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mardi 2 février 2016

Cachez cette enquête que la gauche ne saurait voir !

Peur de l'autre et préjugés: quand le JDD aborde les tabous de front

Mieux valait-il ne rien savoir ?

Le Journal du Dimanche a publié ce dimanche 31 janvier une étude réalisée pour la "Fondation du judaïsme français". Elle posait les questions auxquelles n'ont pas le droit de répondre les Français et elles n'ont pas manqué en effet de susciter de vives réactions d'une partie de la population sur Twitter, du fait de la nature des questions posées. 

Elle visait à mettre au jour, dans un contexte de crise sociale, les sujets rentrés sur certaines communautés et le ressenti profond qu'il est convenu de disqualifier sous le terme dépréciatif de "préjugé". 
Ariel Goldmann, président de la Fondation du judaïsme français, a pesé l'opportunité de publier l'étude intitulée "Perceptions et attentes de la population juive : le rapport à l’autre et aux minorités", comme il l'explique dans le JDD ce dimanche. 

Et ses hésitations se sont révélées justifiées au vu de certaines réactions outrées relevées sur Twitter de la part de communautés particulièrement privilégiées par la gauche radicale, voire anarcho-communiste. "Nous voulions éviter que ses conclusions ne soient détournées à des fins politiques pendant la campagne des élections régionales", remontant à la première quinzaine de décembre 2015, indique Ariel Goldmann. "Cette étude n'est ni accusatrice, ni généraliste. Elle est une mesure des maux qui nous rongent en tant que Français." 

Une vaste enquête de 18 mois

Elle est fondée sur des entretiens réalisés entre juillet 2014 et juin 2015, entre deux épisodes terroristes particulièrement sanglants. L'objectif de l'étude réalisée par l' "institut" Ipsos, sous le contrôle scientifique de Dominique Schnapper, ex-membre du Conseil constitutionnel (nommée par Christian Poncelet), de l'École des hautes études en sciences sociales (EHESC) et de Chantal Bordes-Benayoun du CNRS, est de mesurer l'étendue des "préjugés tenaces" qui circulent en France en n'évitant aucun sujet : la religion, le terrorisme, l'antisémitisme, les actes racistes commis envers les musulmans... 

Cette étude "est destinée à tous ceux qui veulent combattre les préjugés", explique Ariel Goldmann. "Nous voulons lancer un cri d'alarme et appeler au sursaut." 
Autre particularité de l'étude, elle donne aussi la parole spécifiquement aux "juifs" et aux "musulmans", avec toute la difficulté que pose ce type de regroupement. Brice Teinturier, d'Ipsos, répond ainsi à cette interrogation : "la meilleure façon de procéder", dit-il, pour obtenir l'échantillon "le moins biaisé", est encore "de partir de la définition par l'interviewé lui-même, quels que soient les critères qu'il mobilise pour cela : religieux, culturels, familiaux…" 

Si l'étude s'attarde sur l'antisémitisme, elle aborde d'autres thèmes très divers.
Quels sont les résultats ? 
Peur de l'autre, méfiance et préjugés sont les maîtres mots de cette étude. Une majorité de Français n'ont ainsi pas confiance en leur avenir personnel (61% estiment qu'il est "complètement bouché"). Conséquence, selon Ipsos, ils sont également méfiants envers les autres groupes sociaux et/ou ethniques qui vivent en France : 66% des personnes interrogées pensent qu'"on ne peut pas faire confiance à la plupart des gens", toutes confessions confondues, et 54% jurent que "l'immigration n'est pas une source d'enrichissement." 

Par ailleurs, 53% des personnes interrogées "estiment qu'on en fait plus pour aider les immigrés que pour aider les Français". 
L'étude révèle certaines anomalies dans la perception que les Français ont de leur pays. 49% des personnes interrogées estiment que les catholiques représentent moins de la moitié de la population; 57% pensent que les juifs représentent plus de 10% de la population française et 39% pensent que les "musulmans" pèsent pour plus de 20% dans le total. "Les études sur le sujet, notamment celles de l'Institut national d'études démographiques (INED), tendraient à démontrer que ces deux communautés seraient en réalité entre trois et six millions, soit moins de 10% de la population", estime le JDD. Il n'est donc pas étonnant qu'aux questions suivantes, les réponses soient tout aussi déconnectées de la réalité. Mais le vécu de chacun n'est-il pas ce qui importe?

Ainsi, les clichés sur les "juifs" et les "musulmans" restent largement ancrés.
Selon les résultats de cette étude, les Français réagiraient mal si leur fils (52%) ou leur fille (56%) se mariait avec un ou une personne de confession musulmane. 
Enfin, les stéréotypes sur les personnes de confession juive restent tout aussi forts : 56% des personnes interrogées estiment que "globalement, les juifs sont plus riches que la moyenne des Français" et "ont beaucoup de pouvoir." Pire : 24% des personnes interrogées continuent de penser que "les juifs ne sont pas vraiment des Français comme les autres"... Et surtout, 6 personnes sur 10 "estiment que les juifs ont une part de responsabilité dans la montée de l'antisémitisme." Pensent-ils aux antisionistes ?

