Laissé par Hollande sur le bord de la route,l'ancien présentateur du journal n'a pas apprécié les choix éditoriaux du journal de France 2 mercredi. Le "franc-parler" du militant justifie-t-il les insultes ?
En désaccord avec la hiérarchisation de l'information choisie par David Pujadas dans son journal mercredi soir, Bruno Masure (1947) l'a carrément... traité de "crétin"."Ce crétin de @davidpujadas qui ne donne même pas les dernières news / coup d'État / Égypte, comme l'a fait Gilles Bouleau ! écoeuré", a écrit l'ex-présentateur sur son compte Twitter.
Le journaliste, qui a présenté le journal télévisé dès 1984 à la satisfaction du président François Mitterrand, d'abord la nuit et le week-end, avant d'occuper lui-même le poste de David Pujadas de 1990 à 1997, a tenté de se justifier de sa grossièreté dans un entretien au Figaro le lendemain. Bien que l'insulte soit la démonstration d'une faiblesse d'analyse, si ce n'est d'éducation, l'intolérant explique que "ce qui se passe en Égypte est 500.000 fois plus important que ce qui se passe en Belgique", reprochant à France 2 d'avoir ouvert son journal sur l'abdication d'Albert II. "TF1 a évidemment ouvert son journal sur l'Égypte, Bouleau [Gilles Bouleau, le présentateur du journal du soir sur TF1, NDLR] fait son travail ; et France 2 nous a fait un numéro incroyable sur la Belgique. C'est strictement n'importe quoi. C'est du sous Ici Paris", estime-t-il. Masure en est resté au mauvais esprit consistant à considérer comme un non-événement le décès de Grâce Kelly, parce que princesse de Monaco... Le 14 septembre 1982, le journaliste altermondialiste Bernard Langlois, membre fondateur de l'association ATTAC, avait été limogé de son poste de présentateur du JT pour avoir voulu relativiser cet événement par rapport à l'assassinat, survenu le même jour,du président libanais Bashir Gemayel.
"Je suppose que c'est un choix de Pujadas, qui adore le spectaculaire, le fait divers et un peu le crapoteux", poursuit le laissé pour compte du PS.
"Cela m'agace vraiment car je connais très bien cette rédaction et ses états d'âme. Elle a une très haute idée de sa mission, c'est très bien, mais quand je vois ce qu'ils ont fait hier, c'est une honte", insiste l'amer Bruno.
Dans cet entretien, Masure en profite encore pour étriller David Pujadas sur sa façon d'interviewer Bernard Tapie le 1er juillet.
"Vingt-cinq minutes accordées à Bernard Tapie sans avoir le lendemain un contre-point. C'est un vrai problème", estime-t-il enfin. Ça balance pas mal !
Masure est un spécialiste de l'agression verbale Le vertueux s'en est déjà pris à Jean-Michel Aphatie et Canal+ sur Twitter.
Mourir pour des idées ? Pas folle, la guèpe Masure !
Décidément, à défaut d'héberger les arbitres des élégances, le réseau social de micro-blogging recueille tous les aigris. Plus le temps passe, plus ce réseau sert d'exutoire aux frustrés que la grande tradition du duel à la française ferait faire dans leur culotte.
@jmaphatie Tant mieux pour les smicards : tout le monde n'a pas les salaires des branleurs de Canal + !!!
— bruno masure (@BrunoMasure) June 5, 2012
Idole de Bruno Roger-Petit, autre twitto compulsif, Masure tenta alors de se rappeler à l'attention de l'Elysée par un tweet ausi démagogique que vulgaire:
Depuis,le Bruno cuit a courageusement effacé sa trace de bave. Mais le Bruno cru continue de postillonner au Nouvel Observateur.
Une crise conjugale dans la crise financière ? Dominique Strauss-Kahn, le directeur du FMI, est au centre d'une enquête révélée par le Wall Street Journal à la suite d'une liaison avec une de ses employées. Le "french lover" est soupçonné d'avoir abusé de sa position à la tête du Fonds monétaire international (FMI). D'après le très sinistre journal américain, DSK aurait eu "des relations sexuelles" avec une économiste hongroise, Piroska Nagy, qui travaillait au département Afrique du FMI. Le directeur et sa subalterne auraient commencé à échanger des mails l'hiver dernier. Selon les sources du Wall Street Journal, la relation a débuté lors d'une conférence en Europe au début de cette année. Les emails compromettants auraient été découverts par le mari de Piroska Nagy. La distraite a quitté le FMI en août, lorsque l'institution a procédé à une réduction des effectifs. Deux cas de figures démenties par les intéressés L'enquête doit déterminer à la fin du mois d'octobre si Piroska Nagy a touché des indemnités supérieures à la normale ou si, au contraire, son directeur n'a pas fait pression pour la faire partir. DSK a implicitement confirmé "l'incident" qui "s'est passé en janvier 2008 dans ma vie privée", mais il a toutefois réaffirmé qu' "à aucun moment je n'ai abusé de ma position de directeur du FMI". Dans "l'incident" en question et son appréciation, sa femme Anne Sinclair reconnaîtra bien là le gentleman.
