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jeudi 24 janvier 2019

Macron fait ficher les Gilets jaunes et leurs sympathisants, révèle le Canard enchaîné

Castaner a de l'Elysée des consignes de traque: intimidation ou flicage ?

Repérer "les personnalités exerçant une réelle influence sur le mouvement" des Gilets jaunes

Résultat de recherche d'images pour "fichage"
tels sont les ordres du ministère de l'Intérieur aux policiers du Service Central du Renseignement Territorial (SCRT). Un "fichage" qui dépasse de loin la simple intimidation des plus craintifs ou exposés des Français, alors qu'après un répit offert aux commerçants durant les fêtes, la mobilisation des "gilets jaunes" connaît un regain depuis trois semaines.

Cette remobilisation préoccupe en haut lieu et l'Elysée veut la briser par tous les moyens. 
Résultat de recherche d'images pour "big brother sovietique"
Selon Le Canard enchaîné, le ministère de l'Intérieur a donc transmis début janvier "une instruction secrète" au SCRT de recenser systématiquement et nominativement les "meneurs du mouvement des 'gilets jaunes'".

Selon l'hebdomadaire anarchiste, qui se fonde sur cette instruction secrète, ils doivent repérer "les personnalités exerçant une réelle influence sur le mouvement", mais pas seulement, puisque sont également visés ceux et celles "se signalant par des discours ou des commentaires vindicatifs ou subversifs trouvant de l'écho sur les réseaux sociaux. Des individus qui, aujourd'hui, jouent un rôle réel par le caractère de leurs actions, par le fait qu'ils ont un potentiel pour être des interlocuteurs des pouvoirs publics ou, au contraire, sont entrés dans une forme de radicalité".

Or, ce fichage n'aurait fait l'objet d'aucune déclaration à la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL), assure l'hebdomadaire.

Les policiers doivent remplir un formulaire très complet du profil de ces meneurs identifiés : photographie, identité complète (pseudo inclus), adresse, numéros de téléphone, profession, type de véhicule et immatriculation... 
Mais également "ses antécédents et procédures judiciaires", "son implication associative", "son influence et son activité sur les réseaux sociaux", "son implication médiatique", "ses liens avec des éléments ou mouvements radicaux", ainsi que le "financement" du mouvement, rapporte l'hebdomadaire.

Un "fichage qui ne dit pas son nom", qui n'a fait l'objet d'aucune déclaration à la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil)? écrit le journal révolutionnaire.
 
Interrogé par Le Canard enchaîné, le ministère de l'Intérieur a estimé que "les services font leur travail avec les moyens juridiques autorisés par la loi".




mercredi 27 avril 2016

Quel est le coût des écoutes téléphoniques?

Les écoutes coûtent cher, très cher : démonstration en quatre chiffres

La Cour des comptes a rendu public ce lundi ses observations


Près d’un milliard d’euros a été dépensé en écoutes judiciaires ces dix dernières années. Le chiffre, astronomique, figure dans un rapport publié ce lundi par la Cour des comptes, au terme d’un contrôle approfondi de plusieurs mois.

La Cour a adressé à Matignon un référé se concluant par sept recommandations, auxquelles le premier ministre a répondu.

Quatre chiffres significatifs 

100 millions auraient dû être économisés au budget des écoutes mais, pour l’heure, c’est tout l’inverse : la Plateforme nationale des interceptions judiciaires (PNIJ, plateforme de surveillance centralisant l’ensemble des réquisitions, créé en octobre 2014). Le décret a rapidement été vu comme un texte "big brother", alors que la volonté de ses rédacteurs était justement d'encadrer ces mesures de surveillance. La plateforme aura coûté plus de 100 millions d’euros à la fin de l’année 2016.

Ce projet, piloté par l’industriel Thales (SA dont l'Etat est actionnaire à 26%), vise à centraliser toutes les interceptions judiciaires et autres techniques d’enquête (annuaire inversé, fadettes, etc…), aujourd’hui réalisées par une kyrielle de petites sociétés spécialisées : Elektron, Foretec, Azur, Amecs, etc.

La Cour des comptes rappelle un autre chiffre, accablant. Le coût initial du projet piloté par Thales avoisinait les 17 millions d’euros. Une estimation jugée "peu réaliste" a posteriori, d’autant que des fonctionnalités supplémentaires ont elles aussi grevé le budget.