Autre résultat qui a stupéfait: un tiers des Français considère qu'"une réaction raciste peut se justifier". 
A la question : "Aujourd'hui, quelle est le plus souvent votre réaction lorsque vous voyez les personnes suivantes dans la rue ?", 
55% des personnes interrogées se disent "agacées" ou "inquiètes" lorsqu'elles croisent des "femmes portant un voile couvrant l'ensemble du visage" et 48% lorsque ce sont "des hommes en tenue traditionnelle musulmane." 
Dans le même temps, 41% des musulmans assurent avoir essuyé personnellement des remarques ou des insultes. 

Toujours dans l'idée d'identifier les préjugés sévissant en France aujourd'hui, l'étude pose une question qui a concentré l'essentiel des réactions ce dimanche sur les réseaux sociaux : "Vous même, au cours de l'année, avez-vous personnellement rencontré des problèmes (insultes, agressions...) avec une ou plusieurs personnes issues des groupes suivants ?" 
Les réponses proposées sont les suivantes : "Des personnes d'origine maghrébine", "Des Roms", "Des personnes de confession musulmane", "Des personnes d'origines africaine", "Des personnes de confession catholique", "Des personnes de confession juive" et "Des personnes d'origine asiatique". Soit une catégorisation jugée absurde mais pourtant co
mmunément admise dans le quotidien des Français et qui correspond aux préjugés identifiés plus haut. Le JDD place d'ailleurs ces résultats dans un ensemble plus large intitulé "Des préjugés tenaces": un jugement stigmatisant. 

Ce sondage a créé de vives réactions ce dimanche

A l'instar de celle,  sur Twitter, du député-maire LR de Tourcoing, Gérald Darmanin (dont un grand-père est d'origine algérienne):
Cette image recadrée a beaucoup tourné, sans laisser voir le but de l'étude : mettre en lumière la façon subjective dont nous percevons les autres, et tenter de mesurer cette perception des autres dans une société fragmentée, communautarisée et soumise à un violent choc social. C'est notamment la raison pour laquelle l'étude teste plus précisément les "musulmans" sur leur rapport aux "juifs", afin de comprendre les liens qui existent entre les deux communautés - même si l'expression est soumise à débat, la France ne reconnaissant qu'une communauté : la communauté nationale. 
Ceux qui ont participé à cette étude et se sont définis comme "musulmans" estiment, 
- pour 74% d'entre eux, que la phrase "les juifs ont beaucoup de pouvoir" est "vraie" (c'est près de 20% de plus qu'en juillet 2014...) 
- pour 62% à penser que "les Juifs sont plus attachés à Israël qu'à la France" 
-et 66% à penser que "globalement, les Juifs sont plus riches que la moyenne des Français". 
C'est à chaque fois beaucoup plus que la population globale. 

"Le point de rupture se situe au début des années 2000", explique dans le JDD Bernard Godard, spécialiste de ces questions, qui évoque notamment la deuxième Intifada [soulèvement des Palestiniens à partir de la fin du mois de septembre 2000] et les avatars du gouvernement Jospin (1997-2002). "Auparavant, il y avait une volonté des deux communautés de se rapprocher. Quant à savoir si l'islam est antisémite, c'est une question très complexe," tellement complexe qu'un seul article de presse a déjà bien du mal à en expliquer les ressorts, alors un tweet...

Au final, si la méthode et les questions posées par Ipsos peuvent être débattues, les résultats recueillis par l'institut n'en sont pas moins particulièrement instructifs. 
A noter que tous les tableaux présentés dans cet article sont issus d'une précédente étude publiée par Le Monde du 14.11.2014, laquelle n'avait pas fait l'objet d'une pareille orchestration de l'émoi des Français. Les camemberts sont dûs au JDD.

"Le goût de la vérité n’empêche pas de prendre parti" (A.Camus)

lundi 1 février 2016

Qui vient dîner ce soir avec Raul Castro à l'invitation de Hollande ?

Raul Castro à Paris: l'improbable liste des invités conviés ce soir à l'Elysée
Le frère du dictature cubain arrive dans une France en "état d'exception"
Un dîner qui va rester sur l'estomac du travailleur cubain

Hollande a invité en visite officielle à Paris le chef d'Etat cubain Raul Castro. 
Ce lundi, pour parler des droits de l'homme à Cuba, le président socialiste a organisé un dîner à l'Elysée en l'honneur du frère du dictateur cubain. En fait, ce concept idéologique et toute allusion au socialisme totalitaire sont exclus du menu et proscrits en présence de Manuel Valls: ne sont autorisées que les signatures de contrats.

François Hollande et Raul Castro signeront plusieurs accords, notamment sur la dette cubaine: la France a  accepté d'annuler progressivement le versement des intérêts de retard accumulés depuis 30 ans. Un cadeau à plusieurs centaines de millions de dollars bienvenu à Cuba qui n'est pourtant plus soumis à un embargo américain, mais alors que Hollande creuse chaque jour la dette publique que règleront les jeunes français qu'il dit être sa priorité des priorités !...

Hollande refait du Mitterrand
C'est la première fois depuis 21 ans qu'un dictateur cubain arrive en visite officielle en France, depuis François Mitterrand qui avait reçu Fidel Castro en mars 1995. 

