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lundi 8 avril 2019

Flop de la manif des 'foulards rouges', ce dimanche

 Le rassemblement des 'foulards rouges' ne s'essouffle pas : il a été annulé !

La préfecture de police a-t-elle communiqué ses chiffres de participation ?
19-4-8-foulardsLa presse aux ordres a-t-elle claironné qu'ils n’étaient que quelques dizaines de soutiens à Macron ? Un grand moment de solitude pour l'Elysée. 

Si l’Acte XXI du mouvement social des Gilets jaunes a connu ce samedi un bas de sa mobilisation, les 'foulards rouges' ont fait pire ce dimanche : en fait d'essoufflement, ils étaient sous assistance respiratoire... 

 
La marche du mouvement présidentiel créé en réaction aux Gilets jaunes, prévue à partir de la place de la République de Paris​ n’a ainsi qu’attiré qu'une soixantaine de personnes, selon Mediapart, et a été annulée faute d'un nombre suffisant de manifestants.
Des « foulards rouges » à Paris.
Des 'foulards rouges' à Paris
Peut-être BFMTV, CNews et LCI ont-elles montré ces vues éloquentes, mais doute était-ce dans leurs éditions de nuit...

Un échec qui n’a pas manqué de faire réagir sur les réseaux sociaux, beaucoup se moquant du faible nombre de participants.

D'autres sont plus sévères
sur les incohérences d'un pouvoir inéquitable :


ou sur le financement : 



D'autres encore ont compilé les tweets insultants des électeurs de Macron, notamment des socialistes et des juppéistes recyclés : 


vendredi 20 avril 2018

Les ratés dans les frappes en Syrie dont Macron ne s'est pas vanté sur BFM

Florence Parly refuse de commenter "les performances de tel ou tel système d'armes" 

"Ces informations sont classifiées", raconte la ministre des Armées

Parly s'est refusée à tout commentaire vendredi sur France Bleu Provence sur les ratés supposés lors des frappes occidentales en Syrie. Selon plusieurs media, la Marine française aurait rencontré des "aléas techniques" et des missiles ne seraient pas partis. "Je lis comme vous la presse et je n'ai pas l'intention de commenter les performances de tel ou tel système d'armes, a-t-elle déclaré. Vous comprendrez que ces informations, qu'elles soient vraies ou fausses, sont tout à fait classifiées et donc je ne les commenterai pas." 

"Objectifs atteints," globalement

Les Etats-Unis, suivis par la Grande-Bretagne et la France, ont mené des frappes ciblées, le 14 avril dernier, en représailles à une attaque chimique présumée le 7 avril à Douma, près de Damas. "Nous avons tiré le nombre de missiles qui étaient nécessaires pour atteindre et pour détruire les cibles que nous nous étions fixées (…) Nos objectifs ont été atteints et nous n'avons rien à ajouter", a indiqué Florence Parly, sommairement, sur France Bleu.

Mensonge d'Etat par omission

A la suite de l’article diffusé par "La Lettre A" - une lettre confidentielle consacrée à l'actualité politique, économique et médiatique en France -, consacré aux problèmes rencontrés par la Marine nationale lors des frappes contre la Syrie,  une source navale reconnaît que " certains missiles ne sont pas partis" à la suite d’"aléas techniques". La Marine et les industriels concernés (Naval Group et MBDA) n’ont pour l’instant pas d’explications...

Selon les spécialistes, la France a dû rabattre ses prétentions: la planification initiale prévoyait le lancement d’un nombre de Missiles de Croisière Naval (MdCN) "supérieur aux trois" finalement effectués. En réalité, deux salves de trois devaient être tirées et une seule a pu l’être dans le créneau de temps imparti.

Trois frégates multimissions (FREMM) armées avec des MdCN étaient déployées en Méditerranée orientale, ainsi qu’une frégate antiaérienne. Les FREMM étaient l’Aquitaine, l’Auvergne et le Languedoc - c’est cette dernière qui a tiré.

