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dimanche 10 mai 2015

Réforme du collège: les"pseudo-intellectuels qui relayent des contre-vérités" auront affaire à Vallaud-Belkacem

NVB prend ses détracteurs de très haut

Najat-Vallaud Belkacem sait mieux que les meilleurs

La ministre de l'Education s'adresse aux... inquiets ! Ce dimanche 10 mai, elle se veut rassurante en leur disant avoir finalement "entendu les inquiétudes" que fait planer sa réforme du collège

Tout reste à faire pour bientôt. "Parce que j’ai entendu les inquiétudes, je fixerai des objectifs très ambitieux aux recteurs", affirme Najat Vallaud-Belkacem au Journal du dimanche. Ainsi décrète-t-elle que -dès 2016- le nombre d'élèves apprenant l'allemand devra passer de 178.000 à 200.000 en primaire et de 487.000  à 515.000 au collège, précise-t-elle, au millier près, reprenant les chiffres déjà lancés jeudi par François Hollande.
De très nombreuses voix se sont élevées en Allemagne comme en France pour s'alarmer des conséquences de la réforme des collèges sur l'enseignement de l'allemand avec, en particulier, la suppression des sections européennes et des classes bilangues.
Mais NVB fait du quantitatif au détriment du qualitatif
La réforme du collège doit permettre notamment de débuter l'apprentissage d'une deuxième langue en 5e, un an plus tôt qu'auparavant, alors que les entrants au collège ne maîtrisent pas le français en 6e, on le sait. Et ce que ne précise pas la presse -qu'elle soit incompétente, à la botte ou les deux- c'est que les horaires seront réduits en compensation: la logique comptable reprend ses droits.
"En d'autres termes, nous élargissons la logique des classes bilangues à plus d’élèves", si toutefois les parents sont séduits par cette machine arrière: avant même que l'immigration massive augmente les difficultés des enseignants, l'apprentissage de l'allemand avait en effet été jugé difficile en première langue dès la 6e et repoussé en 4e, une fois venues la maîtrise du français et la maturité intellectuelle. La ministre assure pourtant que "nous améliorons l’apprentissage de la deuxième langue vivante pour tous," indépendamment de la surcharge imposée aux étrangers, clandestins ou non, qui s'imposent un effort particulier en langue française. Et de commenter: "C’est une réelle avancée". 

Najat Vallaud-Belkacem est dans l'apparence plutôt que dans l'efficacité
Elle maintient ainsi "qu'il y aura plus d'élèves qui apprendront le latin" avec cette réforme. Pour l'heure, celle-ci essuie pourtant de virulentes critiques de spécialistes. L'enseignement du latin, actuellement débuté en 4e et généralement abandonné en fin de 2e, n'assure qu'un vernis de connaissances, car il est à peine plus qu'un prétexte à un regroupement dans des classes, non pas élitistes, mais de protection contre les trublions.

La contestation est d'ailleurs venue de la gauche
Plusieurs voix très écoutées au PS ont émis des réserves. Outre Julien Dray, proche de François Hollande, qui a appelé mercredi à "reprendre la réforme", l'ex-premier ministre Jean-Marc Ayrault, ancien professeur d'allemand, s'était aussi placé au rang des "inquiets" de la disparition des classes bilangues.


Vallaud-Belkacem va devoir aussi apaiser les historiens

Car la colère gronde aussi chez les syndicats d'enseignants, qui appellent à la grève le 19 mai. La manipulation des programmes d'histoire a également échauffé les esprits. Il est prévu de diviser l'enseignement en sous-thèmes, certains obligatoires, d'autres facultatifs, ce qui fait craindre à certains que des périodes soient occultées, notamment par les adhérents de la FSU, syndicat dominant, mais aussi bien par ceux de SUD-éducation, voire d'UNSA-éducation, au profit d'autres sur l'esclavagisme, le colonialisme ou l'islam.

Et de nombreux intellectuels ont fait entendre leur voix. Le philosophe Michel Onfray, l'essayiste Régis Debray (castriste), le journaliste Jacques Julliard (L'Obs)… Tous, avec l'opposition, ont fustigé à la fois la réforme du collège, mais aussi celle des programmes, qui fait débat sur la liberté de choix des thèmes abordés en histoire, bien que François Hollande dise être "très attentif".

