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mercredi 9 juillet 2014

L'entourage de Benzema insulte et agresse des journalistes?

La presse taisait l'affaire, mais L'Equipe confirme la rumeur

Trois journalistes du quotidien L'Equipe ont été insultés et agressés par l'agent de Karim Benzema et l'un des amis du joueur
samedi dernier.

La rumeur enflait déjà depuis quelques jours sur les réseaux sociaux. Lundi, sur le plateau du Grand Journal, le journaliste sportif de Canal+ Pierre Ménès a confirmé que trois journalistes de L'Equipe ont été agressés par l'agent de Karim Benzema, en boîte de nuit. 
Aujourd'hui, le journal a confirmé l'information. Le quotidien a précisé que l'agent de Benzema, Karim Djaziri, et un ami de l'avant-centre des Bleus, auraient agressé trois de ses journalistes présents à Ribeirao Preto.

Menaces et coups

"L'entourage de Karim Benzema prend assez mal les critiques", ajoute le chroniqueur au Canal Champions Club.
Le conflit aurait débuté par des insultes au moment de la rencontre entre le Honduras et la Suisse, le 17 juin dernier. L'agent aurait bousculé et menacé l'un des journalistes du titre. 

Puis, c'est l'escalade. Samedi, alors que la France a perdu contre l'Allemagne, l'ami de Karim Benzema aurait giflé l'un des envoyés spéciaux, l'accusant de "manquer de respect" au joueur des Bleus. 
Quelques heures plus tard, Karim Djaziri aurait frappé, insulté et menacé un autre journaliste du quotidien sportif.

Les trois reporters se réservent le droit de porter plainte pour "menaces, coups, blessures et entrave à la liberté d'expression"
L'Equipe a d'ailleurs fait savoir qu'elle soutiendrait ses journalistes. (Camille Legrand - 6Medias)

Une embrouille de plus chez les Benzema

En avril 2010, Karim Djaziri, l'agent de Karim Benzema, affirmait que son client n'avait aucun rapport avec l'affaire de proxénétisme qui ébranlait le football français. Sidney GovouHatem Ben Arfa et Franck Ribéry auraient été entendus dans ce dossier par la Brigade Répressive de Proxénétisme. La fameuse Zahia D affirme en effet avoir eu une relation sexuelle avec le footballeur en 2008.


Chez les Benzema, il y a Karim, le Lyonnais, footballeur exilé au Real, et Samir, le Stéphanois, mannequin. Mais quand on évoque leur lien de famille, c'est comme un derby. Le Madrilène voit rouge et Samir ne comprend pas. Il s'en explique devant notre caméra.

Frères ou cousins ? 
Le 17 décembre, un article du Progrès a mis le feu à la famille. Il n'était pourtant question que de la participation au concours de Mister France, en janvier prochain de Samir Benzema (ci-contre). Mais le titre présentait comme le cousin de la star du ballon rond. Et deux jours plus tard, alors qu'un autre journaliste du même quotidien l'interroge, le jeune homme âgé de 22 ans se braque et refuse d'évoquer son lien de parenté avec Karim Benzema.
Alors que le journaliste joint Karim Djaziri l'agent du footballeur du Real Madrid, celui-ci assène, via le haut-parleur, au mannequin : "ton père, c’est le cousin du père de Karim, donc toi, Samir, t’es pas le cousin de Karim. Tu comprends ou pas ? Dis le aux journalistes". L'affaire a fait grand bruit, traitée par L'Equipe, le 21 décembre. L'agent de Karim rétropédalait. "Samir n'est pas un mytho. Ils sont de la même famille même s'ils ne se sont jamais fréquentés (...) ils ne sont pas cousins directs". Pour l'occasion le quotidien sportif convoquait un généalogiste qui tranchait : "ils sont cousins même à un degré éloigné".

samedi 18 août 2012

J.O.: Les athlètes français font rayonner la France

Des médaillés sortent le pays de la léthargie socialiste

L
e Petit Poucet a un coeur gros comme ça !
Le sang-froid de Renaud L
avillenie
a impressionné le monde

comme diraient les Anglais...


Effacée la honte de l’équipe de France de football au championnat d’Europe



Les athlètes français redorent le blason du sport tricolore

La délégation tricolore totalise moins de médailles qu'à Pekin (34 contre 41), mais elle décroche onze médailles d'or, soit quatre de plus qu'il y a quatre ans, onze médailles d'argent et treize de bronze... Au tableau des médailles, la France finit septième.