Selon le scénario reconstitué, une première salve n’est pas partieLa Lettre A affirme que c’est également le cas d’une deuxième à bord d’une autre frégate, ce qui n'est actuellement ni confirmé, ni démenti.

Une autre frégate " en spare", c’est-à-dire en réserve pour faire face à genre d’éventualité, a pu prendre le relais et délivré trois MdCN. Lorsque le groupe naval s’est retrouvé en situation de lancer une nouvelle salve, le "temps très court" de la fenêtre de tir prévue par la coalition était passé. "Nous avons raté le créneau. L’heure du tir est déterminée en fonction de l’endroit où se trouve le bateau", précise un proche du dossier.

Le président Macron a fait l'impasse sur cet échec

Le chef de l'Etat est-il mal informé ou cachottier ?
Résultat de recherche d'images pour "Macron en treillis"
Il s’agissait du premier emploi opérationnel du MdCN et ce "couac" n’est évidemment pas une bonne nouvelle pour la Marine nationale, même si la pertinence de ce système d’armes n’est pas en cause, veut-on croire.

Le chiffre n’est pas public du nombre de missiles qui devaient être initialement tirés par les Français dans la nuit de vendredi à samedi, mais il est probablement de seize. On sait que seulement douze l’ont été (9 Scalp et 3 MdCN). 

Le sort du dixième Scalp embarqué par les cinq Rafale (2 par appareils) n’est pas non plus connu avec précision. Si on prend pour référence la planification de la frappe de 2013, seize missiles devaient être tirés, selon des informations non confirmées.

Le Parisien ne vend pas la mèche : désinformation ?


Ce journal réputé soumis se livre à sa flagornerie habituelle
: "Macron, chef de guerre. Pour la première fois de son quinquennat, le jeune président français a du [dû] enfiler ce costume maintes fois utilisé par son prédécesseur, en faisant participer l’armée française, conjointement avec les armées américaine et britannique, à une série de frappes en Syrie." 
Et son compte-rendu se poursuit dans le style "presse caniveau" : "Des frappes circonscrites aux capacités du régime syrien permettant la production et l'emploi d'armes chimiques", selon les mots-mêmes du chef de l’Etat, qui s’est exprimé dans un communiqué pendant la nuit, alors que ses services diffusaient une photo le montrant avec Florence Parly, ministre des Armées, et plusieurs membres de l’Etat-major militaire dans le fameux 'PC Jupiter', en pleine coordination des attaques."
Le Parisien donne une indication qui laisse entendre qu'il est au courant du "flop" : "Le tir depuis une FREMM de missiles de croisière navals MdCN, d'une portée de 1.000 km et d'une précision de l'ordre du métrique, constitue une première pour la France qui n'avait encore jamais utilisé cet armement en situation réelle.
Le journal diffuse deux vidéos produites par la Marine nationale, "Tir de missile depuis une frégate française" et "le décollage des Rafale dans la nuit", pour endormir ses lecteurs. Prétendant à plus de sérieux et de crédibilité, il relaie d'ailleurs les propos du ministre des Armées : "une bonne partie de son arsenal chimique a été détruite", a claironné Jean-Yves Le Drian sur la chaîne BFMTV. "Beaucoup a été détruit par les frappes de cette nuit", a-t-il insisté. Mais il n'a pas tout dit !

VOIR et ENTENDRE ce reportage creux de propagande (on notera toutefois qu'il y est question de "raid  aérien" et non pas de "frappes"):

Deux heures et demi sur BFM pour que Macron taise la vérité.

