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mercredi 9 décembre 2009

Régionales: la faiblesse du PS éveille des convoitises à gauche

Chez les Verts, Duflot vise le fauteuil du socialiste J.-P. Huchon
Un p'tit peeling bio s'impose


Le Monde proposait un entretien avec Cécile Duflot, secrétaire générale des Verts, le 5 décembre 2009.
En contre-pied de Daniel Cohn-Bendit qui annonce ses sympathies pour le MoDem, elle affirme : "l'écologie politique est de gauche".

Mais aussi ses ambitions personnelles:


Mme Duflot : "Etre à la tête d'une région, ça m'intéresse"

Etes-vous confiante sur l'issue du sommet de Copenhague ?
Je suis moins pessimiste qu'il y a quelques semaines. On sent un ressaisissement collectif en Europe, aux Etats-Unis et même en Chine. Il ne faudra pas juger ce sommet sur les déclarations des uns et des autres mais regarder le degré de contrainte pour la réduction des émissions de CO2 et le montant des fonds de compensation qui aideront à la transition énergétique.

L'activisme de Nicolas Sarkozy sur le terrain de l'écologie n'est- il pas un handicap pour vous ?
C'est vrai qu'on est dans une drôle de période politique. Nicolas Sarkozy peut tout dire, il n'a aucun problème avec les mots. Que ce soient ceux du Front national, de la droite, de Jean Jaurès, des écologistes. Quand ce sont nos mots, c'est difficile d'être en désaccord mais nos compatriotes ne sont pas dupes de ce marketing politique.

On n'a pas bien compris votre position sur la taxe carbone. Vous êtes pour ou contre ?
Bien sûr qu'on est pour la fiscalité écologique mais ce n'est pas une taxe que l'on redistribue en donnant un petit chèque avant les élections. C'est une contribution que l'on affecte directement à des dépenses d'économies d'énergie.

Est-ce électoralement porteur de défendre, en pleine récession, la décroissance ?
La décroissance n'est qu'un mot. Ce que nous souhaitons c'est engager la conversion écologique de l'économie. Notre modèle de production et de consommation ne répond pas à un équilibre durable de la planète. Je veux bien qu'on nous donne des leçons mais je vous rappelle que le paquet fiscal de M. Sarkozy était fait pour attraper le troisième point de croissance avec les dents !

Pourquoi parlez-vous de décroissance et non de développement durable ?
A cause de la récupération politique. Aujourd'hui, tout le monde prône le développement durable et cela se traduit comment ? Par des rapports d'activité sur papier recyclé. Vous parlez d'un progrès !

Noël Mamère affirme que les Verts resteront à gauche. C'est aussi votre position ?
Oui mais pour moi c'est une question de valeurs, pas d'alliances. Une partie de la gauche a été contaminée par cette espèce de folie ultralibérale, dérégulatrice, qui s'appuyait sur l'idéologie de la croissance à tout prix et de la concurrence des années 90. L'écologie politique ne peut qu'être l'héritière de ceux qui ont défendu des projets de transformation sociale depuis que la politique existe. Dans ce sens-là, elle est de gauche. Pour moi, c'est une évidence.

C'est assez éloigné de ce que dit Daniel Cohn-Bendit sur la gauche "rétrograde".
Je suis une femme simple. Pour moi la politique, ce sont des valeurs, un projet et des propositions concrètes. Ce n'est qu'après que se pose la question des alliances. Aujourd'hui, quelles sont les valeurs et le projet politique de François Bayrou, à part être président à la place de Nicolas Sarkozy ?


Ne partagez-vous pas ses critiques sur l'hyper-présidence ?
Là-dessus, on peut être d'accord avec le MoDem et même avec une partie de la droite, mais ça ne suffit pas. Pour porter un projet de gouvernement commun, il faut être d'accord sur l'essentiel.

Si des primaires sont organisées à gauche, en serez-vous ?
Aux dernières nouvelles, elles ne concernent que les socialistes. Et je ne suis pas optimiste. Je ne sens pas de volonté au PS d'avoir un projet partagé. Les rivalités personnelles dans ce parti empêchent toute réflexion sur le projet. Vous avez dénoncé le fonctionnement "dépressif, dépréciatif et déprimant" du PS. C'est dur. Ce que je reproche aux socialistes, c'est que beaucoup préfèrent faire perdre leurs rivaux dans leur camp plutôt que de gagner tous ensemble. Ceci dit, ce n'est pas bon pour la démocratie que le PS soit dans cette situation.