DSK ne se maîtrise-t-il donc pas ?
DSK serait-il un simple dragueur échauffé ? En juillet 2007, une grande année, Jean Quatremer, un journaliste hébergé par le socialiste Libération, avait partagé ce secret de polichinelle qui circule dans toutes les rédactions, selon desourcesure.com. Sur son blog (lien), J. Quatremer avait souligné que "son rapport aux femmes" (celui de DSK...) constituerait certainement un "problème" aux Etats-Unis, "où les mœurs sont anglo-saxonnes". "Un geste déplacé, une allusion trop précise, et c’est la curée médiatique", avait-il commenté (lien). Son post a déclenché une petite tempête médiatique Le Times et The Independent(lien) avaient même repris cette mini-révélation. Le site de Marianne s'était offusqué [!] et se demandait aussi sec s'il n'avait pas "franchi la ligne jaune" [elles sont blanches en Europe depuis quelques années, non?] Jean Quatremer avait alors recollé son oeil au trou de la serrure et publié un autre billet encore plus "visionnaire". (lien) =>Extraits : "J’ai pourtant expliqué à la journaliste de Marianne [...] que je considérais que dès lors que la vie privée interfère avec l’action publique, les citoyens [ils sont écoutés qu'ils ne pensent en réalité...] sont en droit [il y a des moments comme ça!] d'être informé[s]. [...]
Le grand frère américain impressionne à nouveau la gauche A la différence de ce qui se passe en France, aux Etats-Unis [...] le moindre 'comportement inapproprié' peut coûter son poste au titulaire d’un mandat public, insiste Quatremer. Les Américains ne plaisantent pas avec ce genre de chose, martèle-t-il, même si cela nous fait ricaner. C'est que nous allons prendre maintenant, malgré tous nos droits théoriques !... Si dans six mois, il y a un scandale (selon les normes US), les médias français vont-ils encore écrire: on le redoutait, mais on ne vous a rien dit ? Notre crédibilité n’en sortirait pas renforcée. [...] Pour bien connaître DSK, je sais qu'il est en séduction permanente, même s’il n’a jamais eu de gestes déplacés. Et que cela choque et a choqué, surtout hors des frontières hexagonales. Tous les journalistes qui ont couvert ses activités publiques –y compris à Marianne- le savent et les anecdotes sont nombreuses. Mais être «pressant» n’est pas un délit pénal, que cela soit clair. En revanche, aux Etats-Unis, c’est tout comme. C’est tout ce que je voulais dire : une fois à la tête du FMI, il faudra que DSK ravale son côté « French Lover » lourdingue".
Quatremer suggère-t-il que le Bureau national du PS devrait écarter de sa primaire tous les dangereux prédateurs sexuels qui approchent la Rue de Solférino ? Au-delà du pot à tabac qui fait fonction à la tête du parti, les scrutatrices risquent-elles pour leur vertu ?
Le FMI a entendu Quatremer ►"Toutes les allégations, et en particulier celles impliquant la haute direction, sont prises extrêmement au sérieux", a indiqué un porte-parole du FMI. Shakour Shaalan, le doyen de l'organisation monétaire a expliqué avoir lancé l'enquête pour examiner les allégations qui circulaient depuis des mois dans les couloirs. Mieux, certains membres du conseil d'administration pensent même que les personnes au courant de ces rumeurs pouvaient faire pression sur DSK. Devaient-elles être aussi lucide et volontaire que la communauté occidentale internationale sans qu'elle exerce pour autant la moindre pression sur Ben Ali en Tunisie et ses confrères d'Egypte ou de Lybie ? En mai 2007, l'ancien directeur de la Banque Mondiale, Paul Wolfowitz, avait dû quitter ses fonctions sur l'accusation qu'il avait favorisé l'avancement de sa petite-amie. Le scandale avait déjà sérieusement entaché l'image du FMI. Cet ancien secrétaire adjoint à la Défense avait pourtant informé le Conseil d'administration de ses relations avec une de ses employées. Pour que le scandale éclate, il aura toutefois fallu que la presse dévoile qu'il avait subordonné les importantes augmentations accordées à sa compagne à l'offrande de ses faveurs. Cet échange de dons a duré six semaines.