La main sur le coeur, les quatre champions olympiques du relais 4x100 mètres nage libre, Amaury Leveaux, Fabien Gilot, Clément Lefert et Yannick Agnel (ci-dessous), entonnent la Marseillaise. Cette victoire, ils la savourent amplement. Elle est méritée. Face aux Américains, champions en titre, face aux redoutables Australiens, le quatuor français a fait des prouesses. " On n’avait rien à perdre, on a vu les Australiens très tendus, un peu comme nous en 2008. Et on s’est dits, allons-y à la cool, comme on sait faire. "

En juin, lors du championnat d’Europe, des footballeurs mal embouchés avaient gâché la fête. Cette fois, quel bonheur ! Ces sportifs, nageurs, judokas, tennismen…, auront marqué ces jeux Olympiques de Londres et réjoui les Français par leur comportement et la solidarité dont ils ont fait preuve, dans la victoire comme dans la défaite. L’escrimeuse Laura Flessel, éliminée en huitièmes de finale, en pleurs dans les bras de sa mère, a confirmé qu’elle mettait fin à sa carrière, " mais seulement quand je serai rentrée à Paris. Aujourd’hui, je vais être derrière l’équipe de France olympique, derrière la France qui gagne. C’est un nouveau challenge ". 

Toute la famille de la judokate Automne Pavia était venue assister à son combat. Ses amis aussi. L’ambiance était chaleureuse. « Je ne vais pas cracher sur une médaille de bronze, je suis très contente. J’ai beaucoup travaillé et ça a payé aujourd’hui. » À l’image de sa camarade, Teddy Riner, champion olympique, a laissé exploser sa joie, et n’a pas manqué de remercier le public : « Je vais dire un mot pour toute la nation française qui m’a apporté son soutien. Sans eux, je n’aurais pas cette médaille. » En canoë, Tony Estanguet (ci-dessous) a rayonné. Après avoir remporté sa troisième médaille d’or (après celles de 2000 et de 2004), il veut relever un nouveau défi : intégrer le Comité international olympique (CIO). Belle preuve d’engagement pour le champion de 34 ans, qui a reçu le soutien de ses aînés : " C’est un type bien, bosseur, très impliqué. Il représenterait bien la France ", juge Jean-Claude Killy, triple champion olympique de ski à Grenoble (1968).

Fiers mais humbles, nos sportifs adoptent une attitude exemplaire. Il ne manquerait plus qu’ils chantent juste. Enfin des Français “normaux” et des sportifs corrects ? Ils ne font pas de doigts d’honneur, ne se font pas surpayer, n’insultent pas leurs camarades ni les journalistes et, pour la plupart, parlent un français correct. Très loin des écarts de conduite de Zinédine Zidane, le premier, et de Samir Nasri (suspendu trois matchs pour propos injurieux à l'enversendroit de journalistes irréprochables (comme le sont les handballeurs qui ont saccagé le studio de L'Equipe) ou des maltraitances langagières de Franck Ribéry (" C’est une ville que j’aime bien venir ", avait-il déclaré en parlant du Touquet). Sans parler des vies sexuelles amorales (dans las cultures européennes) du même et de Benzema, compromis dans l'affaire Zahia, une mineure. A noter que Ribéry et sa femme Wahiba ont appelé l'un de leurs fils Seif el Islam, le prénom d’un des enfants de ...Kadhafi.

Les ministres des Sports de Sarkozy ont sorti les intellos 
Yannick Agnel par exemple. Le “Squale” attire tous les regards, après avoir remporté la médaille d’or au 200 mètres nage libre. Bac S (mention bien), lecteur invétéré de Baudelaire et de romans d’anticipation, il n’hésite pas à citer Montesquieu devant les journalistes. Son entraîneur, Fabrice Pellerin, dresse son portrait atypique : " Je dois toujours lui dire de ne pas oublier son maillot. Assez éthéré, il évolue sur des strates spirituelles, du genre désincarné, étourdi […]. C’est son fonctionnement, parfois approximatif, mais il compense par des choses très fortes : sa confiance en lui, ses convictions, sa soif de victoire sans aucun complexe. "

Avec sept médailles (record battu), dont quatre en or, le bilan français dépasse toutes les attentes. Ça n’a pas toujours été le cas. Depuis le fiasco des jeux Olympiques d’Atlanta, en 1996, le monde de la natation française a beaucoup évolué. Fabrice Pellerin est l’un des principaux artisans de cette re naissance amorcée en 2000. L’entraîneur des nageurs niçois s’est détourné d’une carrière d’enseignant en éducation physique pour se dévouer à ses nageurs avec un perfectionnisme étonnant.