Vous pensez que la recomposition de la gauche va se faire autour de vous ?
Non mais j'espère que les électeurs aux régionales vont déclencher un petit électrochoc, qu'en votant pour nous ils diront à la gauche : "c'est possible de gagner mais bougez-vous, changez !" Nous-mêmes avons connu nos années dépressives mais nous avons su en sortir. Je n'ai pas la solution magique, ni sur ce que doivent faire les écologistes après les régionales ni sur la rénovation de la gauche mais on réfléchit sur la méthode et les moyens.

Votre projet est-il de bâtir une maison commune ?
Il y a trois pôles dans l'opposition de gauche : les sociaux-démocrates, la gauche de la gauche, et les écologistes. Traditionnellement, le PS écrasait tout le monde en prenant un petit bout de chacun. Il existe maintenant, et c'est nouveau, une opposition centriste. La question est de savoir si on parvient à construire un équilibre différent entre ces sensibilités. Sans dire : "Il y a un truc moderne qui serait de faire avec le MoDem" et "une pensée ringarde qui serait d'agir avec la gauche".

Espérez-vous dépasser le PS dans certaines régions ?
Personne n'aurait imaginé qu'on pouvait faire élire Karima Delli, qui était en quatrième position pour les européennes en Ile-de-France. Il y a eu un déclic qui nous a dépassés. Alors qui sait ce qu'il va se produire cette fois ? Arriver à la tête d'une région pour changer les choses en matière d'emplois, se poser la question des transports, de la ruralité, ça m'intéresse ! Rêvons un peu : si au soir du 21 mars, on avait non pas deux ou trois mais dix présidents de région écologistes, alors on pourrait faire un véritable contrepouvoir. Peut-être y a-t-il de la part de certains une fatigue des responsabilités.

C'est un "Scud" contre le PS ?
Chaque président de région s'est replié sur son périmètre. Je ne sais pas si c'est dû à leurs querelles internes mais quand on voit la puissance financière et politique des régions pouvant agir ensemble, on se dit que c'est dommage.

Comment réagissez-vous au débat sur l'identité nationale ?
Ça me met en colère car ça réveille les mauvais réflexes en désignant des coupables sans se poser la question des solutions. Ce n'est pas un sujet sur lequel les politiques ont à prendre position. Si cela contribue à attiser les tensions sociales, il y aura des responsabilités à rechercher.

Vous n'avez pas hésité à défendre la rappeuse Diam's avec son voile. Pourquoi ?
J'ai été élevée dans une cité très mélangée. Dans ma classe de CP, on n'était que deux Blancs. Ça m'a donné une vision pragmatique de ces questions. Si Diam's avait décidé d'être bouddhiste, on aurait parlé de cheminement spirituel personnel. Mais là forcément, c'est du communautarisme. Pour moi, c'est une jeune femme qui est une super-musicienne et qui est en survêtement. Après, son foulard c'est son choix. On peut être ferme sur l'intégrisme et laisser les gens vivre leur choix religieux.
Propos recueillis par Françoise Fressoz et Sylvia Zappi

mercredi 12 août 2009

Régionales du PS: comment limiter les dégâts ?

Les socialistes espèrent sauver un dizaine de régions

Les socialistes s'attendent à un recul et recherchent les moyens de limiter la casse

Pour les élections régionales de 2010, l'horizon du PS est bouché. À la tête de 20 Régions sur 22, à l'épreuve des faits, sa gestion ne peut que le déservir. Pour l'instant, la direction du parti limite ses ambitions, sans même espérer crier à la victoire après coup. Son objectif officiel se situe dans la fourchette basse : conserver au moins la moitié de ses Régions. Les prochaines élections seront l'occasion d'un rééquilibrage en fonction du pays réél et après le scrutin de 2005 où les électeurs de gauche s'étaient massivement mo­bilisés pour se faire pardonner leur absence lors de l'élection présidentielle de 2002, qui avait vu l'élimination de Lionel Jospin au premier tour. Le PS ne peut plus miser sur un coefficient sympathie ni sur l'espoir des Français de les voir faire mieux en région que la majorité au plan national. Ils ont vu et ont compris qu'on ne joue pas avec le feu en temps de crise.