Décidée à tenir son rang, la ministre dans la tourmente affirme son autorité. "J’ai aussi décidé de nommer un délégué ministériel à la promotion de l’allemand qui sera chargé d’y veiller", ajoute la ministre sans plus de précision. et, à défaut d'avoir déjà décidé, elle annonce par voie de presse qu'elle va charger un délégué ministériel de veiller à la "promotion" de cette langue.

Elle compte ainsi réunir "prochainement" "des historiens de renom comme 
Pierre Nora (membre de l'Académie française, connu pour ses travaux sur le 'sentiment national' et sa composante mémorielle, et qui signa en 2008 l'Appel de Blois 'Liberté pour l'Histoire', engageant les historiens à lutter contre une moralisation rétrospective de l'histoire et une censure intellectuelle), Jean-Pierre Azéma (spécialiste de l'histoire du Régime de Vichy et de la Résistance, professeur honoraire à l'IEP de Paris, qui a signé en 2007 l'"appel des intellectuels" en faveur de la candidate PS, Ségolène Royal) et bien d’autres, pour que le travail [commencé sans eux] bénéficie de leur regard et de leur expertise". "L’enseignement de l’histoire doit bien être un récit qui raconte notre appartenance à la communauté nationale, pas seulement une succession de dates. Mais il faut veiller à ne pas instrumentaliser ce récit", concède-t-elle.

La méthode NVB: agresser en se disant rassurante

"Cette réforme du collège doit s’appliquer à la rentrée 2016", "malgré les critiques et la polémique qui enflent, alors Najat Vallaud-Belkacem promet qu'elle "continuer(a) [sic] d’écouter, de rassurer, d’expliquer. 

Elle s'en prend pourtant aux "pseudo-intellectuels qui relayent des contre-vérités", avec une légèreté ahurissante, cautionnant de leur statut d'intellectuels des mensonges éhontés qui brouillent la compréhension".
"Quand Pascal Bruckner explique, par exemple, dans une interview, qu'on va supprimer le latin, le grec et l'allemand pour les remplacer par des cours d'improvisation, comment ne pas tomber de sa chaise?", caricature-t-elle. Elle accuse aussi la droite de vouloir "réduire de 300.000 le nombre d'enseignants dans ce pays".

Le premier parti de France n'est pas non plus convaincu et voit un "nivellement par le bas". 
En qualité de secrétaire d'État bilangue lui-même aux Affaires européennes, à la différence de Jean-Philippe Harlem Désir, le député UMP de l'Eure, Bruno Le Maire, est l'un des opposants les plus éclairés.
Pour l'ancien ministre, "cette réforme est un long processus de déculturation de l'Education nationale et de nos enfants, un renoncement aux savoirs fondamentaux et aux exigences". Invitée d'Europe 1 le 11 mars dernier, la ministre avait fait le constat que "les élèves s'ennuient" et proposait des "enseignements pratiques interdisciplinaires" pour y remédier. Une erreur de stratégie, pour Bruno Le Maire : "Les enfants s'ennuient, on va les divertir. Eh bien, désolé, le collège et l'école ne sont pas là pour amuser et divertir les enfants", tonne-t-il sur Europe 1 également. Le député insiste pour que l'Education nationale soit "là pour les préparer à entrer dans la société et la vie professionnelle le mieux armé possible. Cette réforme ne va pas dans ce sens".

lundi 17 mars 2014

Circulation alternée: rideau de fumée sur l'affaire des écoutes illégales

Le gouvernement charcle les travailleurs: 
déjà 3.000 PV dressés pour non-respect de la circulation alternée

Une réglementation annoncée la veille après trois jours d'atermoiements
Paris, le 13 mars 2014
Seuls les véhicules dont la plaque d'immatriculation se termine par un numéro impair sont autorisés à circuler dans la capitale. Les transports en commun sont gratuits.

• Le gouvernement a annoncé la mise en place à partir de 5h30 ce lundi matin de la circulation alternée dans la capitale, en raison de l'épisode prolongé de pollution aux particules fines en fin de semaine dernière. Seuls les numéros impairs sont autorisés à circuler et pourtant l'alerte est levée!

