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lundi 21 octobre 2013

EDF relance le nucléaire au Royaume-Uni

Une entreprise française -publique à 84.48%- délocalise le nucléaire...

Silence dans les rangs  de l'écologie radicale


La centrale nucléaire de Hinkley Point, 
dans le sud-ouest du Royaume-Uni
Le géant français de l'électricité a officialisé l'accord avec le gouvernement britannique portant sur la construction de deux réacteurs de type EPR au Royaume-Uni. Un investissement chiffré à 18,9 milliards d'euros dont se félicite EDF. 
De l'autre côté de la Manche, des doutes sont émis quant à sa capacité à rentrer dans les temps et dans les budgets. 

EDF construira  deux EPR, le puissant réacteur nucléaire de 3ème génération, au Royaume-Uni. 

L'accord officiel de principe entre David Cameron et Nicolas Sarkozy de mars 2012 arrive  à la mise en oeuvre. 
S'il était attendu, l'accord entre EDF et Londres était pendant un long moment bloqué par certains verrous financiers et politiques, liés notamment à l'arrivée de la gauche socialo-écolo
Il faut dire que de l'autre côté de la Manche, on s'inquiétait des déboires d'EDF lors de la construction de l'EPR de Flamanville : la propagande altermondialiste mettait en doute la capacité d'EDF à construire un réacteur similaire en Grande-Bretagne, en rentrant dans les délais et dans les budgets

En coopération avec Areva et deux groupes nucléaires chinois

Le géant français de l'électricité va donc construire deux EPR sur le site nucléaire d'Hinkley Point, dans le sud-ouest de l'Angleterre. Le consortium sera piloté par EDF, mais il inclut également deux groupes nucléaires chinois, CGN et CNNC, qui détiendraient à eux deux 45% à 50% du projet, et aussi Areva, qui en détient 10%. 

Initialement, c'est l'entreprise Centrica qui devait se partager les coûts avec EDF, mais
l'envolée du prix de construction de l'EPR de Flamanville, ainsi que celui que construit actuellement EDF en Finlande, a fini de convaincre Centrica de se retirer, en janvier.  

Finalement,
EDF s'est donc retrouvée à négocier avec deux entreprises chinoises qu'elle connaît bien. Le groupe nucléaire français collabore depuis trente ans avec CGN, et depuis 2009, ils construisent ensemble deux EPR à Taishan, en Chine.

Les derniers verrous financiers ont sauté


Bouygues TP et Laing O’Rourke
devraient réaliser la partie génie civil
de la centrale nucléaire Hinkley Point C
 
Dans les clous depuis longtemps, l'accord a trouvé le moyen du déblocage financier. Le gouvernement britannique souhaitait avoir toutes les garanties possibles, au vu de l'énormité de l'investissement (14,5 milliards de livres, soit 16,5 milliards d'euros). D'où la présence des groupes chinois. 

Pour sa part, EDF souhaitait un prix garanti de vente de l'électricité nucléaire. Plus faible que le coût souhaité par le géant du nucléaire français, Londres devrait tout de même assurer un prix garanti de l'électricité entre 89,50 et 92,5 livres par mégawatt/heure. Un accord de ce type est appelé "contract for difference" : il implique que si le prix sur le marché de gros est inférieur à ce niveau, c'est l'électricien qui touchera la différence; s'il est supérieur, il reversera le bénéfice. A l'heure actuelle, le prix fixé est deux fois supérieur au prix de gros actuellement pratiqué outre-Manche. 

Il apparaît que David Cameron n'avait pas vraiment le choix : son parc nucléaire vieillissant le pressait de bouger. Autre requête d'EDF : déterminer la durée de cette garantie de prix. EDF voulait que ce prix garanti dure 40 ans. Le groupe en aura finalement obtenu 35. 

Un chantier d'une importance considérable

Un accord de ce type doit encore être validé par la Commission européenne. Mais ces détails très techniques n'occulteront pas l'essentiel : l'accord entre EDF et le gouvernement anglais est un événement marquant dans le contexte actuel. 

Plus de
deux ans après la catastrophe nucléaire de Fukushima, le nucléaire reprend donc sa marche en avant. En Grande-Bretagne, c'est le premier EPR construit depuis celui de Sizewell B en 1995. 

Cet accord avec EDF vient par ailleurs renforcer l'importance du groupe français de l'autre côté de la Manche, où EDF est déjà le n°1 en terme d'énergie depuis qu'il a racheté un groupe nucléaire anglais.

L'accord est censé être gagnant pour toutes les parties : EDF, qui renforce sa position, le Royaume-Uni, premier marché nucléaire en Europe, mais aussi la Chine, où l'on construit actuellement 35 réacteurs de technologies de toutes provenances, ce qui correspond à la moitié des réacteurs bâtis dans le monde.
25.000 emplois pour la Grande-Bretagne

La France ne s'y est pas trompée, l'Elysée publiant ce matin un communiqué dans lequel elle se félicitait de l'accord avec le Royaume-Uni

Outre-Manche, le gouvernement britannique était lui aussi ravi de la décision. "Cet accord représente 16 milliards de livres d'investissements futurs pour la Grande-Bretagne et la création de 25.000 emplois, soit d'excellentes nouvelles pour la région du Sud-ouest et pour le pays tout entier", a souligné le premier ministre britannique David Cameron, cité dans un communiqué d'EDF.