Cette visite, annoncée le 19 janvier, marquera "une nouvelle étape dans le renforcement des relations entre les deux pays, après la visite d'État du président [français à Cuba] le 10 mai dernier", avait alors souligné la présidence française. François Hollande avait été "le premier chef d'État occidental à se rendre à Cuba depuis plus de 50 ans", avait ajouté l'Elysée. La visite du socialiste français avait eu lieu après l'annonce du dégel des relations entre Cuba et les États-Unis, fin 2014: les deux présidents américain et cubain ont échangé une poignée de mains au sommet des Amériques à Panama en avril 2014 et Hollande a fait le déplacement de Cuba en mai...
Au moment de ce dégel des relations internationales avec Cuba, l'Union européenne et les Etats-Unis décidaient de sanctions économiques à l'encontre de la Russie. A La Havane, le président français avait plaidé pour la levée de l'embargo économique américain contre Cuba, qui avait "tant nui", avait-il dit, au développement de l'île depuis 1962, mais était très en pointe, à l'inverse, dans l'offensive contre Poutine et les russophones en Ukraine.

Mais ce n'est pas en revanche la première fois que Hollande invite une dictature à l'Elysée. Hollande a déroulé le tapis rouge pour Hassan Rohani, président de la République islamique d'Iran, en période d'"état d'urgence" anti-terroriste, cette initiative souligne la cohérence de la ligne tenue par Manuel Valls. A noter qu'il n'a pas créé le ministère de la femme promis comme candidat à la présidence et que Marisol-des-Droits-des-femmes a bien dû lui en toucher un mot, en sorte qu'il répare, d'ici la fin de son mandat... 
En attendant les visites de responsables européens de haut rang se multiplient alors que la levée des sanctions, attendue à partir de début 2016, doit rouvrir les vannes des investissements étrangers en Iran, pays de près de 80 millions d'habitants aux riches ressources pétrolières et gazières.

Le président François Hollande a reçu le président gabonais, Ali Bongo Ondimba le 5 juillet 2012, lors d'une visite en France, au grand dam d'opposants gabonais à Paris et d'associations qui réclament la fin de la "Françafrique". Le Français David Chinaud, du Parti de gauche, a décrit le Gabon comme "le noyau dur de la Françafrique, avec son pétrole et ses mines d'uranium qui intéressent tant la France pour son indépendance énergétique". Il a souhaité "une annonce forte de François Hollande pour un changement de politique". La réponse a échappé à Manuel Valls sur France 2 dans une émission "On n'est pas couché" de janvier 2016, lorsque le premier ministre de Hollande lâcha qu’Ali Bongo n’avait pas été élu démocratiquement "au sens où on l’entend," provoquant de vives réactions au Gabon.
François Hollande devait recevoir successivement trois présidents africains dans la même semaine. Avant de rencontrer le président Sall du Sénégal, Hollande avait reçu le Guinéen Alpha Condé. Or, en juillet 2011, l'ONG Reporters sans frontières avait publié un rapport dans lequel elle demandait à Alpha Condé "d'affirmer publiquement son attachement à la liberté de la presse et au respect du pluralisme des media", tandis que la France l'appelait à ne pas entraver la liberté de la presse et à organiser des élections législatives dans les meilleurs délais.

Notons aussi la première visite d’État que le président mexicain, Enrique Peña Nieto, réserva à la France, à l'occasion du 14 juillet 2015, après des années de froid, du fait du cas Florence Cassez.
Certains partis politiques (Parti Communiste Français, Parti mexicain Morena, Mouvement de Régénération Nationale) et des organisations non gouvernementales (ONG) ont exprimé leurs colères face à cette visite. Vendredi dernier, le PCF a dit son « indignation » face à l’accueil de ce dirigeant car le recevoir implique le
"mépris vis-à-vis de tous ceux qui se battent contre le règne de l’impunité, de la corruption et de la violence". Les ONG (ACAT, Amnesty International France, collectif Paris-Ayorzinapa) ont notamment dénoncé les tortures « généralisées » pratiquées par les militaires et policiers mexicains (tortures dénoncées dès septembre dernier par rapporteur spécial de l'ONU sur la torture, Juan Méndez) tout en rappelant la disparition de 43 étudiants de l'Ecole Normale Rurale de Ayotzinapa, livrés par la police locale à un groupe criminel en septembre 2014. L’ONG Reporter Sans Frontières (RSF) a adressé une lettre au président mexicain pour lui demander "d’endiguer la violence contre les journalistes". 
En juin, Hollande avait aussi reçu Michelle Bachelet, présidente socialiste du Chili.

L'incroyable mixture des honorables invités

Quelques surprises et une "erreur administrative".  
Pour la première visite officielle d'un chef d'Etat cubain à Paris depuis 21 ans, mais Raul Castro risque d'avaler de travers. Certains des convives sont déjà connus, mais les hôtes de Hollande sont surtout des présences improbables sous les ors de la Républiques.

Jean Luc Mélenchon, le grossier co-président du Parti de Gauche, et farouche défenseur de la révolution cubaine, s'est rendu au dîner d'Etat de l'Elysee. Il avait pourtanttaclé le président de la République, qui semble ne pas lui en avoir tenu rigueur: "Hollande, c'est le bubble gum que le Che consommait", a-t-il  récemment affirmé sur France 2.
 