Les Régionales de l'an­née prochaine seront déterminantes pour le PS

Après leur claque des Européennes en juin, les Régionales seront le deuxième test électoral de Martine Aubry à la tête du parti. Le premier secrétaire a déjà rencontré les présidents socialistes de Région pour préparer l'échéance. Elle les a assurés que le parti leur laisserait les mains libres pour mener leur campagne locale. Seules consignes de Solferino : ne prendre aucun risque et organiser le rassemblement de la gauche dès le premier tour. Mais s'il n'est pas possible étant données les vives ambitions internes, tout faire pour ne pas l'empêcher au second. Une stratégie à long terme puisque, au-delà des Régionales, elle vise aussi à panser les plaies et à préparer les discussions pour l'élection présidentielle de 2012. L'enjeu des résultats des régionales sera de conditionner les rapports de force à gauche.

Bâtir la «maison commune»

Quand le bâtiment ne va pas, rien ne va...
Les petits cochons socialistes veulent construire en béton, mais les Verts les ont d'ores et déjà prévenus de leur «volonté d'autonomie». Ils changent de matériau et abandonne le pavé parisien: ils ambitionnent une maison du peuple en bois. Le "minable" Dany-le-Rouge ne veut d'ailleurs plus que la Ch'tite Aubry, la concierge de la Rue de Solférino, lui "casse les pieds" dans l'escalier ! Martine Aubry devra donc vraisemblablement attendre avant de bâtir sa «maison commune», nouvelle version de l'union de la gau­che ou de la gauche plurielle. La direction du parti garde tout de même l'espoir de convaincre ses alliés traditionnels et écolos. Tout en prônant rajeunissement et renouvèlement: ils sont vraiment forts...

Il ne manquerait plus que le PCF envisage de remonter sa cabane en paille...

La nostalgie de la gauche traditionaliste

Dans l'ensemble des Régions, les socialistes, les Verts, les communistes, les radicaux de gauche ont dirigé ensemble et avec le MoDem. Il ne serait pas surprenant de les voir unir leurs forces.
Pourtant, les dernières élections locales à Perpignan ou à Aix n'ont pas appris à Christophe Borgel, secrétaire national du PS aux élections, que, lorsque la gauche est rassemblée, elle n'est toujours pas en situation de l'emporter, malgré des rapports de force traditionnellement équilibrés. En fait, on espère Rue de Solferino que le score des Verts aux européennes relève de l'avertissement et que, pour les régionales, l'appareil militant socialiste se mettra en route pour lui permettre de creuser en sa faveur l'écart avec les écologistes.

D'abord, la désignation des têtes de liste
  • Cet été, les responsables nationaux de la campagne se sont penchés sur le cas de l'affreux Jojo Frêche, président de la Région Languedoc-Roussillon qui sent le soufre dans le parti. La question de sa reconduction n'a pourtant pas été tranchée.
  • Pour le reste, le PS veut présenter des listes en ligne avec les exigences de renouvellement, de ra­jeunissement et d'ouverture ex­primées par les militants, tout en respectant la légitimité des acteurs locaux en place: la quadrature du cercle !

  • Or, Sa Cynique Majesté Royal continue de jouer un jeu personnel mais basique qui, pour l'heure, consiste à agresser le gouvernement. C'est François Fillon qui a pris dernièrement, sur le sujet du TGV que la présidente hystéro picto-charentaise veut bien voir traverser sa région (et s'arrêter à Melle ?) mais refuse de financer... (Lire PaSiDupes)
    Pour le renouvelement, l'ouverture et le rajeunissement, avec la quinqua, çà s'engage plutôt mal pour le PS ! Pour elle, PaSiDupe demande pardon au PS.

    Et pour contrebalancer le recul annoncé, le PS n'exclut pas de reprendre une ré­gion à la droite: ce pourrait être la Corse.

    Le magazine Marianne est déjà prêt à promouvoir la maison de torchis de Zizou-Bayrou et à qualifier Sarkozy de « grand méchant loup » !...

  • samedi 1 août 2009

    Le camarade Hugo Chavez a interdit 13 stations de radio

    Les socialistes, extrêmes ou non, ont-ils réagi à la censure ?

