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vendredi 21 février 2014

Municipales 2014: Valls, "bidouilleur en chef des chiffres et des élections"

Mélenchon accuse de manipulation le ministre de l'Intérieur 
Le coprésident du parti de gauche (PG) dénonce la nomenclature de recensement des résultats du premier tour du scrutin des municipales 2014. 

Jean-Luc Mélenchon conclut: "Manuel Valls est un "bidouilleur en chef des chiffres et élections". Lors d'une conférence de presse avant la réunion de soutien conduite par Muriel Ressiguier (Parti de gauche) à Montpellier, l'encombrant allié des communistes a dénoncé mercredi les choix de Manuel Valls, l'homme qui voit avec "des jumelles à l'envers les manifs du Front de gauche mais avec une loupe les défilés d'extrême droite".

Cette nomenclature prévoit une "curieuse ratatouille"

Le coprésident du Parti de gauche explique qu' 
"il y a une case pour l'UMP, ainsi qu'une pour l'Union des centres."
"Il y a également une case pour le Front national et une autre pour l'extrême droite, dans laquelle n'est pas le FN."

En revanche, selon lui, à gauche, les dénominations seraient moins strictes.
Il y a les "listes unions de la gauche (LUG)", c'est-à-dire où "il y a tout le monde et n'importe qui du moment qu'il y a le soutien des socialistes", a-t-il poursuivi, ironisant: "C'est comme ça que le MoDem peut être compté Union de la Gauche et il va être content d'apprendre ça".

"Il y a ensuite le Front de gauche. C'est bien le moins qu'on pouvait faire. Mais ces listes Front de gauche ne sont FG que si tous les partis membres du FG sont présents. Sinon, ça compte pas. Le préfet a une liberté d'appréciation", a-t-il expliqué.

Dans de nombreuses villes, PCF et PG qui sont alliés au sein de Front de gauche ont choisi des stratégies différentes et ne seront pas sur les mêmes listes. "A Montpellier, il va s'amuser", a ironisé Jean-Luc Mélenchon. Dans cette ville de l'Hérault, le PCF est présent sur la liste Front de gauche, alors que des cadres du parti communiste ont rejoint la liste PS-EELV.

Aux yeux de Jean-Luc Mélenchon, Manuel Valls commet une erreur en prévoyant une case pour les listes "Parti communiste" et une autre pour "les listes Parti de gauche"
"Je le dis solennellement: il n'y pas de liste Parti de gauche où que ce soit. Il n'y a pas de liste Parti communiste. C'est n'est pas leur stratégie, pas la nôtre non plus", a-t-il affirmé.
"Je demande que cessent les jeux subsidiaires qui consistent à réintituler les gens contre leur gré. Nous sommes les maitres de notre identité", a lancé M. Mélenchon pour lequel "les grands efforts de Valls pour diluer la déroute justifiée qui attend le PS ne serviront à rien".


dimanche 22 avril 2012

Résultats provisoires du premier tour de la présidentielle 2012

Présidentielle 2012: estimations de premier tour

Selon des premières tendances,
 
François Hollande récolterait 28,4 % des voix,
Nicolas Sarkozy 25,5 %
Marine Le Pen 20 %,
Jean-Luc Mélenchon 11,7 %
et François Bayrou 8,5 %.

Le taux de participation au premier tour de la présidentielle est de plus de 80%.

Le seuil de confort serait de 46% et la gauche n'arrive qu' à 44%.
La droite peut se rassembler et l'emporter si le centre ne penche pas du côté de l'hégémonique PS qui n'est pas -jusqu'ici- disposé à s'ouvrir: seront-ils suicidaires ? 



Et comparons avec ce qu'avaient prévu les entreprises de sondages ?
 François Hollande arrive largement en tête au premier tour avec 28,5 à 30% des voix, selon les différents instituts de sondages, d'après l'Agence France Presse, en dépit des règles. Il devance Nicolas Sarkozy qui, avec 24 à 27,5% de voix, est également qualifié pour le second tour de la présidentielle.


Marine Le Pen arriverait en troisième position, avec 17 à 20,7%. Jean-Luc Mélenchon est lui crédité de 10,5% à 13% des voix, selon les estimations des instituts CSA, Ipsos et Harris Interactive.


Pour CSA, François Hollande atteint 29%, Nicolas Sarkozy 25%, Marine Le Pen 17% et Jean-Luc Mélenchon 12%.


