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lundi 1 février 2016

Les agriculteurs en colère seront demain à Chartres: ils y attendent Hollande et Le Foll

Les agriculteurs poursuivent leurs actions dans l'ouest de la France

Les éleveurs tiraient, depuis des mois, la sonnette d'alarme en raison des cours trop bas

Ces prix sont inférieurs aux coûts de production, auxquels le porc, le lait et la viande bovine sont achetés par les industriels de la transformation. De nombreux agriculteurs en faillite sont contraints de mettre la clé sous la porte. 
Or, malgré leur mobilisation, la situation des agriculteurs n’a pas vraiment évolué en dehors des quelques rustines proposées le 3 septembre, à la suite de la manifestation des éleveurs et céréaliers normands à Paris].
Le gouvernement doit prendre en compte l’urgence de la situation, insiste Yves Bazy, producteur de lait dans les Côtes-d’Armor et secrétaire général de la FDSEA. Et il doit prendre, par exemple, ses responsabilités par rapport aux conséquences de l’embargo russe. "Cette décision politique nous a touchés par effet de domino. Les Allemands, qui vendaient beaucoup aux Russes, ont perdu de gros marchés, donc ils se sont rabattus sur notre marché national. Sauf qu’ils sont plus compétitifs que nous et vendent mieux. "Je ne produis pas encore à perte mais ça ne saurait tarder ! Il me manque six centimes d’euros par litre de lait pour couvrir mes dépenses et faire un minimum de bénéfice. Le prix payé au producteur pour son travail est bien en dessous de son coût de production. Certains d’entre nous ont vraiment du mal à s'en sortir", explique-t-il depuis des mois.

A l'appel des Jeunes agriculteurs (JA) et de la Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles (FDSEA), mercredi 20 janvier, une centaine d'agriculteurs des Côtes d'Armor et une quarantaine de tracteurs a donc commencé, à bloquer la N12, qui relie Rennes et Brest, à la sortie de Saint-Brieuc. Les éleveurs voulaient ainsi attirer l'attention du gouvernement sur les milliers d'emplois menacés par la crise du secteur.

Le blocage de la Nationale 12 le 22 janvier dans l'après-midi ou le rassemblement dans les rues de Rennes ce matin attestent de la volonté des producteurs de lait et de viande de continuer à faire pression sur le gouvernement. A Quimper, la situation avait été très tendue, avec des poubelles incendiées et des déchets déversés devant la préfecture.
Et les actions se sont multipliées. Au même moment, devant la préfecture de Laval, des agriculteurs sont venus avec des panneaux de leurs villages, comme pour montrer qu'ils craignent d'être rayés de la carte. "Les consommateurs continuent de payer, voire même plus cher, et pourtant nos produits sont de moins en moins chers", explique ainsi un éleveur aux autres manifestants. Des actions sporadiques se propagent dans tout l'ouest de la France.

En pleine manifestation devant la préfecture de Rennes (Ille-et-Vilaine), les autorités se résolvent à organiser une réunion de conciliation. Mais boycottée par la principale fédération agricole, son échec symbolise du difficile dialogue entre les éleveurs et les pouvoirs publics. 

Jeudi 28 janvier, les autoroutes ont été bloquées à une vingtaine d'endroits. Une semaine maintenant que les agriculteurs en colère sont mobilisés, comme dans la Manche. "C'est pas la première fois malheureusement, donc on espère que ce sera la dernière mais si on doit revenir, on reviendra", assure Aurélie Cauchard, agricultrice.


La table ronde a été reportée en Bretagne et Stéphane Le Foll a été hué et sifflé par les céréaliers à Reims. Le ministre intermittent de l'Agriculture a reçu une salve de remarques hostiles telles que "vous avancez en reculant !", "au travail !" ou "démission !" 
Bruno Le Maire interpelle même François Hollande sur l'agriculture qui se meurt. Les éleveurs ont poursuivi la mobilisation. 