Témoignage exclusif : la troisième affaire Strauss-Kahn
Le candidat PS à la primaire est-il malade ?
Rebondissements dans les "Feux de l'Amour" de Dominique et les autres. Thierry Ardisson en est persuadé: Dominique doit se faire soigner. On se souvient que, sous les "Feux" de la scène politique, une écrivaine se disait victime d'un "chimpanzé en rut".
Or, dans les dîners mondains du tout-Paris, le directeur du FMI est bien connu pour ses harcèlements. Sa supposée relation intime avec une économiste hongroise défraye toujours la chronique, sans que cette relation entre adultes consentants n'aurait après tout d'autre conséquence que sur sa femme, si, comme le dit lui-même DSK, il n'y aurait rien eu de plus qu’un banal échange amoureux. Et des gratifications financières, toutefois.
Mais une vidéo en ligne sur le web explique à mots couverts que DSK aurait pu se livrer à des violences sur Tristane Banon, une jeune journaliste et romancière. Si les faits sont avérés, l’accusation est terrible. Non seulement elle ne dissimule rien de ce qu'elle a subi, mais elle accuse le directeur du FMI de l’avoir maltraitée.
Le buzz Internet n'est pas toujours ce qu'il devrait être Le respect de la femme est une belle et grande idée. Que l'on peut bafouer à la première occasion, comme aux suivantes.Pourquoi faut-il, dès lors que le présumé innocent est célèbre, que cette notion devienne subalterne et le nom de l'obsédé censuré ? Dans cette vidéo, Tristane Banon, jeune journaliste et romancière, accuse UN homme apparemment haut placé d’avoir voulu la violer. Qui est cet homme ? Mystère ? La scène se passe sur Paris Première pendant l’émission de Thierry Ardisson 93, Faubourg Saint-Honoré (diffusée le 5 puis le 20 février 2007). Tristane Banon est assise à la table parmi les autres invités, Jacques Séguéla, Thierry Saussez, Jean-Michel Aphatie, Roger Hanin, Gérald Dahan, Claude Askolovitch et Hedwige Chevrillon à son côté, quand elle déclare : « Moi, c’est avec [et là le nom est remplacé par un long bip] avec qui ça c’est super mal passé. C’est le chimpanzé en rut ! » Et l’animateur Thierry Ardisson d’abonder dans son sens : « c’est un obsédé ! », lance-t-il.
VOIR et ENTENDREles coulisses de l'affaire DSK datant de 2002, mais révélée au cours de cette émission de Ardisson, en 2007:
Les coulisses de la nouvelle affaire DSKenvoyé par AgoraVox. "S'il fait ça, il peut faire n'importe quoi ! ", s'alarme faiblement Jacques Séguéla, en commentaire du comportement pathologique de cet homme politique qu'hormis Agoravox il est interdit de nommer sous peine de poursuites...
Pour avoir confirmation de l'identité du « chimpanzé en rut », il a suffi de demander à la principale intéressée, Tristane Banon soi-même, qui a répondu le plus simplement du monde désigné Dominique Gaston André Strauss-Kahn. Pourquoi alors avoir tu cinq années durant le nom de ce politicien, alors qu'en 2002 il n’était plus ministre, mais député, et qui, en ce début d’année 2007, venait d’être nommé loin de Paris, au FMI ? « Je ne sais pas du tout, explique Tristane Banon. Ce que je sais, c’est qu’il y avait déjà eu un problème une première fois quand Thierry Ardisson m’avait invitée sur l’émission Tout le monde en parle. On avait parlé de ça à la fin de ma séquence et la chaîne avait demandé [à ce] qu’on retire carrément toute la séquence... C’est une décision de Télé Paris et de Stéphane Simon. Ce n’est pas moi qui l’ai demandé, en tout cas ». Il a travaillé aussi bien pour France Soir, TF1, Paris Première (M6) ou Canal+ et le service public (France 2, 3 et 5).
La censure socialiste a-t-elle donné à plein ?