Le DJ David Guetta, qui préparerait un concert à Cuba et à qui est prêté une liaison amoureuse avec une mannequin cubaine de 22 ans Jessica Ledon, que séparent 26 années et qui n'était pas née quand le DJ juif sépharade épousa la franco-camerounaise Cathy Guetta, mère de ses deux enfants, sera aussi au nombre des invités. David Guetta est le demi-frère de Bernard, journaliste chroniqueur à France Inter et proche d'Olivier Todd.

La chanteuse et actrice Nathalie Cardone, née il y a 48 ans d'une mère espagnole, a aussi reçu son invitation, sans qu'on sache à quel titre: peut-être parce qu'elle a un fils d'Axel Bauer, remarié à Suzanne Combo, la Sue du groupe... Pravda, et dont le père, Franck Bauer, a été l'un des speakers de Radio Londres. En fait, malgré leur impérissable 'La chica de Cuba", Chico & The Gypsies étaient trop nombreux et la chanteuse leur a été préférée pour son interprétation de Hasta siempre, une chanson en hommage à Che Guevara en... 1997.

Le Parisien classe en catégorie "culturelle" l'actrice belge Virginie Efira qui est elle aussi attendue pour relever, sans doute, le niveau du dîner de l'Elysée. L'actrice et animatrice est en effet très active dans le festival du film français de la Havane.

Le réalisateur Costa Gavras, un militant communiste franco-grec, auteur des films Z (réquisitoire contre la dictature des colonels instaurée en avril 1967 en Grèce, 1969) et L'Aveu (évocation de la Révolution russe et de la Seconde Guerre mondiale, 1970), qui levèrent le voile sur les horreurs du stalinisme. Mais, suite à l’écroulement du mur de Berlin en 1989 et à la dislocation de l’Union soviétique et des autres pays se réclamant du socialisme, Costa-Gavras, qui assure dénoncer tous les totalitarismes, s'est reconverti dans le socialisme bolivarien. Cuba est membre de l'Alliance bolivarienne pour les Amériques (ALBA) depuis la Déclaration c-signée par le Vénézuélien Hugo Chávez et le Cubain Fidel Castro, en décembre 2004 à La Havane.

Le sextuple champion de monde de boxe Jean-Marc Mormeck, originaire de Pointe-à-Pitre, apportera la touche sportive à ce dîner marqué par son hétéroclisme.

La soprano afro-américaine Barbara Hendricks, une Suédoise, a reçu le prix Jean-Pierre Bloch de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (LICRA) des mains du président François Hollande en 2015. L'actuel président de la LICRA est l'avocat de Karim Benzema, maître Alain Jakubowicz, élu le 31 janvier 2010, pour trois ans... Elle avait été élevée au rang de chevalier de la Légion d'honneur par François Mitterrand. Mais elle a dû subir la présence de Pierre Laurent à son côté: c'est dire que la conversation a dû être riche ! 

Du côté gouvernemental, la parité sera respectée !
Laurent Fabius et son secrétariat d'Etat chargé du Commerce extérieur, Matthias Fekl, successeur de Thomas Thévenoud et proche de Bertrand Delanoë, Ségolène Royal, ministre de l’Écologie, du Développement Durable et de l’Énergie, et Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, et qui paie l'Impôt sur la fortune (ISF)...

L'immanquable bourde: l'invitation des filles de la criminelle Jacqueline Sauvage 
En revanche, le bras cassé de l'Elysée a fait sa bulle coutumière, qualifiée d'"une erreur administrative", en invitant les trois filles et les deux avocates de Jacqueline Sauvage, récente bénéficiaire d'une réduction de peine pour le meurtre de son mari : la dérive de présomption de légitime défense est un instant endiguée... Ces dames se sont finalement vues réfusées autour de la table du dictateur et la parité est sauve !...

Les agriculteurs en colère seront demain à Chartres: ils y attendent Hollande et Le Foll

Les agriculteurs poursuivent leurs actions dans l'ouest de la France

Les éleveurs tiraient, depuis des mois, la sonnette d'alarme en raison des cours trop bas

Ces prix sont inférieurs aux coûts de production, auxquels le porc, le lait et la viande bovine sont achetés par les industriels de la transformation. De nombreux agriculteurs en faillite sont contraints de mettre la clé sous la porte. 
Or, malgré leur mobilisation, la situation des agriculteurs n’a pas vraiment évolué en dehors des quelques rustines proposées le 3 septembre, à la suite de la manifestation des éleveurs et céréaliers normands à Paris].
Le gouvernement doit prendre en compte l’urgence de la situation, insiste Yves Bazy, producteur de lait dans les Côtes-d’Armor et secrétaire général de la FDSEA. Et il doit prendre, par exemple, ses responsabilités par rapport aux conséquences de l’embargo russe. "Cette décision politique nous a touchés par effet de domino. Les Allemands, qui vendaient beaucoup aux Russes, ont perdu de gros marchés, donc ils se sont rabattus sur notre marché national. Sauf qu’ils sont plus compétitifs que nous et vendent mieux. "Je ne produis pas encore à perte mais ça ne saurait tarder ! Il me manque six centimes d’euros par litre de lait pour couvrir mes dépenses et faire un minimum de bénéfice. Le prix payé au producteur pour son travail est bien en dessous de son coût de production. Certains d’entre nous ont vraiment du mal à s'en sortir", explique-t-il depuis des mois.