"Pour la première fois, une centrale nucléaire dans ce pays n'aura pas été construite avec l'argent du contribuable britannique. Cela nous permettra de renforcer et sécuriser notre modèle énergétique, grâce à une source d'électricité sûre, fiable et produite sur notre territoire", a abondé le ministre britannique de l'Energie, Ed Davey. 
Demande d'électricité au Royaume-Uni, à 7% nucléaire

De son côté, le PDG d'EDF, Henri Proglio, a souligné lors d'une téléconférence qu'il s'agit d'un "moment clef dans l'histoire d'EDF", dans le prolongement du rachat de l'exploitant du parc nucléaire britannique British Energy qui a fait du groupe français le 1er producteur d'électricité outre-Manche. "Cela va contribuer à définir le paysage énergétique de demain, basé sur des sources faiblement émettrices de CO2", a-t-il mis en avant.

Les deux EPR de Hinkley Point C devraient à eux seuls couvrir jusqu'à 7% de la demande d'électricité au Royaume-Uni. Leur construction permettra de compenser l'arrêt prévu dans les dix ans d'une série de centrales électriques au charbon et de réacteurs en fin de vie. 
De plus, ils devraient aider Londres à remplir ses ambitieux objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

mercredi 30 mai 2012

Un documentaire LCP suspect de parti-pris anti-nucléaire

Les documentaires à charge qui se veulent objectifs





Une catastrophe naturelle: tremblement de terre et tsunami





Des documentaires, comme moyens de propagande


"Les documentaires offrent une autre appréhension du monde qui nous entoure et portent un regard différent sur la vie politique et ses acteurs," assume LCP. 

Une présentation partisane du documentaire "inédit", écrit et réalisé  (2012) par David Zavaglia (52’) et coproduction LCPAn / Scientifilms. 

"Vendredi 11 mars 2011. 14h46 heure locale. Le Japon vient d’être touché par l’une des catastrophes naturelles les plus terribles de son histoire. Depuis, l’archipel vit avec une épée de Damoclès au-dessus de lui : celle de la centrale de Fukushima qui ne peut être réparée et qui continue de fuir…" Une présentation lapidaire, puis plus rien dans le documentaire sur les causes précises, non pas internes , mais extérieures à la centrale nucléaire. Mais ce reportage n'est visiblement pas consacré aux risques naturels...









Les réactions en chaîne provoquées par
un tremblement de terre
qui a provoqué un tsunami
qui a provoqué la destruction de la centrale

Les questions rhétoriques posées comportent les éléments de réponse

"Un an après, la situation s’est-elle améliorée ? L’Etat a-t-il pris des dispositions suffisantes ? Comment les habitants s’organisent-ils sur place ?"



Le parti-pris des accusations populistes
"D’un côté, on observe un Etat qui engage un retour progressif de la population au lieu d’élargir la zone d’évacuation. De l’autre, la résistance s’organise à travers des opérations de détection et de mesure de radioactivité… "

"Le réalisateur nous livre une enquête saisissante sur le rôle de l’Etat Japonais et les risques encourus par les populations locales. Une chronique édifiante d’une catastrophe au long cours…" 
VOIR et ENTENDRE le procès du gouvernement démocratique par les activistes du lobby anti-nucléaire:

Une chaîne d'Etat instrumentalisée par des extrémistes ? 

Profession de foi en l'intox subventionnée




Le petit reporter
Tintin au pays des Soviets









Les contre-vérités des déclarations de la profession

"Face au vertige de l’information en continu, les documentaires imposent cette distance nécessaire pour une nouvelle expérience du réel." La "distance" est en fait le temps pris pour monter une propagande téléguidée par les associations, réseaux et associations, des groupes de pression. 

Une information est-elle plus fiable parce qu'elle est alternative ?
"Ainsi, l’écriture documentaire vient indispensablement (?) renforcer les moyens d’expression et de connaissance proposés à l’antenne à travers les journaux, les magazines et autres débats." 
Ce documentaire - totalement négatif de bout en bout - administre la preuve d'une dramatisation subversive destinée à susciter la peur dans la population et à déstabiliser les gouvernements démocratiquement élus.

LCP revendique une politique militante de sous-traitance suspecte
"Depuis de nombreuses années, LCP a choisi de faire la part belle [sic] à la démarche documentaire sur son antenne à travers une programmation sur-mesure et une politique de coproduction ambitieuse. LCP achète ou coproduit une cinquantaine de documentaires par an et collabore avec de nombreux producteurs porteurs de savoir-faire différenciés." 
Un savoir-faire en matière de manipulation de l'opinion digne des régimes totalitaires.