La mise en œuvre du nouveau système d’écoute prétend permettre un retour sur investissement, dans le meilleur des cas. Or, la Cour évoque un amortissement rapide, "si les hypothèses [40 millions d’économies nettes par an] se confirment".

Pourquoi le budget des écoutes a-t-il explosé ?


Parce que l’Etat continue à payer les actuels prestataires des écoutes, tout en finançant le développement de la PNIJ, lequel a pris un retard monstre.

La chronologie dressée par la Cour des comptes est implacable : 2005, la PNIJ est conçue; 2006, le projet est annoncé officiellement, pour un lancement opérationnel entre 2007 et 2008. Mais la notification du marché n’est signifiée au titulaire (Thales) qu’en 2010, et la réalisation concrète, qui commence en 2011, n’est toujours pas terminé aujourd’hui…

Soit onze ans pour mener à terme une réforme jugée cruciale, qui connaît encore de graves dysfonctionnements techniques.

Les enquêteurs inquiets de perdre le fil

Pourquoi un tel retard ? La Cour y voit quatre causes, notamment les "crises de gouvernance internes au ministère de la Justice"– jargon énigmatique que la Cour des comptes n’a pas souhaité expliciter – et la guéguerre entre l’Intérieur et la Justice pour un instrument principalement utilisé par des fonctionnaires dépendant du premier ministère (policiers et gendarmes) sous l’autorité du second (les magistrats). A ces frictions intergouvernementales s’est ajoutée "l’opposition des sociétés privées" actuellement prestataires. Le tout a sérieusement menacé le projet au point qu’il a fallu que le "plus haut niveau de l’Etat [le sauve] in extremis" en 2010, sous la gouvernance de F. Fillon.

1 - Etonnamment, le nom de l’industriel en charge de la PNIJ, Thales, n’apparaît qu’une seule fois sous la plume du premier président de la Cour des comptes, le socialiste Didier Migaud. Et ce, alors que l’industriel est omniprésent dans le référé. Au-delà du retard et des coûts, la Cour s’interroge sur une caractéristique majeure de la PNIJ : l’hébergement des écoutes dans les locaux de Thales, dans un bunker réputé inviolable sous son site d’Elancourt (Yvelines).

"A l’issue de son contrôle, la Cour n’a pas pu obtenir de réponse" à ce sujet, note Migaud dans son référé. Pas plus qu’elle n’a pu déterminer "les raisons qui ont conduit le ministère de l’Intérieur à refuser d’installer la plateforme dans l’un de ses sites informatiques sécurisés". Le plus grand mystère continuera donc d’entourer ce choix, pour le moins inédit, de confier à un industriel de la défense les écoutes judiciaires.

De son côté, Thales affirme ne pas y avoir accès, en raison du chiffrement des données conservées. L’hébergement chez Thales entraîne "un degré élevé de dépendance à l’égard de la société prestataire" qui place l’Etat en "position défavorable pour remettre en concurrence à court terme son exploitation et sa maintenance", relève la Cour.
Elle demande à l’Etat d'"internaliser" la plateforme, donc de la rapatrier dans ses locaux. Dans sa réponse, Matignon annonce le lancement d’une mission d’inspection technique de la PNIJ qui devra, entre autres, faire des recommandations sur le "portage industriel" le mieux adapté. Autrement dit, sur la possibilité qu’un autre industriel remplace Thales (Dassault Aviation y est actionnaire à hauteur de 25,53 %), qui perdrait son monopole.

36.5 %  - Les prestataires actuels ne sont pas épargnés par la Cour des comptes. Tout compris, le coût des interceptions est passé de 90 millions d’euros environ en 2005 à 122,5 millions en 2015. Une augmentation de 36,5 %, que la Cour impute notamment aux "prix payés très largement supérieurs aux coûts supportés par les prestataires techniques et aussi par les [opérateurs]".
Orange, SFR, Bouygues, Free et consorts facturent en effet les placements sous surveillance à la justice, en plus des entreprises qui traitent et mettent en forme les données. Au titre des "graves insuffisances du dispositif» actuel, la Cour fait part de ses "interrogations" sur "les garanties de protection du secret de l’instruction" et, plus largement, sur le contrôle effectif des interceptions par les juges.