    La démocratie avance...

    ... à mesure que recule la révolution

    Treize stations de radio de la République bolivarienne (!) du Venezuela ont cessé d'émettre sur ordre du gouvernement
    , qui prévoit d'en fermer 21 autres, toutes accusées de discréditer la politique du président Hugo Chavez, au pouvoir depuis 1996, après plusieurs tentaives de putschs militaires...
    En matière de privation de liberté, selon les nantis européens, c 'est quoi Hadopi 2 à côté ?...

  • Les partisans du chef de l'Etat confirment cette "guerre des media" contre les stations de radio privées, très critiques envers Hugo Chavez, « fléau de l'oligarchie et héros des pauvres ».

  • Les adversaires du président dénoncent une atteinte à la liberté d'expression. "Ils interdisent tout espace à la dissidence au Venezuela", a déclaré William Echeverria, qui dirige le Conseil national des journalistes vénézuéliens.

    La vérité officielle

    Diosdado Cabello, ministre des Travaux publics dont dépend Conatel, la haute autorité de l'audiovisuel, a déclaré que certaines des radios étaient interdites parce qu'elles n'avaient pas renouvelé leur licence ou l'avaient transférée illégalement aux nouveaux propriétaires des stations...

    Hugo Chavez a cherché à contrebalancer le poids des radios et télévisions privées en créant de nouvelles stations publiques et des stations dirigées par des associations ou des communautés.

    En France, nous avons ça avec la présidente -également socialiste- de Poitou-Charentes.
    Un premier exemple? Elle avait tenté de prendre le producteur d'Arrêt sur Images dans ses filets, mais l'inconcevable était arrivé: Daniel Scneidermann avait traîné la charentaise.
    Et puis un autre.
    Dans le secteur agricole pareillement, Sa Cynique Majesté Royal favorise la Conférération Paysanne -proche de l'affreux Jojo Bové (Joseph, comme Staline!- et s'emploie à court-circuiter la FDSEA. Rien de nouveau donc sous le soleil de la région Poitou-Charentes:
    Royal-Chavez, même combat !

    -> En novembre 2007, le président colombien,
    Alvaro Uribe, avait mis fin à la médiation d'Hugo Chavez, son homologue vénézuélien, qui était chargé de négocier avec la guérilla des révolutionnaires Farc la libération de leurs otages, dont Ingrid Betancourt, en échange de prisonniers.
    L'ex-putschiste Chavez réagit violemment lorsque, le dimanche 28 juin 2009, l'armée hondurienne chassa du pouvoir le président Manuel Zelaya, l'expulsant vers le Costa Rica. Le président Chavez annonça la mise en état d'alerte de l'armée vénézuélienne et assura qu'il pourrait intervenir militairement si on s'en prenait à l'ambassadeur du Venezuela au Honduras.
    A la télévision nationale, il assura en outre qu'il ferait tout ce qu'il faut pour "faire échouer" le putsch.

    L'opposition vénézuelienne est muselée
    <br>
    En 2006, le Venezuela était classé 115e pays sur 168 par Reporters sans frontières en matière de liberté de la presse.

    ->L'ONG Espacio Público a recensé cette même année 106 atteintes à la liberté d'expression sans en indiquer la ou les origines.

    ->RSF pointe l'adoption de nouvelles lois en 2004 et 2005 contre différents types d'« offenses », notamment à la personne du président, et contre les appels à la violence, les jugeant « très restrictive[s] en matière de liberté d’expression » et affirmant qu'elles créent « un climat d’autocensure au sein des médias ».
    La position de RSF vis-à-vis du gouvernement Chávez est cependant critiquée, cette dernière ayant repris de fausses informations données par certains media nationaux vénézuéliens durant le coup d'état de 2002 et ne possédant au Vénézuela que des correspondants impliqués dans les media d'opposition...