A l'appel des Jeunes agriculteurs (JA) et de la Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles (FDSEA), mercredi 20 janvier, une centaine d'agriculteurs des Côtes d'Armor et une quarantaine de tracteurs a donc commencé, à bloquer la N12, qui relie Rennes et Brest, à la sortie de Saint-Brieuc. Les éleveurs voulaient ainsi attirer l'attention du gouvernement sur les milliers d'emplois menacés par la crise du secteur.

Le blocage de la Nationale 12 le 22 janvier dans l'après-midi ou le rassemblement dans les rues de Rennes ce matin attestent de la volonté des producteurs de lait et de viande de continuer à faire pression sur le gouvernement. A Quimper, la situation avait été très tendue, avec des poubelles incendiées et des déchets déversés devant la préfecture.
Et les actions se sont multipliées. Au même moment, devant la préfecture de Laval, des agriculteurs sont venus avec des panneaux de leurs villages, comme pour montrer qu'ils craignent d'être rayés de la carte. "Les consommateurs continuent de payer, voire même plus cher, et pourtant nos produits sont de moins en moins chers", explique ainsi un éleveur aux autres manifestants. Des actions sporadiques se propagent dans tout l'ouest de la France.

En pleine manifestation devant la préfecture de Rennes (Ille-et-Vilaine), les autorités se résolvent à organiser une réunion de conciliation. Mais boycottée par la principale fédération agricole, son échec symbolise du difficile dialogue entre les éleveurs et les pouvoirs publics. 

Jeudi 28 janvier, les autoroutes ont été bloquées à une vingtaine d'endroits. Une semaine maintenant que les agriculteurs en colère sont mobilisés, comme dans la Manche. "C'est pas la première fois malheureusement, donc on espère que ce sera la dernière mais si on doit revenir, on reviendra", assure Aurélie Cauchard, agricultrice.


La table ronde a été reportée en Bretagne et Stéphane Le Foll a été hué et sifflé par les céréaliers à Reims. Le ministre intermittent de l'Agriculture a reçu une salve de remarques hostiles telles que "vous avancez en reculant !", "au travail !" ou "démission !" 
Bruno Le Maire interpelle même François Hollande sur l'agriculture qui se meurt. Les éleveurs ont poursuivi la mobilisation. 

Après un "mercredi noir", le 27 janvier, les manifestants ont poursuivi leur mobilisation
le jeudi 28 en Bretagne, en Normandie et dans les Pays de la Loire.

VOIR et ENTENDRE 
le patron de la FNSEA réclamer "un ministre à temps plein"...


Ils demandent au premier ministre de leur accorder un peu d'intérêt et de considération
et réclament la venue de Manuel Valls.

Les agriculteurs d'Eure-et-Loir ont appelé à la "mobilisation générale," le mardi 2 février

La FDSEA et les Jeunes agriculteurs d’Eure-et-Loir attendent une "mobilisation générale", demain mardi, à Chartres "pour la survie des exploitations agricoles d'Eure-et-Loir". Les agriculteurs d'Eure-et-Loir ont déjà démontré ni de détermination, ni d’imagination pour mener des actions marquantes et spectaculaires lorsqu'ils doivent défendre leur avenir. 

A partir de 6h15, à l’appel de la FDSEA et des Jeunes Agriculteurs d'Eure-et-Loir, les manifestants se rassembleront, avec leurs engins agricoles, sur trois points de rendez-vous de la périphérie chartraine : 

- Le grand parking du restaurant "Mon idée" près du rond-point de la route d'Illiers-Combray.

- La ferme des Quatre Vents entre Bonville et Gellainville.

- Face au magasin Baobab, à Lèves. 

Les tracteurs convergeront, ensuite, vers la cité administrative, à Chartres, afin d’en bloquer les accès: les cortèges devraient s'y retrouver pour 7 heures. Jean-Michel Gouache, président départemental de la FDSEA, en explique le motif : "L’État nous empêche de travailler. Nous allons donc empêcher l’État de travailler."
Une délégation devrait être reçue par le préfet d'Eure-et-Loir. "Nous souhaitons, également, rencontrer les parlementaires, pour leur exposer nos difficultés," insiste aussi les agriculteurs en colère.

Depuis le début des manifestations des agriculteurs, dans l'ouest de la France, ceux d'Eure-et-Loir étaient restés plutôt discrets. Mais des représentants de la FDSEA et des Jeunes agriculteurs d’Eure-et-Loir se sont déplacés au Mans, ce mercredi 27 janvier 2016, pour manifester avec leurs homologues de la Sarthe.
Ce vendredi 29 janvier, les secrétaires généraux de la FDSEA et Jeunes agriculteurs d’Eure-et-Loir cosignent l'appel à mobilisation "pour la survie des exploitations agricoles d'Eure-et-Loir". 

Etrangement, les agriculteurs de la Confédération paysanne
(gauche altermondialiste) et du MODEF (anarcho-communistes) ne semblent pas souffrir
En revanche, Bertrand Petit, secrétaire général FDSEA 28, et Pierre Manent, secrétaire général JA 28 l'affirment: "Nos productions souffrent. Ce n’est malheureusement pas nouveau pour l’élevage, mais la situation est loin de s’améliorer malgré les fortes mobilisations de l’an passé et la crise s’étend désormais aux productions végétales."
"[...] La pression ne doit pas tomber si l’on veut se faire entendre. [...] Les organisations professionnelles agricoles, les coopératives, les centres de gestion et les concessionnaires doivent se sentir concernés par cette mobilisation et devront se montrer solidaires en rejoignant le mouvement. Tenez-vous prêts, nous comptons sur votre présence pour la survie de notre agriculture !"