Selon Ipsos, le socialiste obtiendrait 30%, Nicolas Sarkozy 24%, la candidate du Front national 19%, celui du Front de gauche13% et François Bayrou 10%.


Harris Interactive place François Hollande à 28,5%, Nicolas Sarkozy à 27,5% et Marine Le Pen à 20,7% Jean-Luc Mélenchon dépasserait à peine les 10%, avec 10,5% des voix, devant François Bayrou à 8,7%.


La participation s'élèverait à au moins 80%, légèrement moins qu'en 2007 (83,77%), mais nettement plus qu'en 2002 (71,6%).

dimanche 21 mars 2010

Régionales : la gauche ne conserve que 22 (et non 23) des 26 régions

Une île chasse l'autre: la Réunion remplace la Corse à droite


En pourcentage, la droite perd le test match


Comme à chaque scrutin intermédiaire, la majorité est rappelée à l'ordre.
Ainsi, en 1998, le gouvernement Jospin avait-il obtenu huit des 22 régions métropolitaines, contre 14 à la droite.

Ile-de-France 2010Huchon (PS) 49,17%, en 2004 et 57%, en 2010, ce qui fait dire que la gauche est partout vainqueur.

Mais l'opposition se contentera d'un petit chelem

1 - L'Alsace (que les sondages disaient prête à basculer) reste fidèle à la droite avec 47,1% contre 43,56% en 2004: Philippe Richert (UMP) améliore la performance de la majorité présidentielle, malgré une triangulaire. De cet exploit, la presse rend bien peu compte.

La Réunion et la Guyane reviennent à droite:
2 - Réunion: 45,4% contre 32,82% en 2004
3 - Guyane: (non communiqué, devrait basculer) contre 31,58% en 2004
La Corse retourne vraisemblablement à gauche, mais avec une majorité relative: parce qu'il s'agit d'une assemblée territoriale, un 3e tour aura lieu mardi.

4 - Dans le Languedoc-Roussillon, Georges Frêche, vainqueur DVG avec 53,3% n'est pas socialiste, selon Martine Aubry. Bien que socialiste, il est banni du PS et n'a de cesse que de caillasser le premier secréira du PS. Pourtant, les "décrypteurs" partisans l'agrègent contre sa volonté au PS et les "politologues" avisés veulent ignorer qie l'affreux Jojo a déjà annoncé son intention de créer un mouvement 'frêchiste' ou 'fréchien'.
=> Arnaud Montebourg, le député de Saône-et-Loire et secrétaire national du PS à la rénovation
, a affirmé entre les deux tours que "tout démontre" que Georges Frêche est "désormais le deuxième candidat de la droite".
L'abstention tombe de plus de 53% à 49%:
Quatre points: c'est l'ampleur -négligeable, selon les experts- de la baisse du taux d'abstention entre les deux tours ! Les instituts de sondages avaient annoncé une récrudescence de l'abstentionnisme, le 21 mars. Ils se sont trompés et la manipulation a servi la gauche. Les 22 régions d'oppositon étaient, disait-on, illisibles, et la transparence des présidents socialistes servait leur cause: pas de vagues, pas de mécontentement !
La réussite de la gauche démontre à l'inverse que l'électorat de la majorité ne s'est guère déplacé, ni au 1er, ni au 2e tour. Les opposants internes, gaullistes traditionnels et napoléoniens rancuniers, forment le gros des troupes récalcitrantes. Si vraiment les mutins n'avaient pas été massivement de droite, l'opposition hétéroclite de gauche n'aurait pas progressé.
Dès à présent, les media manifestent leur souveraine indifférence à la baisse du taux d'abstention au 2e tour: elle a renforcé l'opposition, en nombre de voix, poit barre ! Le penchant des exégètes à la litérature est satisfait. Seul compte pour eux en effet que l'opposition se maintienne : peu leur importe donc si les régions se rendorment et délaissent les régions pendant encore quatre ans; ils suffit qu'elle mette toute son énergie à dresser des contre-pouvoirs au gouvernement.

Dans leur immense sagesse, les Français ont opté pour les pires conditions de lutte contre la crise internationale. La gauche et l'extrême droite, "rassemblés" et "solidaires", seraient bien capables d'accuser maintenant le pouvoir d'entraîner la France derrière l'Islande, L'Espagne et la Grèce !