    -> Dimanche 27 mai 2007, une minute avant minuit,
    la Radio Caracas TeleVision (RCTV) a cessé d'émettre sur le réseau hertzien. La commission nationale (et démocratique) des télécommunications avait décidé de ne pas renouveler la concession hertzienne de cette chaîne en partie à cause de son soutien et de sa couverture du coup d'État de Pedro Carmona en 2002. Cependant, RCTV continue toujours d'émettre sur le réseau câblé et par satellite avec une audience potentielle restreinte au cinquième de la population.
    N.B.
    L'espace qu'occupait RCTV a été attribué à une nouvelle chaîne publique, TVes (Televisora Venzolana Social), dont, selon une étude de l'institut de recherches en communication (ininco) dirigé par le sociologue d'opposition favorable au coup d'état Oscar Lucien, 74 % des contenus relèveraient de la diffusion et de l'information socialiste. Depuis ce non-renouvellement, des manifestations, notamment étudiantes, ont eu lieu pour soutenir ou protester au sujet de cette décision.

    -> Hugo Chavez a été accusé par Le Monde d'attaquer Globovision, « dernière chaîne de télévision d'opposition » selon le journal, lorsque le président vénézuélien a accusé la chaîne d'inciter à son assassinat.

    -> Le développement en cours de
    l'Internet n'est encouragé au Venezuela que pour permettre à Cuba de contourner l'embargo auquel les États-Unis la soumettent.

    Or, Jean-Luc Mélenchon trouverait déplacé que le Parlement européen dénonça le totalitarisme médiatique de M. Chavez. Citons les arguments de Mélenchon:
    "Pour commencer et situer le niveau, rappelons que, la chaîne RCTV a participé activement au processus de "rupture constitutionnelle"à la suite du coup d’état militaire d’avril 2002 contre le président Chavez. Ce qui signifie qu’elle a approuvé et accompagné le putch puis qu’elle a fait le travail d’appui aux décisions des putchistes. : incitations à des manifestations insurrectionnelles, appel à la démission du président élu, répétition à l’antenne de slogans anti-chavistes comme "Fuera, fuera" (dehors, dehors), "Se va, se va"(il s’en va, il s’en va), appels à la démission des nouveaux directeurs de PDVSA (compagnie du pétrole remises aux mains de la nation), diffusion des arrangues de Pedro Carmona (chef des putschistes) et de Fedecámaras (le syndicat des chefs d’entreprise), diffusion des propos d’un chef félon de la sécurité prévenant que la sécurité du palais gouvernemental ne serait pas assurée, diffusion des directives des insurgés appelant la foule à marcher sur la présidence, diffusion répétée d’images montrant des blessés, imputation au président de la responsabilité des violences mortelles, annonce (faux comme on le sait) de la démission de Chávez, puis de son arrestation en précisant qu’il devrait "payer pour les crimes commis" et "planifiés" par lui. Dans quel pays au monde une telle chaîne n’aurait pas été immédiatement suspendue après le rétablissement des autorités constitutionnelles ?" PLUS dans ...AgoraVox

    Le socialiste Mélenchon soutient aussi la Chine
    :

    “Je ne suis pas d’accord avec les manifestations en faveur du boycott des jeux olympiques“, écrivait-il au moment des JO de Pékin. On s’étonne un peu mais on se “rassure” en voyant que cette attaque vise Bob Ménard, le secrétaire général de Reporters sans frontières, dont il “ne partage pas du tout l’enthousiasme béat pour le Dalaï lama“.
    (
    LIEN)

    -> En 2006, la ré-élection d'Hugo Chavez suscita une forte contestation.
    Déjà le 10 décembre 2001, le patronat et des organisations de type syndical vénézuéliennes appellèrent à une grève générale pour protester contre les mesures économiques d'Hugo Chávez. À cette occasion Pedro Carmona considèra que les mesures économiques prises par Chávez représentent la plus grande confiscation de propriété privée de l'histoire du Venezuela.

    -> Le 4 septembre 2006, il annonça l'organisation pour 2010 d'un référendum constitutionnel afin, entre autres, d'abolir toute limite au nombre de mandats pouvant être effectués par le président. Cette proposition a été interprétée dans certains médias français comme Le Monde et le JT de 20h de TF1 du 3 décembre 2006 comme l'organisation d'une présidence à vie.