Après un "mercredi noir", le 27 janvier, les manifestants ont poursuivi leur mobilisation
le jeudi 28 en Bretagne, en Normandie et dans les Pays de la Loire.

VOIR et ENTENDRE 
le patron de la FNSEA réclamer "un ministre à temps plein"...


Ils demandent au premier ministre de leur accorder un peu d'intérêt et de considération
et réclament la venue de Manuel Valls.

Les agriculteurs d'Eure-et-Loir ont appelé à la "mobilisation générale," le mardi 2 février

La FDSEA et les Jeunes agriculteurs d’Eure-et-Loir attendent une "mobilisation générale", demain mardi, à Chartres "pour la survie des exploitations agricoles d'Eure-et-Loir". Les agriculteurs d'Eure-et-Loir ont déjà démontré ni de détermination, ni d’imagination pour mener des actions marquantes et spectaculaires lorsqu'ils doivent défendre leur avenir. 

A partir de 6h15, à l’appel de la FDSEA et des Jeunes Agriculteurs d'Eure-et-Loir, les manifestants se rassembleront, avec leurs engins agricoles, sur trois points de rendez-vous de la périphérie chartraine : 

- Le grand parking du restaurant "Mon idée" près du rond-point de la route d'Illiers-Combray.

- La ferme des Quatre Vents entre Bonville et Gellainville.

- Face au magasin Baobab, à Lèves. 

Les tracteurs convergeront, ensuite, vers la cité administrative, à Chartres, afin d’en bloquer les accès: les cortèges devraient s'y retrouver pour 7 heures. Jean-Michel Gouache, président départemental de la FDSEA, en explique le motif : "L’État nous empêche de travailler. Nous allons donc empêcher l’État de travailler."
Une délégation devrait être reçue par le préfet d'Eure-et-Loir. "Nous souhaitons, également, rencontrer les parlementaires, pour leur exposer nos difficultés," insiste aussi les agriculteurs en colère.

Depuis le début des manifestations des agriculteurs, dans l'ouest de la France, ceux d'Eure-et-Loir étaient restés plutôt discrets. Mais des représentants de la FDSEA et des Jeunes agriculteurs d’Eure-et-Loir se sont déplacés au Mans, ce mercredi 27 janvier 2016, pour manifester avec leurs homologues de la Sarthe.
Ce vendredi 29 janvier, les secrétaires généraux de la FDSEA et Jeunes agriculteurs d’Eure-et-Loir cosignent l'appel à mobilisation "pour la survie des exploitations agricoles d'Eure-et-Loir". 

Etrangement, les agriculteurs de la Confédération paysanne
(gauche altermondialiste) et du MODEF (anarcho-communistes) ne semblent pas souffrir
En revanche, Bertrand Petit, secrétaire général FDSEA 28, et Pierre Manent, secrétaire général JA 28 l'affirment: "Nos productions souffrent. Ce n’est malheureusement pas nouveau pour l’élevage, mais la situation est loin de s’améliorer malgré les fortes mobilisations de l’an passé et la crise s’étend désormais aux productions végétales."
"[...] La pression ne doit pas tomber si l’on veut se faire entendre. [...] Les organisations professionnelles agricoles, les coopératives, les centres de gestion et les concessionnaires doivent se sentir concernés par cette mobilisation et devront se montrer solidaires en rejoignant le mouvement. Tenez-vous prêts, nous comptons sur votre présence pour la survie de notre agriculture !"


Le ministre de l'Agriculture devait rencontrer les éleveurs dans les prochains jours.
Sous la pression, Stéphane Le Foll a finalement consenti ce dimanche à rencontrer des agriculteurs (triés sur le volet) mardi prochain. En compagnie du président François Hollande, il rencontrera la FNSEA et les Jeunes Agriculteurs, a-t-il annoncé à l'occasion du Grand Rendez-Vous Europe 1/i-télé/Le Monde.
Le ministre de l'Agriculture a également fait savoir qu'il déposera un texte la semaine prochaine à l'Union européenne "pour faire bouger les lignes":
Sur la question de l'endettement des éleveurs, Stéphane Le Foll a rappelé qu'"un délai supplémentaire est accordé aux éleveurs. L'année blanche se poursuit jusqu'à la fin juin".

