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jeudi 28 novembre 2019

Immigration et santé : des députés LREM veulent maintenir en l'état l’accès aux soins des clandestins

Une quinzaine de députés LREM s’oppose au gouvernement

Ils rejettent la limitation de l’accès aux soins des demandeurs d’asile et des clandestins.

Ils voudront bientôt mutualiser la Sécu avec le Mali, la Somalie ou la Syrie et la Palestine ?
 
Résultat de recherche d'images pour "wonner martine""Où est notre âme?" s'est interrogée l’élue Jennifer de Temmerman sur les bancs des députés La République en marche (LREM). Dans un édifiant réquisitoire contre le volet santé du plan immigration gouvernemental dévoilé , elle lance : "Est-ce que nous allons (...) achever l’humanisme?", a-t-elle demandé dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale.
Cette envolée lyrique du 7 novembre intervient alors que le "plan d'urgence" pour les hôpitaux ne prévoit pas plus de 500 millions pendant trois ans (lien PaSiDupes) et que la députée et législatrice LREM Françoise Dumas construit une piscine sans permis et en partie sur un terrain municipal (lien PaSiDupes), probablement au profit des migrants en situation irrégulière... 

La députée du Nord a signé une tribune transmise jeudi à l’AFP, avec dix autres élus de l’aile gauche de LREM, dont Sonia Krimi, une Franco-tunisienne née à Tunis, que notre échelle sociale a favorisée, bien que naturalisée seulement en 2012 (sans parler de son doctorat obtenu à... Toulon, où a été ouverte en 2009 une enquête pour corruption après la vente de centaines de titres et diplômes à des étudiants étrangers), et Martine Wonner (photo 1, ci-dessus) un médecin psychiatre (qui a préféré passer du SAMU social de Paris à un groupe de cliniques privées, comme directrice médicales), toutes deux bien connues pour leurs partis-pris pro-migrants. 

Le sujet de leur prise de parole du jour est la limitation de l’accès aux soins des "demandeurs d’asile" (délai de trois mois avant de pouvoir accéder à la Sécu de base, PUMa) et des clandestins (renfort des contrôles d’accès à l’aide médicale d’Etat, AME), qui sont autant d' appels d'air à l'immigration clandestine. Ces mesures, présentées au Parlement dans "l’urgence", "compliquent l’accès aux soins de personnes en situation de très grande précarité", selon eux. Les cas en question sont-ils prioritaires sur les patients en attente de soins et pourtant en situation régulière et à jour de leurs cotisations ?

Les auteurs de la tribune - quand ils étaient présents jeudi dans l’hémicycle - ont voté contre la baisse de 15 millions d’euros du budget de l’AME (sur un total de près de 1 milliard d’euros) - un amendement du gouvernement au volet santé du projet de loi de finances pour 2020.

Se sont joints à eux six députés non-signataires du texte et membres de l’aile gauche de LREM, comme Stella Dupont et Sandrine Mörch, qui s’étaient abstenues lors du premier passage de la loi asile et immigration à l’Assemblée, en avril 2018. 
Au total, treize députés LREM se sont prononcés contre cette mesure gouvernementale, aux côtés des socialistes, communistes et Insoumis.
Les treize sont : 
    Aude Amadou,joueuse de handball
    Delphine Bagarry, une urgentiste des Alpes-de-Haute-Provence venue du PS à LREM, qui signa en septembre 2019, avec d'autres députés de l'aile gauche du groupe LREM, une tribune appelant à répartir les migrants dans les zones rurales en pénurie de main-d'œuvre. Elle se déclara même "choquée" par le discours de Macron sur l'immigration et expliqua avoir eu "l’impression d’écouter non pas l’homme de la campagne présidentielle mais un responsable du Front national"... Elle est membre du "Collectif social-démocrate".
    Lionel Causse
    Jennifer De Temmerman
    Stella Dupont, qui a traversé la rue du PS vers LREM quand ça commença à sentir le lisier dans le Maine-et-Loir, est membre du "Collectif social-démocrate" : jusqu'alors membre du Parti socialiste, elle avait soutenu Benoît Hamon lors de l’élection présidentielle de 2017 et avait même été investie par le PS pour les législatives...
    Albane Gaillot
    Aina Kuric, franco-malgache élue avec 660 voix d'avance, elle est l'une des rares députées de son groupe à s'abstenir en avril 2018 sur le projet de loi Asile et Immigration lors de sa première lecture. En juillet 2018, elle vota contre la version définitive du texte, malgré l'interdiction qu'ont les députés LREM de voter contre un projet de loi du gouvernement, en raison de l'amendement ajouté qui modifie les conditions d'accès à la nationalité française à Mayotte, se déclarant très sensible à cette question de par ses origines malgaches. Le groupe LREM, après la menace d'une exclusion, lui adressa un avertissement. Elle quitta le parti le 7 juin 2019, mais reste dans le groupe en tant qu'apparentée.  
    Marion Lenne qui vécut une partie de son enfance au Bénin, au Nigéria, puis en Guadeloupe, et qui passa l'essentiel de sa vie professionnelle en Ethiopie, au Pérou, au Sénégal, en Côte d'Ivoire, au Ghana ou à Madagascar 
    Jean-François Mbaye, député franco-sénégalais du Val-de-Marne
    Sandrine Mörch, journaliste qui réalisa de nombreux reportages  en collaboration avec Médecins sans frontières, pour alerter l’opinion publique sur les conflits oubliés (Libéria, Rwanda, Sri Lanka, Kurdistan, etc.).
    Bénédicte Pételle, suppléante d’Adrien Taquet, nommé au gouvernement le 25 janvier 2019
    Nathalie Sarles, une infirmière qui commença par enseigner l'anglais pendant dix-huit mois dans un collège du Burkina Faso
    Martine Wonner














L’amendement a toutefois été adopté. Les 'Marcheurs' détiennent encore la majorité absolue à l’Assemblée, avec 304 élus sur 577 députés.

