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lundi 11 octobre 2010

Les syndicalistes savent-ils compter ?

L'exemple d'Henri Krasucki

Feu le patron de la CGT nous a laissé un souvenir impérissable...

VOIR et ENTENDRE


Krakra compte maintenant les asticots.

Il nous reste toujours le socialiste Didier Migaud...
Lire PaSiDupes

Ou encore le sénateur-maire de Dijon,Frère Rebsamen, une autre lumière du socialisme
Lire PaSiDupes

Tant de compétence comptable laisse présager des évalutions inouïes du nombre des manifestants, demain12 octobre.

Les syndicalistes de France, vus par Coluche (et bien d'autres)

Ceux qui conduisent des millions de gogos dans la rue
Ils ont moins de réussite dans les urnes.

Lire PaSiDupes sur le malheur syndical français

VOIR et ENTENDRE l'humour rouge noir (et inversement) de Coluche:



Est-ce vraiment si drôle ?
Chacun pourra - si besoin - vérifier, à compter du 12.

mardi 8 juin 2010

La grotesque Désirdavenir Royal a ses sources...

Rien qui indigne Hamon ni qui n'inspire Didier Porte ou Stéphane Guillon

Certains, avec le temps, n'apprennent rien

Madame Royal serait-elle sortie d'une école de journalisme qu'elle n'y aurait pas appris à vérifier ses sources, mais elle sort de l'ENA; alors, qui apprend-on dans cette noble institution ? Sa réputation n'est pas entamée; il arrive qu'elle soit entachée par des éléments susceptibles d'y faire illusion, puisqu'aussi bien ils peuvent tromper près de la moitié des électeurs d'un pays. Ce fut le cas à la présidentielle 2007 et c'est encore confirmé en juin 2010.

La sottise de Désirdavenir Royal a une nouvelle fois pris le dessus

Il y avait lontemps !
Le 10 mai, journée nationale en mémoire de l'esclavage, la présidente PS du Conseil régional de Poitou-Charentes, Marie-sEGOlène Royal, avait voulu se distinguer en rendant hommage sur son blog à un Rochellois qu'elle connaît particulièrement bien, Léon-Robert de L'Astran. Pour ceux qui n'auraient pas l'immense culture de la picto-charentaise, l'illustre célébrité était un humaniste et fils d'armateur, qui, selon son admiratrice, "refusa que les bâteaux qu'il héritait de son père continuent de servir un trafic qu'il réprouvait". La présidente de région l'a-t-elle cité pour servir la gloire de cet adversaire rochelais de l'esclavage au XVIIIe siècle, pour faire impression, ou pour écraser les lecteurs de sa culture, qui sait ?
Mais le journal Sud Ouest a révélé hier le pot aux roses: l'illustre penseur qui inspire la malheureuse et alimente sa réflexion, est en réalité le fruit de l'imagination d'un internaute et n'a jamais existé !

De cette gloire locale qui fascine la pauvrette, Jacques de Cauna, membre du centre international de recherche sur l'esclavage , dit: "on ne retrouve sa trace dans aucune archive; il est le fruit de l'imagination de quelqu'un qui s'est peut-être inspiré d'histoires réelles de fils de négriers."

"Mais rien dans cette histoire ne tient debout. Ni les personnages, ni même le bateau qui le transporte", s'emporte l'historien bordelais Jacques de Cauna, spécialiste du commerce triangulaire en Haïti.

Un historien rochelais, Jean-Louis Mahé, confirme: "Je n'ai jamais vu ce nom là ; on ne peut vérifier aucun des détails qui sont donnés ; il ne figure sur aucun registre de l'époque pas plus que le nom du bateau de son père qui était armateur", confirme l'érudit local.


Explication de la méprise?

La candidate socialiste recalée à l'épreuve du 2e tour de la présidentielle avait fait un copié-collé d'un article de l'encyclopédie en ligne Wikipedia, aujourd'hui retirée.

Dailymotion a pareillement 'blacklisté' la video montrant ce pauvre Henri Krasucki (syndicaliste CGT particulièrement compétent) patauger dans les centimes et les millions de francs: elle est en revanche visible sur YouTube, qui n'est pas français et moins sujet aux pressions des défenseurs de la liberté de l'information... D'autres - qui ne sont pas à l'avantage de la gauche - disparaissent ainsi régulièrement: la fameuse auto-censure...