Une critique en écho aux récriminations de la Cnil.
Saisie pour avis sur la PNIJ, la gardienne de la vie privée avait taclé en 2014 "un système hétérogène et décentralisé" dont la "sécurité et traçabilité [n’étaient] pas satisfaisantes".

vendredi 5 octobre 2012

La dictature écologiste contrôlera-t-elle nos vies privées ?

Big Brother est Verts


Les autorités pourront s'infiltrer dans votre maison par le réseau électrique "intelligent" (smart grid) et éteindre tout appareil de leur choix, comme bon leur semblera. Une initiative de l'UE, bientôt expérimentée sur des cobayes humains au  Danemark.

Sur l'île danoise de Bornholm, les préparations sont presque terminées. Dans un peu moins de deux mois, à peu près 2000 foyers seront équipés et prêts. Ils seront l'avant-garde de la politique énergétique danoise, avec des compteurs électriques intelligents, leurs machines à laver, leurs télévisions, et leurs ordinateurs entièrement en réseau, prêts à être contrôlés par la société locale d'électricité, Oeskraft.
Ceci est votre futur. Ou le sera, si l'Union européenne arrive à imposer ses vues. Et, pour s'aider sur cette route, elle amorce la pompe avec un projet pilote de quatre ans et 21 millions d'euros, appelé EcoGridEU, dont 10 millions proviennent des citoyens des États membres de l'Union, un des 245 projets énergétiques de l'Union, épongeant au total 2,3 milliards d'euros d'impôts.
Par ce moyen, nous dit-on, le consommateur peut remplir son lave-vaisselle en toute fin de soirée, mais la machine ne lancera son cycle que quand le prix sera le bon, peut-être à deux heures du matin. En théorie, cela permet à la demande et à l'offre de s'équilibrer.
Bien sûr, on peut aussi faire la vaisselle à la main avec de l'eau chaude chauffée au gaz (de schiste), ce qui donnerait du répit aux éoliennes, mais ça, c'est plutôt gâcher l'expérience, qui repose aussi sur le fait que les ménages aient des voitures électriques, et utilisent leurs batteries pour équilibrer le système, en épongeant de l'électricité quand la demande est faible.
Ce qui est testé par EcoGridEU est un scénario d'approvisionnement où plus de 50% de l'électricité est fournie par les renouvelables, principalement le vent, la volatilité créant un cauchemar pour les techniciens qui essaient d'équilibrer le système.
La réponse est un "réseau électrique intelligent" (smart grid) où le prix de l'électricité est flexible selon la disponibilité, et changeant par intervalle de 5 minutes. Les 2000 consommateurs résidentiels environ, sur un total de 28.000 que compte l'île de Bornholm, sont ensuite équipés de "contrôleurs" intelligents, permettant aux prix en temps réels de leur être présentés, les appareils électriques étant pré-programmés pour n'utiliser l'électricité que quand le prix descend sous un certain niveau.
L'incitation pour le consommateur est que, ayant souffert des prix de l'électricité au détail les plus élevés d'Europe, chaque famille se voit offrir "au moins" 100 euros d'économies par an.
Et voilà comment nous voyons se dérouler le "paradigme vert". 
Des pénuries de ressources essentielles sont créées de toutes pièces, faisant monter les prix artificiellement, et sont ensuite rationnées par le prix, forçant la consommation vers le bas, pour amener l'offre et la demande à l'équilibre.
Mais le prix le plus fort à payer, ici, est la perte de liberté et de contrôle, et de vie privée. 

Il n'y a pas de garantie de continuité d'approvisionnement, et le contrôle routinier de l'utilisation qui est faite de l'électricité passe au fournisseur, qui est en mesure d'enregistrer quel appareil est utilisé, et quand. Et, bien sûr, quand le vent ne souffle pas, non seulement l'électricité peut être coupée à des maisons individuelles, mais le fournisseur peut même s'infiltrer dans les maisons, et éteindre des catégories entières d'appareils.
De cette façon, nos maitres verts évitent l'embarras de coupures de courant à grande échelle, la lumière ne s'éteindra qu'une ampoule (à économie d'énergie) à la fois, avec la télévision qui ne sera autorisée à recevoir que les programmes des partis politiques, et d'éducation verte. 

Big Brother arrive, aux couleurs du vert. De l'espérance ?
(source Richard North, depuis Bradford, Royaume Uni)

mardi 2 décembre 2008

Le syndicat des journalistes de France 2 censure 'Les Infiltrés' !