Face aux frondeurs, la ministre de la Santé a défendu une lutte contre le "dévoiement" du système d’accès aux soins des étrangers

Elle a dénoncé les accusations de remise en cause "nos valeurs". "Arrêtons les fantasmes!", a exhorté Agnès Buzyn.
L’argumentaire n’a pas convaincu Jennifer de Temmerman. Opposante habituelle aux orientations de la majorité présidentielle, l’élue du Nord - où les corons sont des lieux à demande forte de soins médicaux - a annoncé jeudi se mettre "en retrait" de LREM, "pour (s)’accorder un temps de réflexion", explique à La Voix du Nord cette fonctionnaire de l'Education nationale, attachée d’administration. Elle promet de trancher la question de son appartenance au groupe d’ici "quelques semaines." Suspens !...

Depuis leur élection en juin 2017, huit parlementaires ont démissionné du groupe LREM et deux en ont été exclus



Ca ne s'est pas vu, ni su, mais Temmerman a finalement mis les voiles.

Ecopla, l'affaire qui lie Macron et Ruffin à jamais

François Ruffin et Emmanuel Macron ont-ils "utilisé les ouvriers" d'Ecopla ?

L'avocat-journaliste Juan Branco révèle un accord de stratégie

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L'apparente hostilité entre les deux Amiénois, c'est pour les media et les électeurs.
Avocat franco-espagnol opposant à la loi 'Hadopi 1' sur les droits d'auteur en 2009 et conseiller juridique en France de WikiLeaks et de Julian Assange, Juan Branco accuse les deux hommes d'avoir "mis en scène leur rivalité". Pour preuve, il publie un enregistrement de 2016 de leurs échanges sur l'entreprise Ecopla alors placée en liquidation judiciaire. D'autres extraits de la discussion, en présence de salariés de l'entreprise, et déjà diffusée à l'époque, apportent un autre éclairage.

Ce fichier audio datant de septembre 2016 d'un échange entre Emmanuel Macron et François Ruffin a été publié le mardi 26 novembre par l'avocat Juan Branco. Le premier, né en 1977, vient alors de quitter le ministère de l'Economie et le gouvernement et le second, né en 1975, journaliste à Fakir, media situé à la gauche de la gauche, n'est pas encore officiellement entré en politique. Les deux ont suivi leur scolarité au collège-lycée jésuite La Providence (1991-2007), un établissement privé catholique d'Amiens où enseignait la future épouse (1953) du jeune Emmanuel Macron.

Dans l'enregistrement de Branco - qui sera un avocat-conseil de "certains" Gilets Jaunes -, les deux hommes, qui se rencontrent au QG d'En Marche!, discutent de l'entreprise iséroise Ecopla, qui fabrique des barquettes en aluminium à Saint‑Vincent‑de‑Mercuze (38) et qui est alors placée en liquidation judiciaire. François Ruffin propose une "stratégie" au futur candidat et chef de l'Etat : "Le mieux, c'est que vous soyez vivement interpellé, et publiquement, par les salariés d'Ecopla. Ça fera un épisode. Et que vous y répondiez en disant : 'Moi, je suis prêt à me déplacer'. Ça fait un deuxième épisode."

Macron tombe d'accord pour "mettre en scène leur rivalité, en utilisant les ouvriers pour propulser leur notoriété" 

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Les compères
Après quelques secondes, Emmanuel Macron opine et récapitule : "Un, on échange sur le dossier. Deux, on vous tient au courant des avancées. Trois, vous m'interpellez publiquement. Quatre, dans la foulée, on cale ensemble une date de déplacement, avant le 5 octobre. Et on voit comment on la communique ensemble." François Ruffin conclut : "Et je pense que l'on sort d'ici en n'étant pas contents". 

VOIR et ENTENDRE comment Ruffin et Macron ont mis au point leur stratégie commune de valorisation médiatique, utilisant les ouvriers pour propulser leur notoriété:

François Ruffin a "tout essayé" pour sauver Ecopla

Cette discussion avait déjà été en partie diffusée par Radio Nova, en octobre 2016, dans une émission intitulée "QG de campagne". Dans cette version, des éléments de contexte apportent un autre éclairage. La conversation se déroule en présence de représentants d'Ecopla, venus plaider leur cause au QG du futur candidat à la présidentielle, sur les conseils de François Ruffin. On entend d'ailleurs le journaliste de Fakir conseiller aux salariés de "faire exister" leur situation dans l'espace public. Pour cela, Ruffin estime que Macron est "la clé du dossier", car il est alors "en pleine lumière". "Il faut lui bouffer un peu de sa lumière", résume-t-il.

