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dimanche 1 septembre 2019

Braderie de Lille: bataille de chiffonniers au stand LREM

Le parti du président, poursuivi par la colère populaire où qu'il soit

Les radicaux et autres centristes - qui cherchent à se rapprocher de LREM pour sauver leur peau - font-ils le bon choix ?


Après des permanences d'élus taguées,
le stand du parti présidentiel à la Braderie de Lille au centre d'une bagarre entre militants, samedi 31 juillet.

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Une rixe a éclaté devant les stands de LREM et son voisin de la France insoumise, Porte de Paris, sur la Braderie de Lille. Un militant de La République en marche, le mouvement du président Macron, a été légèrement touché au visage et un policier a également reçu un projectile. Le stand du parti au pouvoir a dû être fermé et démonté.  

La Voix du Nord rapporte qu’une " rixe" a opposé des militants de LREM et de LFI (La France insoumise de Mélenchon)
La situation s’est envenimée après l’arrivée sur les lieux de Violette Spillebout, la candidate investie par LREM pour les municipales à Lille, et de Stanislas Guérini, le délégué général du parti, vers 18h, peu après l’inauguration du QG de campagne de la candidate.
Un comité d’accueil hostile les a pris à partie et l'affrontement verbal a dégénéré en bagarre. Selon le quotidien nordiste, des militants LREM ont été pris pour cibles, l’un a été légèrement touché au visage et il a d'ailleurs pu être soigné sur place par les pompiers. La police est intervenue, mais les agresseurs ont pris la fuite.

"Une quinzaine de personnes, alcoolisées et agressives ont jeté des projectiles et de la bière sur le stand", raconte l’équipe de la candidate. "Nous avons appelé la police et nous ne sommes pas restés sur place". La même source estime que ces violences visaient Macron et sa politique, ainsi que "le mouvement dans son ensemble," plus que la candidate, car le groupe avait commencé à chahuter le stand dès le matin aux cris de "Macron démission"

Le parti majoritaire juge "inacceptable" cette forme de contestation

"Indignée par les attaques gratuites et violentes qui ont écourté notre visite avec @StanGuerini sur les stands de @LaRemNord et des autres formations politiques Porte de Paris", a tweeté Violette Spillebout.

Violette Spillebout, candidate LREM aux municipales à Lille
L'ancienne directrice de cabinet de Martine Aubry mènera la liste La République en Marche aux élections municipales de Lille, en mars prochain et a Braderie qui se profile sera l'occasion pour la tête de liste macronienne de lancer sa campagne. Elle aurait surpris son monde, jusqu'à l'intérieur de LREM où personne imaginait il y a encore deux ans qu'elle priverait la députée Valérie Petit de l'investiture du parti présidentiel, même si au lancement du collectif Lille C en janvier 2018, elle formait déjà un ticket avec Christophe Itier, ancien référent départemental LREM, candidat battu aux Législatives 2017 par Adrien Quaténnens (29 ans, coordinateur de LFI), et aujourd'hui haut-commissaire à l'économie sociale et solidaire. Les rancoeurs minent donc chacun des partis et Christophe Itier en concentre bon nombre à lui seul: ex-directeur général de 'La Sauvegarde du Nord', l’une des plus importantes associations de protection de l’enfance du département, il a vainement tenté sa chance au PS, mais a échoué à devenir député En Marche ! sur la 1ere circonscription du Nord, alors que la vague Macron portait de parfaits inconnus à l’Assemblée. Il avait cru pouvoir se reconvertir dans le sillage de Macron, suscitant les accusations de traîtrise de ses anciens camarades. Voilà prévenus les Radicaux et centristes de l'UDI qui se préparent à la même démarche...
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Quant à Violette  Spillebout (46 ans, mère de deux enfants de 21 et 14 ans), ici au côté de S. Guerini, elle est une adhérente de fraîche date à La République en Marche mais affirme se méfier des appareils politiques et tend la main à tous les partis ! "Le clivage droite-gauche se retrouve peu au niveau d'une ville", dit-elle. Cette fille d'enseignants (une mère professeure agrégée de français au lycée catho Saint Jean-Baptiste de la Salle à Lille et un père directeur de recherche à l'INRA et professeur à l'ISA, l'école d'ingénieurs de la Catho de Lille) est arrivée à l'âge de 11 ans à Lille. Après des études de biologie (maths sup, maths spé), elle obtient un diplôme en management des entreprises. Elle découvre le monde du travail brièvement dans un cabinet d'audit à Paris, avant d'être recrutée au cabinet de Pierre Mauroy en 1997. En 2008, elle devient directrice de cabinet de Martine Aubry et y reste 5 ans avant de rejoindre la SNCF. Elle avoue un piston : "Martine Aubry m'a aidée à y entrer," assurant qu'elle a ensuite gravi des échelons de l'entreprise publique uniquement sur ses compétences. Elle se mettra en disponibilité dans les prochains mois pour être à 100% dans la campagne municipale. Lucide, elle pense ne pas représenter aujourd'hui plus de 10% des intentions de vote, mais compte progresser d'ici mars. Une ancienne danseuse classique à la Mairie de Lille peut-elle séduire les Lillois ?
En guise de
propositions, elle a dévoilé son slogan de campagne : "faire respirer Lille"...  Lutte contre la pollution ou souhait de libérer Lille de Martine Aubry ?
Le stand de la République en marche a dû être fermé et démonté, et une enquête a été ouverte.
Résultat de recherche d'images pour "Aurélien Le Coq"Les Insoumis nient toute implication. "Nos militants étaient sur notre stand quand ça a dégénéré", assure le militant LFI Aurélien Le Coq (ci-contre).
"La consigne a alors été donnée d’y rester, pour se mettre à l’abri et éviter toute ambiguïté. Nous sommes radicalement opposés à la politique du gouvernement, mais nous faisons valoir notre opposition de manière non-violente."