Pourquoi, en février 2007, aucun « décrypteur », si distingué et vertueux soit-il, n’a-t-il parlé de cette affaire ? Et pourquoi cette vidéo a-t-elle disparu d’internet comme si on avait voulu l'effacer définitivement des mémoires ?
L’accusation portée par Tristane Banon est grave, mais non absurde. Et elle est récurrente. « Qui n’a pas été coincée par Dominique Strauss-Kahn ? », demandait récemment Danielle Evenou (épouse de l'ancien ministre PS de la Communication Georges Fillioud) pendant une émission de Laurent Ruquier.
Les blogs français à l'écoute de la presse anglo-saxonne ont pu déplorer qu'il donne de la France et des Français une image à nouveau douteuse avec sa supposée liaison avec Yasmina Reza (femme de lettres et actrice). Le pot à tabac socialiste dirait de lui qu'il « abîme » la France, si hélas elle n'était autiste.
DSK et ses femmes (quelques-unes) - Piroska Nagy: DSK est soupçonné par le FMI « sur un éventuel abus de pouvoir dont il aurait pu se rendre coupable en accordant des indemnités de départ trop importantes à Nagy ou en manœuvrant pour l’envoyer à Londres », selon Le Point. - Emilie Byhet : une jeune femme qui a travaillé dans son équipe de campagne pendant la primaire socialiste de 2007. Il lui est reproché d’avoir suggéré au département des ressources humaines du FMI de lui attribuer un stage au département recherche de l’institution... - ces affaires portent moins à conséquence que l’accusation que Tristane Banon lance à l’encontre de Dominique Strauss-Kahn. Les femmes ont peur En 2002, la jeune femme n’avait pas osé porter plainte. Pourtant elle avait pris contact avec un conseil juridique qui, d’après ce qu’elle explique dans la vidéo, possédait sur son agresseur supposé un fort volumineux dossier. Mais Tristane Banon a renoncé à porter plainte. Elle n'a d’ailleurs toujours pas sauté le pas : « De toute façon, maintenant, je ne sais même pas s’il n’y a pas prescription. Ça fait six ans. Au départ, je voulais porter plainte, mais après il y avait eu l’histoire de Johnny Hallyday avec sa nana, c’était pile en même temps que ce qui m’était arrivé... Qu’est-ce qui va empêcher 50 % des gens que je vais croiser de ne pas me croire, ils ne sont pas censés croire en ma bonne foi. Alors je me suis dit qu’il fallait vivre avec ça. Et puis qu’est-ce que j’ai à y gagner ? De l’argent ? Je ne veux pas de son fric. Et si c’est pour faire vendre des bouquins sur ce genre de réputation, franchement je préfère en vendre peu ou pas... Et puis il y avait tout bêtement le fait que je vis seule à Paris. Il est avec un mec qui n’est pas forcément un tendre, il n’a pas forcément des méthodes très raffinées... Je ne pense pas qu’il m’aurait fait assassiner, mais me refaire le portrait, ça aurait été possible... ».
Comment tout cela s’est-il passé ? Tristane Banon prend contact avec Dominique Strauss-Kahn en 2002. A cette époque, elle prépare un livre, Erreurs avouées, qui sera publié quelques mois plus tard chez l’éditeur Anne Carrière, sans le témoignage de Dominique Strauss-Kahn. On comprend pourquoi en écoutant le récit de son entrevue sur Paris Première : « ... Il a proposé qu’on se voit, il m’a donné une adresse, que je ne connaissais pas, déjà ça m’a étonné parce que je connais un petit peu sa vie, plus ou moins, donc je sais où il habite, je sais où est sa permanence, l’Assemblée je vois un peu où c’est situé. Rien de tout ça. Je suis arrivée devant l’adresse, je me suis garée, je suis montée, c’était un appartement vide, complètement vide, avec un magnétoscope, une télévision, un lit au fond, très beau, il a bon goût, Monsieur a bon goût, poutres apparentes sublimes, sur cour intérieure, et puis là il a gentiment fermé la porte. J’ai posé le magnétophone tout de suite pour enregistrer, il a voulu que je lui tienne la main pour répondre, parce qu’il m’a dit « je n’y arriverai pas si vous ne me tenez pas la main », et puis après la main c’est passé au bras, et c’est passé un peu plus loin, donc j’ai tout de suite arrêté... Je suis arrivée là-bas, j’avais un col roulé noir, ça fait peut-être triper les mecs un col roulé noir mais faut arrêter, et après surtout c’est que ça s’est très très