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vendredi 20 décembre 2013

Municipales 2014: une tête de liste FN sexy pour le Marais à Paris

Ex-mannequin dénudé, le candidat FN a été jeune

Le jeune homme de 24 ans ne renie rien

 Bruno Clavet est tête de liste du FN dans le IIIe arrondissement de la capitale.
Bruno Clavet est tête de liste du FN 
dans le IIIe arrondissement de Paris
"C'était avant que je fasse de la politique," explique-t-il.  Bruno Clavet, tête de liste du Front national dans le   IIIe arrondissement de Paris  réagit à la diffusion par les réseaux sociaux des vidéos et photos de jeunesse, quand il était candidat du télé-crochet 'X Factor' et mannequin (Bruno May) pour sous-vêtements. 
La campagne  profite au candidat PS reconduit à 72 ans, Pierre Aidenbaum, entrepreneur dans le secteur de la mode et président de la LICRA (1992-1999) quand il est élu en 1995 maire PS du 3e arrondissement dont une grande partie se situe dans le quartier gay du Marais dont l'électorat est bien documenté sur le sujet.
Outre que la lingerie n'est pas faite pour effaroucher Aidenbaum, maire en partage avec Christophe Girard (4e arrondissement) du quartier homosexuel de Paris, la tête de liste PS préside le conseil d’administration de la RIVP, Régie immobilière de la ville de Paris (RIVP), organisme de logement supposé social qui hébergeait toutefois des Jean-Pierre Chevèvement ou Delphine Batho à bas prix et assure toujours les élus de la majorité d'une clientèle soumise.

Je n'ai rien à me reprocher, je n'ai rien fait de mal."

"Je ne faisais pas de politique à l'époque", souligne-t-il, reconnaissant toutefois qu'il était alors adhérent à l'UMP. Le déclic a eu lieu lors de l'élection présidentielle de 2012. L'apprenti mannequin était "déçu de la politique menée par Sarkozy". "La personnalité de Marine Le Pen et les idées du Front national" ont fait le reste.
Bruno Clavet n'a pas voulu s'apesantir sur sa participation télévisée 
L'émission ne vécut que deux saisons (2009 et 2011) et lors de la présentation, mercredi, de seize des vingt têtes de liste du Front national pour les élections municipales dans la capitale, 
le candidat frontiste se déclare aujourd'hui étudiant en  "business management" à New York, après être passé par une prépa Sciences Po à Aix-en-Provence, une école de commerce à Marseille où il a obtenu un bachelor et Sup de Pub, la grande école de communication, publicité et marketing du Groupe INSEEC à Paris. 
Evoquant cette époque qui remonte à 4 ans, alors qu'il avait 19 ans, il confie toutefois: "J'étais jeune. La production avait du mal à trouver des candidats et un ami qui travaillait pour l'émission m'a demandé de participer". Avec son groupe 'Parole d'un soir', il a donc pris part à la première saison diffusée sur W9 (groupe M6) en 2009 quand leur slogan était "Prenez du bon temps sur M6 !". Et le jeune homme, originaire de Marseille, d'ajouter : "La musique m'intéresse : je fais du chant et du piano depuis l'âge de neuf ans. Mais, ma participation à cette émission -je suis passé quatre minutes à la télé sur un mois de diffusion- c'est insignifiant."

Quelques heures plus tard, des photos déshabillées de Bruno Clavet, posant en slip dans des positions suggestives, fleurissaient sur Twitter. Bruno Clavet ne s'y attendait pas : "C'est toujours délicat de devenir un sujet de discussion en une journée. Mais je n'ai rien à me reprocher, je n'ai rien fait de mal." Les clichés qui circulent sur la Toile ont été réalisés en 2012, quand il vivait à New York, pour une marque de sous-vêtements et de bijoux.
S'il reconnaît que les photos de lui, parfois dénudé, pourront choquer certains électeurs, le candidat frontiste fait valoir qu’il est "soutenu par des dirigeants nationaux du FN qui comprennent". Et ajoute : "Je crois que l'électorat du FN est assez intelligent pour comprendre. Si ce n'est pas le cas, je m'en excuse." 
Surtout, Bruno Clavet veut qu'on parle "des vraies préoccupations" des habitants du IIIe arrondissement. Et sourit : "Ça plaira aussi à certains et certaines."
 
Une candidature surprise dans le XIXe

Outre Bruno Clavet,
quinze autres candidats (dix hommes et cinq femmes) ont été présentés mercredi par Wallerand de Saint-Just, candidat du FN à la mairie de Paris. Si Paul-Marie Coûteaux, ancien député européen devenu le meilleur recruteur du Rassemblement Bleu Marine (VIe), était absent, Philippe Martel, ancien collaborateur d'Alain Juppé au RPR, devenu chef de cabinet de Marine Le Pen, a confirmé qu'il mènerait la liste du XVIIIe arrondissement. "Marine Le Pen m'a convaincu que la légitimité dans ce parti, je ne pouvais la tenir seulement de la confiance qu'elle me témoigne et qu'il fallait aller se frotter aux militants", a dit l'énarque à des journalistes. 