Le ministre de l'Agriculture devait rencontrer les éleveurs dans les prochains jours.
Sous la pression, Stéphane Le Foll a finalement consenti ce dimanche à rencontrer des agriculteurs (triés sur le volet) mardi prochain. En compagnie du président François Hollande, il rencontrera la FNSEA et les Jeunes Agriculteurs, a-t-il annoncé à l'occasion du Grand Rendez-Vous Europe 1/i-télé/Le Monde.
Le ministre de l'Agriculture a également fait savoir qu'il déposera un texte la semaine prochaine à l'Union européenne "pour faire bouger les lignes":
Sur la question de l'endettement des éleveurs, Stéphane Le Foll a rappelé qu'"un délai supplémentaire est accordé aux éleveurs. L'année blanche se poursuit jusqu'à la fin juin".

Après que la France ait été moteur pour des sanctions contre la Russie sur le sujet de l'Ukraine, le ministre de l'Agriculture et porte-parole du gouvernement s'est à nouveau déclaré favorable à la levée des "sanctions sur la Russie qui touchent en priorité la filière porcine". Au vu des effets désastreux de leur politique étrangère, les matamores de l'exécutif a rétro-pédalé. "Bien sûr, je souhaite une levée des sanctions; le président de la République le souhaite également. Je suis allé en Russie pour négocier avec les Russes à ce sujet", a-t-il déclaré. Cette position est partagée par l'ensemble du gouvernement, selon le ministre. "Emmanuel Macron, qui est allé en Russie il n'y a pas longtemps, souhaite que les sanctions soient levées d'ici l'été; je suis d'accord", a-t-il ajouté, quoiqu'un peu tard. 

Ce revirement et ces propos pour que Stéphane Le Foll souligne au final que "ce n'est ni le ministre de l'Agriculture ni même la France qui négocie avec la Russie", mais l'Union européenne. Or, Le Foll ne précise pas qu'il y sera absent: il se fera représenter par l'ambassadeur...

Exaspération des habitants de Calais, face aux clandestins et à leurs agitateurs de l'ultra-gauche

La population réclame considération et protection
Face aux migrants en nombre samedi 23 janvier, cet homme refuse de rester sans rien faire contre l'envahissement, l'insécurité et les meneurs




Hollande détourne le regard

Le week-end des 23 et 24 janvier a été une nouvelle épreuve pour les Calaisiens. D’un côté, 4.000 illégaux veulent rejoindre l’Angleterre et de l’autre, des habitants qui vivent dans la menace d'agressions, vols et violences. L'hypocrisie des commentaires entretient les tensions. En fin de semaine ­dernière, le chef de file des travaillistes anglais avait fait un petit tour et  lâché sa remarque de compassion: "Comment peut-on ­laisser des gens vivre comme ça, dans la boue ?", s’indigna Jeremy Corbyn, élu d'un pays qui se mure en refusant d'accueillir ces milliers de clandestins bloqués dans les camps du nord de la France et révoltés par le rejet britannique. Les tensions atteignent le seuil du drame et les incidents ne cessent en effet de se multiplier entre les candidats à l’immigration en Grande-Bretagne et la population de Calais. L’année 2015 avait été ponctuée de vagues d’échauffourées plus ou moins spontanées sur la rocade où transitent les camions en route pour Douvres.


Des dizaines de migrants envahissent régulièrement la voie publique pour stopper les camions sur l'autoroute et tenter de se ­glisser dans les remorques. Les CRS et les gardes mobiles les délogent à la matraque et au gaz lacrymogène. Ils passent parfois à l'assaut du terminal du tunnel sous la Manche, dont l’entrée a été sécurisée par une accumulation de rouleaux de fil de fer barbelé, des clôtures grillagées de plus en plus hautes et l’inondation des abords.
Samedi 23 janvier, pendant plus de trois heures, l'activité portuaire est restée bloquée. Un groupe d'une cinquantaine d'illégaux est passé à l'abordage d'un ferry. La police les a délogés vers 21 heures, interpellant 24 clandestins.  
C'est la conséquence d'une manifestation - autorisée par la préfecture - d'environ 2.000 personnes organisée en soutien aux illégaux par des No Border, activistes d'extrême gauche, en début d'après-midi, dans les rues de Calais. Les premiers incidents éclatent dès la fin de la manifestation. Un habitant excédé va devoir sortir son fusil face à la marée humaine de manifestants et de leurs meneurs qui envahissent son jardin comme le montre la photo 1).  

Des agitateurs de No border organisent la manifestation
 au pied de la statue du Général de Gaulle



Un peu plus tard, un groupe de migrants, visiblement bien organisé, réussit à pénétrer dans l'enceinte du port de Calais. 300 à 350 personnes se précipitent alors vers un ferry anglais. Une cinquantaine de migrants  montent à bord. "Ce qui s'est passé hier soir, c'est vraiment la goutte d'eau", affirme Jean-Marc Puissesseau, président du port de Calais. La maire de la ville lance un cri d'alarme et un nouvel appel à l'aide. Les élus réclament que Hollande et Valls règlent une fois pour toutes le problème de la "jungle" de Calais.
Le jeune Calaisien, qui a pointé un fusil sur les manifestants,
sera finalement poursuivi, indique
  La Voix Du Nord.
Trois "étudiantes" italiennes (visiblement à temps partiel) font l'objet d'une obligation préfectorale à quitter le territoire, après avoir participé à la manifestation anarcho-révolutionnaire pro-migrants à Calais, mais un mouvement de soutien s'organise à l'université Paris 8...


