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samedi 23 mars 2013

La justice doit être exemplaire: et le juge Gentil ?

Le juge veut laisser une trace: si infâme soit-elle ? 

Gentil, juge controversé aux méthodes de cowboy

Sommes nous encore en démocratie
ou en république des juges ?

Non, les robes noires ne l'aiment vraiment pas.
"Je suis entrée dans son bureau avec mon client qui venait de passer deux nuits en garde à vue. Il avait l'air de ne pas nous voir, occupé à autre chose. Mon client, fatigué, a pris place sur la chaise prévue à cet effet en face de son bureau… Gentil a sursauté, lâchant: ' Quelqu'un vous a autorisé à vous asseoir?" L'entretien n'a pas bien démarré ", raconte une avocate de la région parisienne. La courtoisie n'est pas la marque de fabrique de ce juge d'instruction de presque 55 ans, formé à Nanterre et en CorseUne vertu qui lui est étrangère et qu'il n'aura donc pas su transmettre lorsqu'il enseignait à l'École nationale de la magistrature bordelaise. Pareillement, inculquait-on le respect aux maîtres déformés en IUFM ?

Le juge s'est forgé une réputation de cow-boy auprès des avocats. 
"Il nous conçoit avant tout comme les complices de nos clients", se plaint un conseil bordelais. Le juge Jean-Michel Gentil qui se dit mis en cause par Nicolas Sarkozy s'est choisi un défenseur en la personne d'un ancien magistrat et ami qui a changé de trottoir, Me Rémi Barousse... "J'ai été saisi pour une éventuelle plainte pour injure ou pour outrage à magistrat." 
"Je considère que dans un Etat de droit les décisions de justice doivent être respectées. On peut les critiquer, il y a des voies légales, des voies de recours", a-t-il expliqué.

L'indépendance de la justice dispense de l'obligation de respect
L'ancien conseiller politique de Nicolas Sarkozy, le député UMP Henri Guaino a estimé vendredi que le magistrat a "déshonoré les institutions, la justice" en mettant en examen l'ancien chef de l'Etat. Maintenant l'odieux juge Gentil se déclare outragé et "ne compte pas en rester là", a déclaré Me Rémi Barousse sur BFM TV.

Un juge capable de fausses déclarations
"Il a tenté de mettre en cause ma probité, en m'accusant d'avoir pris contact avec un témoin", se souvient un Parisien encore indigné. 
Cofondateur de SOS-Racisme, l'avocat Francis Terquem nourrit également une rancune tenace, en raison d'un "mensonge" du juge, qui a, selon le pénaliste, prêté de fausses déclarations à l'un de ses clients pour interroger un autre prévenu… Un procédé coupable, surtout lorsqu'il apparaît dans les procès-verbaux d'interrogatoires ! L'affaire est remontée jusqu'au bâtonnier - mais n'a pas eu de suite...

Les mis en cause ont le sentiment de se trouver face à un homme partial.
Dans l'affaire Bettencourt, la méthode du cowboy a été très critiquée pour son comportement à l'encontre de François-Marie Banier et de son compagnon Martin d'Orgeval, cueillis au petit matin et placés au dépôt pendant deux nuits avant de pouvoir être interrogés une demi-heure par le juge à Bordeaux. Les  avocats, même opposés dans la cause, ne comprennent pas, car aucun des deux accusés ne s'était soustrait à une convocation. La Cour de Cassation doit d'ailleurs se prononcer très prochainement sur cette attitude.

Voyant cela, Patrice de Maistre a préventivement envoyé son emploi du temps au magistrat. Le juge souverain de Bordeaux l'a néanmoins fait interpeller au pied de l'avion.
Quant à Pascal Wilhelm, ancien homme de confiance de Liliane Bettencourt et mis en examen dans le volet Stéphane Courbit de l'affaire, a préféré prendre les devants et effectuer de sa propre initiative un aller-retour à Bordeaux discret pour se mettre à disposition du juge, mais en vain… Gentil ne négocie pas, il impose, puisqu'il est "indépendant" et intouchable !

Le juge Gentil plaît trop à la gauche pour être de droite

Eva Joly voit en Gentil une tendance à ..."attendrir"
L'homme possède un allié au sein des ténors du barreau de Paris, fidèle depuis près de quinze ans dans ses compliments. Léon-Lef Forster, pénaliste de renom, ne renâcle pas à mettre en avant les qualités qu'il a perçues chez l'ancien président de l'Association française des magistrats instructeurs (Afmi).
On retrouve cet avocat aussi au côté de la juge Isabelle Prévost-Desprez qui a passé la ligne blanche en affirmant dans le livre " Sarko m’a tuer " que l’ex-infirmière de Liliane Bettencourt aurait " vu des remises d’espèces à Sarkozy", nommément, ce que l'employée citée nie ! Lien PaSiDupes: "La juge Prévost-Desprez devra s'expliquer devant sa hiérarchie

Et ce n'est pas Christophe Régnard qui démentira la juge 
Prévost-Desprez. Il la soutient en tant que militante du syndicat qu'il dirige, l'USM.

