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vendredi 6 janvier 2017

Valls, l'autocrate, se voit... "au coeur des progressistes"

Pour approcher la vérité, prendre les déclarations de Valls et les renverser

Le manipulateur est en effet très conscient de son "insincérité"

Manuel Valls se situe "au coeur des progressistes" 
L'ex-premier ministre a encore eu toutes les audaces à "L'Emission politique" sur France 2 jeudi soir, alors que, sur l'échiquier politique, les analystes le situent sur l'aile droite du Parti socialiste et qu'à la primaire de la gauche en vue de l'élection présidentielle il "assume" être le candidat d'"une République forte".

Interrogé sur la concurrence électorale de l'ancien banquier Emmanuel Macron, 
qui se présente hors primaire et se situe sur son créneaul'ex-premier ministre a dit compter sur la dynamique potentiellement créée en sa faveur par le scrutin interne de la fin janvier.

A ses yeux, "une primaire réussie", ce serait "beaucoup de monde les 22 et 29 janvier - je suis convaincu qu'il y aura plusieurs millions de Français -, des débats de qualité" et "un choix clair". Mais là où le bât blesse précisément, c'est que les militants se désintéressent de la primaire qui désignera un candidat socialiste battu d'avance, suite au désastre du quinquennat Hollande auquel Valls a pris part.

Un plagiat de mauvais augure...
"Je suis convaincu que si ces trois conditions sont réunies et si j'incarne cette République forte et cette France juste, il y aura une dynamique positive en faveur des progressistes", a-t-il assuré, en référence à son slogan de campagne modifié, copié-collé du slogan perdant de Ségolène Royal en 2007...

"Et moi je suis au coeur des progressistes, d'Emmanuel Macron jusqu'à Arnaud Montebourg ou Benoît Hamon", a estimé celui qui reste pour l'heure le favori des sondages, à environ deux semaines du premier tour, alors que stagnent Vincent Peillon et végète Arnaud Montebourg, mais que les sondages notent une montée en puissance de ... Benoît Hamon. 
Ce dernier, qui cherchait une place entre Yannick Jadot, candidat d'Europe Ecologie-Les Verts, et Jean-Luc Mélenchon, aurait fait un bond de 11 pointsdans le dernier sondage publié jeudi - avec 22% des intentions de vote- et talonnerait Arnaud Montebourg, crédité de 25%.
Le réseau de Hamon
Le Mouvement des Jeunes socialistes (MJS) – qu'il dirigea entre 1993 et 1995 -, l'UNEF – il aide les proches de Julien Dray et Jean-Luc Mélenchon à gagner le syndicat étudiant -, SOS Racisme, le Parti socialiste, le cabinet de Martine Aubry, ministre de l'Emploi sous Jospin… tout dans son parcours et son réseau portent la marque d'Henri Emmanuelli. Un défaut, a-t-il longtemps pensé, à l'heure où tous les candidats à la présidentielle semblent vouloir en finir avec le "système" socialiste décadent et où séduit un Macron issu de la société civile. "Beaucoup de gens ne me connaissent pas, et pour d'autres, j'ai une image pas très bonne d'apparatchik du PS", confiait-il encore il y a quelques semaines dans... Le Monde, journal officieux du PS. Mais ce réseau, construit pendant de longues années, peut aujourd'hui lui être utile pour rassembler derrière sa candidature.
Des débats télévisés entre les candidats à la primaire sont prévus les 12, 15 et 19 janvier. Une quatrième confrontation entre les deux finalistes est programmée le 25 janvier.

S'il est éliminé par les militants qui participeront à la primaire socialiste, Manuel Valls a fait savoir qu'il n'arrêtera pas la politique

"On ne se retire pas de la vie politique quand on a une passion comme la mienne pour servir les Français," a-t-il raconté sur France 2. "Mais je serais amené, bien évidemment, à tirer de nombreuses conséquences du choix que feront les électeurs", a-t-il promis.
Que sait-il faire d'autre, en effet ? A-t-il jamais exercé un métier dans la vraie vie ? Bien qu'il soit officiellement devenu membre du GODF le 26 avril 1989, la franc-maçonnerie n'est pas une profession. Ce fils de famille immigrée nantie n'a pas même eu besoin d'exercer un quelconque petit métier d'étudiants entre licence et baccalauréat, dont ses biographes ne font jamais état.

"Je suis candidat pour gagner", a insisté l'apparatchik. 
A 55 ans en 2017, Valls devrait suivre une formation qualifiante. Sa biographie le déclare titulaire d'une licence d'Histoire délivrée par le centre Tolbiac (en fait, le centre Pierre-Mendès-France, ci-contre, annexe de l'Université Paris-1 Panthéon-Sorbonne - accueillant dès 1973 des étudiants de première et... deuxième années de licence en sciences humaines -  hébergée dans le 13e arrondissement de Paris) en 1986, à l'âge de... 24 ans (comme Benoît Hamon, éphémère ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche avec une licence d'histoire accordée par l'université de Brest, sans précision de date),  mais ces bacs +3 demandent à être certifiés...

Bien que le centre Tolbiac soit situé à proximité de la station de métro Olympiades, Valls a ironisé face au conciliant David Pujadas: "ne me demandez pas de sauter les haies; je suis là pour convaincre". Après cinq années, comme ministre de l'Intérieur, puis comme premier ministre, il serait en effet grand temps de convaincre...

mercredi 24 juin 2015

Elections: faut-il interdire les candidatures de septuagénaires ?

Juppé, le favori de la gauche, est-il trop vieux?

