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jeudi 30 juillet 2015

Exception fiscale: réductions d'impôt en faveur de la presse

Obtenir des avantages fiscaux en investissant dans une entreprise de presse

Comment Hollande et Valls viennent en aide aux magnats de la presse : Bergé, Niel, Pigasse, 
Ledoux,
Drahi et Weill

Depuis le printemps, les souscriptions d'actions d'entreprises de presse ouvrent droit à une réduction d'impôt de 30% et ce dispositif n'est pas suffisamment connu des contribuables.

Mieux encore, si la cible a un statut d'entreprise solidaire de presse, la réduction est portée à 50%. Des incitations qui ne sont pas dénuées d'intérêt, quand les autres entreprises sont pressurées d'impôts.

Quelles sont les conditions requises ?

Les titres doivent être conservés 5 ans au minimum. Par ailleurs, l'investissement pris en compte est limité à 1.000 euros pour un célibataire et à 2.000 euros pour un couple.

Pas de cumul avec d'autres avantages
Le texte précise que cette incitation fiscale à soutenir la presse ne peut pas être cumulée avec le dispositif IR-PME. De la même façon, aucune réduction d'impôt ne peut être obtenue si les titres sont logés dans un PEA ou plan d'épargne salariale.
Dans son esprit, le mécanisme est donc proche de celui de la réduction d'impôt accordée pour les investissements dans les PME, mais avec un taux plus avantageux puisque l'allègement n'est que de 18% dans le cas des PME. Allez savoir pourquoi, si ce n'est d'accorder des privilèges à des acteurs politiques que le pouvoir a tout avantage à mettre dans sa manche.

Si les grandes lignes sont connues depuis plusieurs semaines, un décret publié ce vendredi est venu préciser les obligations déclaratives en la matière.
Pour toute souscription, l'entreprise devra fournir à l'investisseur un état détaillant notamment la raison social du groupe, l'identité du souscripteur, le nombre de titres acquis, la date d'acquisition, ainsi que la date et le montant des versements effectués. Le contribuable devra être en mesure de produire ce document en cas de contrôle de l'administration. Dissuasif ?

samedi 12 juin 2010

Faut-il réviser le système d'imposition des journalistes

Leur exonération pour frais d'emploi (2008)

Les journalistes sont-ils des contribuables comme vous et moi ?
Les journalistes sont assujettis à l’impôt sur le revenu, comme tous les citoyens salariés [c'est fou qu'il faille apporter la précision !] Néanmoins, les conditions d’imposition sont différentes de celles d’autres catégories qu’il est utile de bien connaître pour éviter les problèmes avec les fonctionnaires [le mot "services" serait moins stigmatisant...] chargés du contrôle et, notamment, en cas de signification de l’ouverture d’une procédure de redressement.

=> Allocation pour frais d’emploi
Les journalistes peuvent déduire de leurs revenus imposables une allocation pour frais d’emploi de 7650 €.
Ils doivent rectifier la déclaration remplie préalablement par l’administration et se basant sur les déclarations des employeurs.
Exemple : un journaliste qui a gagné 25 000 € au cours de l’année [combien de fois le SMIC ?] devra rectifier la somme remplie préalablement et la remplacer par la somme de 17 350 € (25 000 – 7650).

Cette allocation a été négociée en 1998 [le dialogue est donc possible?] après trois longues années de lutte par les organisations syndicales [alors voilà pourquoi la presse périclite ? Il ne fallait donc pas s'imaginer que la liberté de la presse était menacée !], pour remplacer l’abattement de 30 % supprimé par le gouvernement Juppé.

Les dispositions applicables aux journalistes et assimilés ont fait l’objet d’une note circulaire de l’administration fiscale (BOI 5 F-14-99) qui dit : « La rémunération des journalistes et assimilés est considérée à hauteur de 7650 € comme représentative d’une allocation pour frais d’emploi utilisée conformément à son objet et, à ce titre, exonérée à due concurrence d’impôt sur le revenu. Les personnes concernées Ce dispositif vise les professions journalistiques énumérées au 1° de l’article 81 du code général des impôts à savoir :
les journalistes,
les rédacteurs,
les photographes,
les directeurs de journaux [la CGT lutte pour que les patrons aussi bénéficient d'allègements...],
les critiques dramatiques et musicaux
Le bénéfice de ce dispositif est lié à l’exercice effectif de la profession de journaliste.
Par conséquent, la simple possession de la carte d’identité professionnelle de journaliste ne permet pas à elle seule de bénéficier de ces dispositions. A l’inverse, l’ exercice de la profession de journaliste de manière effective et continue sans détention de la carte ouvre droit au bénéfice de ces dispositions. Les blogueurs anonymes y ont-il droit ?
La portée de l’exonération = cadeau
Les rémunérations des journalistes et assimilés sont, à concurrence de 7 650 €, représentatives d’allocations pour frais d’emploi effectivement utilisées conformément à leur objet. A ce titre et dans cette limite, elles sont donc exonérées d’impôt sur le revenu.