    -> Le 2 décembre 2007, l'électorat vénézuélien rejette par référendum la réforme constitutionnelle proposée par Hugo Chávez. L'hebdomadaire britannique The Economist accuse Chávez, qu'il qualifie d'autocrate, de prendre plusieurs mesures violant la constitution de 1999 qui est encore en vigueur.
    Marianne se singularise

    En février 2009, Marianne fustigeait Libération pour ses attaques contre Chavez
    L'hebdo titrait: « Venezuela: Libé se verrait bien désinformer ses lecteurs à vie » et dénonçait ces affirmations:« Chavez se verrait bien en président à vie ». Les intertitres : « caudillo » et « insécurité ». Les témoins parlent de « caudillisme ». La révolution bolivarienne est un « castrisme new-look ». Voilà ce que Libération offre à ses lecteurs, le 14 février 2009, en guise d´information préalable sur le nouveau scrutin que vient de remporter le peuple bolivarien avec une marge éclatante de dix pour cent, au bout de dix ans de révolution. »
    Les journalistes amis de Zizou-Bayrou volaient ensuite au secours du militaire vénézuélien. LIEN Marianne

    Puisque tout est basse vengeance à Marianne, l'hebdo terminait cet irrésistible article avec une emarquable délicatesse confraternelle :
    «Libération est passée de Sartre à Rothschild, sans sortir des règlements de compte des années 80, rivée au dogme selon lequel toute révolution mène au stalinisme. En fondant le journal Sartre avait prévenu : « Le droit à l'information n'est pas, comme on le croit à tort, un droit du journaliste mais le droit du peuple de savoir ce qui se passe. Le rôle du journaliste, en somme, est de permettre au peuple de discuter avec le peuple. »
    On croit rêver.
    Et ils prétendent tous nous informer !


    A la manière du PS

  • Le 9 mars 2008 est officiellement fondé le Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV), fort de près de deux millions et demi d'adhérents. Bien que regroupant, en plus du Mouvement Cinquième République, plusieurs petites formations soutenant le gouvernement, il a échoué à en convaincre d'autres, comme le Parti communiste du Venezuela, d'abandonner leur indépendance pour se dissoudre dans le nouveau parti.

    Or, en France, Les Verts ont riposté à la tentative de la h'tite Aubry de les incarcérer dans la « maison commune » socialiste.
    Le "minable" Dany-le-Rouge avait accusé le premier secrétaire du PS (Français, cette fois) de "paternalisme" et avait invité la maire de Lille à ne pas "nous casser les pieds" !
  • A ce propos, PaSiDupes rappelle comment en novembre 2007, Don Juan Carlos avait donné une leçon de vie et de démocratie à l'autocrate vénézuélien.
    Au sommet ibérico-américain de 2007 à Santiago du Chili, excédé par les prises de parole intempestives d'Hugo Chavez, le roi d'Espagne rappella le "démocrate monarchiste" à la correction, apportant du même coup son soutien au chef du gouvernement socialiste espagnol, le socialiste José Luis Rodriguez Zapatero qui exigeait "un peu de respect" du président vénézuélien à l'égard du conservateur José Maria Aznar, le précédent chef du gouvernement "élu par le peuple espagnol". Hugo Chavez venait de le traiter de ... "fasciste".

    En espagnol, cliquer sur VOIR et ENTENDRE
  • VOIR et ENTENDRE aussi France 24, en anglais (humour)Avec Hugo Chavez à sa tête, le pays est en bonne voie vers une « République socialiste du Venezuela ».
    Le Parti socialiste s'est transformé ?

    Co-fondateur du Fatah avec Yasser Arafat (1959), qui est une organisation politique et militaire palestinienne, mais laïque (contrairement par exemple au Front populaire de libération de la Palestine d'obédience marxiste), alors que le Hezbollah est son équivalent libanais financé par l'Iran, Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne, et membre consultatif de l'Internationale socialiste, est ici au côté de Sa Cynique Majesté Royal.

    Désirdavenir Royal s'était rendue au Liban en décembre 2006 pour ne pas écouter ses interlocuteurs...
    Elle n'aurait pas entendu l'une des figures les plus controversées du Hezbollah (parti de Dieu), le député Ali Ammar, qui, avait longuement insisté sur "la folie de la politique américaine". L'amère Royal s'était trouvée avec lui nombre de points communs et avait déclaré partager avec lui "beaucoup de choses, notamment l'analyse du rôle des Etats-Unis", avant de faire une pirouette et souligner qu'elle évoquait la politique américaine ...en Irak.
    Estimant qu'il n'y avait eu de sa part "ni faux pas, ni maladresse", la candidate socialiste avait repris l'offensive sur le thème de la femme forte et assuré que "personne" ne l'empêcherait de "continuer à dialoguer avec des représentants démocratiquement élus", une manière d'imposer sa vision de l'exercice du pouvoir. Dialogue de sourds, en l'occurence. Ou « débat participatif », comme elle voudra !