Après que la France ait été moteur pour des sanctions contre la Russie sur le sujet de l'Ukraine, le ministre de l'Agriculture et porte-parole du gouvernement s'est à nouveau déclaré favorable à la levée des "sanctions sur la Russie qui touchent en priorité la filière porcine". Au vu des effets désastreux de leur politique étrangère, les matamores de l'exécutif a rétro-pédalé. "Bien sûr, je souhaite une levée des sanctions; le président de la République le souhaite également. Je suis allé en Russie pour négocier avec les Russes à ce sujet", a-t-il déclaré. Cette position est partagée par l'ensemble du gouvernement, selon le ministre. "Emmanuel Macron, qui est allé en Russie il n'y a pas longtemps, souhaite que les sanctions soient levées d'ici l'été; je suis d'accord", a-t-il ajouté, quoiqu'un peu tard. 

Ce revirement et ces propos pour que Stéphane Le Foll souligne au final que "ce n'est ni le ministre de l'Agriculture ni même la France qui négocie avec la Russie", mais l'Union européenne. Or, Le Foll ne précise pas qu'il y sera absent: il se fera représenter par l'ambassadeur...

mercredi 7 août 2013

Accusée de laxisme, Taubira accable la droite et balance des noms

Christiane Taubira estime que 3.499 détenus condamnés pourraient être relâchés...

La garde des Sceaux enfume l'opinion


Taubira au 20h de France 2, hier
La conférence de presse de Christiane Taubira est un long réquisitoire gonflé de chiffres et de noms.  Pourquoi tant d'aridité? 

La ministre vient d'être fustigée pour la libération à Dreux de trois détenus au motif que, selon le zélé procureur de Chartres, l'administration pénitentiaire n'aurait disposé d'aucune place  en France pour les accueillir. LienPaSiDupes 
La ministre s'était dans un premier temps refusée à commenter la décision des magistrats, assurant qu'elle ne portait "pas de jugement sur les décisions des juges.
<br>Puis, Eduardo Rihan-Cypel, porte parole du PS, y était allé mardi de son indignation commandée d'un "procès en laxisme" intenté par la droite à son parti après ..."non mise en détention" des trois délinquants de Dreux: la sémantique socialiste peut-elle encore tromper les Français ?

<br>Le PS dénonce le "procès en laxisme" intenté par l'UMP
Après avoir ironisé avec légèreté sur une "polémique estivale" par l’UMP, la ministre avait haussé le ton, mais en maintenant l'affaire au niveau politique. Dès septembre 2012, sa philosophie de la justice avait éveillé des soupçons, quand elle avait affirmé que "le tout-carcéral augmente les risques de récidive", la garde des Sceaux avait éveillé les soupçons. Elle se défend depuis de vouloir vider les prisons et favoriser les délinquants avec les projets d'aménagement des peines. "Ils n'ont pas de légitimité pour s'exprimer, avait lancé la démocrate aux élus de l'opposition. Parce qu'aujourd'hui nous avons 56% de récidive depuis 2007, malgré les 30 lois pénales (votées par la droite) et 64% de récidive sur les peines de moins de six mois", a-t-elle affirmé. "Il n'y a que les anti-démocrates et les anti-républicains qui gagnent à mettre en cause l'institution judiciaire", avait-elle accusé.