Cette exonération est acquise aux intéressés sans qu’ils aient besoin d’apporter la justification de l’utilisation de cette somme qui ne peut donner lieu à aucune vérification de la part de l’administration. L’exonération s’applique aux seules rémunérations perçues ès qualités et dans le cadre effectif de la profession, à l’exclusion des revenus de remplacement, telles que les indemnités d’assurance chômage ou les indemnités journalières de maladie. »

Option des frais réels

Les journalistes pourront toujours opter pour les frais réels. Il s’agit d’un choix individuel, qui, pour être intéressant, doit être justifié par des frais professionnels importants. C’est un calcul à effectuer avant de prendre sa décision. L’option peut se justifier lors de l’achat d’ordinateur, d’appareil photo numérique. Rappelons que les frais réels doivent être justifiés et obligent le journaliste à fournir les factures. Attention : l’option des frais réels suppose, outre l’abandon de l’allocation pour frais d’emploi, l’abandon de l’abattement de 10 %.

Réintégration de frais
Certains frais exposés lors des reportages et remboursés par l’employeur doivent être rajoutés à la rémunération imposable. Pour la déclaration des revenus de 2005, une circulaire de la Direction générale des impôts fixait la règle suivante :

« Les allocations pour frais d’emploi effectivement accordées par l’employeur, en sus de la rémunération, doivent être ajoutées au montant brut de la rémunération imposable des intéressés ; la prise en compte des frais est en effet déjà effectuée par l’exonération de 7 650 € de leur rémunération.

Doivent ainsi être rajoutés à la rémunération des intéressés les remboursements dont ils ont bénéficié qui correspondent aux seuls frais leur incombant personnellement à raison de l’exercice de leur profession.

Pour les journalistes : ces frais sont rajoutés à la rémunération imposable pour un montant annuel maximum de :
1 905 € lorsque le salaire ne dépasse pas 763 € par mois,
3 430 € lorsque le salaire excède 763 € par mois. Pour les professions "assimilées" : il n’existe pas de montant maximum.

Subterfuge... Au contraire, les remboursements de dépenses avancées provisoirement par les intéressés pour le compte de l’employeur (« frais d’entreprise ») ne sont pas à inclure dans leur rémunération imposable. »

Frais de reportage et de voiture
Les frais de reportage sont remboursés par l’employeur. Mais l’administration fiscale soumet ces remboursements à un plafond. C’est-à-dire que tous les frais excédant les montants ci-dessous doivent être réintégrés aux salaires à déclarer. La circulaire de l’administration fixe ainsi les plafonds :

Indemnités de repas
Indemnités de repas sur le lieu de travail (par exemple, « primes de panier ») versées aux salariés contraints de prendre leur repas sur le lieu de travail en raison de conditions particulières d’organisation ou d’horaires de travail (travail en équipe, travail posté, travail continu, travail en horaire décalé ou travail de nuit) : 5,20 €.
Indemnités de repas hors les locaux de l’entreprise (par exemple, « primes de chantiers ») versées aux salariés qui travaillent hors les locaux de l’entreprise lorsque les conditions de travail les empêchent de regagner leur résidence ou leur lieu habituel de travail pour le repas et qu’il n’est pas démontré que les circonstances ou les usages de la profession les obligent à prendre ce repas au restaurant : 7,70 €.

