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lundi 16 février 2015

Un député PS diffame le FN sur la profanation du cimetière juif de Sarre-Union

Philippe Bies (PS) établit un lien entre la profanation du cimetière juif de Sarre-Union et le FN

Sur quels faits étaye-t-il son accusation ?
il en est une qui honore le Parti socialiste: elle est proférée par son député du Bas-Rhin, Philippe Bies, ci-contre, un nouvel élu de 2012.
Sur les réseaux sociaux, l'élu alsacien a révélé la bassesse des sentiments qu'il avait masqués dans un précédent communiqué où il condamnait "avec la plus grande fermeté cet acte ignoble tant par le symbole que par l'ampleur." Il ne s'en tenait d'ailleurs pas à la langue de bois de cette déclaration "exemplaire" et s'emportait: "Ça suffit ! L’Alsace a été un des théâtres les plus sombres de la persécution des juifs. Persécution à nouveau répétée là, jusque dans leur mort. Nous ne pouvons accepter que l’antisémitisme continue de prospérer."



Or, quand les Juifs subissaient les persécutions nazies, les anciens signataires du "Pacte germano-soviétique" entre Molotov, représentant Staline, et Ribbentrop, envoyé de Hitler, persécutaient eux-mêmes les Juifs. Et malgré leur connaissance de ces faits historiques, Bies et les socialistes exemplaires s'allient toujours avec le PCF, lequel était entretenu par l'Union soviétique.


Bies et ses collègues socialistes indignés sont d'autant plus véhéments que le camarade Staline encouragea l'antisémitisme d’une partie importante des populations d'URSS et renoua avec les théories du "complot juif." Les Grandes Purges staliniennes des années 30 firent de nombreuses victimes juives (cf. libellé PaSiDupes et lien).

Mais, animé par la haine plus que par la raison, posément, froidement, cet élu socialiste a ensuite cherché des têtes

Sur la page FB de Bies
Et c'est par réflexe que le partisan est tombé sur le Front national, sans "calculer" un seul instant les pro-palestiniens du Front de gauche, communistes et Mélenchon, ou NPA de Besancenot, car, dans son univers, les staliniens et les trotskistes sont fréquentables.

Ainsi, son esprit "Charlie hebdo" n'a pas un instant été traversé par le souvenir des quatre morts de la supérette casher de Vincennes, victimes d'Amedi Coulibaly, djihadiste de France, pas plus que par celui, pourtant tout frais, du tueur de Copenhague, un Danois du nom de Omar, qui a tiré des rafales sur les participants à un débat sur "Islam, blasphème et liberté d'expression", en soutien aux offenses libertaires des dessinateurs assassinés du journal anarcho-révolutionnaire de Paris.       

Dans son viseur, l'élu socialiste a les électeurs du FN, qui ont réalisé des scores élevés lors de la législative partielle du Doubs, le 8 février 2015.
Sur Facebook, selon Le Figaro, après avoir posté le même message, l'insinuation du parlementaire n'a pas échappé à l'un de ses "amis" indignés qui, avec modération et fermeté, objecta: "Philippe, je ne pense pas que l'on (puisse) rejeter la faute sur une communauté en particulier, qu'elle soit religieuse ou politique (...) Aucun parti n'incite à de tels actes". Bies a donc des "amis" que la haine du FN n'a pas contaminé. La réponse du socialiste est alors sans équivoque: "Aucun parti n'incite à de tels actes? C'est une blague...", a écrit cet ancien conseiller technique au cabinet de Catherine Trautmann, puis de Roland Ries, maire de Strasbourg, connu pour son accueil du palestinien Yasser Arafat ou de Tomislav Nikolic qui nie le "génocide" de Bosniaques musulmans à Srebrenica en 1995. 



Or, Bies n'assume plus... Le statut du courageux élu socialiste a semble-t-il été épuré depuis, ou du moins caché au public sur sa page Facebook
Quant au Huffington Post, il banalise les profanations, titrant d'abord " Les nombreux précédents de dégradations dans les cimetières juifs", puis rectifiant le tir avec "Profanations de tombes juives: les principaux précédents en France."
A noter que Roger Hanin, beau-frère du président François Mitterrand, a préféré se faire inhumer dans son Algérie natale, plutôt qu'en France.

De quoi provoquer la colère des élus frontistes locaux. 