En occupant le port de Calais, les No border se sont médiatisés sans frais

Cent cinquante des 500 clandestins mobilisés par des activistes de l’ultra-gauche No Border sont montés  de force sur le ferry-boat 'Spirit of Britain' qui venait de débarquer ses passagers et n'était donc pas prêt à repartir. L’opération commando n'était ni spontanée ni improvisée, mais préparée à la faveur de manifestation autorisée de soutien dans le centre-ville de Calais. Le cortège rassemblait 2. 000 militants à l’appel de différents groupes d’extrême gauche, rejoints par des militants anarchistes venus d’Allemagne, des Pays-Bas, d'Italie et d’Angleterre. 
Drapeaux rouge et noir au vent, hurlant des slogans pour l’ouverture des frontières et la libre circulation des étrangers à l'espace Schengen, ainsi que la fermeture de la "jungle", les agitateurs – dont une minorité de clandestins – ont marché depuis le camp jusqu’à la place d’Armes.
Un groupe de 150 migrants prend possession du ferry-boat pendant plusieurs heures, samedi 23 janvier. 

Un groupe d’Afghans s’engouffre sur les quais, profitant des consignes de bienveillance reçues par les forces de l'ordre. D’autres activistes entrent par effraction dans la zone privée portuaire en forçant le passage en défonçant les grillages (voir la vidéo ci-dessus). Amarré à quai comme prévu, le 'Spirit of Britain' est la cible convenue. Les assaillants ont visiblement la technique pour se lancer à l’abordage en grimpant sur les ponts-grues de chargement et sauter sur le pont. 
Un véritable siège s’organise. Les marins bloquent les écoutilles et mettent en ­batterie les lances à incendie pour contenir les envahisseurs qui sont bloqués le long des bordages, mais quelques activistes mieux aguerris s'infiltrent à l’intérieur et se répandent dans les coursives à la recherche d’une cachette. Il faudra plusieurs heures aux forces de l’ordre pour les déloger. Les policiers interpellent une trentaine de personnes – 26  migrants (que l'on disait minoritaires)  et 9 militants "altermondialistes" – et escortent le reste de la troupe jusqu’au campement.

Comme les Afghans ont détruit les Bouddhas de Bâmiyân
et les djihadistes ont saccagé le patrimoine syrien du musée de Mossoul,
les révolutionnaires s’en sont pris aux statues de Ch. et Y. de Gaulle (cf. photo précédente, place d’Armes, ci-dessus)
A Calais, l’exaspération grandit, provoquant des réactions désespérées d'auto-défense. David, un chômeur quadragénaire, a une altercation avec les manifestants. Son fils, Gaël, sort brièvement une arme. Il sera placé en garde à vue. La situation est en effet de plus en plus difficile à supporter et la radicalisation de la population exposée aux exactions des illégaux laisse l'exécutif insensible et la question se pose de savoir si Hollande et Valls ne se félicitent pas de faire grossir l'électorat du FN. 

Migrants tentent de traverser des barbelés pour 
atteindre le site d'Eurotunnel à Coquelles, près de Calais
Les accrochages incessants avec la police, les actes d’incivilité, les nuisances acceptées des migrants libèrent la parole des Calaisiens. Au lendemain du weekend de subversion par l'ultra-gauche, une contre-manifestation 'anti-jungle' a réuni deux milliers de personnes, en majorité des acteurs économiques lésés, commerçants, artisans et  industriels. La maire LR, Natacha Bouchart, qui jusqu’alors s’était abstenue de participer à toute sorte de cortège, était présente. L'élue a demandé solennellement au président ­Hollande de venir sur place pour constater de visu la détresse de ses administrés.

Manifestants pro et anti-immigration revendiquent l’ouverture de la frontière et l’annulation des accords du ­Touquet.
Ce traité, conclu en 2003, place le contrôle britannique aux frontières… sur le territoire français. Les migrants sont bloqués comme dans un cul-de-sac à Calais, avant même d’effectuer une demande d’asile en Grande-­Bretagne. Pourtant, " géographiquement, la frontière anglaise se situe à Douvres. Nous avons été bien bons d’accepter qu’elle soit à Calais ", ­s’insurge Xavier Bertrand, le président du conseil régional Nord-Pas-de-Calais-Picardie depuis décembre 2015. 
S'agissant du cas spécifique des demandeurs d'asile, plus rares qu'on ne le dit, les accords du Touquet ne sont pas favorables à la France. Tout se joue au départ du navire. D’après le traité, si la demande d’asile est formulée avant que le bateau ne parte pour l'Angleterre, c’est à la France de traiter la demande. Si elle est faite après le départ du bateau, c’est à l’Angleterre de s’en charger. Une fois à Douvres, si le demandeur se voit refuser sa demande, il est renvoyé à Calais.
A l’époque, les Britanniques avaient obtenu cet avantage en échange de la construction d’un hypothétique porte-avions, le PA 2 (abréviation de Porte-avions 2, en anglais CVF FR pour Carrier Vessel Future France), un projet lancé en 2003 sur la base du CVF britannique  et abandonné en 2013. En 2003, ces accords du Touquet apparaissaient comme une avancée. Ils étaient "la condition pour fermer Sangatte (Pas-de-Calais) (…) Mais 13 ans après la situation a considérablement évolué et il faut d'autres solutions", explique X. Bertrand. En effet le contexte de signature des accords du Touquet en 2003 est marqué par le démantèlement du centre d'accueil de réfugiés de Sangatte, géré depuis 1999 par la Croix Rouge. Prévu pour 200 personnes, il a accueilli jusqu'à 1.600 personnes dans des conditions précaires. Confrontés à la volonté de Londres de voir fermer ce centre surpeuplé, la France et l'Angleterre nouent un accord permettant de renforcer les contrôles au départ de la France pour réguler l'afflux de migrants clandestins outre-Manche.
L’arrangement se révèle aujourd’hui fatal aux Calaisiens.