A méditer

Les ultra-marins
Ils auront non sans amertume obtenu la confirmation que les "décrypteurs" de gauche, tout à leur joie, ne font aucun cas de la perte pour l'opposition de la Réunion et de la Guyane. La gauche est ainsi prise en flagrant délit de mépris de l'Outre Mer que pourtant elle flattait encore à l'entre-deux tour. Un nouveau chapître s'ouvre au "devoir de mémoire", suivant le sacrifice des candidats socialistes de la diversité envoyés au casse-pipe des municipalités imprenables...
D'autre part, tandis que les vaincus se battent les flancs et que les vainqueurs se donnent des coups dans les côtes, 21 millions d'abstentionnistes se sont tenus à l'écart des régionales. Les tenir pour quantité négligeable pourrait bien valoir un coup sur le bec à certains, en 2012.

Cerise sur le gâteau
La Ch'tite Aubry a de nouveau du souci à se faire sur ce que vaut rééllement sa main mise sur le PS avec cette réussite aux régionales, car avec plus de 60% de voix, Désirdavenir Royal ne va pas manquer de lui contester sa suprématie toute fraîche, puisqu'elle n'a pas pris le risque de se soumettre à ce vote populaire .
L'amère de Melle ne s'est-elle pas quelque peu précipitée pour se montrer à la télévision avant sa supérieure hiérarchique et hégémonique, la raviseuse du poste de Premier secrétaire qu'elle convoitait ? Sa Cynique Majesté Royal a démontré à moultes reprises que la courtoisie féminine n'a rien chez elle a envier à celle des hommes. Mais n'est-elle pas précisément celle qui, au temps de sa gloire médiatique frlatée, embuait les caméras de ses velléités de "république du respect" ? En contrepartie, la consigne courait manifestement parmi les apparatchiks de faire l'impasse sur les 60% de la peste du Poitou-Charentes...

Le Front de gauche a du plomb dans l'aile
Mélenchon rejette l'idée d'un retour à la gauche plurielle. Le PCF de Marie George Buffet serait prêt à renouer avec le PS de Martine Aubry, tandis que l'Espoir à gauche de Mélenchon aurait une forte attirance pour le Che-Besancenot, le facteur à temps partiel et trotskiste à plein temps.

Le dernier mot à Dany-le-rouge:
Ce dimanche soir, désormais, "toutes les difficultés commencent" à gauche...
Visée, la bio-diversité des courants Verts de Cécile Duflot qui devrait à nouveau se déchirer sans délais et poser des problèmes durables à Europe Ecologie.

lundi 10 mars 2008

Marseille: Gaudin (UMP) talonné par le PS

14,5% séparent les scores individuels des deux têtes de liste
Marseille aura-t-elle pour maire l’homme qui aura fait le moins bon score personnel ? Entre les deux hommes, il n’y a pas photo…
A Marseille, le premier tour des municipales a donné un léger avantage en voix au maire sortant Jean-Claude Gaudin (UMP) mais pour son challenger PS Jean-Noël Guérini, déjà président du Conseil Général, Marseille vaut bien une mairie.
Les chiffres du premier tour annoncent un second serré: Jean-Claude Gaudin, le sénateur-maire qui brigue son troisième mandat, a obtenu 41,03% des suffrages (mais plus de 52% dans son propre secteur). Le président du conseil général des Bouches-du-Rhône, 39,14% (et seulement 37,51% dans son propre secteur).
Pour Gaudin que des sondages avaient déclaré en difficulté, voire battu, c'est mieux qu’annoncé: "Nous résistons de manière très satisfaisante", a-t-il relevé.
Mais le candidat socialiste Jean-Noël Guérini accepte de panacher ses listes de gauche, dont les communistes, avec des candidats du MoDem, a annoncé lundi Guérini. Une sacrée union de circonstance, qui associe le PCF et le MoDem !
"Je vous annonce la fusion de la liste du Modem avec la nôtre. Nous croyons ainsi nous donner les moyens de créer un mouvement puissant pour le changement à Marseille", a déclaré M. Guérini lors d'une conférence de presse avec le chef de file local du MoDem, Jean-Luc Bennahmias. En fait un mouvement Impuissant parce qu’ingérable.
Guérini se flatte d’obtenir une majorité sans unité et Bennahmias ajoute pour convaincre: "Il faut une majorité nouvelle dans cette ville pour lui redonner de l'élan, pour qu'elle soit à la hauteur de villes comme Barcelone ou Gênes", affirmant que cet accord n'était pas "politicien" (il faut oser le dire…) mais destiné à améliorer la vie des Marseillais. Il faut dire que Bennahmias a la culture de l’harmonie: n’a-t- il pas semé la zizanie chez les Verts
On peut faire encore mieux, si on s’appelle François Hollande, le premier secrétaire du PS. Il a qualifié lundi de choix de "clarté" fondé sur "des projets politiques "la décision du MoDem de fusionner ses listes avec celles du candidat socialiste à Marseille. Il n'en dit pas autant dans toutes les villes situées dans ce cas de figure et a manifestement une certaine idée de la politique…
Symboliquement, Guérini a échoué dans sa tentative de percer dans le 3e secteur, où avec 37,51% des suffrages, il a été devancé par le premier adjoint sortant UMP Renaud Muselier (42,16%). Peut-on être maire en étant battu dans son propre secteur ? Pour sa part, Gaudin a en revanche, été élu au premier tour dans le 4e secteur, comme en 2001.