Puis, elle a affirmé ne pas être intéressée par sa propre mise en cause,
mais s'est indignée que des élus puissent pointer l'institution dont elle a la charge et qui devrait être hors d'atteinte quelle que soient ses erreurs. Elle polémique en parlant de "défiance à l'égard de magistrats qui font leur travail", mais en évitant d'évoquer la faute du magistrat de Chartres. Et d'expliquer que les détenus sans-logis pénitentiaires seront convoqués à leur retour de vacances:
"Il a différé de deux à quatre semaines la mise sous écrou", a-t-elle expliqué sur France 2. "Tout cela se réfère uniquement aux dispositions de la loi pénitentiaire de 2009", votée sous l'ancienne majorité, qui "dit très clairement que jusqu'à deux ans d'incarcération il faut envisager l'aménagement des peines", a-t-elle poursuivi. Dit-elle "très clairement" que, depuis trois ans, il aurait fallu les relâcher dans la nature ? Combien l'ont-ils d'ailleurs été avant que Christiane Taubira ne vante
Avec une malhonnêteté aussi bien intellectuelle que politique, elle fait l'amalgame entre deux libérations de détenus: ceux de Dreux n'ont pas été "élargis" en application du décret de 2004 en cause dans la nouvelle affaire et l'évoquer, c'est brouiller les esprits et tenter de tromper l'opinion.
N'a-t-elle pas d'ailleurs admis qu’en juillet, le Parquet de Chartres avait décidé d’incarcérer 21 condamnés et que trois d'entre eux avaient été placés sous mandat de dépôt à l’issue d’une comparution immédiate? "Parmi ces mises sous écrou, il y a une incarcération de 19 jours, donc ce n’est pas une religion pour ou contre les courtes peines, pour ou contre la prison", a-t-elle assuré avec son inégalable aplomb. La loi de 2009 qu'elle invoque quand ça l'arrange n'avait donc pas pesé alors sur la décision du juge... "C’est une liberté d’appréciation" laissée aux magistrats, avait argumenté Taubira. Et comment, avec sa mauvaise foi coutumière, la garde des Sceaux explique-elle que, la loi même loi étant toujours en vigueur, leur "liberté d'appréciation" ne soit plus en cause à Dreux ?
VOIR et ENTENDRE l'amère Taubira défendre les magistrats du Parquet:

Une erreur de la droite pour cacher une faute de la gauche

Accusée de laxisme, elle accuse l'opposition d'avoir été laxiste en son temps: c'est pas moi, c'est la droite ! Et d'évoquer donc une erreur juridique de 2004 sur les conditions de prescription des peines, dont il n'est pourtant nullement question à Dreux. Des dizaines, voire des centaines, de détenus pourraient être libérés, lance-t-elle.

Si les responsabilités étaient aussi évidentes, pourquoi avoir convoqué Harlem Désir et J.-J. Urvoas à la rescousse ?
Le premier secrétaire du PS Harlem Désir a qualifié mercredi de "grave faute de la droite" l'erreur juridique commise sous le gouvernement Raffarin en 2004 et relevée depuis par la Cour de cassation, entraînant la remise en liberté de plusieurs détenus." Le Canard enchaîné révèle aujourd'hui qu'une grave faute de droit a été commise en 2004 par le ministre de la Justice, Dominique Perben, sous le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin", écrivent dans un communiqué Harlem Désir et Marie-Pierre de la Gontrie, secrétaire nationale du PS.
C'est ainsi le Canard enchaîné qui sert à Taubira sur un plateau des arguments juridiques que le gouvernement n'avait pas encore entrevus. En fait, en mars 2012 une loi et non un décret a corrigé cette erreur juridique. En juin 2013, la Cour de cassation n'a d'ailleurs pas manqué de sanctionner l'illégalité du décret Perben". Fallait-il pour autant libérer à Dreux trois condamnés à des peines de prison ferme allant de deux à trois mois?
<br>La balance n'évoque plus les trois détenus libérés à Chartres

Pour rallier l'opinion à elle, cette opinion qui a été "intoxiquée par un discours sommaire, qui consiste à dire, selon elle, que chaque délinquant est un criminel en puissance qu'il faut enfermer", celle donc qui affirmait en septembre: "nous n'allons pas faire croire aux citoyens que nous assurons leur sécurité en multipliant les peines de prison", brandit maintenant la menace d'un lâcher massif de détenus: environ 3.499 condamnés seraient concernés, six ont déjà été libérés, insiste-t-elle depuis le ministère de la Justice. 