"Vos insinuations sont insultantes pour les électeurs de Sarre-Union que je représente"
, a écrit sur Twitter Baptiste Pierre, conseiller municipal de Sarre-Union, secrétaire départemental du FNJ. Il a lui-même condamné la profanation, ainsi que plusieurs cadres du FN, à commencer par Marine Le Pen.


Bies est le député des quartiers du Neudorf, de la Meinau, de l'Esplanade ou de Neuhof à Strasbourg. 

Or, c'est là que s'établirent les Black bloc anti-capitalistes du contre-sommet de l'OTAN d'avril 2009 à Strasbourg que dévastèrent ces anarchistes et no-borders (comme les "Anonymous", non-identifiables...) venus de toute l'Europe, ciblant les McDonald's ou les succursales des grandes banques. Les dessinateurs de Charlie hebdo sont aussi des militants anarchistes.



dimanche 22 décembre 2013

Hollande nie son insulte à l'Algérie et dénonce l' "interprétation" de ses propos

L'Algerie met les regrets de Hollande dans sa poche et son mouchoir par dessus

Alger s'est déclaré satisfait de "regrets" qui n'en sont pas


Hollande, un Bedos
à l'Elysée: pathétique !
Le chef de l'Etat avait fait rire le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) aux dépens de l'Algérie et des Algériens, le 16 décembre, se réjouissant que Manuel Valls, le ministre de l'Intérieur, ait pu rentrer d'Algérie "sain et sauf". Avant d'enfoncer le clou, ajoutant : "C'est déjà beaucoup !" L'Elysée a d'abord tenté de faire passer cette remarque déplacée pour une "boutade", mais si c'était le cas, pourquoi la presse l'a-t-elle occultée pendant plusieurs jours, du 16 au 21, jusqu'à ce qu'elle se répande en Algérie ?

La majorité présidentielle tente de minimiser et d'évacuer  
Son souci est de "faire définitivement retomber le soufflé", selon Le Parisien.
Michel Sapin assure qu' "il n'y a même pas de blague". "C’est pour ça que c’est un peu désolant. Je ne cherche pas les excuses. Ça n’était pas une blague. C’était un propos qui n’avait aucun sens. On peut parler pendant vingt minutes de ce qui n’existe pas, mais ça n’aura aucune conséquence sur les relations avec l’Algérie", a déclaré le ministre du Travail sur RMC et BFMTV.  Qui a estimé qu'il est "indispensable que François Hollande s’explique". "Les Algériens ont toujours eu une sensibilité liée à l’histoire, que je comprends", a-t-il rappelé, dans le registre socialiste "on comprend !" et on dit toujours qu'on comprend tout, puisque ça ne se voit pas.
On retiendra du communiqué de l’Elysée que 
Hollande regrette moins ses propos que l’interprétation 
qui, selon lui,  en a été faite en Algérie et en France.


C'est ce même Sapin qui confirme d'ailleurs l'inversion de la courbe du ...chômage, estimant lundi 23 décembre que le gouvernement est "en train de gagner pas après pas, mois après mois" la bataille contre le chômage... Ce doit être une autre "boutade"...

Le Sapin du gouvernement perd la boule
Dépassé par les événements, le ministre a divagué à son tour, s'en prenant aux "responsables de l'opposition qui sautent sur n’importe quoi pour faire n'importe quel commentaire." Et de sacrifier à la méthode du chantage, procédé réservé à un premier serétaire du PS de l'envergure de Harlem Désir: "Si vous voulez que je rappelle quand Nicolas Sarkozy a parlé de l’homme africain…", lance le ...décoiffant Michel Sapin. Dans une "interprétation" du discours de Dakar prononcé peu après son élection en 2007, la gauche avait  fabriqué une controverse visant l'ancien président de la République qui au Sénégal avait identifié le "drame de l'Afrique" regrettant que "l'Homme africain ne soit pas assez entré dans l'Histoire". PaSiDupes offre un panier de mandarines à quiconque réussit à établir un quelconque rapport ! 