Sans langue de bois, il dénonce les problèmes qui pervertissent aujourd’hui l’enseignement du sport en France. 
" Camille Muffat est rentrée un jour d’une évaluation de natation à l’école; elle avait obtenu… 12/20. Je me suis alors demandé comment cela était possible. Et l’on m’a expliqué qu’il existait une pondération spécifique pour que les personnes douées en sport ne soient pas avantagées. " Le nivellement vers le bas, il ne connaissait pas...

Autodidacte, Pellerin voyait grand depuis longtemps : " Je ne me voyais pas jouer à la baballe avec des élèves. J’avais ce désir d’élitisme, de perfectionnisme… " 
Laxisme ou fermeté,
il faut choisir

Si nos nageurs brillent aux JO de Londres, c’est en partie grâce à ce baroudeur du coaching (ci-contre). " Avec moi, on ne discute pas.[…] Je tourne à une dizaine de chronomètres par an qui valdinguent à l’entraînement. Camille [Muffat] a un jour pris deux chronos dans la tête. C’est là que je me suis rendu compte qu’elle avait la tête dure ". Ses poulains sont ses soldats, il gère sa troupe comme un commando. " Ils ont le choix de s’entraîner avec moi, ou pas. Mais si on fait ce choix, on ne négocie pas la stratégie de préparation, on ferme sa gueule. Ce n’est pas un rapport de soumission, c’est une confiance, une collaboration où chacun apporte ses compétences. Je serais incapable de faire ce qu’ils font dans l’eau, mais le coach est censé diriger. "

Pragmatique, Pellerin assume aussi son côté intello, sa manie de tout rationaliser. Bourrin, l'entraîneur des handballeurs, Claude Onesta, ne joue donc pas dans la même cour... Depuis ses 17 ans, Pellerin note dans des cahiers ses réflexions sur la natation. " J’esquissais des positions de bras. Mais c’était trop analytique, je pensais trop, et c’est incompatible avec le processus d’action. " La méthode Pellerin porte enfin ses fruits, et ce n’est que le début. Une sorte d’approche 'old school' qui ne ferait peut-être pas de mal aux casseurs, ni aux footballeurs de l’équipe de France.  

Comme Mahiedine Mekhissi-Benabbad, ils peuvent aussi être négligés

Ce qui les différencie de nos champions ? Le devoir de représentation. Cela pourrait changer avec l’arrivée de Didier Deschamps à la tête des Bleus, si toutefois il n'applique pas la méthode Ayrollande: parler beaucoup sans lever le petit doigt. Constatant les dégâts causés par les joueurs, le nouveau sélectionneur a évoqué un " devoir d’exemplarité sur le terrain et en dehors ", " la notion de plaisir, de représenter la France, de porter ce maillot ". Les joueurs qui n’auront pas " un comportement idéal se condamneront eux-mêmes ".

Ecartelé entre  les sponsors et la fédération, l'argent et la magouille, Deschamps aura-t-il une marge de manoeuvre suffisante ? Sur cette voie, Laurent Blanc avait échoué. Au moins garderons-nous le souvenir de ces JO qui, le temps d’un été, nous auront enchantés… 

mardi 14 août 2012

Nos champions de handball changent l'or des JO en boue

Les handballeurs tricolores ont saccagé le studio de L'Équipe TV 
L'entraîneur conduit les opérations (flèche rouge)
et le capitaine Karabatic participe activement (flèche bleue)

Jeu d'ados immatures ou vengeance de brutes épaisses ?


Les humeurs des Experts sont-elles fondées ?
 Après leur victoire historique, c'est l'heure de la fête et de la tournée des medias 
Les handballeurs français n'ont pas participé à la cérémonie de clôture des Jeux olympiques de Londres: à leurs obligations sportives, ils ont préféré répondre aux sollicitations médiatiques. 
L'une d'elles consiste à passer sur le plateau de L'Équipe TV, une chaîne du groupe L'Équipe. Et là, les Experts ont sali leur réputation de champions. Les quinze champions olympiques  de deux mètres pour près de 100 kilos chacun ont une nouvelle fois démontré leur esprit d'équipe, mais  à mauvais escient:   comme un seul homme et sous l'oeil de leur entraîneur, les bourrins se sont mis à littéralement détruire le plateau de L'Équipe TV ! Les tricolores ont en effet démonté le studio, à la façon d'altermondialistes lâchés dans un McDo sous la conduite de leur entraîneurles joueurs tricolores a direction d'un José Bové, en l'occurrence dénommé Karabatic.  
Un Romain Lavillenie, seul du haut de son mètre 77, aurait eu plus de dignité et de respect en redescendant de ses presque six mètres...