Une fois élu député La France insoumise (LFI), Ruffin  se défend dans Le Monde.
"A ce moment-là, je mène une énorme bagarre pour sortir Ecopla du merdier. Ils ont été pillés par des fonds de pension, victimes d'un patron voyou. Quand il était ministre de l'économie, Macron ne les avait ni reçus ni écoutés." 
Au Figaro, il ajoute : "Je n’ai pas honte. J’étais dans un combat pour sauver des salariés d’une boîte située au fin fond de l’Isère, assure pourtant Ruffin. J'avais une carte Macron à jouer, je l'ai jouée. Et j'ai d'ailleurs joué d'autres cartes, avec d'autres candidats à la présidentielle, au même moment", révèle-t-il cyniquement.

François Ruffin a également réagi sur Twitter : "Oui, avec Christophe, Karine et les autres ouvriers, nous avons tout essayé pour sauver cette usine. Jamais je n'en aurai honte, oui, c'est ma fierté."
Egalement sur Twitter, le député LFI de la Somme a fustigé les "donneurs de leçons", les appelant à mener "ces batailles sociales autrement que depuis des posts sur Facebook". 

"J’avais une carte Macron à jouer, je l’ai jouée", se justifie Ruffin
Illustration de l'article 'Macron nous a tuer' par  François Ruffin,
dans Fakir n°77 du 5/12/1016

Au journal Le Figaro, François Ruffin explique ne pas avoir "envie de [se] cacher sur ce truc-là", évoquant l'entourloupe dont furent victimes les ex-salariés d'Ecopla, lesquels n'avaient finalement pas pu reprendre leur entreprise, rachetée par un concurrent italien, Cuki.
France Bleu Isère a rapporté, par ailleurs, que la société Nicholl Food Packaging (NFP), ex-maison-mère d'Ecopla, a été condamnée en avril 2018 à verser 1,2 million d'euros de dommages et intérêts  à ses anciens ouvriers pour licenciements abusifs.

L'entourage de Macron nie "toute mise en scène"

De son côté, l'entourage de Macron dans le déni assure que "les nombreux témoins des différents face-à-face en attesteront", selon Le Figaro.
Revoyons donc la scène du 'deal':

mercredi 27 novembre 2019

Elabe et BFMTV, à l'offensive contre les grévistes du 5 décembre, au côté de Macron

Le soutien des Français à la mobilisation du 5 décembre serait en "net recul", selon  BFM

La paire BFM-Elabe aurait-elle pris la peine d'annoncer que la mobilisation est massivement approuvée ? 



L'entreprise de sondages Elabe, pilotée par BFM, a sondé par internet des Français sélectionnés (cookies ou adresse IP repérées) sur leur appréciation de la mobilisation du 5 décembre prochain. Et si les sondés sont encore majoritaires à soutenir les grévistes, ce soutien semble s'étioler au fil du temps, selon l'entreprise commerciale de sondages à la demande. 

A quelques jours de la grève du 5 décembre, l'homme d'affaires propriétaire de BFM a investi dans un sondage de complaisance envers la majorité, alors que les sondés ne savent rien, ni du projet flou de réforme, ni de l'ampleur et de la durée des grèves reconductibles annoncées. Alors que les salariés des transports et des services publics ont prévu une journée de mobilisation qui  s'annonce extrêmement suivie, de l'aveu même du premier ministre, ce jour, plusieurs syndicats, dont la CGT, FO, la FSU et Solidaires et quatre organisations satellites de la jeunesse (Unef, UNL, MNL et FIDL) ont également confirmé leur présence afin de s’opposer à la réforme des retraites voulue par le gouvernement. Sans compter une partie de la CFDT (Cheminots et RATP), menacée de scission. 

Ce mercredi, si, soulignant sa volonté de mener cette réforme jusqu'au bout sans transiger sur les régimes spéciaux, tout en assurant "en même temps" être "prêt à la discussion," le premier ministre Edouard Philippe a assuré qu'il n'est pas "tétanisé" par la grève interprofessionnelle qui s'annonce pourtant massive,  Macron la craint et la caricature d'avance. Plus offensif, il s'applique d'avance à la caricaturer, polémiquant sur la défense des acquis sociaux et des régimes spéciaux.

Elabe participe à la pression médiatique de l'Elysée sur l'opinion, mettant en oeuvre un nouveau sondage "L’Opinion en direct" publié ce mercredi. Sans surprise, il assure que les Français sont divisés sur cette grève comme sur les précédentes, mais que leur soutien est en net recul depuis la rentrée de septembre.

Un soutien "encore" (sic) majoritaire 

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A une semaine de la mobilisation, cette nouvelle enquête affirme, malgré une marge d'erreur non précisée, que 53% des Français interrogés approuvent la mobilisation contre la réforme des retraites. Un chiffre en baisse de 11 points en comparaison d'une étude datant de début novembre.
Seulement 30% s'y disent opposés, soit grosso modo les inconditionnels actuels du régime selon les sondages, voire hostiles (+6%), selon les sondages. 
Et 17% indifférents (+5%). 