Dans la soirée, la maire de Lille, la socialiste Martine Aubry, a qualifié ces actes d' "inacceptables".
Patrick Kanner, président du groupe PS au Sénat, a également condamné "avec force ces événements contraires à l’esprit démocratique et populaire de la braderie de Lille".

Ces dernières semaines,
au moins une quinzaine de permanences de députés ou de locaux du parti de Macron ont été murés, tagués ou vandalisés
, suscitant une condamnation de l’ensemble de la classe politique.

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On dénombre 150 manifestations d'hostilité en deux ans. C'est ainsi que, depuis la validation, le 23 juillet dernier par l’Assemblée nationale, de la ratification du traité controversé, le numéro un de LREM, Stanislas Guerini, désigné par le président-souverain, a lui aussi découvert des slogans hostiles au CETA et à la police tagués sur sa permanence parisienne.

Les auteurs des violences et des insultes seraient une quinzaine de personnes.
Résultat de recherche d'images pour "permanence LREM taguee vandalisee""Plusieurs personnes se sont battues au milieu de la foule, sans que l'on connaisse le nombre de belligérants, raconte un article du quotidien régional La Voix du Nord. Quatre policiers étaient au milieu des deux camps, tentant de les séparer. 
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Cette bataille de chiffonniers a provoqué le démontage immédiat et la fermeture du stand. 

 

Rentrée scolaire : ce qui change en 2019-2020

Priorité à l'école élémentaire, à la réforme du bac et aux enseignants 

Voici ce que nous réserve le gouvernement, de la maternelle à la terminale

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Après une année de
contestation des professeurs contre la loi sur l'école de la confiance qui a atteint son apogée au moment du baccalauréat (notamment par la voie de la rétention des copies du bac), mais néanmoins promulguée, en juillet, après les départs en vacances, l'apaisement n'est qu'apparent,  le temps de la rentrée des classes. A la conférence de rentrée, mardi dernier, au ministère de l'Education nationale, le ministre Jean-Michel Blanquer prône la réconciliation avec les enseignants : "il est temps de tourner la page de la crise du bac" et d'ouvrir la porte à des aménagements de la réforme du lycée," a-t-il souhaité, en jetant 18 euros mensuels en pâture aux enseignants. En pompier incendiaire, Macron avait lui-même appelé les Français à se "réconcilier", le 17 août, fustigeant la "résignation", à l’occasion de la célébration du soixante-quinzième anniversaire de la Libération, à Bormes-les-Mimosas, sur son lieu de vacances. C'est dire combien la maison France est ébranlée.