L'arroseuse arrosée

Contactée, l'amère Royal ne veut plus desserrer les dents ni remuer les lèvres. Lundi en milieu d'après-midi, la mystificatrice mystifiée n'avait pas réagi et recherchait des coupables.

Savoir qui va trinquer ? Le marais poitevin tremble...

jeudi 25 février 2010

Frère Rebsamen, gestionnaire socialiste à surveiller

Le maire de Dijon a-t-il enfin redressé les finances ?

VOIR et ENTENDRE le dilettante dijonnais (2006)

Warning: Dijonnais(es), s'abstenir...

Lire aussi l'article de PaSiDupes intitulé « Frère Rebsamen, Royal expert économique... », en date du 23-08-06.


Un vrai régal digne du cégétiste Krasucki
Pour les amateurs,,VOIR et ENTENDRE Riton dans ses oeuvres:

jeudi 1 mai 2008

Révolution interne à la CGT ; et au PCF, c’est pour quand ?

Mutation cégétiste de la révolution à l'art du compromis
Au siège de la CGT, le 16 avril, Bernard Thibault provoqua l’hilarité en lançant : «Jean-Claude Mailly vient de m'appeler pour voir ce que nous pourrions faire ensemble !» La rupture dans la gauche syndicale, c’est la réunification de la CGT et de FO ! En plus d’un possible rapprochement entre la CGC et l'Unsa, laquelle cherche à devenir ‘représentative avec la complicité –à ses risques et périls- de la CGC, le surréalisme est à son comble…

A l’issue d’une réunion d’étude du texte sur la représentativité syndicale bouclé une semaine plus tôt avec l'ensemble des partenaires sociaux, Bernard Thibault sort quelques instants pour donner à la presse la position des 54 membres du comité exécutif : c'est «oui» à l'unanimité : un «gouvernement» soumis dit rarement non à son «président» totalitaire. Mais le «Parlement» de la CGT, la ‘base’. Et bien, Thibault a convié les fédérations et les unions départementales (UD) à assister aux débats. Les échanges furent animés : «Quelques-uns [des corporatistes], notamment dans la banque, s'interrogeaient sur les conséquences de ce texte dans leur secteur, explique un participant, parce qu'ils redoutent de ne plus avoir leur mot à dire dans les négociations avec les directions.» Du coup, des rumeurs ont circulé faisant état d'un vote des fédérations et des UD différent de celui de la commission exécutive. Du jamais vu ! … Au final, avec du doigté, Thibault –à l’école privée de Xavier Bertrand– arrache la ratification du texte : 19 fédérations pour, 7 contre. Une belle victoire pour Thibault et qui confirme la lente transformation que le leader cégétiste impose depuis neuf ans à sa centrale.

De Bernard Thibault, on connaît peu de chose. Il a 49 ans, mesure plus d'un mètre quatre-vingt, a toujours sa coiffure à la Mireille Mathieu pour masquer ses oreilles de Jumbo, ne se déplace jamais sans ses gardes du corps, a déjà grimpé les marches du Festival de Cannes… Pour le reste, le «Sphinx» -c'est son surnom en interne- cultive le mystère. «Personne ne sait jamais ce qu'il pense. Il ne se prononce pas, comme s'il n'en avait pas le droit. Et, par rapport aux autres leaders, il a beaucoup de collaborateurs directs», déplorent des syndicalistes d'autres organisations. D'où des relations plus compliquées et plus lointaines avec les autres patrons des grandes centrales. Avec Mailly, le patron de FO, le courant ne passe d’ailleurs pas bien. «En fait, c'est plus simple quand ces centrales discutent non pas entre numéros 1 mais entre numéros 3 !» s'amuse un syndicaliste qui estime que ses prédécesseurs étaient plus bon enfant, plus spontanés. Pense-t-il à Krasucki ? (se délecter avec la video dans PaSiDupes- cf. libellé)