"Ce n'est plus du tout le Front national qui fait de la figuration à Paris, nous nous présentons pour peser", a lancé Wallerand de Saint-Just, qui se réserve le XVe arrondissement pour affronter Anne Hidalgo (PS) et tenter d'y contraindre la droite à une triangulaire. Dans ce fief UMP, où le FN mise sur les retombées de la mobilisation anti-mariage homosexuel, le candidat frontiste est crédité de 8% des intentions de vote - non loin des 10% requis pour se maintenir au second tour -, tout comme dans le XIVe voisin, selon deux sondages Ifop de la semaine dernière pour le JDD. 

Les têtes de listes du FN : Bruno Clavet (IIIe), Lucia Laporte (Ve), Paul-Marie Coûteaux (VIe), Bernadette de La Bourdonnaye (VIIe), Jean Mairey (VIIIe), Annie Thierry (IXe), Luc Le Garsmeur (Xe), Gaëtan Dussausaye (XIe), Christian Vauge (XIIe), Marie-Amélie Dutheil de La Rochère (XIIIe), Tiphaine Leost (XIVe), Wallerand de Saint-Just (XVe), Gérard David (XVIe), Patrick Auzou (XVIIe), Philippe Martel (XVIIIe) et Jean-Louis Chabaillé (XXe)

Pour l'heure, le FN n'a pas de tête de liste dans quatre arrondissements : les Ier, IIe, IVe et XIXe. Mais dans ce dernier, Wallerand de Saint-Just a promis une surprise, évoquant, sans citer de nom, "un cadre de l'UMP".

lundi 22 avril 2013

Le "mariage" pour tous divise la gauche et les homos

Je suis homo, contre le mariage gay : 
M. Hollande, arrêtez, la démocratie a déjà perdu

Par Jean-Pier Delaume-Myard (dans le Nouvel Obs)




Alors que la mobilisation de la Manif pour tous a enregistré une forte baisse [elle était non plus nationale, mais régionale: les cars et les trains de province ne pouvaient plus être réservés, du fait de l'effet de surprise créé par le sprint de la gauche qui a décidé de bâcler le débat et le vote], les militants anti-mariage homo continuent à s'opposer au projet de loi, qui devrait être adopté ce mardi par l'Assemblée. Jean-Pier Delaume-Myard, est porte-parole d’Homovox, un collectif d'homosexuels contre le mariage pour tous. Il exhorte François Hollande à abandonner le projet.
Christine Boutin et Gilbert Collard à la Manif Pour Tous le 21 avril 2013

MARIAGE HOMO. En tant qu’homosexuel, depuis le début de mon engagement, je ne me bats pas pour un parti politique, qu’il soit de droite ou de gauche, encore moins pour une communauté. 



Je hais le communautarisme, je me bats en mon âme et conscience pour que chaque enfant ait un père et une mère. Je me bats en tant que citoyen sur une question de société et qui s’étonne de voir en première ligne des élus certes de la République, mais d’extrême droite, comme Gilbert Collard dont la présence à la Manif pour tous aux côtés de Frigide Barjot et Christine Boutin a été très remarquée. 

Si j’avais été hétérosexuel, je me serais battu tout autant aux côtés de La Manif pour tous ; c’est-à-dire du côté de la raison ! 
Mon engagement n’a rien à voir avec mon orientation sexuelle. 

Cette loi n'est pas un progrès de civilisation 

Non, un ventre de femme
n'est pas une usine
Je me suis engagé parce que si l’on a un minimum de compassion, et j’utilise ce terme à bon escient, pour l’être humain, on ne peut pas décemment accepter de priver un enfant de ses repères sociétaux. 

Je me suis engagé parce que, si dans vingt ans, je croise un jeune homme ou une jeune femme issus d’un couple de même sexe, je ne veux pas qu’il ou qu’elle m’accuse de lui avoir ôté la possibilité d’avoir un père et une mère comme tout enfant, qu’il soit issu de parents divorcés, recomposés ou unis, mais un père et une mère ! 

Je me suis engagé parce que mon manque d’enfant ne doit pas avoir pour conséquence de priver un enfant de l’affection d’une mère. 

Je me suis engagé parce que je ne veux pas, parce que je suis un être responsable, répondre un jour à mon enfant qui me demandera qui est sa mère, que celle-ci n’a pas d’autre identité qu’un numéro de talon de mon carnet de chèque. 

Je me suis engagé parce que donner la possibilité à des personnes de même sexe d’avoir un enfant ne doit pas être la volonté d’une poignée de militants gays de vouloir créer volontairement des orphelins de père ou de mère, ce qui n’est en rien un progrès de civilisation. 

Je me suis engagé parce que, depuis des mois, je sais, nous savons tous, que la loi Taubira est l’arbre qui cache la forêt de la PMA et de la GPA. 