Parmi les catégories socioprofessionnelles d'actifs interrogées, ce sont les ouvriers et les employés qui semblent les plus enclins à soutenir la mobilisation (66% et 64%) : ils sont aussi les plus vulnérables et exposé à la valeur accordée dans l'avenir au point de retraite. En revanche, les retraités semblent plus incertains puisque 48% la désapprouvent et 42% la soutiennent : ils ne semblent pas être directement visés et menacés. 

Selon leurs préférences politiques, les sympathisants semblent également dans l'expectative et la réforme des retraites "polarise les électorats de l’élection présidentielle de 2017", estime Elabe, dont la référence ne tient pas la route, qu'il s'agisse de l'électorat socialiste ou ex-UMP. Ainsi, l'approbation est plus forte parmi les électeurs de Jean-Luc Mélenchon (81%), de Marine Le Pen (65%) et de Benoît Hamon (64%), ce qui ne fait pas davantage sens en termes de pourcentages. 
En revanche, elle est minoritaire chez les sympathisants de Macron (31%) président apprécié de la "société civile" et des privilégiés et de François Fillon (32%). Cette dernière identification semblant dépassée depuis des années : que les sondés s'en réclament paraît plus que suspect et jette un peu plus le discrédit sur Elabe.

Une grève reconductible ? 

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Le syndicat CFDT-Cheminots a annoncé, jeudi 21 novembre, qu'elle déposera un préavis de grève reconductible à partir du 5 décembre
La durée de la mobilisation est une inconnue qu'Elabe et ses sondés ne semblent pas prendre en compte, relativisant donc ainsi l'intérêt de cette commande par BFM.
Les Français interrogés sont une très large majorité à penser subjectivement que le mouvement va s'inscrire dans la durée (73%), un chiffre en nette hausse, +7%, en comparaison de l'enquête Elabe du 7 novembre pour Les Echos, Radio Classique et l’Institut Montaigne, danseuses médiatiques de Bernard Arnault, l'homme d'affaires propriétaire de LVMH, groupe de luxe
A l'inverse, ils sont 26% à estimer que la mobilisation sera courte.

L'enquête à huit jours de la mobilisation est tendancieuse, voire fallacieuse, puisque fondée sur des a priori et des ressentis et motivée par la volonté de manipuler les Français. 
Elabe prend toutefois des précautions. Le clivage "semble" s'estomper, puisque pour une très large majorité des électeurs de l'élection présidentielle de 2017, comme si le paysage politique n'avait pas été profondément bouleversé, le mouvement sera le début d'une mobilisation d'ampleur dans le temps: 85% (+11) des électeurs de Benoît Hamon, 84% (+6) de ceux de Jean-Luc Mélenchon, 77% (+15) de ceux de François Fillon (faut-il dire à Elabe que le spectre de Fillon ne fait peur à personne et que LR n'est pas son enfant ?), 71% (=) de ceux de Marine Le Pen et 65% (+12) de ceux du banquier Macron.

Macron et son gouvernement pointés du doigt 

La réforme des retraites est un puissant levier de la contestation sociale du régime.
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Sur le fond de la mobilisation, les Français ne font pas confiance à Macron qui, pour 42% des sondés, est l'unique responsable du conflit social provoqué par sa réforme des retraites. 
Ils sont en revanche 24% à estimer que la responsabilité (de la mobilisation ?!) est imputable aux syndicats de salariés et 34% à penser que la responsabilité est partagée, bien qu'ils n'aient rien demandé. Elabe doit relire sa copie !

Et - pendant qu'on en est à intoxiquer l'opinion - cette ambiguïté se retrouve quand on interroge les sondés sur la cause de cette mobilisation. En effet, ils sont à l'évidence nombreux (46%) à penser que la journée du 5 décembre est en réalité une mobilisation globale d'opposition à la politique menée par Macron et le gouvernement (et non par les syndicats ou les partis comme suggéré par les questions précédentes du sondeur).

Ils ne sont que 29% à estimer que cette grève est organisée "avant tout pour défendre les régimes spéciaux" et 24% seulement à penser que cette mobilisation est organisée "contre l'ensemble de la réforme des retraites prévue par le gouvernement." Le mécontentement est donc profond, au-delà même du sujet hyper-sensible des retraites.

Toujours sur le fond de la mobilisation, 7 Français sur 10 se disent pessimistes sur les effets réels de la phase de "concertation" bilatérale du gouvernement avec les parties ces dernières semaines, puisque, selon eux, "tout est déjà décidé" et cette phase "ne sera pas prise en compte." Un chiffre en augmentation, +9%, depuis la précédente étude.
A l'inverse, ils ne sont que 30% (les macroniens) à croire que cette phase de concertation sera prise en compte (-8%).  La défiance des Français grandirait-elle ?

Sondage Elabe réalisé pour BFMTV sur un échantillon de 1006 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée selon la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes: sexe, âge et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération. Interrogation par Internet les 26 et 27 novembre 2019.

France : prévision de croissance abaissée de 1,3% à 1,2% par le FMI pour 2019

La France n'atteindra pas son objectif de 2019 et, en 2020 et 2021, le FMI ne mise que sur le 1,3% de... 2019


Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé avoir revu à la baisse ses prévisions de croissance

Si ce n'est pas pour 2019, peut-être pour 2021 ?
Dans la zone euro, les principaux pays membres ne font pas mieux que l'ensemble et le FMI basé à Washington prévient que l'impact des tensions commerciales risque même de se propager du secteur de l'industrie à celui des services. 