 

France 3: embauches et limogeages au faciès

France 3 rejette Julien Lepers, tolère Bertrand Renard, mais tente de séduire Thierry Ardisson... 

Ernotte prend langue avec Thierry Ardisson, 67 ans 

France 3 travaille au transfert sur cette chaine à la rentrée prochaine. 
L'animateur de Salut les Terriens, qui fête cette année ses dix ans aux commandes de cette émission, se verrait confier une émission culturelle, originale et décalée: à la sauce Ardisson... 
A l'origine d'une kyrielle d'émissions, - Lunettes noires pour nuits blanches, Télé Zèbre, Rive droite, Rive gauche, Tout monde en parle...-, qui toutes ont connues des records de longévité et d'audience, Thierry Ardisson pourrait donc tourner la page Canal+ et se projeter sur un autre projet. France 3, qui repense entièrement sa ligne éditoriale, tient absolument le prendre dans ses filets. 

Marc-Olivier Fogiel est un autre journaliste et animateur à qui la chaîne dirigée par Dana Astier propose une émission de plateau. L'homme du Divan depuis février 2015 sur France 3, 47 ans en juillet, qui réfléchit à la place qu'il entend occuper sur cette chaîne à la rentrée, se voit proposer un talk-show. A l'image de ce qu'il fit par le passé sur cette même chaîne, avec On ne peut pas plaire à tout le monde (ONPP)? Non! Mais un rendez-vous moins débridé et plus journalistique. 

L'âge et longévité à la télévision se mesurent à la tête du client 

Royaliste légitimiste, le mercenaire Ardisson (67 ans) détient des records de présence à la télévision, alternativement sur TF1, France 2 et Canal+, à la différence  de Julien Lepers (66 ans) , fidèle à France 3, ou à Michel Dücker, en sursis à 73 ans, attaché à France 2, mais un handicap qui leur est fatal, au prétexte de leur âge et de ne pas être assez "trash". Bertrand Renard n'est pas mentionné pour la charrette de Delphine Ernotte. Il a bientôt 60 ans et anime le jeu télévisé Des chiffres et des lettres sur France 3 depuis 40 ans (mars 1975), une tare pour les autres...

L'épouse Ardisson, Audrey Crespo-Mara, ci-contre à droite, a fait l'essentiel de sa carrière de journaliste à TF1 et LCI, chaîne où elle est joker de Claire Chazal, puis d'Anne-Claire Coudray et sur laquelle, en 2014, cette maman de Lamine et Sékou a animé les Soirées électorales avec Michel Field, auteur du très sulfureux Impasse de la nuit, mais que Delphine Ernotte a nommé directeur exécutif de l'information de France Télévisions, le 7 décembre dernier.

Thierry Ardis­son, viré de France Télé­vi­sions "comme une merde" (sic), ne serait pas rancunier.
Interrogé par le jour­nal Le Monde sur son départ violent de France Télé­vi­sions, l'anima­teur a confié que Canal Plus ne l'avait pas sauvé: "Canal m'a ramassé au fond du ruis­seau". En 2006, France Télé­vi­sions annonça l'arrêt de 'Tout le monde en parle', émis­sion qu'il avait présen­tée pendant plus de huit ans. Une fin brutale et un rejet qui lui ont "fait peur" (Tout le monde en parle faisait à l'époque 32% de part de marché), et qui auraient pu le tenir à jamais loin des plateaux.
Une ingratitude de France Télé­vi­sions qui à elle seule justifiera peut-être que l'homme en noir résiste aux sollicitations d'Ernotte.

D'autant que France Télé­vi­sions fait mal son travail, selon Thierry Ardis­son.

"Le travail du service public, c’est d’être l’école du peuple, et pour ça, il faut spec­ta­cu­la­ri­ser la culture, la rendre digeste, estime l'homme de télévision. En tant que publi­ci­taire, je pense savoir le faire. Si elle ne l’est pas, les gens ne la consomment pas." 
Pas sûr que la très contestée Delphine Ernotte (à gauche) lui épargne de nouveaux 'clashes' et qu'il oublie où le service public l'a jeté, ni d'où Canal+ l'a tiré. Aura-t-il la mémoire courte ?