Les deux hommes s’accordent sur un point : "faire la mobilisation du second tour". Guérini a appelé à "labourer, semer et récolter". A Marseille, on ne laboure pas la mer…
Avec une participation (57,74%) supérieure de six points à celle de 2001 et de quatre à celle de 1995, il est possible que le plein des voix ait été fait. Mais l’électorat du MoDem pourrait être pris d’écoeurement. Les marseillais ont l’odorat sensible et ne font pas la bouillabaisse avec du poisson pas frais. On peut donc espérer un sursaut moral et que les électeurs du MoDem qui s’était assemblés sur le quai face à la mairie prenne le ferry-boâte pour rejoindre le maire.
Sachant que le Front national (FN) a obtenu 8,99% au premier tour et a appelé ses électeurs à l'abstention au second tour (à l'exception du 7e secteur où son chef de file, Stéphane Ravier, a pu se maintenir pour une triangulaire), il s’agit de savoir
d’une part,- si les 5,54% d’électeurs du MoDem veulent être neutralisés par les 5% de l'extrême gauche,
- et d’autre part, si ils peuvent s’entendre avec des trotskistes !
Le scrutin pourrait se jouer dans trois secteurs-clé: les 1er, 3e et 6e secteurs, avec pour ces petits partis la possibilité de faire pencher la balance.
Dans le 1er secteur (centre ville), l'UMP Jean Roatta (39,94%) le PS Patrick Mennucci (39,21%), sont au coude à coude. L'extrême gauche est arrivée 3e avec 7,57%. Le MoDem n’a fait que 6%, moins que le FN avec 6, 63%. Mennucci porte-bagages de Sa Cynique Majesté Royal –déjà battue- serait donc élu par l’extrême gauche si le MoDem se détourne de Roatta.
Dans le 3e secteur, celui du duel Muselier-Guérini, l'extrême gauche (6,18%), le MoDem (6,30% à Christophe Madrolle, car Bennahmias -7,75% malgré le déplacement de Bayrou- est candidat dans les 6° et 8° arrondissements du 4° secteur, et l'extrême droite (7,26%) pourraient faire la différence.)
Le scrutin sera peut-être serré dans le 6e secteur où l'UMP a recueilli 43,38% devant le PS 38,22%, avec un FN à 8,73% , contre 4,97 au MoDem.
En annonçant lundi qu'il s'apprêtait à rencontrer les candidats UMP et PS et qu’il réclamerait un "moratoire" sur la construction en cours d'un incinérateur à ordures à Fos, le chef de file du MoDem local a souligné que Gaudin est réaliste, puisque la décharge devra être fermée fin 2008, qu’il n’a pas transigé et qu’il n’est pas à vendre.
A l'issue du premier tour, le PS obtient 19 sièges, l'UMP quinze et le FN un, dans trois secteurs (2e, 4e et 8e). Le conseil municipal compte 101 sièges. Rien n’est joué.
Chacun s'apprêtait donc à remobiliser les électeurs selon un programme qui n'était pas connu lundi, à l'exception d'un face-à-face prévu mercredi sur la chaîne locale de télévision LCM (La Chaîne Marseille). secteurs (2e, 4e et 8e).