Il ne s'est abaissé à aucun caprice de star...

Encore des Bleus indignes


VOIR et ENTENDRE l' "euphorie" destructrice des démonteurs et noter que la table commence à se soulever à droite, du côté d'Onesta qui dirige la manoeuvre :
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Benoît Pensivy, directeur de la rédaction de la chaîne, s'est insurgé contre l'attitude des doubles champions olympiques : "Je pense que les limites ont été dépassées, notamment de la part de Claude Onesta [l'entraîneur de l'équipe de France]. On s'attendait à ce que les joueurs mettent le bazar : ils sont arrivés pour mettre joyeusement le bordel dans l'émission, mais sans esprit agressif. En revanche, je suis très surpris du côté règlement de comptes de Claude Onesta qui a été à l'initiative du démontage.

Le comportement du coach de l'entraîneur a effectivement déçu.
François Morinière, directeur général du groupe L'Équipe et visiblement très au fait des événements, s'est lâché sur Twitter : "Attitude inacceptable de Claude Onesta hier soir sur le plateau de L'ÉquipeTV en meneur éméché de la casse du studio. Non tout n'est pas permis."  
Sur le réseau social, Benoît Pensivy  surenchérit sur l'accusation de son supérieur  : "Claude Onesta était tout sauf festif." Alors, ébriété ou... règlement de comptes ?  Onesta aurait pu zapper L'Equipe, mais il a choisi de lâcher ses fauves.


VOIR et ENTENDRE la réponse de Claude Onesta, leur entraîneur d'origine sicilienne:


Onesta casse le quotidien l'Equipe par Handnews
L'entraîneur ne nie pas les faits: il assume...

Comme en 2008


Ces mauvaises manières sont la conséquence d'un contentieux qui oppose le sélectionneur des Bleus au groupe L'Équipe depuis l'Euro 2012. 


En janvier dernier, les Bleus n'avaient terminé que onzièmes de la compétition. Claude Onesta n'a pas oublié les critiques du journal et a  certainement profité de l'engouement de l'opinion pour se venger à sa manière. 
Une rancune mesquine qui suscite le dégoût 
"Je me demande quel est l'état d'esprit. Est-ce qu'il s'agit de jouer au mauvais barjot ou alors d'une mauvaise revanche? Les Barjots ont fait quelques conneries mais n'ont jamais rien cassé...", s'interroge ainsi Bruno Martini, ancien Barjot et désormais directeur sportif du PSG Handball, sur le site de 20 minutes.


Conséquence : une indignation collective et unanime du groupe L'Équipe. François Morinière expliquera même avoir eu "peur pour Gaëlle Millon [la présentatrice]". Une inquiétude visiblement éphémère qui n'a pas empêché la chaîne de profiter du buzz de la victoire des Experts pour... diffuser l'extrait de la destruction du plateau sur sa chaîne ! Avant de déclencher la polémique quelques heures plus tard. 



Cette affaire est prise très au sérieux par les dirigeants du groupe, le directeur général du groupe chiffrant même le montant des dégâts matériels à 30 000 euros. Benoît Pensivy envisagerait des suites : "Il y a quand même préjudice financier, la table coûte très cher. Il faut que j'en discute avec ma direction, mais ce qui est sûr, c'est qu'il y a une facture à régler." 



Des récidivistes

Du côté de l’équipe de France de handball, on plaide l’euphorie de cette médaille d’or : “Effectivement, les studios ont été secoués, on s'en excuse, c'était dans l'euphorie de la victoire", a indiqué Philippe Bana, le directeur technique national.

En 2008, la chaîne Canal+ n'avait pas fait autant de bruit après un épisode en tous points similaire. 

Philippe Bana cite Canal+ en exemple: "A Pékin en 2008, ils l'avaient beaucoup mieux pris quand on était passés au moment du démontage du studio". Contentieux ou non , les Experts sont donc des casseurs.

Mais le joueur Nikola Karabatic opte pour l'ironie : "On a fait des dégâts sur les sportifs, mais sinon rien de grave. On en profite, on fête juste ça. On se laisse un peu aller". Il n’empêche que la facture risque d’être salée !


Les débordements de l'équipe d'Onesta ne sont pas exceptionnels

C'est ainsi qu'ils ont joué à déshabiller un journaliste en direct:



Qu'ils soient richement payés comme des footballeurs, ou non,
nos champions ne savent pas conserver leur contrôle et garder leur dignité.

Reste à espérer que les gros culs sauront se montrer plus corrects sur les routes pendant le weekend du 15 août...