Il faut faire la part, plaide Me Léon-Lef Forster, entre la sévérité à laquelle le juge d'instruction Gentil, bien seul dans son exercice, se trouve contraint, et l'homme hors de son cabinet, "humain et très capable d'humour", assure-t-il, comme si son sens de l'humour (au 3e degré?) avait à voir à l'affaire. 
Or, ce jour, Me Rémi Barousse souligne au contraire que le juge  ne peut en aucun cas être un coupeur de tête, puisqu'il est contraint d'agir   collégialement, avec l'accord de ses deux collègues, Cécile Ramonatxo et Valérie Noël. Aucune des deux ne s'exprime, pas même par le biais d'avocats: ont-elles véritablement voix au chapître ou sont-elles des alibis, des contrats de génération? 

Comme tout citoyen, à l'exception de Sarkozy, le juge Gentil "n'a pas à être injurié, il n'a pas à être outragé et il a le droit de saisir la justice pour se plaindre, notamment pour injure ou outrage à magistrat puisqu'il a été outragé dans le cadre de l'exercice de ses fonctions," explique solidairement Me Barousse. Le client du juge de Bordeaux s'est dit surpris par "l'outrance des réactions à cette décision." "M. Gentil n'est pas seul dans son instruction, c'est une instruction collégiale, ils sont trois magistrats à suivre le dossier", a-t-il fait valoir. Une défense à géométrie variable pourtant diffusée sans commentaire mais complaisance par i-télé, du groupe Canal+.

A noter encore que le déploiement des juges ne s'arrête pas là
Quand le juge Gentil critiquait la politique de Nicolas Sarkozy, il était président de l'Association française des Magistrats instructeurs (AFMIvice-président, Marc Trévidic, juge d'instruction antiterroriste) dans les années 1990. Aujourd'hui, Claire D'Urso, présidente en exercice de l'AFMI, vient prendre la défense de son prédécesseur dans les media...    

Pendant le quinquennat précédent,
l'avocat et le magistrat militaient de concert contre la suppression du juge d'instruction que souhaitait alors… la gauche - une réforme qu'a lui-même tentée Nicolas Sarkozy !


samedi 26 septembre 2009

Pour Dray, rien moins que le procureur de Paris en personne !

Le socialiste n'est pas monsieur tout le monde...
En juillet dernier, Jean-Claude Marin, le procureur de Paris a décidé de communiquer les conclusions de l'enquête de la brigade financière aux personnes visées par les investigations, en leur proposant de remettre des observations pour leur défense.

Malgré des réticences face à ce cas procédural inédit, une série de documents a été remise hier 25 septembre 2009. «J'ai hésité, mais quand on est sûr de son bon droit, on va jusqu'au bout», déclare au journal Le Figaro Julien Dray qui, après cet épisode, doit désormais attendre que le parquet de Paris étudie le sort qui lui sera réservé : soit un classement sans suite, soit un renvoi devant le tribunal correctionnel, où le parlementaire devrait notamment répondre d'abus de confiance à la suite des détournements de fonds présumés aux dépens de deux associations pour un total de 350 000 euros.

La justice de classes accorde un traitement de faveur au socialiste ?

Julien Dray considère sans doute que la procédure inédite proposée par le procureur de la République de Paris comporte des corolaires. Parce qu'à sa demande il a finalement choisi de produire une expertise-comptable, le député demande aujourd'hui à être entendu par Jean-Claude Marin en personne.

Ce face-à-face inédit et totalement inhabituel à l'issue d'une enquête préliminaire serait, selon le député, dans la logique des choses. «S'il refuse cette confrontation, c'est comme s'il m'avait transmis le dossier uniquement comme s'il s'agissait d'avaliser les accusations», explique Julien Dray, bien conscient que les aménagements de procédure qui lui ont été offerts sont observés comme un cas d'école dans la perspective de la réforme de la procédure pénale qui devrait suivre la suppression du juge d'instruction.

Sur le fond du dossier, la bataille est chiffrée.

Le député veut démontrer que sa comptabilité personnelle, au cours de ces quatre dernières années, ne comporte pas un «trou de 400 000 euros», comme le rapport final de la brigade financière semblait le souligner. Les policiers, à l'issue de leur exposé, avaient en effet dressé la liste des dépenses et des recettes du député au cours des années 2005, 2006, 2007 et 2008, sans toutefois faire eux-mêmes l'addition de ces quatre années. À la lecture des chiffres, il apparaît que le montant de ses dépenses est à chaque fois plus élevé que ses recettes, renforçant la suspicion sur la provenance de ses revenus.