Frappes en Syrie, une opération "légitime" et "réussie" ?
A la différence du président américain, Donald Trump, et de la première ministre britannique, Theresa May, Emmanuel Macron ne s’était pas exprimé à la télévision en direct au moment où il lançait à leurs côtés, dans la nuit du 13 au 14 avril, l’opération aérienne ciblant trois sites du programme d’armement chimique syrien. Il est revenu longuement sur cette opération dimanche, saluant d’abord une opération "réussie sur le plan militaire" [sic], a-t-il déclaré devant la France entière.
Emmanuel Macron s'est satisfait de répéter sans surprise le récit déjà amplement développé par le ministère des Affaires étrangères du falsificateur Le Drian, comme par celui des Armées et par l’Elysée, pour justifier l’intervention au vu des preuves recueillies  - mais non produites - sur le terrain – sur lesquelles il ne s’est pas étendu – montrant la propagande de l’attaque chimique et de l’implication du régime. L’intervention s’est faite "de façon légitime dans le cadre multilatéral. […] C’est la communauté internationale qui est intervenue", a insisté le chef de guerre, soudainement en retrait.
Macron a piqué une colère pour faire diversion de la réalité. 
Entre les lignes, il a répondu à Jean-Luc Mélenchon, patron de La France insoumise (LFI), et à une partie de la classe politique qui lui reproche de ne pas avoir consulté le Parlement avant de décider l’intervention en Syrie, ni d'ailleurs l'ONU, par courtoisie, ni même les états voisins de la Syrie, par respect. Le président a répondu par le texte de la Constitution "votée par le peuple français ", a-t-il esquivé, qui prévoit que le chef de l’Etat est le chef des armées.

mercredi 8 novembre 2017

Liberté d'expression artistique : Arnold Schwarzenegger accuse Bill Clinton

Schwarzenegger dénonce l'interventionnisme de Bill Clinton contre l'un de ses films

Schwarzie explique certains flops de ses films

Résultat de recherche d'images pour "Last Action Hero"
Ainsi, "Last Action Hero", qui n'a pas rencontré le succès escompté par la superstar du cinéma d'action dans les années 1980, a souffert de l'arrivée du candidat Démocrate à la Maison-Blanche. 

Sorti en juin 1993 outre-Atlantique, soit six mois après la prise de fonction de Bill Clinton à la présidence des États-Unis, "Last Action Hero" raconte l'histoire d'un  garçon de 11 ans qui part vivre des aventures avec le héros de sa série de films préférée, Jack Slater, incarné par Arnold Schwarzenegger. Or, le long-métrage ne séduisit pas la critique acquise à la gauche qui accabla l'acteur militant affiché au parti Républicain, ni donc au public, qui fut détourné de son habitude de se déplacer en salle. 


Culturiste (5 Mister Univers et 7 Mr. Olympia),
il épousa en 1986 Maria Shriver, journaliste de télévision, fille d'Eunice Kennedy, sœur du président Démocrate John Fitzgerald Kennedy et de Sargent Shriver, ancien ambassadeur des États-Unis en France et candidat à la vice-présidence des États-Unis.

Liste des Oscar sous la présidence de Bill Clinton
(1993-2000)