Je me suis engagé parce que cette loi n’est en réalité réclamée en rien par les homosexuels. 

Je ne veux pas être responsable de ce génocide sociétal 

Les bonnes âmes, et elles ne manqueront pas, relayées par les médias-complices de ce futur génocide sociétal, nous dirons que nous avons perdu… mais ce n’est pas nous qui avons perdu.

C’est la démocratie qui a perdu, lorsqu’il y a déni des plus hautes instances de la nation sur les chiffres réels du peuple qui descend dans la rue. 
C’est la démocratie qui a perdu, lorsqu’il y a déni des plus hautes instances de la nation lorsqu’on dépose 700.000 signatures dans la troisième assemblée de France et qu’elles restent sans réponse. 

C’est la démocratie qui a perdu, lorsqu’il y a déni des plus hautes instances de la nation sur ce que souhaitent réellement les Français et leurs représentants, en faisant voter à mains levées les sénateurs ou en présentant à la hâte à l’Assemblée nationale la loi Taubira en deuxième lecture sous prétexte fallacieux de préserver la paix sociale. 

C’est l’enfant qui a perdu, en le privant sciemment de père ou de mère. 
C’est l’enfant qui a perdu, en lui confisquant son droit à une légitime filiation. C’est l’enfant qui a perdu, en privant sa descendance de tout repère. 
C’est l’enfant qui a perdu, en le privant de son égalité vis-à-vis des autres enfants reconnus d’un père et d’une mère. 

Ce sont les prétendants à l’adoption qui ont perdu. 
Pour eux, il était déjà très difficile de pouvoir adopter un enfant. Désormais cela leur sera impossible. Les pays fermant un à un les portes de l’adoption. 

Ce sont les homosexuels qui ont perdu. 
Cette loi, et je dis bien cette loi, pas ceux qui descendent dans la rue pour la combattre, a créé de l’homophobie [là où il n'y en avait pas]. Chaque jour, les faits-divers malheureusement le démontrent. Ce sont les homosexuels qui ont perdu, en nous faisant croire que nous sommes différents en droits. 

Oui, en son temps, une loi pour reconnaître l’homosexualité était nécessaire. Oui, en son temps, une loi pour combattre l’homophobie était nécessaire. Non, aujourd’hui, nous n’avons pas besoin de revêtir une robe de mariée pour avoir les mêmes droits que tout un chacun. 
L’amélioration du PACS était nécessaire. Des textes de loi nous donnant les mêmes avantages en matière de santé, de logement, de retraites étaient nécessaires. Pas cette manipulation législative par un groupuscule communautariste. 

Le désir d'enfant, et je le sais, est une réalité sincère et douloureuse, mais nous homosexuels, nous n’avons pas à demander, pour autant, à la société de bricoler quelque chose pour transformer cette réalité-là. 

La femme et l'enfant ne sont pas des marchandises 

Nous citoyens, hommes et femmes de raisons, nous avons levé des consciences, nous avons dit haut et fort que la femme n’est pas une marchandise. 

Nous citoyens, hommes et femmes de raisons, nous voulons poursuivre le combat en faveur de l’Homme. L’enfant, tout comme la femme, n’est pas une marchandise, pas plus que l’embryon et son exploitation honteuse et avalisée par les mêmes gouvernants. 

Nous citoyens, hommes et femmes de raisons, que nous soyons homosexuels ou hétérosexuels poursuivons et poursuivrons notre droit chemin. Le sujet n’est pas notre sexualité, mais celui d’êtres humains responsables qui veulent laisser derrière eux une planète où l’Homme avec un grand "H" ne devient pas une valeur marchande comme le souhaite Pierre Bergé en disant : "Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l'usine, quelle différence ?" 

La gauche, pour ceux qui en doutaient encore, n’a plus, depuis longtemps, le monopole du cœur. Il est quand même effarant que ce soit sous leur quinquennat que soit instituée l’exploitation de l’homme par l’homme. Comme je l’ai déjà dit à de nombreuses reprises, la GPA va créer une importante discrimination d’ordre social en spoliant de leur intégrité physique les femmes les plus défavorisées culturellement et financièrement. 

Monsieur le président de la République, vous qui avez accepté de nous recevoir il y a quelques mois (lire mon témoignage), le soir de votre élection, le 6 mai, à Tulle, vous avez demandé, je vous cite, "À être jugé sur deux engagements majeurs : la justice et la jeunesse". 

Si vous voulez respecter un engagement, respectez alors celui-là. Soyez réellement le président de la justice et de la jeunesse. Justice pour tout enfant à avoir droit à une filiation. Et donnez la chance à la jeunesse à venir d’avoir une boussole dans une société assez chamboulée pour ne pas en rajouter davantage. 

Monsieur le président de la République, on vous le demande au nom des générations à venir et dans l’intérêt moral de notre nation, ne promulguez pas cette loi !