• La mairie de Paris a fait savoir que les voitures à immatriculation paire bénéficient, elles, du stationnement gratuit. Les transports en commun sont gratuits en Ile-de-France, mais restent polluants. Il faut savoir aussi que la mairie PS de Paris a déjà commandé plus de 600 autobus ...diesel ! 

Les bobos-godillots de Libération enfilent les contre-vérités

Le gouvernement a quelque chose à masquer: les écoutes sur Sarkozy !
Dimanche, quand la mesure a été prise, l'air francilien comportait "un peu moins de particules que prévu", selon   l'association AIRPARIF, qui donnera ses prévisions pour ce lundi et pour mardi en fin de matinée, a-t-elle annoncé. "Dimanche, on avait prévu un dépassement du seuil d'information pour la journée de lundi. Pour le moment, on observe un peu moins de particules que prévu", avait précisé l'association, qui surveille la qualité de l'air en Ile-de-France. "Nous n'aurons les prévisions pour la journée de ce lundi et pour celle de mardi qu'en fin de matinée", a-t-elle ajouté dimanche.
Dimanche, le seuil d'information n'a été que légèrement dépassé, avec 51 microgrammes de particules par m3 d'air. Le seuil d'information est atteint à partir de 50 microgrammes de particules par m3 d'air. Il faut 80 microgrammes de particules pour atteindre le niveau d'alerte, comme cela a été le cas plusieurs jours consécutifs, sans que le gouvernement, dont M. Touraine (ministre de la Santé) ne réagisse, avec des niveaux moyens autour de 110 microgrammes.

L'air n'est plus pollué, mais la circulation alternée est néanmoins mise en oeuvre
Un branle-bas de combat politicien, en urgence tardive... 
Covoiturage, télétravail ou transports en commun : depuis lundi matin, les automobilistes dont la voiture a une immatriculation paire doivent trouver une parade pour respecter la mesure de circulation alternée mise en place ce lundi  à Paris et dans sa proche banlieue, une mesure inédite depuis 1997. Sauf dérogations, seules les voitures et motos dotées de plaques impaires sont autorisées à circuler, mesure gouvernementale radicale destinée à lutter contre la pollution qui sévit depuis plusieurs jours. Les voitures à immatriculation paire ne bénéficiant pas du stationnement résidentiel, elles, bénéficient du stationnement gratuit dans la capitale.
A noter que l'utilisation d'autolib ne s'improvise pas: il faut, au préalable, avoir pris un abonnement. De plus, les véhicules mêmes hybrides doivent pouvoir trouver des emplacemnts de parking en nombre insuffisant... 

Tous les véhicules à numéro pair ne sont pas interdits. Pourront rouler les quelques véhicules électriques ou hybrides, de même que les voitures avec au moins trois personnes à bord, les voitures auto-écoles et les taxis. Les poids-lourds seront interdits à l’exception des véhicules d’urgence, camions poubelles, engins de chantier, camions frigorifiques... Les véhicules autorisés à circuler devront respecter les limitations de vitesse déjà en vigueur du fait de la pollution (abaissement de 20 à 10 km/h selon les axes).

Transports en commun gratuits
Pour compenser l’immobilisation forcée de la moitié des voitures, les transports publics seront gratuits, et les contibuables offiront à la SNCF et la RATP la possibilité de proposer la gratuité de 600.000 à un million de places supplémentaires sur certaines lignes de métro, RER et Transilien. Une mesure qui coûte 2,5 millions d’euros par jour "à la RATP", selon son président, compensés par le Syndicat des transports d’Ile-de-France (Stif) financés par les Français imposables. De son côté, le président PS de l'Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, estime à 4 millions le coût de cette mesure pour la région et surtout aux assujettis aux impôts locaux.

Répression malgré la levée de l'alerte pollution: déjà 3.000 PV à 22 euros

Pour sanctionner l'incivisme supposé des travailleurs, quelque 700 policiers sont mobilisés, sur une soixantaine de points de contrôle. Les automobilistes et motards pris de vitesse par l’interdit écoperont d’une amende: 22 euros si elle est réglée immédiatement, 35 euros au-delà de trois jours

Les mesures de coercition prévoient en outre que s’ils refusent de faire demi-tour, leur véhicule sera immobilisé. 