VOIR et ENTENDRE le Sapin, qui n'est toujours pas un cadeau en cette période de fêtes : 


Le Roux, un Bruno ni cru ni crédible
"Les relations n'ont jamais été aussi bonnes avec l'Algérie", sans surprise osé le président godillot du groupe socialiste à l'Assemblée  sur France 2. Reprenant la thèse de Ruth Elkrief, la petite fûtée socialiste de BFMTV, Le Roux a assuré que "si les Algériens ont pris ça pour eux, cela ne leur était pas destiné [mais au ministre de l'Intérieur pourtant mieux protégé qu'une porte de prison]. "C'est pour cela qu'il y a eu des regrets," explique-t-il. Voilà donc un sujet de chronique pour Gérald Roux qui sur France Info se livre à un saisissant "fact-checking" quotidien et tendancieux supposé vérifier les déclarations, les informations et les idées reçues dans tous les domaines de l'actualité, mais toujours dans le sens du pouvoir socialo-écolo. Ce Roux-là tentera de nous convaincre que les "regrets" d'un "sale mec" valent bien les "excuses" d'un président normal

Le Roux continue dans les contre-vérités.
Aujourd'hui nous avons une relation que nous n'avons jamais eue avec l'Algérie. Le président de la République y était en décembre 2012, le Premier ministre y était en décembre 2013. Les entreprises n'ont jamais eu autant de liens», a-t-il poursuivi, mettant lui aussi en cause l'opposition. "Il est arrivé ce qui arrive parfois en politique, l'opposition s'est dit on va créer une brèche. Quand on n'a rien d'autre à faire, c'est ce qui peut arriver", imagine-t-il dans sa tête, dans ses habits de socialiste: si longtemps resté dans l'opposition, ça fait des dégâts...
Les branquignols de la majorité présidentielle mentent
Les déclarations indignées et éditoriaux accusateurs se sont multipliés de l'autre côté de la Méditerrannée, quoi qu'en dise le Bruno cuit.Pour le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, "le sens de l'humour peut apporter une valeur ajoutée au sens des responsabilités lorsqu'il s'exprime avec élégance, avec mesure"Mais il est ici "générateur d'une moins-value". Hollande n'est ni élégant, ni mesuré: il était tout ce qu'il ya de "normal", il est devenu "ordinaire" !"L'année 2012 s'est terminée avec le succès éclatant de la visite d'Etat du président Hollande en Algérie. L'année 2013, n'est pas encore terminée, et nous ne souhaitons pas la terminer sur une mauvaise note", ajoute-t-il, qualifiant l'épisode "d'incident regrettable".

Le Rassemblement national démocratique, deuxième force politique du parlement algérien, a estimé que ces propos "dénotaient
la haine vouée par les Français aux Algériens". Et la porte-parole du parti, Nouara Saadia Djaafar, d'asséner : "De tels propos, qui n'affectent nullement le peuple algérien (...) attentent par contre aux relations algéro-françaises qui connaissent une nette amélioration ces dernières années."

Enfin, le quotidien El Watan qui titre dimanche "Alger s'indigne", dénonce "une plaisanterie de mauvais goût" et "des insinuations pathétiques".



L'opposition ne s'étonne plus de rien

Jean-François Copé, patron de l'UMP, a plus de modération que n'en dit Sapin

Christian Jacob, le président du groupe UMP à l'Assemblée, a, quant a lui, dit sur i>Télé "espérer que pour 2014 le président quitte enfin ses habits de petit blagueur pour devenir le président de la République". Il a qualifié la situation de "grotesque", évoquant le fait que la blague aurait en fait été destinée au Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, qui, comme le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, s'est lui aussi rendu récemment en Algérie. "C'est pathétique", a-t-il conclu.
VOIR et ENTENDRE Christian Jacob : 

VOIR et ENTENDRE quelques réactions de l'opposition sur le thème "
Hollande n'est "pas à l'Elysée pour faire des blagues à deux balles"
VOIR et ENTENDRE quelques réactions en Algérie:


mardi 8 janvier 2013

Quand E. Guigou s'opposait au mariage homosexuel

La Garde des Sceaux de Jospin est-elle  pour autant homophobe ?


La gauche des petits pas furtifs

Elisabeth Guigou, Garde des Sceaux, cherchait rassurer ceux qui voyaient dans le PACS l’ouverture de la boîte de Pandore, lorsqu'elle cherchait à faire mettre le doigt des Français dans son projet d'union civile. 

Le mardi 3 novembre 1998
,  alors que la loi autorisant le PACS était sur le point d’être adoptée par l'Assemblée nationale, Elisabeth Guigou minimisait le risque que cette loi puisse être jamais la première d’une longue série autorisant, in fine, le mariage homosexuel et l’adoption – donc la filiation.

Dans son allocution, la Garde des Sceaux de Jospin affirmait la dissociation volontairement mise en place entre le PACS et le mariage. 