«C'est Thibault qui a rénové la CGT» et les faits parlent d'eux-mêmes. Lors du 46e congrès, en 1999, qui marque le début de son premier mandat (il en est à son troisième et à deux quinquennats, bientôt), il énonce ce qui pourrait être la nouvelle devise de la CGT : «Contester, mobiliser, proposer, négocier». Ainsi tournait-il la page de la vieille doctrine marxiste-léniniste de l'avant-garde du prolétariat : «un scénario où 650 000 clairvoyants apporteraient la lumière à 58 millions d'aveugles n'a aucune chance de succès», lance-t-il à l'époque.
Avec Thibault, la CGT enraye la chute de ses effectifs, adhère à la réformiste Confédération européenne des syndicats (CES) et à la Confédération syndicale internationale
, «ces deux démons, bras armés des États-Unis contre la patrie du syndicalisme», selon l'expression ironique de Dominique Andolfatto, maître de conférences à l'université de Nancy.
Autre preuve de son évolution,
la CGT a appris, comme la CFDT, à nouer des liens avec les patrons des grandes entreprises du CAC 40. « Ses cadres réformistes, notamment le secrétaire de la CGT, Jean-Christophe Le Duigou, multiplient les opérations de charme depuis quelques années, note un syndicaliste. Elle envoie les plus urbains, les plus modernes, les plus diplomates pour montrer aux entreprises qu'elle a changé et qu'elle peut être un partenaire intéressant avec lequel il faut discuter. En clair, elle fait du lobbying.» Pour rentabiliser ses locaux de Montreuil, elle loue même des salles à des organismes qui n'ont rien à voir avec la centrale. La misère fait loi.

Une rénovation qui ne s'est pas faite sans heurts
Le PS pourrait en prendre de la graine.

Le référendum sur la Constitution européenne a bien failli coûter cher à Bernard Thibault. En 2005, la direction confédérale expliqua alors pourquoi il ne fallait pas donner de consigne de vote. Mais la commission exécutive vota le rejet du texte (74 pour, 37 contre et 5 abstentions). On n’est pas habitué à la CGT.
Plus inquiétant encore : le numéro un de la CGT est désavoué par la Fédération cheminots, dont il est pourtant issu. On parle alors d'un congrès anticipé qui finalement ne verra pas le jour. Début 2006, il retrouve une tête de cochon déposée devant son domicile et son chat aurait été égorgé : drôles de mœurs ! Et puis il y a cette sciatique qui le handicape terriblement : la rumeur affirme alors qu'il en a «plein le dos» ! En fait, c'est le conflit du CPE qui lui retire une gros bec de perroquet dans les lombaires et qui le relancera sur les rails, en lui permettant de changer de voie et de resserrer ses troupes sur de nouvelles revendications.

Outre évidemment la chute du mur de Berlin, qui marque l'entrée de l'organisation dans une ère nouvelle avec la fin du communisme et l’affaiblissement des ‘grands frères’ soviétique et français, c'est paradoxalement l'élection du Président Sarkozy qui accélère le processus de «transformation» de la CGT, alors que le PS galère toujours. Une réforme à ajouter à son bilan, mais que le PS de l’amère Royal n’est pas prêt de lui créditer.
«D'emblée, analyse Dominique Andolfatto, le président de la République affiche un copieux et ambitieux agenda de réformes sociales et va chercher à faire des syndicats des interlocuteurs privilégiés. Dans un premier temps, il semble plutôt cibler la CFDT et FO. Mais, très vite, la CGT paraît constituer un partenaire plus intéressant, compte tenu, notamment, de ses implantations dans les entreprises publiques où des réformes d'abord celles des régimes spéciaux de retraite doivent intervenir, sans parler de la solide notoriété que conserve le syndicat dans l'opinion.» Ainsi, le petit automne chaud de 2007 tourne-t-il court très vite, alors que les lycéens cornaqués en avril 2008 par la FSU font leur show. Bernard Thibault appelle à la négociation après une seule journée de grève. Ce qui déroute certains militants prêts à en découdre. Au final, le gouvernement rogne les privilèges des régimes spéciaux sans les supprimer pour obtenir l’accord sur l’essentiel, permettant à chacun de s'en tirer honorablement et à Bernard Thibault d'apparaître comme un conciliateur par rapport aux durs de son entourage…