L'organisation internationale prévoit désormais une hausse de 1,2% seulement du produit intérieur brut (PIB) des 19 pays de la région cette année, contre 1,3% prévu en avril, après 1,9% en 2018. 
Le PIB de la zone euro devrait croître moins qu'annoncé : le FMI le prévoit à 1,4% en 2020 et en 2021, alors qu'auparavant il attendait 1,5% de croissance pour chacune des deux prochaines années.

1,3% de croissance en France pour 2020

Le PIB français ne devrait quant à lui progresser que de 1,2% en 2019, une prévision réduite de 0,1 point de pourcentage par rapport à celle d'avril. Et le FMI n'attend qu'une légère accélération à 1,3% pour 2020 comme pour 2021. Soit un objectif supposé atteint avec trois années de retard.

L'ex-ministre des Finances de Macron ne se sent évidemment pas responsable.
Et encore moins ses chantres qui se produisent sur les antennes et dans la presse de France. 
Ce ralentissement serait principalement dû à une croissance anémique en Allemagne, première économie de la région si longtemps décriée pour sa domination de l'économie européenne,  explique-t-il, et à la stagnation de l'Italiedu fait de Salvini, probablement, et non pas de la déstabilisation de l'économie du pays accablée par un déferlement de migrants. 

L'Allemagne "anémique" fera mieux que la France.
Le Fonds compte désormais sur une croissance de 0,5% seulement en Allemagne cette année, contre 0,8% prévu en avril, après 1,5% l'an dernier, avant un rebond à 1,2% en 2020 et 1,4% en 2021. 
Pour contrer ce ralentissement, le  FMI réitère son appel en faveur d'une "réponse budgétaire synchronisée" des gouvernements de la zone euro.

mardi 26 novembre 2019

Grèves du 5 décembre : Le Monde accuse les gauches d'en faire une mobilisation anti-Macron

L’opposition veut faire de la journée du 5 décembre une mobilisation contre la personne du président

Le Parti socialiste, La France insoumise, les écologistes et le Parti communiste voient dans la manifestation du 5 décembre l’occasion d’unir toutes les formations.
De gauche à droite, Pierre Laurent (Parti communiste), Eric Coquerel (La France insoumise), Eliane Assassi (Parti communiste), Patrick Kanner (Parti socialiste) et Olivier Faure (Parti socialiste), donnent une conférence de presse contre la privatisation d’ADP, le 12 novembre à Paris. 

A quatre mois des élections municipales, le large front de mécontentement contre la politique sociale du gouvernement, peut servir les intérêts de l’opposition de gauche, selon le journal Le Monde, propriété de deux hommes d'affaires, des affidés du banquier Macron.

Alors que le 5 décembre, la journée d’action contre la réforme des retraites s’annonce massive et que viennent s’y agréger une série de colères sociales – école, hôpital, police, étudiants… –, les différentes forces de la gauche politique ont décidé d’appuyer la mobilisation, marquant leur réprobation  de l'ensemble de la politique de Macron.

A gauche, la journée d’action syndicale fédère tout le monde : Macron fait l'unanimité contre lui. Il y avait déjà eu la bataille pour un référendum contre la privatisation d’ADP, qui réunit depuis des mois les anciens adversaires. Cette fois, toutes les formations de gauche et les écologistes, tout aussi radicaux, se retrouvent pour se joindre aux défilés syndicaux.

Macron favorise "convergence des "colères" et des "luttes"

Pour la première fois depuis bien longtemps, le Parti socialiste a ainsi solennellement appelé ses militants et sympathisants à se joindre aux manifestations dans une résolution adoptée à l’unanimité lors de son conseil national, samedi 23 novembre à Paris : "Le PS apporte son soutien à la manifestation du 5 décembre pour dénoncer une vision de la société qui se résume à la loi du premier de cordée", explique le texte.

Les socialistes veulent ainsi défendre le modèle social et les services publics mis à mal par l'ancien ministre de Hollande et voient dans la mobilisation du 5 plus qu’un rassemblement de défense des retraites : "C’est un moment de cristallisation sur les politiques antisociales du gouvernement et une volonté commune de ne pas laisser détruire ce qu’on a mis tant de temps à construire", insiste Olivier Faure. Le premier secrétaire se prend même à espérer, avec des accents de radicalité qu’on ne lui connaissait pas, "un mouvement de convergences des colères contre ce nouveau monde qui ne peut être le nôtre".

La France insoumise, qui sera présente le 5 décembre, veut profiter de la mobilisation pour pousser pour "son contre-projet de réforme". Elle attend elle aussi beaucoup de la mobilisation à venir. Le mouvement "populiste" - c'est Le Monde qui l'ecrit - de gauche espère une convergence des luttes, prémices d’une "fédération populaire" qu’il appelle de ses vœux. "En France, le 5 décembre pourrait être ce moment si spécial qui partout fut déclencheur d’une vague de fond, écrit Jean-Luc Mélenchon sur son blog. Le nombre des arrêts de travail annoncés est extrêmement élevé. Nombre d’entre eux sont reconductibles. Ce point nous fait devoir."