Le socialiste caviare conteste les chiffres
Julien Dray conteste ces calculs et affirme qu'il s'agit d'une addition de l'ensemble de ses mouvements bancaires, y compris les versements de compte à compte. Ses conclusions remises au procureur par ses avocats Léon-Lef Forster et Florence Gaudillière contiennent donc une étude réalisée à sa demande par un cabinet d'expertise-comptable, sorte de «jury d'honneur» constitué par le parlementaire aux premiers mois de ses déboires judiciaires. Ce document arrive à la conclusion que le déséquilibre sur les quatre années n'est pas un «trou de 400 000 euros», mais un solde positif de quelque 38 000 euros. Selon eux, les recettes seraient donc supérieures aux dépenses.

Figure par ailleurs au dossier de défense l'attestation d'un horloger sur la valeur de l'une des montres de collection apparaissant dans le dossier…

Enfin, dernier point des observations remises au procureur, sont détaillées les activités des deux collaborateurs du député soupçonnés d'avoir servi de «comptes taxi» dans le système des malversations présumées. Concerts, manifestation en mémoire d'Ilan Halimi, service de presse, rassemblement des associations… la liste des activités de ces deux personnes au sein des associations concernées tente de justifier la réalité des prestations effectuées.

Ces prochains jours, les avocats des associations mises en cause dans l'enquête - SOS-Racisme et l'organisation lycéennne FIDL, - devraient à leur tour déposer des conclusions pour leur défense.

Une dénonciation est-elle synonyme de diffamation ?
Convaincu qu'une dénonciation calomnieuse est à l'origine de l'enquête qui le vise, Julien Dray reste quant à lui accaparé par son dossier. «Je suis comme les gens qui viennent me voir à ma permanence et qui sont obnubilés par une affaire judiciaire», admet-il en s'arrêtant sur tous les détails des accusations qui pèsent sur lui. Ces gens-là peuvent toujours essayer de se rapprocher du procureur Marin...

Sur la génèse de l'affaire, il confirme cependant avoir connu des difficultés de trésorerie personnelle à compter de janvier 2006 alors qu'il venait tout juste de placer sous hypothèque sa villa de Vallauris (Alpes-Maritimes). Le député socialiste de l'Essonne a investi dans la pierre non pas dans le 9.1 qu'il aime tant, mais dans une ville de potiers sur le golfe de Juan, à laquelle sont associés les noms de Picasso et de Jean Marais et où le Prince Aly Khan et Rita Hayworth, se sont mariés, le 27 mai 1949. Pour autant, la zone est-elle si bien fréquentée que cela ? Les Ségollande ne possédaient-ils pas un modeste pied-à-terre avec terrain et piscine à Mougins sur les hauteurs de Cannes ? Cette opération, comme le racontent les auteurs du livre L'Argent des politiques (Albin Michel), lui avait été imposée par des interrogations répétées de la commission pour la transparence de la vie politique. L'organe de contrôle s'étonnait du fait que Julien Dray n'ait pourtant contracté aucun emprunt pour rembourser la villa.

En plus de l'hypothèque, le député avait alors dû commencer à verser des remboursements à Pierre Bergé, qui avait financé la villa, comme il finance les bureaux de Désirdavenir Royal. À compter de cette date, il devait ainsi payer des échéances de prêt de 2 000 euros par mois qui ne lui étaient pas soumises jusque-là. Cet épisode, affirme Julien Dray, est «la preuve qu'[il] a été contrôlé comme personne d'autre». Faut-il se plaindre qu'un élu ne soit pas moins contrôlé que ses électeurs ?
Mais il souligne, pour justifier les prêts personnels dont il a bénéficié à compter de 2006, qu'il était «financièrement dans une passe difficile, comme cela peut arriver à tous». Sauf que tous les précaires dans sa situation ne font pas leurs emplêtes Place Vendôme...
L'enquête préliminaire, dont le procureur de Paris doit à présent décider du sort, porte précisément sur la période 2005-2008…

jeudi 15 janvier 2009

Dray : un "jury d'honneur" pour laver son déshonneur ?

Le plombier socialiste veut poursuit les auteurs des fuites dans la presse

Le député socialiste Julien Dray est soupçonné d'abus de confiance, voire de corruption, en particulier au détriment de la FIDL, et fait l’objet d’une enquête de Tracfin, la cellule anti-blanchiment du ministère des Finances, est diligentée concernant des mouvements de fonds qu’il aurait opérés (PS).

Ce conseiller de Sa Cynique Majesté Royal a porté plainte au parquet de Paris pour "violation du secret professionnel et recel de ce délit", après la divulgation dans la presse d'extrait d'une enquête préliminaire le visant, a annoncé son avocat Me Léon-Lef Forster.