Dans les jardins de l'hôtel de Rochechouart du 110 rue de Grenelle à Paris, un lieu de rassemblement des enseignants en colère, Jean-Michel Blanquer a souhaité "renouer le dialogue" qu'il n'a pas ouvert, un reproche des syndicats d'enseignants, pour restaurer... "leur bien-être au travail". Il a placé sa troisième rentrée scolaire sous le signe de la "réussite" et de la "maturité", propos consensuels et creux. "Nous arrivons à l'étape de la mise en œuvre des mesures", a-t-il observé, rappelant, non sans maladresse, que l'étape de la concertation a été escamotée, et se gardant de faire l'annonce de nouvelles réformes. Cette nouvelle année scolaire ne suffira pas, en effet, à mettre en place les changements prévus par sa loi.

Quelles sont les  les principales nouveautés de cette rentrée 2019 ?

Le gouvernement focalise ses efforts sur les élèves du premier degré. 
"Une situation anormale a perduré pendant trente ans : alors que les dépenses françaises pour l'école primaire étaient inférieures à la moyenne des pays de l'OCDE, celles pour l'enseignement secondaire étaient supérieures à cette moyenne", rappelle le ministre, bien qu'il ait été numéro 2 du ministère, en qualité de directeur général de l'enseignement scolaire auprès du ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, de 2009 à 2012. La décision de rééquilibrer ce budget n'a rien de nouveau : "améliorer l'égalité des chances" pour permettre à tous les enfants de maîtriser les savoirs fondamentaux. C'est un "marronnier" pluri-centenaire de l'Education nationale.

A partir de cette année, l'âge de l'instruction obligatoire est abaissé à 3 ans, au lieu de 6 ans jusqu'à présent, ce qui ne signifie pas école obligatoire dès cet âge, puisque certains de ces enfants sont maintenus en famille où les parents peuvent assurer cette instruction eux-même.  
97 % des enfants étant déjà scolarisés en école maternelle, 26.000 élèves supplémentaires sont théoriquement concernés, sachant que les familles musulmanes fondamentalistes préfèrent garder le plus longtemps possible leurs enfants à distance des mécréants, notamment leurs petites filles. 

Autre mesure, l'amélioration discriminante du taux d'encadrement en premier cycle. Amorcé à la rentrée 2017, le dédoublement des classes de CP et de CE1 des quartiers défavorisés en Réseau d'éducation prioritaire (REP et REP+ : en collège - associé à une ou plusieurs écoles primaires du secteur - , la proportion d'élèves est actuellement de un sur cinq, dans ces anciennes ZEP (Zones d'éducation prioritaire) depuis la rentrée 2015) se finalise pour cette rentrée. L'ensemble des 300.000 enfants concernés est désormais réparti dans ces classes limitées à 12 élèves
Selon le ministère, 10.800 classes ont au total été créées. Le dispositif doit progressivement s'étendre aux classes de grande section des mêmes zones dès la rentrée 2020. A terme, l'ensemble des classes de grande section, CP et CE1 de l'Hexagone devraient voir leurs effectifs limités à 24 élèves. 

Troisième mesure, annoncée par Macron, aucune école ne sera, à partir de cette année, fermée sans l'accord du maire. Enfin, 2.300 postes de professeurs des écoles ont été créés.

Cette année, 23.500 élèves en situation de handicap supplémentaires intègrent un établissement scolaire, venant s'ajouter aux 340.000 élèves déjà scolarisés. Pour les soutenir, 4.500 ETP (équivalents temps plein) d'accompagnants (AESH) ont été créés. Quelque 3.000 Pial (pôles inclusifs d'accompagnement localisés) ont été fondés pour apporter une réponse plus rapide et plus personnalisée aux problématiques de ces élèves. "Avant, l'élève attendait d'avoir un AESH pour aller à l'école; désormais, lorsqu'il ira à l'école, il sera attendu par un AESH", a assuré le ministre. 