Près de 4.500 infractions, dont 3.000 pour non-respect de la circulation alternée à Paris et dans sa proche banlieue, avaient été relevées lundi à 7h30 par la police. 

Les contraventions continueront de pleuvoir si nécessaire
Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault n’a pas exclu lundi que la mesure de circulation alternée soit prolongée "si nécessaire", parlant d’un effort "accepté" par les automobilistes ! "C’est le sens civique, le sens des responsabilité qui l’emporte avec le travail de la police nationale, de la préfecture de police qui sont là pour orienter, indiquer et le cas échéant, prendre les dispositions (!) qui conviennent si des personnes refusent d’appliquer cette mesure de santé publique", a-t-il encore prétendu, interrogé dans la cour de la préfecture de police. La prolongation, ou non, de cette mesure, doit être décidée ce lundi en fin de matinée.

Où sont passés les travailleurs?
Les transports en commun (tram, bus et métro) n'ont pas été saturés et  Bison futé relevait deux fois moins de bouchons sur les routes d’Ile-de-France que d’habitude ce lundi. 
Peu avant 8 heures, le Centre national d’information routière (CNIR) comptait 90 kilomètres de bouchons dans la région contre "200 à 250 kilomètres"un jour de semaine à la même heure, et "il semble que ça baisse", précisait le porte-parole. C’est "deux fois moins de bouchons que d’habitude", a-t-il poursuivi. Le périphérique parisien, habituellement congestionné aux heures de pointe (de 7 heures à 9 heures environ) était fluide vers 8 heures et les embouteillages se concentraient sur l’A86.
Libération omet de préciser que le CNIR est un organisme interministériel (ministères de la Défense, de l'Intérieur et de l'Écologie)...
Quant à Bison fûté, le service est né le 30 juin 1976, sur une initiative du ministère des Transports. 

L'UMP  dénonce une opération de com'
Pour le président de l’UMP, Jean-François Copé, la circulation alternée "relève de la communication". Un "cache-misère", selon la candidate UMP à la mairie de Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet. Mesure "précipitée, inefficace", a pesté l’Automobile Club Association (ACA). 
Inclure les deux-roues motorisés est "stupide", s’est aussi agacée la Fédération française des motards en colère, qui a appelé les usagers de deux-roues à la résistance, leur suggérant de pratiquer le "co-motorage".
"Nous comprenons parfaitement les difficultés, les agacements, voire même les colères (...)" assure le ministre de l’Ecologie, "mais il fallait prendre cette décision-là", a asséné  Philippe Martin qui escompte des rentrées d'argent et "une baisse importante de la fréquentation de voitures". En 1997, a-t-il estimé, l’expérience avait "donné des résultats", même s’il reconnaissait la veille qu’elle avait laissé "de mauvais souvenirs". Elle n'a d'ailleurs jamais été reprise en 17 ans
"Pour la première fois un gouvernement assume ses reponsabilités", s’est pour sa part félicitée la ministre de la Santé, Marisol Touraine. On ne lui envoie pas dire !! Les particules en suspension dans l’air peuvent pourtant provoquer de l’asthme, des allergies, des maladies respiratoires ou cardiovasculaires, et les plus fines d’entre sont reconnues comme cancérogènes.

Une confirmation de la chute de la pollution est attendue mardi
Airparif prévoit "une nette amélioration" de la qualité de l’air en Île-de-France mardi, sans dépassement des seuils d’information ou d’alerte, a indiqué l’organisme en charge de la surveillance de la qualité de l’air.

Pour lundi, la concentration moyenne en particules devrait être comprise entre 40 et 55 microgrammes par m3, le seuil d’information étant fixé à 50 microgrammes, celui d’alerte à 80, rappelons-le... 

samedi 1 février 2014

Valls refuse à la Manif pour Tous un traitement équitable

La justice annule la présence d'huissiers dans le cortège, à la demande de Valls

Saisie par la préfecture de police à la veille du rassemblement de la Manif pour Tous dimanche, 
 Hollande est-il le Poutine français ?
la justice a annulé la présence d'huissiers assermentés obtenue jeudi par les organisateurs au sein de son cortège prévu demain après-midi à Paris.