    Sachant -qui sait !- à qui il avait affaire, c'est ensuite à deux reprises en sa présence, que le député 'démocratiquement élu' comme les aime l'amère Royal, avait comparé l'occupation israélienne du Sud-Liban à l'occupation nazie de la France. « Le nazisme qui a versé notre sang et qui a usurpé notre indépendance et notre souveraineté n'est pas moins mauvais que le nazisme qui a occupé la France. »
    Ne trouvant rien a redire à ça, mais 'droit dans ses bottes', la candidate socialiste à l'Elysée, n'exprima pas sa désapprobation, puisque, riche dualificatifs, elle prétendit n'avoir "pas entendu" ces propos "inadmissibles, abominables, odieux" ... La quinqua est manifestement dure de la feuille quand ça l'arrange: "Je n'ai pas entendu cette comparaison et si cette comparaison avait été faite, que ce soit moi ou que ce soit l'ambassadeur de Francequi était à mes côtés et qui n'a pas non plus entendu ces propos [qu'elle implique pour se disculper], nous aurions quitté la salle". Un beau coup de pub manqué et une occasion de se blanchir de toutes ses bourdes à l'international.

    Le journal Le Monde y vit d'ailleurs plutôt un «manque de réaction ». Dès lors, pouvait-elle justement accuser un quelconque adversaire de rester « les bras ballants » ?...

    D'ailleurs, Ahmadinejad embrasse Chavez
    (juin 2009, ci-dessus avant les vidéos) et le Hezbollah (lequel est implanté au Vénézuela), Melenchon embrasse Chavez, le Hezbollah embrasse Marie-sEGOlène sur l'oreille.

    Pendant la présidentielle, Chavez déclara de la prétendante
    : "Nous ne la connaissons pas mais femme et socialiste... notre coeur est avec elle", en soulignant l’"écart très serré" entre Désirdavenir Royal et Nicolas Sarkozy, son « concurrent » (autant dire 'challenger' !)

    Une dernière pour la route du soleil ?
    Chef de file de la gauche radicale en Amérique latine, le dirigeant vénézuélien, est un allié du leader cubain Fidel Castro.


    mercredi 15 juillet 2009

    Epuration au PS: la Ch'tite Aubry veut faire valser Valls

    Aubry cherche en vain à mettre Manu Valls au pas
    La liberté d'expression s'arrête au PS

    On le sait, la présidente socialiste de Poitou-Charentes entend contrôler -et au besoin, censurer- les artistes.
    Sa Cynique Majesté Royal se défend d'avoir tenté de barrer le rappeur OrelSan des Francofolies qui se tient dans la région qu'elle préside jusqu'en 2010. (lien PaSiDupes) br>Les journalistes lui créent moins de soucis. Les militants de la presse de gauche font la sale besogne eux:mêmes: ils s'auto-censurent !

  • Et voilà sa rivale gagnante au premier secrétariat qui veut maintenant museler Manuel Valls !
    Martine Aubry -et non plus Désirdavenir Royal- qui met ,cette fois, Manuel Valls en demeure de taire ses critiques.

    ->'J'accuse ! '
    Dans sa lettre, le premier secrétaire du Parti socialiste demande à Manuel Valls, candidat déclaré à des primaires du PS pour la présidentielle de 2012, de faire un choix.
    "Tu donnes l'impression d'attendre, voire d'espérer la fin du Parti socialiste (...) Si les propos que tu exprimes reflètent profondément ta pensée, alors tu dois en tirer pleinement les conséquences, et quitter le PS", écrit-elle.


    "J'accuse !"
    "On n'appartient pas à un parti pour s'en servir, mais pour le servir", ajoute-t-elle. Faudra-t-il l'envoyer en camp de é-éducation?

    L'autoritarisme n'est-il pas un aveu de faiblesse ?

    Contestée au sein même du Parti socialiste comme par ses alliés de gauche, l'hyper-PS Martine Aubry a piqué une crise d'autorité en mettant en demeure Manuel Valls de rentrer dans le rang, séance tenante, ou de quitter le parti.