1990 : Oliver Stone pour Né un 4 juillet (Born on the Fourth of July): il signa une pétition de soutien à Jean-Luc Mélenchon pour l'élection présidentielle en France;
Woody Allen pour Crimes et Délits (Crimes and Misdemeanors): ""Je vais voter pour Hillary, je suis un démocrate convaincu"; 
1991 : Kevin Costner pour Danse avec les loups (Dances With Wolves): en 2008, il soutint Barack Obama et l'accompagna dans plusieurs meetings au Colorado;
1992 : Jonathan Demme pour Le Silence des agneaux (The Silence of the Lambs)
Oliver Stone pour JFK
Ridley Scott pour Thelma et Louise : il déclara "Le Pen? C'est comme Trump il y a quelques mois!"
1993 : Clint Eastwood pour Impitoyable (Unforgiven) : engagé politiquement aux côtés du Parti républicain, sur les listes duquel il est inscrit depuis 1951, se définit lui-même comme un libertarien fiscalement conservateur, mais socialement libéral;
1994 : Steven Spielberg pour La Liste de Schindler (Schindler's List): avec le magnat des studios de cinéma Jeffrey Katzenberg, il ont donné 1 million de dollars chacun à Hillary Clinton;
1995 : Robert Zemeckis pour Forrest Gump
Woody Allen pour Coups de feu sur Broadway (Bullets Over Broadway): il reviendra en 1998 sur sa rencontre artistique avec Donald Trump, lors du tournage de Celebrity, dans lequel le cinéaste new-yorkais juge le candidat républicain "bon acteur";
Quentin Tarantino pour Pulp Fiction : "Donald Trump est un bouffon devenu dangereux"; mais Tarantino avoua avoir été au courant des harcèlements sexuels et viols d'Harvey Weinstein, "mais a préféré se taire";
Robert Redford pour Quiz Show : a finalement rejeté les "gauchistes de Hollywood" et déclaré qu'il n'est "pas dans la haine de Donald Trump";
1996 : Mel Gibson pour Braveheart : ne s'est jamais publiquement déclaré Républicain, quoiqu'en dise le Washington Times, et devait d'ailleurs produire le film Fahrenheit 9/11 du très controversé agitateur Michael Moore, avant d'en céder les droits. En 1995, dans un entretien avec Playboy Magazine, il s'en était pris au président Bill Clinton en qui il voyait un opportuniste de bas niveau;
Tim Robbins pour La Dernière Marche (Dead Man Walking) : soutien de Trump;
1997 : Anthony Minghella pour Le Patient anglais (The English Patient)
Joel Coen pour Fargo
Mike Leigh pour Secrets et Mensonges (Secrets & Lies) : il a refusé de se rendre en Israël du fait de sa politique;
1998 : James Cameron pour Titanic : s'est déclaré déçu par les mandats d'Obama;
Gus Van Sant pour Will Hunting (Good Will Hunting) : il estima "intéressante" la personne de Trump mais apporta son soutien à Bernie Sanders, socialiste, indépendant du Parti démocrate;
1999 : Steven Spielberg pour Il faut sauver le soldat Ryan (Saving Private Ryan)

Ont voté Obama: 
Léonardo DiCaprio, Forest Whitaker, Dave Stewart (Eurythmics), Cyndi Lauper, Jennifer Aniston, Kevin Bacon, Dustin Hoffman, Borat et Ron Howard, Will Smith, Halle Berry, Whoopi Goldberg...

Ils ont financé la candidature d'Hillary Clinton
Rosanna Arquette ou Cate Blanchett ont déclaré leur soutien à Hillary Clinton pour "prendre le pouvoir à Hollywood", selon cette dernière.
Steven Spielberg, George Clooney (a organisé des dîners qui auraient permis de collecter 15 millions de dollars, certains riches donateurs Démocrates versant jusqu'à 350.000 dollars par personne), Magic Johnson, l'acteur Samuel L. Jackson, Justin Timberlake, Jennifer Aniston, Tobey Maguire, Jamie Foxx ou Katie Holmes ont collectivement déboursé plus de 3 millions de dollars, Britney Spears, Cher, Matt Damon, Richard Gere, Sean Penn, Brad Pitt, Tom Hanks, Scarlett Johansson, Kim Kardashian West and Kanye West, Jennifer Lopez, Oprah Winfrey, Beyonce, Candice Bergen, Eva Longoria et Salma Hayek, épouse de François-Henri Pinault, PDG du groupe de luxe Kering (Gucci, Yves Saint Laurent, Boucheron, Bottega Veneta, Alexander McQueen, et également les marques Puma et Volcom), anciennement Pinault-Printemps-Redoute (PPR), et fils de François Pinault, propriétaire de l'hebdomadaire Le Point et proche de François Hollande.