L
'électeur doit-il être privé de la liberté de choix ?

Fabius et Juppé: Hollande et Valls 
veulent les abandonner au bord de la route
Faut-il qu'un règlement décide de l'aptitude d'un candidat ? Il est dans le même temps question du droit de vote à 16 ans, alors que le Sénat a porté de 15 à 18 ans l'âge minimum légal du mariage des femmes et qu'une mère porteuse n'est jamais trop vieille. Il apparaît donc clairement que la majorité socialiste tient absolument à légiférer en tous sens en sorte de marquer pour longtemps le quinquennat de Hollande !

Liberté de vote: ils veulent décréter qui est apte à un mandat électoral, ou non !
La méthode sournoise du rapport fonctionne à plein. L'exécutif n'assume aucune de ses volonté: de crainte de se faire refouler, il désigne des hommes et des femmes à lui pour réaliser une pseudo étude qui abonde dans son sens. Ce rapport est intitulé "Reconnaître, valoriser, encourager l'engagement des jeunes", mais aurait pu être titré ""Rejeter, dévaluer, dénigrer l'engagement des aînés." Concocté sur mesures par le laboratoire d'idées France Stratégies, il estime "urgent de donner aux jeunes les moyens de prendre la place qui leur revient de droit". Alain Juppé, 70 ans en août, y voit-il une intention malveillante ?

Thévenoud (41 ans) et Guedj (43 ans), 
jeunes élus PS exemplaires en séance
Après la parité hommes-femmes imposée, la discrimination par l'âge. Elle formule 25 propositions pour son objectif, parmi lesquelles celle de restreindre l'accès à un mandat politique à 70 ans. Seraient alors concernés les mandats électoraux, parlementaires et même locaux. Remis ce jour au ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, Patrick Kranner, le rapport lance un débat qui promet d'être mouvementé. 

Or, ce labo administrativement appelé 'Commissariat général à la stratégie et à la prospective', est une institution créée en 2013 et rattachée au... Premier ministre. Dominique Strauss-Kahn serait-il visé par les snipers de Matignon, dont Jean Pisani-Ferry qui a resurgi sur les chaînes de télévisions, comme expert, sans indication de sa fonction de... Commissaire général de ce "comité Théodule" ? Il est aussi président du comité de suivi du Crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) par le gouvernement... Il est probablement compétent, mais son ADN en fait surtout un dévoué serviteur de l'Etat, puisqu'arrière-petit-neveu de Jules Ferry. A 65 ans, il ne prétend néanmoins plus à une encore longue carrière, à moins que les hauts fonctionnaires puissent continuer de compter, quant à eux, sur des reports de retraite au-delà de 70 ans... sans que soit mise en doute la jouissance de toutes leurs facultés. 
A noter qu'on est déjà éligible au Sénat à partir de 24 ans, mais si Valls arrivait à ses fins, puisque le mandat est de six ans, on ne pourrait plus faire acte de primo-candidature au-delà de 64 ans.

"La question mérite d'être posée", selon ces experts, après Valls
Les politiques n'ont pas manqué de réagir à cette proposition d'abandon en cours de vie. 
Pour René Dosière, député PS de 74 ans, l'impossibilité de se présenter aux élections législatives après 70 ans pose un sérieux problème. Il s'appuie sur l'histoire pour appuyer son argumentation et rappelle que le général de Gaulle ne serait jamais revenu au pouvoir si cette mesure avait existé. De même, François Mitterrand n'aurait jamais fait de second mandat avec une telle réglementation.
D'autres, tel Jean Glavany (66 ans), ancien ministre et simple député PS, estime que c'est "un moyen d'encourager la transmission".
Le député PS François Loncle, âgé de 73 ans, a assuré qu'il se trouve "plus en forme que beaucoup de ses collègues de la cinquantaine". "Je travaille plus que beaucoup d'entre eux", a-t-il lancé. Pensait-il aux joueurs de Scrabble de l'hémicycle, les Thomas Thévenoud et Jérôme Guedj (ci-dessous). 

Selon Yannick Moreau, 69 ans, il faut "du sang neuf en politique", rappelant que "227 sénateurs ont plus de 60 ans". Même pas le droit de prendre la retraite à 67 ans ! Or, la dame est une proche du pouvoir: nommée présidente du Conseil d'orientation des retraites (COR) par Lionel Jospin en 2000, Jean-Marc Ayrault, le premier ministre, lui a commandé en 2013... un rapport sur nos retraites.

Moralisation et transparence de la vie publique
avec la bienveillante compréhension 
de Bruno Le Roux
Luc Carvounas, 44 ans, ancien militant associatif, sans profession connue mais directeur de campagne de... Manuel Valls aux primaires socialistes, n'a pas manqué de jouer la carte de la provocation en tweetant que "70 ans max ? c'est encore trop". Cette mesure peut toujours être débattue au sein de chaque parti et se régler en interne. En attendant, Martine Aubry - 65 ans - en a frisé l'apoplexie...

Mais certains de ses collègues, comme le député Républicains Bernard Debré y voient, lui, "un déni de démocratie." 
Dominique Reynié, 55 ans, candidat aux régionales pour Les Républicains, a quant à lui jugé que "c'est à l'électeur de trancher cela"

Faut-il par ailleurs écarter du gouvernement les ministres sans aucune assise électorale - tels Emmanuel Macron ou Fleur Pellerin - et les apparatchiks - - qui ont contourné tous les niveaux de scrutin populaire ?

Et si la carte d'électeur était retirée aux Français de plus de 70 ans ?...