Ainsi, le PACS n'avait d'autre but, selon elle, que de
faire reconnaître par l’Etat l’engagement de deux personnes, homosexuelles ou hétérosexuelles. Ce faisant, le gouvernement statuait sur le couple, et non pas sur la famille et l’enfant. " Pourquoi l’adoption par un couple homosexuel serait-elle une mauvaise solution ? " tonnait alors Elisabeth Guigou. " Parce que le droit, lorsqu’il crée des filiations artificielles, ne peut ni ignorer, ni abolir la différence entre les sexes. " […] 

Je veux être parfaitement claire : je reconnais totalement le droit de toute personne à avoir la vie sexuelle de son choix. Mais je dis avec la plus grande fermeté que
ce droit ne doit pas être confondu avec un hypothétique droit à l’enfant. […] 
Je soutiens comme de nombreux psychanalystes et psychiatres qu’un enfant a besoin d’avoir en face de lui, pendant sa croissance, un modèle de l’altérité sexuelle. "

VOIR et ENTENDRE

Manque de  lucidité ou double jeu socialiste ?

Forte d’une bel argumentaire,
Elisabeth Guigou, en guise de conclusion, apostrophait ses adversaires
" Je n’ignore pas le procès d’intention sur un éventuel 'après' de cette proposition qui préparerait des évolutions plus fondamentales de notre droit. Ce texte serait " une valise à double fond ", ironisait-elle. 
Je m’élève avec la plus grande énergie contre de telles insinuations. Ce vocabulaire de contrebande qui fait croire que ce texte cacherait autre chose […] est inacceptable," lançait-elle avec véhémence

Quatorze années après, le droit peut désormais créer des filiations artificielles La gauche entre dans la phase 2

Les contrebandiers de l’époque avaient-ils raison ? Ignorant et niant même la différence des sexes - après avoir soutenu la "théorie du genre" (ou "gender" aux USA) - alors que deux parlementaires UMP (Virginie Duby-Muller et Xavier Breton,) jugent qu'elle constitue une menace contre notre contrat social -,  il faudrait croire que le droit à l’enfant serait accepté par une majorité de Français et que l’enfant n’aurait nullement besoin en face de lui d'un modèle d’altérité sexuelle. Aujourd'hui, les apprentis-sorciers prennent le risque d'imposer la déstructuration de l’enfant, la gestation pour autrui, en phase 3 dans quelques années, avec le ventre des femmes comme objet de commerce. Ils se fabriquent de biens beaux sujets d'indignation et de lutte pour l'avenir.

Considérée comme acquise du seul fait d'elle figure au programme présidentiel de François Hollande, la loi sur le mariage homosexuel fracture la société aussi bien verticalement que transversalement et son adoption ne sera pas chose facile. 

Initiateurs d'un combat 
 archaïque des Anciens et des Modernes, mais probablement inquiets des dégâts politiques et anthropologiques dont cette prétendue "avancée" sociétale du mariage homosexuel est porteuse, le gouvernement tente de calmer le débat qui tourne à l'affrontement et ouvre une nouvelle "guerre scolaire". 

Depuis que Najat Vallaud-Belkacem a été prise en flagrant délit de prosélytisme auprès de collégiens malléables du Loiret à l'invitation d'une association militante de gays et lesbiennes, le ministre de l'Education, Vincent Peillon a pris prétexte d'une lettre de recommandation modérée du directeur de l'enseignement catholique pour rappeler le milieu éducatif à la "neutralité". Il encadre la concertation et la limite aux puissantes associations qui, dès le départ, poussaient le projet. Interrogé sur la précipitation de l’exécutif et sa surdité au débat, le sénateur Jean-Pierre Sueur (PS, comme par hasard dans le Loiret) s’est au contraire félicité que le gouvernement ait permis le débat par voie de presse !

Ils nous disent aujourd'hui qu'ils ont évolué
=> Elisabeth Guigou, sénatrice en 2012:
"A l'époque, l'important était de faire passer le pacs. Il y avait une résistance farouche au pacs à l'Assemblée, mais aussi dans la société avec des manifestations, des débordements verbaux inadmissibles... Donc, l'important, c'était de dissocier le pacs du mariage, sur le plan légal et sur le plan symbolique. En 1998, il n'était pas possible de mettre sur la table la question du mariage homosexuel, même au sein du gouvernement, il a fallu que j'insiste. [...]
Aujourd'hui, j'ai évolué sur le mariage, j'ai considéré, en parlant avec les associations que, dès lors qu'il s'agissait de consentement mutuel entre deux adultes, il n'était pas possible de refuser une égalité des droits. La société a beaucoup évolué, moi même je garde mes interrogations sur l'adoption [ainsi se prépare-t-elle à tromper de nouveau les Français]; il faut trouver comment écrire dans le code civil comment s'organise la filiation d'un enfant qui est adopté par un couple homo." La manipulatrice de l'opinion ne renonce pas.