Réforme du baccalauréat, donc restructuration des études au lycée

Très contestée par les enseignants, cette réforme du bac est amorcée cette année avec la
mise en place d'une nouvelle organisation en première. Les lycéens qui intègrent cette deuxième année de lycée seront les premiers à l'expérimenter. Pour eux, finies les séries S, ES et L. 
En plus d'un tronc commun de 16 heures, les lycéens arrivant en Première ont pu opter à la fin de la seconde pour trois spécialités d'une durée de 3 heures parmi au moins sept disciplines proposées, puis deux d'une durée de 6 heures en terminale. Les mathématiques, la SVT et les sciences physiques ont été regroupées dans un enseignement scientifique, reconstituant ainsi la série S. Les lycéens ont aussi pu choisir une option dès la première. Un temps d'aide à l'orientation est prévu dès la seconde.

Le déroulement du bac est, lui aussi, entièrement revu : il est rendu inégalitaire et bidon. 
Amorcée en français à la fin de la première, l'évaluation par le contrôle continu, sera étendue à tous les lycéens : les candidats ne passeront plus que quatre épreuves finales et nationales à la fin de la terminale, qui constitueront 60 % de la note finale de l'examen : la philosophie, les deux spécialités et un oral. Dans la réalité, ces 60% là sont amputés de la dernière épreuve, d'une durée de 20 minutes, puisqu'elle reposera sur la présentation d'un projet élaboré en cours et au domicile, dès la première, et traitera d'un thème lié aux spécialités. Elle sera composée d'une présentation de ce projet et d'un échange avec les deux professeurs formant le jury, des enseignants du lycée fréquenté par le candidat. Les autres épreuves évaluées en contrôle continu constitueront donc plus des 40 % de la note

C'est dire que le baccalauréat national est mort.
Le diplôme de fin d'études au lycée devient inégalitaire : il sera décerné par des professeurs intéressés à la bonne réputation de leur établissement (et de leur propre enseignement) qui seront enclins à produire des sujets sans prise de risque et à surévaluer - librement ou par la contrainte - sous la pression des fédérations de parents d'élèves et de leur hiérarchie. Pour apaiser les désaccords avec les enseignants, un comité de suivi a été mis en place pour prévoir des... aménagements. Les lycéens sont ainsi pris en otages.

Après l'agression de plusieurs enseignants, le plan interministériel contre les violences scolaires est mis en œuvre dès septembre : effectifs de policiers renforcés autour des établissements sensibles, mise en place d'une convention Education nationale-Justice-Intérieur-Agriculture et Alimentation dans chaque département, instauration d'un référent violence dans chaque académie, simplification des procédures des conseils de discipline, renforcement des sanctions et possibilités d'affecter en classe relais les éléments les plus perturbateurs sans l'accord des parents sont autant de mesures destinées à renforcer la sécurité des enseignants. Mais aussi celle des élèves entre eux.

Migrant afghan de Villeurbanne : la France peut-elle accueillir toute la misère psychiatrique du monde

Le tueur afghan de Villeurbanne - un demandeur d'asile - est déjà déclaré "déséquilibré"...

Avant de délivrer des cartes de séjour, la France va bien devoir soumettre d'urgence les migrants à des tests de santé mentale

Résultat de recherche d'images pour "villeurbanne afghan"Un Afghan présumé, âgé d’une trentaine d’années, à semer la terreur à l’arme blanche samedi 31 août, près d’une station de métro dans l’agglomération lyonnaise, selon les enquêteurs qui ont tenté ce dimanche 1er septembre de faire la lumière sur les raisons de son attaque qui a fait un mort et huit blessés, dont trois dans un état grave.

Plusieurs passants ont été attaqués à l’arme blanche devant une station de métro à Villeurbanne, près de Lyon, samedi 31 août vers 16 h 30. Le "bilan " (sic, Ouest France) provisoire est d’un mort, un jeune homme de 19 ans, originaire de Savoie, et huit blessés. « Deux des trois victimes [grièvement blessées] sont toujours hospitalisées, mais leur pronostic vital n’est plus engagé, a indiqué le procureur de la République de Lyon, Nicolas Jacquet. Les six autres victimes ont pu regagner leur domicile. Elles présentent de fortes manifestations de stress post-traumatiques."