Ont voté Trump: 
 
Dennis Rodman et Mike Tyson, Jon Voight (père d'Angelina Jolie), Stephen Baldwin, Tim Robbins,...

"L'ère du héros d'action était terminée"

Schwarzenegger, 70 ans, désigne le Président fraîchement élu comme responsable de la cabale contre ses héros. "C'était l'une de ces situations où le président Clinton venait d'être élu et la presse engagée avait transformé les films en quelque chose de plus politique. Ils pensaient que le cinéma d'action des années 1980 était terminé, et ce film en était le parfait exemple. Ils avaient écrit leurs articles avant même de l'avoir vu", a en effet déclaré l'acteur de Terminator dans un entretien avec Business Insider, propriété d'Axel Springer SE, le plus important groupe de presse allemand, dont Bild ou die Welt (Télé Magazine, les sociétés aufeminin.com, bonial.fr, marmiton.org ou seloger.com en France).


Et le futur gouverneur Républicain de Californie d'ajouter,
pour expliquer l'échec du film  : "L'ère du héros d'action était terminée, Bill Clinton était là, et il nous était impossible de rattraper le coup face à l'arrivée des films intellectuels." Avec le temps, "Last Action Hero" finit tout de même par obtenir le statut de film culte.

Succès politiques
D'origine autrichienne, Arnold Schwarzenegger fut l'élu du parti républicain au poste de gouverneur de Californie en 2003, comme Donald Reagan (1967-1975). Il sera réélu en 2006 et quittera ses fonctions de gouverneur en 2011, après sept ans d'exercice.

vendredi 15 avril 2016

'Dialogues Citoyens' de Hollande: réactions politiques sur Twitter

Hollande, "dans la nuée des critiques"

"Un bide": quelle est l'étendue de son flop d'audience ?

Seulement 3,4 millions de téléspectateurs ont assisté à l'intervention de François Hollande, jeudi soir sur France.
Une audience "mauvaise" pour le président de la République alors que l'horaire de l'émission, diffusée à partir de 20h05, devait avoir un effet positif. Le chef de l'État n'a pas bénéficié du pic d'audience du journal télévisé et a même perdu des téléspectateurs sur la session de 1h45, jusqu'à 21h45 et la coupure publicitaire.


"L'allocution de #Hollande ce soir visait la réconciliation avec les Français : c'est un bide !" @ericcoquerel #OVPL #OnVautMieuxQueCa

— Parti de Gauche (PG) (@LePG) 14 avril 2016


Car ses propos n'ont pas convaincu. A format comparable, François Hollande avait réalisé le 6 novembre 2014 un score plus de deux fois supérieur à celui de jeudi. Sur TF1,  le chef de l'État avait réussi à capter l'attention de 7,9 millions de personnes. Soit 29,8% de part d'audience, avec un pic à 9,8 millions, dans l'émission "En direct avec les Français".
Le 11 février 2016 encore, l'intervention en direct de François Hollande dans les journaux télévisés de TF1 et France 2 avait également fédéré près de 10 millions de Français (5,5 sur la Une, 4,5 sur la Deux).
Avec 14,3% du public devant sa télé, François Hollande a fait moins bien que la série policière "Falco", sur TF1 ( 4.405.000 téléspectateurs, 19,4%).

Hollande: "L'habileté n'est plus suffisante, le pays souffre trop"
Le fil conducteur de cette émission crépusculaire de Hollande voulait mettre en perspective la dernière année de son quinquennat. A défaut d'horizon, on a eu droit à un marathon d'explications qui ne parlent plus à personne, suite à la somme de ses renoncements et trahisons depuis 2012 sont une réalité qui, à un an de la prochaine présidentielle, a été le fil conducteur d'une émission crépusculaire. ce soir, on a bel et bien assisté à la fin du hollandisme.
Les membres du gouvernement volent en escadrille au secours de Hollande

La secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée de l’Aide aux victimes n'a pas un mot pour... les Français:
Le ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports promet une année supplémentaire de chienlit, comme celle provoquée par la réforme Valls du droit du Travail, avec les 'Nuit Debout':
Une radio du service public a trouvé ce tweet introuvable sur la page de Jojo Pau-Langevin, ministre des Outre-mer...
Stéphane Le Foll assume tout...