La menace sur l’audiovisuel vient-elle d’où on dit ?
« Les Infiltrés », l'émission présentée par David Pujadas, sera-t-elle diffusée mercredi 3 novembre en deuxième partie de soirée sur France 2 ? Thème : les coulisses de la Presse People.

De l’auto-censure supposée à la censure
Des journalistes infiltrés peuvent-ils enquêter sur d'autres journalistes ? Le téléspectateur a déjà droit à une débauche de floutage pour donner l’illusion de l’investigation, mais ce n’est pas réellement le sujet ici.
Ce n’est pas davantage le sujet des privilèges exorbitants dont bénéficie la presse, car l’émission n’aborde pas la question du régime d’imposition des journalistes, tous aussi démocrates que républicains. On nous assure que la carte de presse n'est pas dorée sur tranches quand on écrit pour Paris-Match, Le Point, L'Express ou autres news magazines, et il faudrait l’admettre. Mais elle n’est pas nécessairement en papier recyclé dans la presse régionale ou locale. Alors, la presse people est-elle en papier mâché, dans un journal satirique, à Nous Deux, à Voici ou à Ici-Paris, et encore moins à Closer, qui est devenu le n°1 de la presse people en France. Nous parlons de ce genre de magazines qu'on n'achète jamais, qu'on ne lit que chez le coiffeur ! Closer vend plus de 500 000 exemplaires par semaine et cette presse représente 20 millions de lecteurs par semaine... 1/3 de la population française ! Tous des élégants et des coquettes ?

Plus démocrates que les syndicats de presse, tu meures !
Démocratique et favorable à la liberté de la presse, et même à la liberté d’expression, et à la diversité et à la différence, (etc…), le syndicat FO a demandé lundi dans un communiqué adressé à la direction de France 2 de renoncer, au nom du "respect du travail journalistique", à diffuser mercredi son prochain magazine en caméra cachée « Les Infiltrés », qui enquête sur l'hebdomadaire Closer. "La caméra cachée ne doit être employée que dans des cas bien particuliers, en appui de reportages qui ne pourraient être réalisés autrement. Son utilisation systématique transformerait les journalistes en agents de vidéosurveillance", souligne le syndicat des journalistes démocrates. Au nom de la déontologie? La profession aurait-elle quelque chose à cacher?...

FO condamne par ailleurs "l'idée que des journalistes viennent enquêter sur d'autres journalistes qui réalisent leur travail de façon honnête". Il fallait le préciser…
Il n’est donc pas de journaliste assez exemplaire pour enquêter et fustiger les autres. En tous les cas, FO se situe sur le terrain de l'exemplarité... Un sujet d'émission de deux heures, ou plus, si les syndicats le veulent bien. La solidarité professionnelle est exemplaire, en revanche : touche pas à mes camarades ! Les hommes et femmes politiques, comme défouloir, doivent suffire, dans les limites démocratiques de l’insolence militante de la gauche ciblée sur les gouvernements de droite. L’obligation d’excellence et d’exemplarité tombe alors…

Des syndicalistes s’imposent chez nous
Ces journalistes militants ne se contentent pas de faire la pluie et le ‘mauvais’ temps à France Télévisions. Ne voilà-t-il pas que, pour notre bien, ils font pression sur nous pour que nous ne regardions pas « Les Infiltrés », le travail de camarades. Réussiront-ils à nous priver d’information en empêchant sa diffusion ? La presse exemplaire ne supporte pas d’être battue sur son propre terrain. Au nom de la liberté d’expression et sans doute aussi au nom de la liberté de regarder, ou non, telle ou telle émission, dans l’intimité familiale. Le Big Brother syndicaliste s'installe dans nos canapés.
Les Infiltrés ont été... infiltrés !
L'arroseur arrosé, quoi. De ce fait, la vidéo circule depuis vendredi soir sur tous les sites Internet des magazines de télévision, des sites people et sur Dailymotion ! Pas la peine d'attendre mercredi 22h30, de toute façon, il n'y a rien à voir !

Rassurons-nous, ce n’est pas l’Etat qui met la télévision au pas

La télévision publique ne régresse pas à ses origines, lorsqu’elle était fière d’être la "vitrine de la France". Peyrefitte est bien mort, mais le monstre de la censure syndicale garde bon bien bon oeil.
C’est le miracle de la fée télévision syndicale et de la cogestion ? La censure des syndicats n’est pas plus douce, mais pas moins pesante.