=> Catherine Tasca, ancien ministre et sénatrice des Yvelines, qui affirmait en 1998 " le pacs n'est pas un mariage bis, il n'est pas le mariage des homosexuels, il n'est pas une attaque contre la famille, entre autres", a aujourd'hui viré sa cuti et avoue " J'ai constaté que les homosexuels n'ont pas été les premiers utilisateurs du pacs, ce qui m'amène à réfléchir : ce que nous avions taillé sur mesure pour sortir les homosexuels de leur marginalité n'est pas suffisant pour eux, puisque cela a été suivi d'une autre revendication, d'une revendication d'égalité à laquelle je ne peux être opposée. C'est à ce titre que je soutiendrai cette nouvelle étape."


=> Jean-Pierre Michel, sénateur de Haute Saône et autre girouette élus du  PS dans le sens de l'Histoire, disait en 1998 ce que la gauche reproche en 2013 aux "réactionnaires""Je pense fondamentalement qu'il y a dans le couple homosexuel une singularité et qu'il ne lui servirait à rien de singer le couple hétérosexuel qui, pour moi, reste fondé sur l'altérité des sexes et auquel, seul, le mariage doit être ouvert." 

Mais son pédalo avance aujourd'hui à la godille : " Il fallait alors rassurer en disant qu'il n'était pas question d'adoption. A l'époque, il y avait déjà des revendications de la part des homosexuels pour le mariage et cette revendication a été maintenue ; il s'agit de l'égalité de tous devant la loi, je n'y vois pas d'inconvénient.

Mais cela est plus compliqué à faire passer dans la société traditionnelle; le mot mariage implique la parentalité, or notre travail ne va pas au bout de la logique, la logique serait de leur prévoir toutes les possibilités d'enfants. Sur la question de la parentalité, on proposera d'aller plus loin dans nos amendements. Si l'on parle de mariage, il faut régler complètement la question de la parentalité, sinon c'est un texte boiteux qui répond à des revendications d'égalité des droits. " Réclamez, il vous sera donné !

Le débat s'organise au corps défendant du pouvoir


Laurence Tcheng, l'intellectuelle de gauche, 

Frigide Barjot (au centre) et 

Xavier Bongibault, 
homosexuel et athée

Se voyant contournés, les opposants s’organisent contre un projet qui remet intrinsèquement en cause un modèle millénaire. 
La percutante co-organisatrice du collectif la "Manif pour tous"Frigide Barjot est aux premières loges pour défendre la famille, appuyée par la socialiste Laurence Tcheng et un jeune homosexuel, Xavier Bongibault

Un collectif pour la famille
 
(l'association Alliance Vita) formé de jeunes professionnels vient aussi de voir le jour. Il entend fédérer et coordonner l’ensemble des initiatives, à commencer par une pétition nationale lancée il y a 5 jours :Sauvegardons les droits de l’enfant !


Les élus se mobilisent 
Bon nombre de députés s'emparent du débat qui les évite. 
Chez les élus locaux, la prise de conscience est encore plus forte et chez certains, ça ne passe pas. Le premier à avoir ouvert le feu se nomme Philippe Brillault. Le maire du Chesnay (qui avait battu Christian Blanc aux municipales de 2008, seul et contre tous) vient de sortir une motion. Celle-ci a été présentée à l’ensemble du Conseil municipal et affiche clairement le refus des élus de voir modifier le code civil mais plus encore d’être pris en otage par un texte qui pose " un vrai cas de conscience " et que " seul un référendum légitimerait ". Un premier chiffon rouge agité en direction du président de la République, avant d'autres.

Le 17 juillet 1984, le gouvernement de Pierre Mauroy tombait sous la pression du mouvement de l’école libre
Un million de personnes était descendu dans la rue pour s’opposer au projet de loi Savary. 
Qu’il s’appelle Bertinotti ou Taubira, le projet de loi autorisant le mariage homosexuel et l’adoption risque lui aussi de passer à la moulinette de la rue. C’est le prix à payer lorsque l’on étouffe le débat.

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