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dimanche 22 juin 2008

Carhaix et des élus livrés à la LCR

Ouest France et LePost détournent la vérité
Video à l’appui, PaSiDupes a montré en action, dans son article précédent, les élus entraînés par le maire trotskiste de Carhaix. Quel est le prétexte saisi par les révolutionnaires de Carhaix pour créer des incidents partout dans le Finistère, comme dans les ports bretons ?
En mars 2008, face à la fermeture des services de maternité et de chirurgie de l'hôpital de Carhaix, par l'Agence régionale d'hospitalisation, le maire DVD de Carhaix anima un ample mouvement de résistance, qui rassembla massivement la population (7000 à 10 000 ?) aidé par la L.C.R , l'U.D.B, les militants syndicaux SUD, les Forces progressives de gauche, et les actions de lutte menées par le comité de défense et de développement de l'hôpital de Carhaix, se durcirent et s'intensifiérent journellement à partir du 1er juin, une semaine avant la fermeture des services (6 juin 2008).


Le maire Christian Troarec, en costume laissant bondir son ventre de prolétaire, à la tête de sa bande de casseurs.

Des actions violentes furent menées contre l’Etat, à la préfecture de Quimper (camion bélier) jeudi 5 juin, samedi 7 juin (catapulte et jets de pierre ou de boulons), samedi 14 juin (canon), autant d’actes qualifiés de ‘symboliques’ par les révolutionnaires! Ils jugèrent ‘vive’, en revanche, la réaction de l'Etat face aux manifestants : des pluies de lacrymogènes affectèrent en effet le ciel breton.

En chemise noire, chacun pourra observer au passage l'élu, ailleurs (ci-dessous) le poing levé à la tête de ses révolutionnaires ou faisant le coup de force face aux gardes mobiles.


Escalade médiatique dans le mensonge politique
Le titre du quotidien Le Monde ? 'Hôpital de Carhaix: nouvelle manifestation à Quimper'

Ouest France titre : 'Quimper: élus chargés et matraqués'

N'ont-ils donc pas connaissance à Paris des faits que la presse régionale rapporte?

Le Télégramme explique dès le 14 juin comment des moyens communaux sont mis en œuvre pour attaquer les forces de l’ordre et les bâtiments publics d’état :
« Carhaix est en lutte. Les soutiens affluent. Le président du conseil régional parle d’un « nouveau Plogoff », allusion à la farouche, violente et victorieuse opposition des Bretons à l’implantation d’une centrale nucléaire à la pointe du Raz, à la fin des années 70. Christian Troadec, régionaliste pur jus, savoure. Il encourage ses troupes. « On ne gagnera que s’il y a un vrai rapport de forces ». Il active tous ses relais. Le mouvement est encadré par la LCR. La logistique est assurée par les Vieilles Charrues. Les opérations sont préparées en petit comité, et maintenues secrètes jusqu’au moment du départ. Lors des actions coup de poing, les responsables échangent ordres et infos par talkie-walkie. Des voitures relais sont stationnées en retrait, en cas de repli précipité. Même la baraque à frites suit, de manière à ce que les troupes n’aient pas à quitter le terrain au moment des repas. Des camions sont loués pour apporter paille et pneus à brûler. Mais le jeudi 5 juin, quand éclatent de violents incidents à Quimper, ce sont des véhicules communaux, avec du personnel communal, qui sont en première ligne et livrent les pierres à lancer sur les forces de l’ordre. À Morlaix, deux jours avant, des incidents similaires vaudront une « convocation ultérieure » du parquet à Christian Troadec. »

C’est du journalisme partisan, certes, mais c’est aussi de la désinformation. Les manifestants se rassemblent en violation de la loi et tournent autour des cars de police, à la recherche de l’affrontement. L'agresseur ne semble pas être clairement celui que la presse désigne, puisqu'ils étaient deux.

Une fois les photos prises, qui iront dans l’album des anciens combattants de la révolution, les manifestants devisent courtoisement avec les forces de l’ordre qui les ont précédemment ‘chargés et matraqués’.

Et LePost (Le Monde) force un peu plus le trait : 'Encore une manif qui tourne mal ! Des élus chargés et matraqués à Quimper ! '
Malgré les photos et vidéos, le site ajoute, au conditionnel : « La charge aurait été violente... certains élus ont été projetés au sol... » C’est Troadec qui le dit, alors…

La personne au sol, n'est pas un élu... Est-ce vraiment un 'jeune' écolier, au vu des culottes courtes et du cartable, selon la mise en scène? Le maire Troadec agrippe ici le gendarme à l'épaule et utilise sa masse brutale: les positions des corps indiquent que le gendarme arc-bouté sur ses jambes est sur la défensive, face au corps massif porté en avant de l'assaillant, qui n'est autre que ...le maire. LePost n'écrit-il pas pourtant : 'certains élus ont été projetés au sol' ?...
Les élus sont-ils intouchables?
Un Conseiller régional peut-il impunément faire le coup de poing avec les forces de l'ordre et bénéficier du soutien médiatique comme de l'indulgence des autorités, tandis qu'un petit voyou est poursuivi? Existe-t-il un régime de faveur pour les voyou dela politique?

Les photos sont révélatrices de la manipulation de l’opinion.