Une quarantaine de personnes avait été prise en charge par la cellule d’urgence médico-psychologique mise en place dès samedi, indique le procureur. Onze d’entre elles ont d’ores et déjà porté plainte pour le préjudice psychologique subi...
Détenteur d'un permis de séjour, il a pourtant plusieurs identités



L’âge de ce migrant Afghan est incertain (33 ans, 31 ou 27 ans.), mais il est pourtant détenteur d'un permis de séjour.
Le procureur a tenu au conditionnel dans son intervention lors de la conférence de presse de ce dimanche 1er septembre. Au lendemain de l’attaque, des questions demeurent en effet sur son identité.

Le suspect, placé en garde à vue dès samedi, pour "assassinat et tentative d’assassinats", dispose ainsi de deux cartes d’identité et de trois dates de naissance différentes, ce qui ne permet de déterminer ni son âge, ni son origine exacte. Il n'est pas précisé qui a émis ces cartes et il faut craindre qu'elles soient fausses et que les autorités préfectorales françaises ont été mystifiées...

L’homme a également été localisé dans différents pays européens : Allemagne, Italie et France. Il disposait en France d’une carte de séjour valable jusqu’au 31 janvier 2020. 
A-t-il transité par l'Aquarius,
ce qui mettrait également en cause l'association "humanitaire" SOS Méditerranée (et MSF), ainsi que la presse qui exercent des pressions médiatiques sur las autorités politiques. Ce navire utilisé par des passeurs vertueux a été remplacé en juillet 2019 par un nouveau, l'Ocean Viking, dont Macron a autorisé l'accueil de 150 inconnus sans papiers, il y a une semaine...
Le criminel n’était pas connu des services de police, ni "au titre de sa radicalisation", a indiqué le procureur. Le gouvernement doit nécessairement le connaître, qu'il le veuille ou non, puisqu'il lui a délivré un permis de séjour...


Des motivations difficiles à cerner



Il est resté mutique en garde à vue. 
La police judiciaire, chargée de l’enquête, fait face à un individu qui "n’est pas très prolixe". Les témoins d'origine arabe le sont, en revanche, décrivant un assaillant perturbé  : " Il était en mode fou," assure l'un d'entre eux, sur France 2.

En revanche, sur une vidéo diffusée sur Twitter, on voit le fanatique religieux épargner un passant qui accepte de dire "Inch’Allah" sous la menace.

L’audition des témoins ce dimanche avait pour objet d’en découvrir un peu plus sur les circonstances de cette attaque. Ce que le suspect a pu dire aux témoins au moment de l’attaque pouvant apporter quelques précisions sur ses motivations aux enquêteurs.

Nicolas Jacquet a salué l’action des témoins : "Ils ont permis l’interpellation du mis en cause. Leur intervention courageuse et maîtrisée ayant été décisive pour mettre un terme à son processus criminel."

Une "personnalité psychotique" (comme tout le monde !)

Une 'psychose' est un terme assez large qui désigne un trouble ou une condition anormale de l'esprit, évoquant le plus souvent une ou des obsessions avec pour résultat une "perte de contact avec la réalité". Les individus souffrant de psychose sont dits "psychotiques". 
Un usager de telle ou telle drogue peut-être "psychotique" et nos lycées et universités en regorgent... Simplement, ils ne manient pas tous le couteau, ni les armes à feu, comme aux Etats-Unis


"Il a tenu des propos religieux," a confirmé Nicolas Jacquet, procureur de la République. Pour autant, il n'admet ni le fanatisme religieux, ni la thèse de l'attentat islamiste, bien que plusieurs éléments de l'enquête convergent dans ce sens, et, avec de nombreux témoins qui partagent la même religion, il parle de "propos incohérents."

Les enquêteurs estiment qu’ils ne disposent pas, pour l’instant, d’éléments probants concernant une entreprise terroriste, mais indiquent qu’à tout moment cela peut évoluer : "Bien que sans antécédents psychiatriques, il a fait l’objet d’une première évaluation psychiatrique ce matin, dans le temps de la garde à vue. L’expert psychiatre évoque un état psychotique envahissant avec délires paranoïdes à thématiques multiples dont celles du mysticisme et de la religion."

L’homme a indiqué ne pas avoir de souvenirs précis des événements en dehors des premières minutes, a expliqué le procureur. Il dit avoir entendu des voix qui insultaient Dieu et lui intimait l’ordre de tuer. Son avocat lui a-t-il inspiré cette stratégie de défense ?

