuble appartenant à un particulier. [...]
Où va l’argent ?
Macaq encaissait systématiquement l’argent des sous-locations en chèque. Sorte de traçabilité au cas où, un jour, la manipulation venait à être dévoilée ? Peut-être. Toujours est-il qu’une partie de cet argent a été utilisé de façon peu claire, notamment par Julien Boucher", directeur général de l’association et conseiller municipal PS du XVIIe arrondissement."
Les subventions de la Mairie de Paris
A en croire ses dirigeants, l’association est trop faiblement subventionnée pour subvenir à ses besoins. Mais Macaq n’en demeure pas moins une des associations les mieux dotées d’Ile-de-France. Depuis 2008, l’association reçoit une dotation annuelle d’environ 30 000 euros de la ville de Paris. Le maire, Bertrand Delanoë, est un proche de la famille Boucher : la mère de Julien, Claude, est une de ses intimes. Idem au conseil régional. Macaq y dispose d’appuis de choix.
Jean-François Lamour souligne qu'"une fois de plus la mauvaise gestion du budget de la Ville et le gaspillage de l'argent des contribuables par le maire, Bertrand Delanoë, PS, est prise en flagrant délit. Jean-François Lamour et Philippe Goujon, député-maire UMP du XVème, "réclament la cessation immédiate de toute aide directe et indirecte de la Ville à l'association Macaq".
De son côté, Jean-François Martins, conseiller de Paris du Modem, dénonce les "pratiques immorales" de l'association, et "demande solennellement au Maire de Paris de rompre au plus vite toutes les conventions qui lient Macaq et la Ville de Paris et de suspendre toutes les subventions à l'association".
Macaq, réseau mafieux de la mairie socialiste ?
L'association Macaq a compris comment se loger gratuitement ou presque à Paris. D'abord, vous squattez un immeuble. Ensuite, ledit immeuble est préempté par la ville qui vous le remet aussi sec à disposition moyennant une indemnité d'occupation largement couverte par les subventions en tous genres que vous recevez. C'est Delanoë lui-même qui, dans un compte-rendu de mandat de décembre 2006, annonça la bonne nouvelle de la préemption à ses jeunes émules. Et, s'agissant des aides diverses et variées reçues par Macaq, Geoffroy Boulard, un élu du 17ème arrondissement, a fait le calcul : "dans le budget prévisionnel 2008 de cette association, il apparaît que les Macaq bénéficient de 278 211€ de subventions, soit un total de 2140 € par adhérent ! A Paris, aucune association d'utilité publique (!) ne peut rivaliser. Faut-il rappeler la subvention théorique autour de laquelle s’articule généralement le montant de la subvention totale de la Mairie de Paris, soit environ 13 € par licencié ?"
Les activistes de Macaq font tout pour occuper le terrain : brocante, vide-grenier, friperie, expos, (le plus souvent agrémentés de l'adjectif "solidaire", cela va de soi, mais ô combien !) et servir de point d'ancrage à la tentative de conquête de l'arrondissement par le PS. Le Figaro, particulièrement perspicace tombe dans le panneau: "De toutes les bonnes affaires qui sont proposées sur Paris en cette période de soldes, la friperie solidaire organisée par les associations Macaq et Colline, qui aura lieu ce week-end, les 9 et 10 janvier"...
Leur champ d'activité déborde du social sur le politique
A moins que ce ne soit le contraire.
VOIR et ENTENDRE à quoi ils s'occupent. Les Macaq et le ministère de la crise du logement avaient en effet lancé des "auditions" de presidentiables en 2007, dont Olivier Besancenot, le trotskiste pro-palestinien du NPA:
Macaq ministere besancenot Ep9 par hediman
Il semble bien que, protégée, emportée par sa volonté de squatter Paris et par l'argent facile , cette machine de guerre ait pris des libertés avec la loi et l'éthique.