D'ailleurs, nous retrouvons ici l'un de ces élus qui auraient été molestés ! Nous reconnaissons en particulier l'un des meneurs qui, menaçants et le poing levé, dirigeait la bande de révolutionnaires excités (photo 1) que les gendarmes s'efforcent ici de contenir.
Rien de bon enfant ou d'improvisé. Les professionnels de l'action de rue sont organisés. Le Télégramme du 20 juin raconte :
« Les Carhaisiens sont de mieux en mieux entraînés. L’action menée hier après-midi, à Châteaulin, en est la preuve. Sans prévenir personne, une quarantaine de membres du comité d’action de la capitale du Poher a tenté de faire irruption dans l’enceinte de la sous-préfecture. Tactique au point. « Le but était d’allumer un feu de pneus à chaque entrée de la rue pour faire diversion, d’amener le camion jusqu’à la porte arrière, de sortir les échelles et de gravir les murs », racontait un des manifestants à la fin de l’opération. Seule une quinzaine d’entre eux a réussi la cabriole. Les autres ont été contenus à l’extérieur de l’enceinte par des gendarmes faucheurs d’échelles. »

Il est également possible d'observer les scènes de violence orchestrées par la LCR, dans la vidéo de l'article précédent de PaSiDupes. Elle montre sur le vif les camarades trotskistes de Besancenot, l'hypocrite qui va se montrer chez Drûcker.

Outre les provocations, un autre exemple de mise en scène mettant en vedette une mamie-confiture, ou une jeune romantique qui arbore un écusson à l'effigie de Che Guevara.

Carhaix : des trotskistes occupent la Bretagne

Qui est Christian Troadec, le maire de Carhaix?
Olivier Besancenot,
révolutionnaire trotskiste
en semaine
et petit postier people
le dimanche.

Le double langage et le double visage trotskistes se dévoilent au grand jour, si on prête seulement un peu d’attention aux images. Lire aussi le prochain article de PaSiDupes
Le petit postier sans âge avait offert aux braves gens un peu de frisson révolutionnaire en venant se vautrer dans la mollesse des coussins rouges de Michel Drücker et jusque dans leurs salons. Il fallait tromper le monde des badauds de la télévision. Le porte parole de la LCR avait donc tenté de rassurer les badauds craintifs de l’écran. Rien de commun en apparence entre le guérillero barbu, le tortionnaire d’Ingrid Bettancourt et cet adolescent imberbe propre sur lui. Comment, en effet, la révolution à bicyclette de La Poste pourrait-elle être violente et cruelle ?

La réalité est tout autant ambigüe
Une ‘grand-mère’ de 62 ans
nous assure d’ailleurs que les violents sont les victimes. La mamie-confiture nous assure d’une voix douce qu’elle a été frappée, bien qu’elle exhibe un bras sans aucune trace et une montre épargnée : il faut être habité par la foi révolutionnaire pour la croire ! Pas même les stigmates... Pour seule preuve, l’onction d’un passage au JT de 20h. C’est le TF1 de Martin Bouygues qui recueille, montre et par là authentifie le mensonge révolutionnaire.

Chacun pourra néanmoins observer la forte concentration de drapeaux de la LCR et de SUD, à l’exclusion de toute autre tendance, d’ailleurs. Les violences trotskistes sont étalées sans jamais être attribuées. Il faut décripter.
On appréciera aussi au passage que des élus bretons, dont des maires, et singulièrement celui de Carhaix (depuis 2001), Christian Troadec (DVG, Gauche alternative-UDB), arborent non pas les symboles de la République, mais l’écharpe noire et blanche herminée. Gauche alternative est financée par SEGA (Solidarité, Écologie, Gauche Alternative, entité comptable unique de plusieurs partis ou mouvements écologistes et alternatifs, dont les Comités Bové )
VOIR et ENTENDRE (TF1-LCI)
Christian Troadec
Elu maire de Carhaix en 2001, il devient conseiller régional en 2004.

Or, le hasard fait que ce maire pacifiste est encore à la fois l'un des promoteurs de l'Appel de Carhaix (Collectif breton pour la démocratie et les Droits de l'homme - LIEN) et l’un des collecteurs de fonds des écoles Diwan. Le Festival reverse ses bénéfices pour le développement du tissu associatif et culturel du Centre Bretagne (dont le lycée Diwan à Carhaix, établissement d'enseignement 100% en langue bretonne).
Lorsqu'en 2004, il est élu au Conseil régional de Bretagne, c'est sous l'étiquette Gauche alternative sur la liste UDB Verts.
La Gauche alternative est issue de courants politique divers : des communistes du PCF et des minoritaires de la LCR, des écologistes et socialistes anti-libéraux, les Alternatifs héritiers du PSU et des comités Juquin, des militants issus de ces mêmes courants et des militants associatifs et syndicaux ainsi que de simples citoyens engagés dans les collectifs unitaires antilibéraux.
Monsieur le maire de Carhaix cumule à la fois le poste de président du festival Les Vieilles Charrues et patron de brasserie (12 salariés), une marque de bière bretonne brassée à Carhaix (Finistère). Sachant que ses festivaliers ne boivent pas que de l’eau de source Katel-Roc, le patron-maire fait d’une pierre deux coups : serait-ce par hasard de la prise illégale d’intérêt?