Indemnités de repas lors d’un déplacement professionnel versées aux salariés en déplacement professionnel et empêchés de regagner leur résidence ou lieu habituel de travail qui prennent leur repas au restaurant : 15,50 €. Indemnités de grand déplacement en métropole Par repas : 15,50 €

Logement et petit déjeuner (par jour) :
Paris et « petite couronne » (départements 92, 93 et 94) : 55,80 € ;
Autres départements : 41,30 €. Indemnités de grand déplacement dans les DOM-TOM ou à l’étranger Barème des indemnités journalières allouées aux personnels civils et militaires de l’Etat envoyés en mission temporaire dans les DOM-TOM ou à l’étranger (groupe I)

Les indemnités kilométriques, versées aux salariés qui utilisent leur véhicule personnel pour leurs déplacements professionnels, sont réputées utilisées conformément à leur objet à concurrence des montants résultant de l’application du barème du prix de revient kilométrique publié chaque année par l’administration.

Le salarié est tenu de justifier, sur demande de l’administration, du moyen de transport utilisé, de sa puissance fiscale ainsi que du kilométrage qu’il a parcouru à titre professionnel. Dès lors qu’ils sont pris en compte par la déduction forfaitaire de 10 %, les remboursements de frais de véhicule pour le trajet domicile lieu de travail ne sont pas exonérés d’impôt sur le revenu. »

Exclusions
La circulaire fiscale dit : « L’exonération s’applique aux seules rémunérations perçues ès qualités et dans le cadre effectif de la profession, à l’exclusion des revenus de remplacement, telles que les indemnités d’assurance chômage ou les indemnités journalières de maladie.

Attention ! Si la rémunération perçue comme journaliste ou assimilé est inférieure à 7 650 €, le solde non imputé des 7 650 € ne peut pas être déduit sur le salaire perçu au titre de l’exercice éventuel d’une autre activité. » Le journaliste en congé de maladie et au chômage perd donc le bénéfice de l’allocation pour frais d’emploi, de même que le retraité.

Particularités et proratisation

La circulaire de la DGI apporte un certain nombre de précisions pour certaines particularités d’application. « En cas de modification de la situation familiale dans l’année (mariage, divorce, séparation de corps). La limite de 7 650 €, dans laquelle la rémunération des journalistes et assimilés est réputée être représentative de frais d’emploi, doit être répartie entre les périodes d’imposition au prorata des rémunérations déclarées au titre de chacune d’elles.

Exemple : en cas de mariage le 12 avril et pour une rémunération annuelle égale à 28 000 €, la répartition des rémunérations selon leur date d’encaissement est établie comme suit :
7 000 € pour la période d’imposition avant mariage, soit 25 % de la rémunération annuelle ;
21 000 € pour la période d’imposition après mariage, soit 75 % de la rémunération annuelle. La limite de 7 650 € est donc répartie entre ces deux périodes dans les mêmes proportions :
1 913 € pour la première période d’imposition
5 737 € pour la deuxième. En cas d’année d’activité incomplète. L’exonération doit être calculée en fonction de la durée de l’exercice effectif de l’activité.

L’exonération est donc ajustée par application d’un prorata déterminé en nombre de mois d’exercice effectif de l’activité, la limite de 7 650 € étant répartie sur 12 mois. Exemple : début d’activité le 15 octobre, soit exonération à hauteur de 7 650 x 3/12.

Remarque : lorsqu’un salarié exerce une même profession auprès de plusieurs employeurs, la somme de 7 650 € sera déduite une seule fois de l’ensemble des rémunérations nettes annuelles perçues. » La question de la proratisation fait l’objet de nombreuses interprétations.
Dans un courrier du 30 décembre 2004, M. Jean-Louis Gautier, sous-directeur du contrôle fiscal à la DGI, écrivait au SNJ-CGT :

Journalistes exclus de l’allocation

L’administration considère que « la déduction forfaitaire prévue à l’article 81.1° du code général des impôts est susceptible d’être accordée aux contribuables qui exercent effectivement une activité de journaliste, c’est-à-dire qui apportent une collaboration intellectuelle permanente à une publication périodique en vue de l’information de ses lecteurs, relative à des événements d’actualité, sans aucune distinction en fonction de la périodicité des publications ou de leur spécialité (notamment CE 1/04/92 n° 88837) .

Cotisation syndicale

Rappelons que la cotisation à un syndicat professionnel est déductible des impôts sur le revenu.
Le taux de réduction est aujourd’hui de 66 % du montant de la cotisation annuelle , à concurrence de 1% du salaire total.
Source SNJ-CGT
Pour tout le reste, la suite dans un prochain article.

mercredi 9 septembre 2009

Taxe carbone: des réductions d'impôt compensatoires

Malgré la propagande d'opposition, les plus défavorisés ne sont pas oubliés
Le Premier Ministre, François Fillon, a laissé entendre aux députés UMP le 8 septembre que la taxe carbone serait compensée par une baisse de l’impôt sur le revenu des ménages. C'est « l’une des pistes privilégiées » par le gouvernement pour rendre plus acceptable un nouveau prélèvement, a-t-il indiqué. Les modalités seront présentées demain jeudi par le président Sarkozy, qui, à Culoz (Ain), doit en détailler les modalités.