Le ministère de l'Intérieur s'exaspère que la Manif pour tous revendique un regard objectif. Samedi, assignant le collectif en référé à la dernière minute, la préfecture de police de Paris a obtenu l'invalidation d'une mission confiée à deux huissiers. Mais que manigance donc la Préfecture de police de Paris, institution sous l'autorité du ministre de l'Intérieur? 

La Manif pour tous "en a assez que l'on renvoie de ses cortèges une image fausse"Deux huissiers de justice avaient été missionnés jeudi pour observer le déroulement du rassemblement, donc  des participants et contre-manifestants, mais aussi le comportement des forces de l'ordre. "Si on avait demandé ces deux huissiers, rappelle Me Henri de Beauregard, l'un des avocats de la Manif pour tous, c'est pour qu'ils décrivent, en toute transparence, la manifestation, ses banderoles, ses slogans, et d'éventuels débordements".
 
Mais, paradoxalement, pour la Préfecture de police, cette présence d'observateurs impartiaux, "éminemment critiquable tant sur le terrain du droit que sur celui des faits", selon son avocat, Me Ali Saidji, dans sa requête, serait  "de nature à créer des troubles graves à l'ordre public". On ne pouvait pas faire mieux dans le genre contre-vérités !

La liste est longue des balivernes accumulées par Me Saidji pour discréditer les mesures d'auto-protection du Collectif: "atteinte à la séparation des pouvoirs", "contrôle a priori des actes de l'administration", impossibilité pour les huissiers commis "d'exécuter la plupart des chefs de missions confiés", - puisqu'ils ne pourront être "à tous endroits à chaque moment", malgré les moyens modernes sophistiqués et leur mobilité, selon son client de la place Beauvau -, "mise en danger" desdits huissiers.  Pour le coup, les hommes de loi seraient soumis à une mystérieuse menace a priori... "On place la police sous surveillance !", a-t-il ouvertement craint. Mais alors  les journalistes aussi, dont la partialité est désormais avérée et dénoncée sur les lieux de manifestation. 

Lors de précédents rassemblements,
des avocats avaient été appelés à constater des brutalités inutiles de la part des forces de police, à conseiller et protéger les participants malmenés et interpellés en masse pour dramatiser les affrontements, avant qu'ils soient relâchés au final.
  
D'autres huissiers seront là

"La préfecture de police ne souhaite pas que des officiers ministériels indépendants viennent constater ce qui se passe?, s'étonne Cédric du Rieu, responsable du pôle juridique de la Manif pour tous. On ne peut que se demander, avec inquiétude, pourquoi? Nous, nous n'avons rien à cacher. Des officiers de sécurité privée étaient prévus pour protéger les huissiers, et il n'était bien sûr pas question de gêner le travail des forces de l'ordre !" 
Depuis l'ordonnance de jeudi, autorisant les deux huissiers, indique Me de Beauregard, "la préfecture de police m'a appelé, ainsi qu'un des huissiers désignés, en nous mettant une pression considérable. En terme de séparation des pouvoirs, il y a de quoi être assez inquiet..." Ne pouvant plus matériellement faire appel avant dimanche, la Manif pour tous promet cependant de "trouver d'autres huissiers" pour décrire son cortège. Ils n'auront simplement pas le droit de poser des questions aux policiers.

Le ministre de Hollande entrave la liberté de manifester 
Samedi matin,le ministre de l'Intérieur Manuel Valls avait d'ailleurs prévenu: "Il faut dire ‘ça suffit'. Croyez-moi le gouvernement, l'Etat, les forces de police, la justice seront d'une très grande sévérité face à tous ceux qui s'en prennent à nos institutions et nos valeurs". La répression est en marche, a priori, sans contrôle ni entrave.

Par ses menaces, le pouvoir tente de démobiliser ses opposants.
Les oppositions, Manif pour Tous ou Bonnets Rouges, sont-elles devenues l'Ukraine du Poutine de l'Elysée?