Et le député parachuté sur les Bouches-du-Rhône d’espérer créer l’union avec la manifestation des Gilets Jaunes, prévue le 7 décembre : "Ce serait un cinq à sept en quelque sorte. (…) Je crois que le besoin impérieux est celui d’un mouvement ample impliquant toutes les catégories de population disponibles, salariées ou non."

"Nous voulons aussi montrer au gouvernement, et aux forces syndicales, que d’autres propositions sont sur la table. "

Le Parti communiste sort du bois. Fabien Roussel, le secrétaire national, veut ainsi saisir l’occasion de la mobilisation pour construire la riposte au gouvernement. Il organise le 11 décembre un meeting où il fera tribune commune avec les autres chefs de parti à Saint-Denis. "Nous appelons à manifester mais nous voulons aussi montrer au gouvernement, et aux forces syndicales, que d’autres propositions sont sur la table et portées par les forces politiques de gauche et écologistes", a ainsi lancé F. Roussel sur RTL.

Europe Ecologie-Les Verts soutient aussi la mobilisation du 5 et participera au meeting initié par le PCF. "On a été invité, on ira. On est pour ce mouvement social", répond David Cormand, le secrétaire national sortant. Pour autant, D. Cormand émet des réserves. "On ne doit pas rester dans une stratégie défensive. L’idée n’est pas de se tenir chaud tous ensemble et d’encaisser les coups. Ce qu’il faut, c’est la convergence des buts", estime-t-il. Il ajoute cependant : "On doit faire coaliser la lutte contre la privatisation d’ADP, contre la suppression des emplois aidés, contre la réforme de l’assurance chômage… les attaques sont partout."

lundi 25 novembre 2019

L'ONU a publié des chiffres tendancieux sur l'immigration

L' "expert" de l’ONU présente ses excuses après cette publication de chiffres faux

L'expert de l'ONU a confondu les chiffres des ères Obama et Trump

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S
ans vérifier leur source, plusieurs media français  - dont l'AFP - ont publié les conclusions de cet expert, qui s'est rétracté. Il  y a quelques semaines, il affirmait que 100.000 mineurs de migrants étaient détenus dans des centres américains sous Donald Trump. Or, il s’agissait de chiffres concernant l'administration Obama. L'expert - indépendant, mais partisan - de l’ONU a présenté des excuses la semaine dernière à Genève pour avoir publié ces chiffres.

Les media qui ont fait confiance à l'AFP ont dû retirer les articles rédigés à l’issue de cette conférence de presse. 
Les chiffres diffusés concernaient le nombre de mineurs détenus au cours d’une année et non pas celui de ceux actuellement détenus. 
Ils portaient par ailleurs sur l’année 2015. Les retraits de ces articles ont suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux. Ainsi, au pouvoir depuis un peu moins de trois ans, les partisans du président américain Donald Trump  - et de la vérité - y voient une intention malveillante visant à dénigrer sa politique migratoire.

Une évaluation "prudente" mais "très fiable" ?

Les Etats-Unis est l’un des pays retenant le plus d’enfants dans ses centres pour migrants, selon le directeur d'une enquête de l’ONU sur les enfants privés de liberté, Manfred Nowak, un avocat autrichien spécialiste des droits de l'homme. "Au total, et maintenant je parle d’enfants avec leurs parents ou d’enfants ou mineurs non accompagnés, les Etats-Unis sont un des pays où les chiffres sont les plus élevés. Nous avons plus de 100.000 enfants détenus en lien avec l’immigration aux Etats-Unis d’Amérique", avait-il déclaré lundi.

Troublée par ce nombre semblant particulièrement élevé, l’AFP avait finalement recontacté cet expert avant de diffuser ses dépêches afin qu’il le reconfirme. Lors de cette conversation, Manfred Nowak avait indiqué à plusieurs reprises qu’il maintenait son chiffre, affirmant à l’agence de presse que "le nombre total de ceux actuellement détenus est de 103.000"
Il avait même ajouté qu’il s’agissait d’une évaluation "prudente" basée sur les dernières données officielles disponibles, ainsi que sur d’autres sources "très fiables". Parole d'expert patenté...

Ces détentions dénoncées étaient en vérité celles de l'époque Obama

Mais deux jours plus tard, l’ONU publiait un communiqué pour dire que les déclarations de Manfred Nowak avaient été "dans une certaine mesure mal comprises". Sic ! Le communiqué précisait que l’expert s’était appuyé sur des données compilées par l’agence de l’ONU pour les réfugiés pour 2015, pendant la présidence de Barack Obama. Il ajoutait qu’il s’agissait de données cumulées -  donc gonflées - et non pas du nombre de détentions à un moment précis de l’année. Que ne le disait-il pas !

Contacté pour donner des explications, Manfred Nowak, expert mandaté par l’Assemblée générale de l’ONU, a déclaré : "J’aurais dû être plus clair [re-sic !] sur le fait [ ! ] que ce sont des données sur un an et qu’elles ont déjà trois ans", a-t-il répondu. "Il y a eu manifestement un malentendu et je suis prêt à présenter des excuses pour cela… Je suis désolé", a-t-il conclu. 
Quant au bureau des droits humains de l’ONU, il n’a pas fait de commentaire...