Méthode Coué de la ministre de la Santé, Marisol Touraine, qui ne se soigne toujours pas:
Le 'frondeur' Laurent Baumel, député socialiste d'Indre-et-Loire, souligne en revanche que le 'capitaine de pédalo' rame:
Pour le Parti de gauche, Eric Coquerel, annonce la fin:

Trouve-t-on un seul un internaute ravi ?
Un autre souligne qu'il n'y a pas eu de "couac majeur à signaler" et qu'il s'agit d'une "prestation réussie".

Pourtant, la star de 'Dialogues de citoyens' sur France 2 n’a pas été François Hollande mais Léa Salamé, dont l’interjection "C’est une plaisanterie ?" fera date.
La journaliste réagissait à l'une des contre-vérités présidentielles, lorsque Hollande a évoqué sa politique migratoire et affirmé qu’il n’y a pas de différence avec celle d' Angela Merkel en Allemagne.

C’était néanmoins davantage François Hollande qui interrompait Léa Salamé: déchéance de nationalité, Loi El Khomri, NuitDebout… la passe d’armes entre les deux n’a pas manqué de tensions.

Ce qui est sûr, c'est que l'émission de Michel Field ne sort pas gagnante: avant qu'elle puisse faire ses premières armes, le nouveau patron de l'information sur France 2 l'avait pénalisée, en éliminant deux intervenants, un éleveur et une syndicaliste, à la demande de l'Elysée... Lien PaSiDupes



L'opposition montre peu d'intérêt pour ce fiasco

Le député Eric Ciotti, président du Département des Alpes Maritimes, secrétaire général adjoint Les Républicains, demande toutefois des comptes:



Humour vengeur aussi:

Hors Twitter (c'est possible!), Alain Juppé a réagi sur son blog:

François Hollande à la peine  

Publié le 14/04/2016 par Alain Juppé
J’ai regardé de bout en bout l’émission du Président de la République sur France 2 . C’était courageux de sa part de s’exposer ainsi, dans l’état de faiblesse politique où il se trouve.
A aucun moment il n’a su trouver, selon moi,  la réponse qui fait mouche. Je passe sur quelques affirmations approximatives, par exemple sur le chômage des jeunes. Pour l’essentiel, son argumentation consistait à donner des « informations » (c’est le terme qu’il a utilisé) sur son bilan et à constater que « la France allait mieux ». Or ses interlocuteurs étaient visiblement convaincus du contraire . Il est difficile d’être à ce point en décalage avec l’opinion de la grande majorité des Français.
F. Hollande n’a pas compris ce qu’attendait de lui la jeune femme chef d’entreprise : la volonté de faire sauter les freins à l’embauche qui dissuadent les entreprises, et surtout les PME, de recruter alors qu’elles auraient besoin de le faire. Et le principal de ces freins, c’est bien la rigidité des procédures de licenciement. Mais pour un Président qui se dit encore socialiste, c’est une révolution copernicienne.
Sur l’éducation, la seule mesure concrète dont il s’est prévalu, c’est la création de 60 000 postes d’enseignants supplémentaires. C’est de réformes structurelles que [dont, en français] notre système a besoin. Elles n’ont pas été faites (cf. Mes chemins pour l’école)
Sur la Syrie, je me suis senti en ligne avec son approche. Hélas! la France a perdu la main.
Le seul moment où « ça passait », c’était à l’extrême fin quand, le métier politique aidant, il a fait jouer la corde sensible.
Mais au total, ce qui se dégageait de ces deux heures d’émission pour le téléspectateur, c’était un profond sentiment de scepticisme.