Que la centrale reconnaisse de plus en plus la négociation, c'est bien là la nouveauté.
Il y a encore peu, elle préférait s'inscrire dans un rapport de force alors qu'aujourd'hui, la négociation a une valeur en soi. «D'ailleurs, ajoute Guy Groux, directeur de recherche à Sciences Po et spécialiste du syndicalisme, au dernier congrès, la CGT a été très près d'admettre la notion de compromis.» Lors du discours de clôture, Éric Aubin, membre de la commission exécutive confédérale, osa lancer aux militants que «quand la négociation s'appuie sur la mobilisation et l'action, le compromis n'est jamais la compromission». Les vieux militants confirment ce lent changement de culture. Un vieil adhérent depuis 1963 estime qu'«avant, ils allaient jusqu'au bout, maintenant ils arrivent à signer même si l'accord n'est pas complet.» A 85 ans, Denise, adhérente de 1948 à 1979, observe que l'organisation est «beaucoup moins agressive qu'avant et c'est une bonne chose. Elle est plus pédagogue vis-à-vis de ses syndiqués et du gouvernement d'ailleurs». Et d'ajouter : « Bernard Thibault n'est pas un révolutionnaire, il est prêt à discuter, à faire des compromis. C'est bien qu'en novembre il soit allé discuter avec le ministre du Travail au bout d'une seule journée de grève. Il a eu raison. Avant, l'intérêt de la CGT était de faire mousser les choses et de mener des grèves qui n'en finissaient pas.»

La signature de l'accord sur la représentativité marque bel et bien une nouvelle étape supplémentaire et décisive dans la mue de la centrale. Le texte vise à redistribuer les cartes de la démocratie sociale en France, dont les règles n'ont pas bougé d'un iota depuis 1966. Alors que les plus «petits» en terme de nombre d'adhérents ne souhaitaient pas ouvrir le débat sur un sujet qui aurait pu remettre en question leur place dans le paysage syndical, les deux géants que sont la CFDT et la CGT, de l'autre côté, appelaient depuis longtemps cette refonte de leurs vœux. Ce qui fait d'ailleurs dire à certains observateurs que le texte a été bouclé entre les deux grosses centrales et le Medef dans une sorte d'«alliance» de circonstance. Au terme de l'accord, chaque section syndicale devra recueillir au moins 10 % des suffrages du personnel pour participer à des négociations avec l'employeur. Le texte stipule également qu'un accord ne pourrait pas être validé sans l'aval d'au moins 30 % du personnel représenté par un ou plusieurs syndicats. C'est un premier pas vers l'accord majoritaire cher à la CGT. Même si quelques secteurs seront perdants, le patronat ne pourra plus contourner la centrale de Bernard Thibault en concluant des accords minoritaires. Et la signature d'une majorité de fédérations montre qu'en interne aussi on a accepté de perdre du terrain dans certaines entreprises pour sauvegarder l'essentiel dans l’ensemble.


Ultime révolution née de l'accord sur la représentativité : la centrale ne paraphe que très rarement des accords nationaux. C'est seulement le troisième texte interprofessionnel qu'elle signe en… trente-huit ans. Mais le mouvement s’accélère. La dernière fois remonte à 2003 avec l'accord sur la formation professionnelle. Avant, il faut remonter à 1970. Selon Guy Groux : «Cette signature est d'autant plus significative que la CGT le fait d'habitude dans une unanimité syndicale. Or, cette fois-ci, elle est la seule avec la CFDT et, côté patronal, avec le Medef et la CGPME. Elle a donc accepté d'être face à eux. Désormais elle devient un syndicat d'engagement puisqu'elle rompt avec la contestation. Elle fait un pari et témoigne d'une bonne volonté dans une démarche totalement inédite.» C'est sûr, la CGT a fait sa révolution, même si elle profitera du défilé du 1er mai pour protester contre l'allongement de la durée de cotisation pour financer les retraites.


L’évolution de la CGT ringardise aussi les partis politiques non gouvernementaux. Or, on dit que les trotskistes de Lutte Ouvrière et de la Ligue Communiste Révolutionnaire se montreraient moins sectaires. Le petit facteur Besancenot (LCR) se ‘pipolise’ et se rendrait à l’invitation de France 2, dans la très bourgeoise émission du BCBG révolutionnaire (!) Michel Drücker.

lundi 26 novembre 2007

Le pouvoir d'achat et la CGT

Un cheval de bataille plutôt rétif...
VOIR et ENTENDRE

C'était Henri Krasucki, le meilleur d'entre eux!