mal fini, parce qu’on a fini par se battre, donc ça s’est fini très très violemment, puisque je lui ai dit clairement... [intervention d’un invité] non non on s’est battu au sol, pas qu’une paire de baffes, moi j’ai donné des coups de pieds, il a dégrafé mon soutien-gorge, il a essayé d’ouvrir mon jean... Ça a très mal fini, mais moi ce qui m’a marqué... [coupure montage]. Bon moi j’ai fini par partir, il m’a envoyé tout de suite un texto en disant « alors je vous fais peur ? » d’un air un peu provocateur, et je lui avais parlé quand on se battait, je lui avais dit le mot « viol » pour lui faire peur, ça ne lui a pas fait peur plus que ça, comme quoi apparemment il était accoutumé, et après il a pas arrêté de m’envoyer des textos en disant « je vous fais peur ? »
Selon Tristane Banon, DSK l’aurait empêchée de publier les passages le concernant : « Anne Carrière a eu les jetons, elle a retiré le chapitre, ce qui, je pense, a été sincèrement une connerie car des journalistes l’avaient reçu... Ce que je n’ai vraiment pas apprécié c’est ce qu’il a fait après. Car dans l’histoire je n’étais pas méchante, je ne portais pas plainte, je retirais le chapitre, je faisais tout ce qu’il disait de faire. Il y avait beaucoup d’interviews de prévues dans la presse écrite, des passages télé, etc. et il a appelé Marc-Olivier Fogiel en lui demandant d’annuler parce qu’il avait peur que je parle de ça, chez lui parce que c’était du direct. Maintenant, c’est parole contre parole. C’est ce que m’a dit Marc-Olivier Fogiel et je ne vois pas pourquoi il me mentirait, mais Fogiel m’a dit, alors qu’il m’avait invitée (j’ai encore l’invitation de sa production), il m’a dit écoute Tristane, on me menace de couper le faisceau si je te laisse passer ».
On peut toujours épiloguer et se demander qui est ce « on » capable de censurer les passages où il est question de lui sur une chaîne câblée, de censurer un éditeur, de menacer de black-outer une émission de divertissement sur une chaîne grand public ?
« Le seul vrai problème de Strauss-Kahn est son rapport aux femmes, écrivait dans un de ses billets Jean Quatremer. Trop pressant, il frôle souvent le harcèlement. Un travers connu des media, mais dont personne ne parle (on est en France). Or, le FMI est une institution internationale où les mœurs sont anglo-saxonnes. Un geste déplacé, une allusion trop précise, et c’est la curée médiatique.
Si on dresse la liste des personnes d'influence qui sont au courant depuis les origines, on ne peut se sentir plus tranquille dans les salons parisiens que dans les profondeurs d'une cave glauque des quartiers les plus mal fâmés : sur quel journaliste donneur de leçon vertueux, peut-on compter en cas d'agression ?
Le FMI tirera-t-il les conséquences de ces révélations ?
Ce qui retient DSK de se lancer dans la primaire
Le singe en rut s'expose-t-il un traitement inhibiteur de la libido ?
Ou cherche-t-il à se faire virer du FMI pour arriver à temps à la primaire et se rapprocher du Chabichou Désirdavenir Royal et du pot de bière à tabac Brochen-Aubry ? D'aucuns assurent d'ailleurs qu'en rediffusant des documents certains l'y aideraient, puisque jamais, au grand jamais, les hommes de pouvoir n'abusent de leur position dominante... A-t-on jamais entendu parler d'autre chose que la position du missionnaire ?
Les secrets bancaires font en France plus de dégâts que les secrets d'alcove. Il faut être Berlusconi en effet pour mettre à cran les pisse-froid du 'politiquement correct' hexagonal. Pour sa part, MAM aura appris à ses dépens que la pensée unique s'oppose à l'investissement dans la pierre: il reste donc plus aux responsables politiques (et à POM, Patrick Ollier) que les joies du livret A et les fredaines de l'écureuil.
Des moralisateurs du blog réclament toujours plus d'ordures Ouvrez bien grand les fenêtres!
La gauche de Royal est plus merveilleuse encore qu’on ne pense: elle reproche à la droite de ne pas renifler sous les draps de la gauche de DSK, Fabius ou Lang. Un blog vertueux dans le style de son égérie, Marie-sEGOlène Royal, liste des blogs étiquetés à droite et les invite à dénoncer les performances de DSK, un camaradepourtantsocialiste.