Ce coup de pouce s'adresse prioritairement aux contribuables non imposables

François Fillon a confié que l'aide du gouvernement prendra la forme « d’un crédit d’impôt », qui se concrétisera par un chèque du Trésor public.

  • A combien s’élèveront ces baisses d’impôt ?

    Seront-elles du même montant pour tout le monde ou varieront-elles d’une famille à une autre ? Les réponses devraient venir du président. A des députés UMP inquiets du caractère forcément impopulaire que revêtira l’apparition d’une nouvelle taxe en temps de crise, François Fillon a pour l’heure simplement confié qu’elles seraient plus importantes « en milieu rural ».
  • Mise en place modérée mais progressive

    La taxe carbone, qui consiste à renchérir le coût de l’essence, du fuel, du gaz ou du charbon pour inciter à réduire les émissions de gaz carbonique, risque d’être plus pénalisante pour les Français habitant à la campagne ou en banlieue. Souvent, ces derniers n’ont pas d’autre choix que d’utiliser leur voiture pour se déplacer. Or, la taxe carbone -que Thierry Mariani (UMP) propose de rebaptiser « taxe Hulot », du nom de son promoteur au temps de la campagne présidentielle- repose sur un principe simple : plus on pollue, plus on paie. Lire PaSiDupes (taxe Hulot)
    Le temps de convaincre, les pouvoirs publics ont décidé de faire preuve de modération dans un premier temps.
    « Afin que les Français aient le temps de changer leur comportement », le montant de la taxe ne sera « pas très élevé au début », a confirmé, hier, le Premier ministre. La prochaine loi de finances, qui sera présentée le 30 septembre, devrait donc prévoir un prélèvement avoisinant les 15 € pour chaque tonne de CO2 émise dans l’atmosphère, quand Nicolas suggère 30 €. Nous n'en sommes donc pas encore aux 32 € que la commission Rocard avait suggérés au début de l’été.

    Le Président de la République consulte et arbitre
    Les arbitrages sur la taxe carbone seront un des thèmes du discours de Nicolas Sarkozy, demain, à Culoz (Ain). Le chef de l’Etat, après avoir reçu à ce sujet Cécile Duflot, la secrétaire générale des Verts le 4 septembre, en fera de même aujourd’hui avec la numéro un du Parti socialiste, Martine Aubry.

    L’année de son entrée en vigueur (2010
    , ou au plus tard 2011), la taxe carbone rapportera au total près de 3 milliards d’euros. Une somme provenant pour moitié des ménages, les entreprises payant le reste.
    Puisque le gouvernement s’est engagé à reverser l’intégralité des recettes de la taxe carbone, les baisses d’impôt sur le revenu devraient donc s’élever, logiquement, à 1,5 milliard d’euros.
  • Taxe carbone: Sa Cynique Majesté Royal renie sa signature du Pacte Ecologique

    L'amère Royal aura une "responsabilité particulière"...
    En janvier 2007, après Nicolas Sarkozy, le 22 décembre 2006, Désirdavenir Royal de signa son tour le pacte écologique de Nicolas Hulot. "Je le signe tel qu'il est", avait-elle alors déclaré dans les locaux de l'Assemblée Nationale après une rencontre avec Nicolas Hulot.
    Elle intégra les cinq points du Pacte à son programme : création d'un poste de vice-premier ministre chargé du développement durable, taxe sur les émissions de dioxyde de carbone, réorientation de la politique agricole, débat participatif sur les questions d'environnement et éducation à l'écologie. A cette occasion, elle avait d'ailleurs envisagé de multiplier les vice-présidents de la République. "S'il y a éventuellement un vice-premier ministre chargé de l'environnement, il y en aura un aussi chargé de la question sociale et de l'emploi, parce que je crois que le développement économique durable s'appuie sur ces deux piliers". C'était pour l'anecdote...
    Voir la signature de qui vous savez
    en haut à gauche...