76.000 mineurs arrêtés à la frontière

La manipulation des chiffres, de surcroît par un expert de l'ONU, n'est pas passée cette fois inaperçue. Que penser maintenant des chiffres officiels  des services américains des douanes et des frontières (CBP) qui font état de 76.020 mineurs non accompagnés appréhendés à la frontière sud des Etats-Unis avec le Mexique, lors de l’année fiscale 2019 (octobre 2018 à septembre 2019) ?

En outre, 473.682 personnes
– enfants, deux fois comptés (avec les non- accompagnés ci-dessus) ou adultes – ayant franchi la frontière au sein d’une famille  - la leur  ou non - ont également été arrêtées, selon ces statistiques officielles. Il s’agit encore une fois de données cumulées sur un an qui ne reflètent pas le nombre de personnes actuellement détenues. On s'interroge donc sur la validité des chiffres qui sont présentés en appui d'une démonstration.

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En 2005 déjà, mais à propos du camp de Guantanamo, Manfred Nowak (ci-contre) avait déjà sauté à des conclusions hâtives, déclarant : "le fait que l'accès aux prisonniers ait été refusé pendant si longtemps aux enquêteurs de l'ONU est un signe qu'ils souhaitent dissimuler certaines choses à la vue du public".
Nowak est de ces experts-militants qui critiquent des conditions de détention, sur des bases floues et partisanes, jugeant par exemple que certaines techniques d'interrogatoire pourraient être assimilées à de la torture. Commentaires subjectifs ou supputations abusives, la fiabilité de ses prises de positions étaient douteuses depuis quatorze ans et nos media professionnels éclairés auraient dû prendre ses chiffres avec des pincettes. 
Typiquement, les 'fact-checkers" n'ont pas non plus sourcillé : preuve que leurs préférences politiques faussent leur discernement ?

Violences conjugales: Philippe annonce un plan pour éradiquer le Mal

L'Edouard annonce un plan à forte tonalité sexiste et répressive

L'homme est-il un monstre pour la femme ?

Des manifestantes lors de la marche #NousToutes contre les violences sexistes et sexuelles, le 23 novembre 2019 à Paris.
L'hymne des femmes, datant des luttes féministes de 1971, a retenti: 
"A bas, à bas, le patriarcat", "Solidarité, avec les femmes du monde entier", entendait-on régulièrement dans le cortège.
Un  homme violent est-il un mauvais salarié qu'il faut licencier ?
Avec les ordonnances de protection des femmes, des mesures ont été prises avant Macron. En effet, la loi du 9 juillet 2010 a modifié les dispositions relatives aux violences conjugales en introduisant dans le système juridique français l’ordonnance de protection (articles 515-9 et suivants du Code Civil). Ces nouvelles règles sont applicables à tous les couples (mariés, concubins, pacsés) et mêmes pour des personnes séparées, qui ont été mariées, concubin(e)s ou pacsées. Et, le 23 mars 2012, la Cour d’appel de Douai a acquitté une femme qui avait tué son mari violent avec un couteau. Cette loi, puis d'autres, ont introduit dans l'arsenal juridique les bracelets électroniques d’éloignement interdisant au porteur de menace de dépasser un périmètre donné, ou encore les "téléphones grave danger" (TGD), qui permettent de bénéficier d’une assistance immédiate grâce à un boîtier spécial. Mais ces dispositions ne sont pas suffisamment mises en oeuvre pour endiguer le fléau des violences sexuées qui ne faiblit pas dans ce pays. 

Un an et demi après avoir déclaré la lutte contre les violences faites aux femmes comme la "grande cause du quinquennat"
, le premier ministre Edouard Philippe a annoncé lundi un plan de lutte contre les violences conjugales, une judiciarisation du phénomène au niveau de l'éradication du mal dans notre société multiculturelle.
Désormais, un mari violent ne sera plus seulement un mauvais mari, mais un mauvais père qu'il faudra dessaisir de son autorité parentale. Et de sa citoyenneté ? Au mari et au père, le projet gouvernemental en préparation ne reconnaîtrait plus que des devoirs, sans aucun droit paternel. D'autres suppressions de certaines "absurdités" s'ajouteraient à l'inscription dans la loi de l'"emprise" psychologique. Iront-ils jusqu'à la castration chimique et à la sélection génétique dans le don de sperme ?

Pour mettre fin à des "dysfonctionnements dont nous n'avons pas jusqu'à aujourd'hui voulu prendre conscience", selon Caroline de Haas, le gouvernement a annoncé une quarantaine de mesures susceptibles selon lui de provoquer un "électrochoc", en clôture des douze semaines du "Grenelle contre les violences conjugales" lancé le 3 septembre et clôt le 25 novembre 2019. En mars dernier, des milliers de personnes avaient défilé - un samedi - dans les rues de Paris et dans une trentaine de villes, dont Bordeaux - où Safia Mohammedi, mère à 32 ans de quatre enfants, a été tuée par son ex-mari. le 21 octobre 2019, de plusieurs coups de couteau -, pour dire 'stop' aux violences sexistes et sexuelles et aux féminicides, à l’appel notamment du collectif féministe #Noustoutes, qui a sur Internet "un site pour les femmes par les femmes" : sexiste ? 
Actif sur Twitter depuis juillet 2018, ce collectif a organisé, depuis, plusieurs actions de communication et de plaidoyer, notamment dans le sillage du 'Grenelle des violences conjugales' voulu par Marlène Schiappa, sous ministre sous emprise du lobbying sexiste des féministes. Comme l’année dernière, il organise dans plusieurs villes de France des manifestations contre les violences sexistes et sexuelles.