Le Parquet national antiterroriste (Pnat) n’est donc pas saisi pour l’heure mais se poursuit sous l’autorité du procureur de Lyon. Une information judiciaire sera ouverte par le Parquet de Lyon ce lundi 2 septembre pour déterminer le profil, le parcours et la personnalité du mis en cause.

Bénéficiaire trentenaire d'une domiciliation dans un centre d’hébergement

Lors de son interpellation, deux armes ont été récupérées : un couteau avec une lame de 9 cm et une broche à barbecue. "Un autre couteau avec une lame de 20 cm a été découvert sous un véhicule et saisi comme ayant probablement été utilisée par l’auteur des faits." Son téléphone a également été retrouvé sur place et est en cours d’analyse.

Une perquisition a eu lieu dès le samedi 31 août au soir là où il était domicilié : un centre d’hébergement pour réfugiés à Vaulx-en-Velin, dont la maire PS est originaire de Guadeloupe (et que Hollande nomma secrétaire d’Etat auprès du ministère de la ville, de la jeunesse et des sports, chargée de la ville, en 2016), près de Villeurbanne. 
Aucun élément concernant une "quelconque radicalisation" de l’intéressé n’a été découvert sur place.

Gilets Jaunes : vers un "septembre noir"

Retrait momentané de figures charismatiques, mais continuation des actions de rue : 
annonce d'un "septembre noir"...

Nouveau samedi de mobilisation à la veille de la rentrée






Pour l'"Acte 42", des centaines de gilets jaunes ont manifesté à Paris, Toulouse, Bordeaux ou Caen. 
Des groupes de manifestants se sont retrouvés pour entretenir la flamme cet été et encore samedi 31 aoûten cortège ou sur des ronds-points, alors que Jérôme Rodrigues, figure du mouvement énuclée à la suite d'un tir tendu de LBD 40, a annoncé un séjour en maison de repos. 
En revanche, Priscillia Ludosky a appelé sur Facebook à la reprise des manifestations à la frontière suisse, à Ferney-Voltaire (village de l'Ain, refuge du philosophe des Lumières, fameux pour sa lutte contre l’arbitraire). Malgré les soucis de reprises scolaire et professionnelle, l'événement a encore séduit plus d'un millier d'internautes prêts à y participer, selon le réseau social
Le pouvoir s'interroge donc de savoir si le mouvement social va reprendre de plus belle après la pause estivale. Pour l'heure, ni les autorités, ni les GJ n'ont encore communiqué de chiffres sur l'ampleur de la mobilisation. Les vidéos relayées sur les réseaux sociaux - la presse institutionnelle observant les consignes gouvernementales de 'black-out' - montrent des cortèges calmes, avec quelques centaines de manifestants à chaque fois.

La promesse d'un "septembre noir"

Plusieurs autres rassemblements ont été annoncés à partir du 7 septembre.
"Le 7, c'est le retour de tout le monde", a déclaré Eric Drouet dans une vidéo diffusée sur sa chaîne YouTube.

Plusieurs collectifs ont appelé à une "mobilisation historique" à Paris, le 21 septembre, 
Le Peuple Uni's photo.
en hommage à Steve Maia Caniço, mort par noyade  dans la Loire à Nantes, à la suite d'une charge de police lors de la Fête de la Musique. 
"Marchons ensemble, contre le système, contre la destruction de la planète, contre le mépris des élites, contre les réformes en cours, contre les fins de mois difficiles, contre toutes formes de discrimination, contre l'autoritarisme... Unissons-nous pour une justice sociale, fiscale et environnementale", peut-on lire sur la page de l'événement.
"Attendez-vous au pire", ont annoncé au micro de BFMTV des Gilets jaunes marseillais, qui prévoient un "septembre noir".
Le 14 septembre, une "opération spectaculaire" à l'aéroport d'Orly 
est également prévue pour faire signer une pétition sur le RIC aux "voyageurs pressés". 
Manifestant lors de l'Acte 24 des Gilets Jaunes,
le 27 avril 2019, à Toulouse
Le mode opératoire précise de se rendre à Orly "sans gilet apparent, avec un passeport et un sac de voyage" et d'éviter "de donner [des] sous à McDonald's, Starbucks et Nespresso, trois multinationales qui pratiquent l'optimisation fiscale." 