Certains militants passent leur temps à refaire le monde en réunion et en agitation stérile dans la rue, plutôt que dans les collectivités locales. Chacun son plaisir, ça ne se discute pas. Aussi longtemps que personne n’en pâtit. Et les blocages de l’activité économiques nationale nous indisposent autrement plus que les frôlements entre adultes. Et les violences industrielles et urbaines autrement plus aussi que les mains baladeuses. La gauche radicale n’a aucune idée de l’importance des témoignages de tendresse humaine.
D’ailleurs, vivre une relation conjugale et élever des enfants restent aussi et encore des défis et des responsabilités auxquels les trotskistes se refusent (pour ne citer que cet exemple contre nature) . Ils expriment donc leurs frustrations intimes dans une horreur puritaine (à défaut de désirs –d’avenir, ou non) au spectacle (purement intellectualisé) des ébats de ceux de leurs camarades qui sont capables de pulsions dont ils ignorent tout eux-mêmes depuis le berceau. On ne parle toujours pas de ces choses-là ! Sauf si ces horreurs peuvent être utilisées au discrédit de l’adversaire. Alors DSK est devenu l’ennemi ! On peut donc parler de son goût -somme toute naturel- pour les femmes.
Dans la nébuleuse PS, c'est le big bang. On s'atomise tristement. DSK fait donc l'objet d'une attention toute particulière de la part des amis de la Cynique susnommée. On lance une rumeur qui n'a pas pour seule 'vertu' de faire oublier les déboires conjugaux de la susnommée et les frasques de son ex-concubin, qu'elle a répudié, une fois battue! Il faut éclabousser tout le monde et que tout le PS soit logé à la même enseigne: en contaminant, on banalise. Quand Royal fait une perle ou lâche un vent, elle accuse les autres...
Et que lit-on dans ce blog ?
'Le seul vrai problème de Strauss-Kahn est son rapport aux femmes. Trop pressant (et non pressent, j'ai vérifié), il frôle souvent le harcèlement. Un travers connu des médias, mais dont personne ne parle (on est en France). Or, le FMI est une institution internationale où les mœurs sont anglo-saxonnes. Un geste déplacé, une allusion trop précise, et c’est la curée médiatique. Après Jacques Attali et ses goûts somptuaires qui lui ont coûté la présidence de la BERD, la France ne peut pas se permettre un nouveau scandale.' Ce n’est donc pas du harcèlement, mais ça pourrait le devenir, si la rumeur est bien orchestrée !
Ainsi, le blog en question, plus anglo-saxon que les puritains eux-mêmes- rêve de ‘curée médiatique’. On ne retiendra pourtant rien de valable à ces insinuations moralisatrices. Il faudrait des preuves pour que l’indignation soit légitime. Ce blog-là n’en a pas… En revanche, la rumeur concernant Sa Cynique Majesté Royal, qui s’est développée au cours de la campagne présidentielle, était étayée. Le bien-fondé des fuites s’est même vérifié et concrétisé par une séparation officielle des intéressés qui se sont appliqués à dorer la pilule de leurs électeurs pendant tout ce temps. DSK se présente-t-il au suffrage des électeurs ?
L’essentiel est souligné parcet innocent de Jean Quatremer qui écrit en passant dans son blog -à l'insu de son plein gré- les imputations citées plus haut: on rest comme ça, à Libération... Il faut donc TOUT citer, autre ami blogger du même acabit. Voici le passage que, dans un souci respectable d’exactitude, vous avez omis, par inadvertance… 'Que Sarkozy présente DSK n’est pas choquant: ce n’est pas du débauchage, comme de nommer au gouvernement un socialiste, même si, un bienfait n’étant jamais perdu, le PS risque de se voir privé de son principal rénovateur. Il s’agit simplement d’un choix bipartisan : pourquoi ne pas désigner le plus compétent ?'
Comment peut-on de la sorte ajouter de la puanteur à la presse caniveau?Ce père la pudeur de Libération, bien connu pour son éthique pointilleuse et son soutien à Sa Cynique Majesté Royal, s’est fait allumer sur le site de Marianne qui, lorsqu’il ne soutient pas Bayrou, se demande si je [le journaliste] n’avais(t) pas « franchi la ligne jaune » sous le titre « un journaliste de Libération chasse le DSK ». Parce que la presse est nauséabonde, faudrait-il que l’ensemble de la blogosphère se laisse contaminer ? Alors, assez de méchanceté perverse ! Sous couvert de morale…