Mais parmi ces six-là ne figurent toujours pas les trois de Dreux.

lundi 4 février 2008

Législatives partielles: match nul 1 partout

Chartres au PS et Clamart à l'UMP
Le PS n'a pas ravi le siège UMP des Hauts-de-Seine , fief du président, à la législative partielle . Les socialistes voulaient en faire un enjeu national, mais devront se contenter de Chartres. Fort d'une poussée de la gauche dans les deux circonscriptions au 1er tour, le PS a vendu la peau de l'ours avant de l'avoir tué.
Hollande était allé parader dans les Hauts-de-Seine, mais repart la queue de l'ours entre les jambes. La gauche avait appelé à faire du second tour de ces deux législatives partielles "une message fort" envoyé au gouvernement. Mais de coup de tonnerre local et national il n'y a pas eu, le 'jeune' PS Philippe Kaltenbach (né en 1966, conseiller depuis 1995 seulement et maire de Clamart depuis 2001), venu du sud-est (né dans les Alpes Maritimes et diplômé de l'IEP d'Aix-en-Provence), collaborateur de Jean Poperen, il est battu, bien que soutenu par Montebourg en décembre 2007 et malgré le déplacement de Hollande, qui s'était engagé personnellement, comme Fabius, Huchon et Jospin: un forcing inutile de 'people' dépréciés. Pour couronner le tout, le positionnement du MoDem en faveur du candidat PS avait provoqué la désapprobation de la direction nationale.
Les deux scrutins étaient organisées à la suite de l'invalidation de deux sortants UMP, dont l'un, inéligible pour un an, ne pouvait se représenter. Le candidat invalidé, Philippe Pemezec (92), fut donc remplacé par son suppléant, Jean-Pierre Schosteck, qui conserve le siège à l'UMP, à qui les électeurs ont donc confirmé leur confiance. C'est donc le maire UMP de Chatillon, Jean-Pierre Schosteck, qui l'emporte pourtant dans les Hauts-de-Seine.

Le PS a en revanche gagné son pari en Eure-et-Loir, où l'enjeu était bien moindre. Françoise Vallet l'a emportée face au député-maire sortant UMP, Jean-Pierre Gorges.
Dans son commentaire, Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS à l'Assemblée, faisait contre bonne fortune mauvais cœur, en interprétant le basculement de Chartres comme "la désillusion des Français vis-à-vis de la prétendue 'rupture' du président de la République". Patrick Devedjian, secrétaire général de l'UMP, moins polémique et plus objectif, a analysé les deux résultats à l'aune de la proximité avec Nicolas Sarkozy. Dans les Hauts-de-Seine, a-t-il relevé, "les élus sont des proches du président de la République". Comparant les deux législatives partielles de dimanche, il a souligné "le travail de terrain et l'engagement sans faille derrière Nicolas Sarkozy ont permis ce succès".
Il convient assurément de relativiser la victoire de Françoise Vallet, car la ville de Chartres au cœur de la circonscription était encore socialiste en 1995, quand Jean-Pierre Gorges l'emporta sur le PS Georges Lemoine.
Mais depuis l'opposition en 2001 du nouveau maire à la liste officielle RPR-UDF, J.-P. Gorges porte dans la circonscription la part la plus lourde de la responsabilité de l'échec à la législative. Elu député en 2002, il fut invalidé en 2007 pour sur-médiatisation locale du maire dans ses fonctions à l'approche de la législative, remportée au final avec 29 voix d'avance. La législative partielle d'hier dimanche était donc très incertaine et disputée. La municipale de 2008 constitue par conséquent pour la droite un nouvel enjeu lié à la personnalité du candidat.
"A Chartres, l'échec du candidat doit être compris comme un avertissement salutaire adressé à la majorité, qui ne peut espérer l'emporter que dans la loyauté et la cohésion autour du président de la République", a encore déclaré le responsable du parti majoritaire, dans un reproche implicite à M. Gorges, candidatà la mairie, en mars prochain.