Ce samedi 23 novembre, décidé à "mettre la pression sur le gouvernement", le même collectif féministe organisa une "marée violette" de l'Opéra à la Nation, dénonçant le "mépris" du gouvernement. Près de 70 organisations, partis politiques, syndicats et associations ont fait défilé 40.000 hommes et femmes, tout comme plusieurs personnes connues, toutes orientations sexuelles confondues, dont les comédiennes Muriel Robin ou Adèle Haenel - laquelle accuse son réalisateur, Christophe Ruggia. d'"attouchements" et de "harcèlement sexuel", alors que, de l'âge de 12 à 15 ans, elle se rendait chez lui les week-ends - et Virginie Efira ou Julie Gayet.

Le pouvoir sous "emprise" féministe entend "mieux définir [c'est-à-dire limiter] dans notre droit ce que recouvre le terme de violences", en créant une "nouvelle circonstance aggravante pour les auteurs de violences dans le cas de harcèlement ayant conduit au suicide" - tout en sachant que le suicide n'est pas à cause unique mais plurielle -, ou encore en inscrivant dans la loi la notion d'"emprise" psychologique, qui "prépare souvent la violence physique", a détaillé le premier ministre lors d'un discours à Matignon, en présence d'une... douzaine de ses ministres.

Le chef du gouvernement a également confirmé que les règles régissant le secret médical pourraient être aménagées, pour permettre aux professionnels de santé de "signaler" plus facilement les "cas d'urgence absolue où il existe un risque sérieux de renouvellement de violence".

Certaines "absurdités juridiques" seront supprimées, comme l'obligation alimentaire "qui contraint les enfants à subvenir aux besoins de leurs parents, donc de leur père, y compris quand celui-ci a assassiné leur mère". Rien, en revanche, si un enfant est victime de sévices du fait de sa mère et tues, du fait de son "emprise" sur l'enfant: occasion égalitaire manquée, si les féministes sexistes voulaient démontrer qu'elles ne s'attaquent pas à l'homme, mais aux violences d'où qu'elles viennent dans la cellule familiale...

La lutte contre les violences conjugales est une aubaine face au mouvement social

Une fois de plus le sociétal vient au secours du politique. 
Une dizaine de réformes sociales soulèvent la colère de la population pourtant déjà échaudée par celle du droit du travail, imposée par la violence faite aux parlementaires des deux chambres et des deux sexes : fonction publique, assurance chômage, retraites sont en cours de discussion… 
Macron s'est offert une année 2018 tendue avec la réaction musclée des Gilets Jaunes et 2019 s'annonce explosive. 
Plusieurs réformes sociales devraient être mises en œuvre au cours de l'année 2019.  En 2014, le député socialiste Jean-Christophe Cambadélis avoua: "notre priorité, c’est la croissance. Les problèmes de société seront traités, mais en temps et en heure". Adoptant la méthode inverse, puisqu'il dispose d'une majorité passée au bromure (anaphrodisiaque), comme les soldats en caserne, Macron considère pouvoir mener plusieurs réformes sociétales en un seul quinquennat: Hollande a donné tout ce qu'il avait dans le mariage homosexuel, mais Macron est sans limite (loi travail, réforme des retraites et PMA. Pourquoi pas, "en même temps" la GPA et la castration chimique des hommes violents).
Les féministes sauveront-elles les dossiers politiques sensibles de Macron ?


Les grands dictateurs du moment n'auront pas la chance d'Hitler, de Staline ou de Mao, Castro, Pol Pot, etc... auteurs de génocides, des crimes à la fois humanitaires et asexués.

Certaines de ces mesures seront inscrites dans une proposition de loi que porteront deux députés LREM en janvier, a confirmé Philippe. Ils ne sont pas encore désignés.

Il a indiqué que l'ensemble du plan bénéficiera de "financements massifs", confirmant le chiffre de 360 millions d'euros dédiés à la lutte contre les violences faites aux femmes "en une année" et non sur trois. L'une des organisatrices, Caroline De Haas, a cependant pointé un "manque de moyens" et une "absence de réponse à la hauteur de la part du gouvernement". Elle réclame un milliard d'euros pour la lutte contre les violences faites aux femmes, alors que le budget qui lui est consacré est de 361,5 millions d'euros annuels, selon le cabinet de la secrétaire d'Etat à l'Egalité femmes-hommes, Marlène Schiappa. Sans rapport en effet avec le coût de la présence de l'armée française au Sahel, dont le Mali.
Lien PaSiDupes : " Hôpitaux : un "plan d'urgence" à bas coût, 500 millions pendant trois ans "

"Agresseur, harceleur, t'es foutu, les femmes sont dans la rue"
"Dans 32 féminicides, c'est Noël", pouvait-on lire sur une pancarte, ce samedi.
La France a lancé sa première campagne nationale d’information et de lutte contre ce fléau en 1989. Elle fait encore partie des pays en Europe où est recensé le plus grand nombre de meurtres conjugaux. 
116 cas de féminicide en France depuis le début de l'année.