Deux figures en retrait 

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Dans un article publié par LCI le 31 août, Jérôme Rodrigues, l'une des figures emblématiques des GJ (ci-contre, oeil droit supplicié par les hommes de Macron, sur ordre de Castaner, a annoncé se "mettre en pause" pour quelques semaines. Sur "conseils de son médecin", le leader va séjourner un temps en maison de repos. 
Il dénonce une "répression policière" à son égard, ainsi qu'un "phénomène d'insultes et de caricatures" par les cyber-militants LREM sur les réseaux sociaux et dans la rue. Il déclare avoir également subi intimidations et menaces de mort. Selon LCI, Jérôme Rodrigues espère être de retour pour les manifestations du 21 septembre.

Quant à Ingrid Levavasseur, porte-voix fluctuante du mouvement - qui a d'ailleurs dû se retirée en février - semble désormais s'engager politiquement à l'extrême gauche. Après une tentative ratée de liste aux européennes, l'aide-soignante de 32 ans s'est tournée vers les écologistes radicaux et a participé à l'université d'été d'Europe Ecologie Les Verts (EELV), qui se tenait du 22 au 24 août à Toulouse. Ingrid Levavasseur a par ailleurs lancé une association, "Eclosion démocratique", qui revendique des membres de La France insoumise (LFI), du Parti communiste et d'EELV. Dans un entretien accordé à La Dépêche du midi, elle rapporte une envie de s'engager au "niveau inférieur, local, avec des actions palpables". Le 4 septembre sortira également son livre Rester digne, chez... Flammarion (où travaille la compagne d'Olivier Besancenot, révolutionnaire trotskiste du NPA, anti-capitaliste), dans lequel elle explique "les raisons de son combat". 

La forme de la contestation toujours en débat



Des évolutions sur la forme des mobilisations sont attendues. 
Le 25 août, l'ouverture le dimanche après-midi d'un hypermarché Géant Casino de la Roseraie à Angers, sans caissiers, avait été perturbée (ci-dessus) par des dizaines de manifestants vêtus de gilets jaunes. Cité par LCI, Eric Drouet estime qu'il serait plus prudent de laisser tomber cette tenue, "synonyme de repérages policiers et d'interdictions préfectorales".Ouest France a rendu payant son article relatant l'événement, une nouvelle forme de désinformation.

Interrogé par LCI, Maxime Nicolle, lui aussi espère un boycottage des "grandes multinationales, grandes surfaces ou grands groupes". Pour ce faire, des "Opérations spéciales GJ" seront mises en place.
Dans son entretien avec La Dépêche, Ingrid Levavasseur estime de son côté qu'il n'y aura pas de violences et que le mouvement "prendra forcément une forme politique".

Macron a en effet voulu une rentrée chaude 
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avec sa réforme des retraites (Macron plaide pour un accord sur la durée de cotisation, plutôt que sur l'âge de départ), 

des soupçons de violences policières qui prennent consistance (313 enquêtes judiciaires sont confiées à l'IGPN, dont la partialité n'est plus à démontrer),

Dans un couloir des urgences de l'hôpital de Valence, le 4 juillet dernier.
des tensions persistantes dans une grande majorité des services des urgences (plus de 200 services d'urgences sont touchés par la grève qui secoue le secteur depuis la mi-mars: le collectif Inter-urgences lance un nouvel appel à la mobilisation pour septembre. Le collectif réclame davantage de lits, d'embauches et des hausses de salaires plus conséquentes. 
Mi-juin, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, avait annoncé 70 millions d'euros pour financer une prime de risque de 100 euros net mensuels pour les personnels des urgences et faciliter les recrutements dans les services en tension cet été, des mesures déjà jugées insuffisantes. Sur ces 70 millions d'euros, 15 millions devaient servir aux établissements à recruter du personnel paramédical pendant les congés. Mais "la majorité des services n'a pas vu la couleur des enveloppes fléchées pour pallier les difficultés estivales", écrit le collectif Inter-Urgences dans son communiqué)
colère des enseignants et des agriculteurs : plusieurs dossiers inflammables ouverts pour cette rentrée peuvent relancer la mobilisation et faire de la France l'Amazonie de Bolsonaro.