    Le nouveau premier secrétaire est du genre à rompre avec ses ex par SMS.

    C'est par courrier, dont Le Parisien publie mercredi 15 des extraits, que le député-maire d'Evry a reçu cette semonce.

    Vive réaction du député de l'Essonne contre ces tirs de sommation

    "Puisque tu me sommes de donner une réponse claire à ton ultimatum, je t'informe que j'entends bien rester fidèle à mon poste, à ma famille politique et à mes valeurs", écrit Manuel Valls dans sa réponse adressée mercredi soir au premier secrétaire socialiste et transmise à la presse.

    Mélenchon conforté dans sa rupture
    Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, qui a opposé une fin de non-recevoir -comme l'ensemble des partis de la gauche radicale- au "projet commun" proposé par la dirigeante socialiste, y a vu une justification de sa méfiance.
    "Martine Aubry envoie des courriers bizarres en plein été et d'une manière comminatoire", a-t-il souligné sur RTL.

    Purge au PS

    Si on fait abstraction de la rivalité à couteaux tirés entre la même et l'amère Royal, il s'agit du premier conflit officiel de la patronne socialiste avec une personnalité de son parti.
    Le mauvais score du PS aux élections Européennes du 7 juin dernier (16,48%) pose les questions du projet et de la stratégie du PS. Mais l'une des réponses de l'hyper-PS (premier secrétaire) du PS est l'épuration. Chacun sa méthode. Celle de l'adjudant de quartier du PS est le rassemblement par le vide: pas même le gnouf, tout de suite la cour martiale !

    Avant même les exploits socialistes au Européennes, Manuel Valls multipliait déjà les appels en direction du bureau national du PS, dont il réclame une rénovation profonde, allant jusqu'à proposer un changement de nom. Il n'a pas changé d'avis.

    Même pas peur, Manu !

    "Pour redonner une envie de gauche, je pense qu'il faut transformer profondément notre formation, l'ouvrir réellement à la société et être clair sur des alliances qui ne doivent pas être déterminées au cas par cas", écrit-il mercredi. Allusion aux connivences électorales avec le MoDem, comme à Aix-en-Provence dimanche prochain ?

    Querelle des Anciens et des Modernes

    Les quadras trouvent le PS vétuste et la taulière ringarde.

  • "A la lecture de ta lettre, je ne te cache pas ma profonde inquiétude sur ta conception très datée du parti", déplore le député Valls.
    Etrangement, malgré son échec aux Européennes, Martine Aubry nourrit le projet de reconstituer une "gauche plurielle" aux Régionales de 2010, inconsciente que le PS n'est non seulement plus hégémonique, mais que ses troupes désertent.

  • Bien que député réélu à l'arraché, Arnaud Montebourg, un partisan de primaires ouvertes, s'agace de la lenteur de la direction pour choisir le mode de désignation d'un candidat pour 2012.
    Il veut que le PS "s'accorde au plus vite sur le cadre général de la procédure", estimant qu'il y a "urgence à tenir cette promesse", rapporte mercredi Libération.


  • Tout sauf le PS

    Les socialistes se sont mis dans une situation délicate.

    => Des Verts au
    PCF
    , tous les ex-alliés du PS ont rejeté pour le moment l'idée d'un rassemblement au premier tour des régionales, préférant des alliances au second tour en fonction du rapport de forces: cf.Aix-en-Provence, actuellement.
    => Outre le rapprochement marginal de Jean-Luc Mélenchon et du Che-Besancenot, dirigeant du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), l'appétit des Verts en crise de croissance constitue une sérieuse menace d'anthropophagie.

    Tout en se disant toujours prêt pour le dialogue, Jean-Luc Mélenchon a qualifié mercredi de "radeau de la méduse", la "maison commune" proposée par Martine Aubry.
    "Au moment où elle nous fait ses bonnes mines, ses caresses dans le dos, ses amis s'allient avec les centristes. Il y a un double jeu", a-t-il dit.

    La kapo tonne

    C'est qu'elle ferait peur ! Du moins son entourage l'espère-t-il.
    Mais Marianne, l'hebdo haineux, se tait et n'a toujours pas jugé bon de déclencher de campagne de peur dans les chaûmières...