Selon son avocat, il va poursuivre plusieurs organes de presse
"La présente plainte est déposée consécutivement à la parution de deux articles", détaille cette plainte qui vise deux textes parus sur le site Internet du Monde, le 19 décembre, et dans le quotidien du soir daté du 20 décembre. Ces articles "contiennent tous deux des informations concernant une enquête préliminaire ouverte par le Parquet du TGI de Paris à la suite d'une note de Tracfin ", constate le document rédigé par l'avocat de M. Dray, Me Léon-Lef Forster."Il apparaît incontestable, compte tenu de l'heure du bouclage, de l'impression du journal et de l'heure de mise en ligne sur Internet, que seules des personnes qui détenaient des informations en raison de leur fonction ont pu les transmettre afin qu'elles soient divulguées par le biais de la presse", poursuit l'avocat qui voit derrière cette affaire une manipulation.

Julien Dray compte demande la constitution d'un "jury d'honneur"
Un jury d'honneur est une sorte de tribunal symbolique constitué de personnalités.

"Julien Dray va demander la constitution d'un jury d'honneur pour faire le point sur l'ensemble de ses ressources et de son train de vie. Il n'a toujours pas été interrogé par la police", a accusé mercredi Me Lef-Forster. "Actuellement, toute loyauté de la procédure est bafouée. Nous sommes dans la situation d'un Etat totalitaire car on lui demande d'exposer l'ensemble des faits dans les médias alors qu'il n'a pas accès au dossier", a-t-il ajouté.

Sans doute a-t-il en effet besoin de connaître l’état d’avancement de l’enquête pour ne pas trop en dire.

Julien Dray compte ainsi s'expliquer publiquement. Mais point trop…

lundi 22 décembre 2008

Blanchiment au PS: Dray ne supporte plus les fuites médiatiques

Juju ne cherche pas à avoir accès aux pièces du dossier ?

Polémique prioritaire sur les faits

Tout ce qui semble préoccuper Julien Dray, c’est l’origine des fuites
: histoire d’écarter l’attention du fond de l’affaire et de se poser en victime. Juju découvrirait-il soudainement ce que la connivence des syndicats de journalistes et de magistrats peut avoir de malsain ?

Il est réconfortant d’apprendre qu'au royaume socialiste Juju Dray, ce proche de Sa Cynique Majesté Royal, serait capable d’une « colère saine » ! Il "déposera plainte contre X demain auprès du parquet de Paris pour violation du secret professionnel", selon une information du Parisien.fr.
Son avocat, Maître Léon-Lef Forster, éprouve le besoin d’apporter des explications: "Nous voulons connaître l'origine des fuites qui ont permis que certaines informations aient été transmises à certains médias". Certaines’ informations et pas toutes ? Et 'certains' media? Et pas Libération, Le Monde et le Post, le Nouvel Observateur et Marianne et les autres ? Mais comment est-ce possible ?

Et il reste donc encore à en découvrir ? Mais c’est un feuilleton à rebondissements qui nous est promis !...

Pour l’aspect pathos, le bavard de Juju a aussi ajouté : "Nous avons été offensés que des investigations soient présentées comme quasiment une déclaration de culpabilité". Villepin a-t-il été jugé et condamné? Non ? Et Chirac ? Mais alors, pourquoi le PS et ses militants veulent-ils les envoyer directement en prison, sans repasser par la case départ?

Me Forster accuse
L'avocat de Julien Dray aurait une piste. Autant dire que, bizarrement, l’homme de loi ne présume pas innocent l'organisme français de surveillance des flux financiers et qu’il l'a pointé du doigt: "Une fuite semble avoir été organisée concernant la note de Tracfin, a-t-il accusé.
Cette note, datée du 28 novembre, a été suivie de l'ouverture d'une enquête préliminaire pour des détournements de fonds présumés commis au préjudice de l'association "Les Parrains de SOS Racisme" et de la FIDL (Fédération indépendante et démocratique des lycéens). Si on ne parle plus d'abus de pouvoir, est-ce à dire que SOS Racisme et la FIDL étaient d'accord et consentants ?
VOIR et ENTENDRE - Pour en savoir un peu plus (cliquer sur l'image ou les liens):
Julien Dray visé par la justice
Julien Dray visé par la justice


Le député socialiste de l'Essonne n’est pas aussi "serein et combatif" que le rapporte son avocat.

Il tient à insister sur le fait qu'aucune poursuite n'a été déclenchée à l'encontre de son client et souligne ainsi que la justice a tout son temps. "Pour le moment, aucune question précise n'a été posée à Julien Dray; il attend que les questions lui soient posées", a-t-il ajouté.
L’enquête suit son cours.