    Septembre 2009

    Nicolas Hulot est de retour dans le débat politique, à l'occasion de la question de la taxe carbone, dont le gouvernement travaille actuellement à la mise en orbite. Cette taxe est combattue par une partie du PS, notamment par l'ancienne candidate battue à la présidentielle. Lors de l'université d'été de son parti, la qualifiant d'"insupportable", Sa Cynique Majesté Royal a en effet rejetée en bloc la mesure, se targuant aujourd'hui d'être le fer de lance du combat contre la contribution climat énergie, l'autre nom de cette fiscalité visant à décourager l'utilisation d'énergies émettant du dioxyde de carbone dans l'atmosphère.
    C'est donc dans ce climat que le père de la taxe carbone (à 20 euros et non pas 14), Nicolas Hulot, se voit obligé d'intervenir, déjà pour soutenir le principe même de la taxe carbone en général, ensuite pour en demander des modalités d'applications exigeantes, et enfin pour rappeler que de nombreux candidats à la présidentielle l'avaient soutenue pendant la campagne de 2007.
    Et parmi eux, Sa Cynique Majesté Royal. Durant la campagne, Nicolas Hulot avait sagement pris la précaution de faire signer son Pacte par les candidats, pour s'assurer que ses propres idées sur la sauvegarde de l'environnement seraient mises en œuvre et que l'élu ne puisse pas se rétracter sur dix objectifs de politique général et cinq propositions concrètes. Or, ce ne sont pas tant la population et les différents acteurs de la vie politique française qui font faux bond que la socialiste battue. Car, parmi ces cinq propositions concrètes, qui ne posaient pas problème en campagne, la deuxième était "Instaurer une contribution climat-énergie en croissance régulière" et elle s'avère difficile à accepter en ces temps de crise économique. L'opinion résiste.

    Sa Cynique Majesté Royal a changé de ton
    Le 31 janvier 2007, Sa Cynique Majesté Royal a signé le Pacte écologique, prononçant un discours à cette occasion. Elle s'y montrait alors clairement favorable, et, solennelle, déclarait d'emblée: "Ici, et devant vous, je réaffirme mon engagement à mettre en œuvre si je suis élue le Pacte écologique." Elle appella même l'ensemble de la population à le signer dans le même élan populiste.
    Et, en gage de sa bone-foi légendaire, ne fit-elle pas la part belle à la la taxe carbone, assurant: "J'engagerai donc un vaste chantier pour réformer la fiscalité écologique, afin d'intégrer le coût des impacts environnementaux dans le coût des produits et des services, et mettre les instruments existants en cohérence avec le principe pollueur-payeur. Dans ce cadre, je mettrai en œuvre une adaptation de la taxe carbone." Selon elle, déjà, un impôt indirect sournois était alors plus pédagogique et formateur au respect de l'environnement qu'un impôt direct.
    Désiravenir Royal précisa ensuite son intention de mettre en place cette réforme de la fiscalité à pression constante, ce qui n'est autre que le but affiché du gouvernement. En somme, le 31 janvier 2007, elle affirmait clairement vouloir faire ce que le gouvernement fait actuellement.. Mais entre temps, l'amère Royal s'est faite étendre aux élections et a changé d'avis sur son propre engagement passé.

    Sa Cynique Majesté Royal renie donc publiquement le Pacte écologique
    , expliquant désormais qu'elle avait des "très fortes réserves" quant à la taxe carbone, bien qu'elle l'ait soutenu en paroles, et s'y soit liée par sa signature. Ainsi confirme-t-elle en 2009 qu'elle parlait déjà à la légère en 2007. A quoi bon signer un texte, si on ne l'approuve pas, sinon par opportunisme ?

    Le sondage d'opinion
    Deux Français sur trois désapprouvent la taxe carbone.
    Les opposants se recrutent aussi bien à droite qu'à gauche.
    L'instauration de l'impôt nouveau sur les énergies polluante, appelé taxe carbone, est désapprouvée par 65% des Français, selon un sondage Ifop pour Paris Match. 69% des sympathisants socialistes comme 60% des sympathisants UMP y sont opposés.
    Globalement, l'idée n'est approuvée que par un tiers des personnes interrogées, 34%.
    L'opposition est nette et majoritaire dans toutes les catégories socio-professionnelles et politiques, même chez les Verts, note l'Ifop. Les sympathisants du parti écologiste s'y déclarent en effet hostiles à 56% contre 44%.=> Qui étaient les signataires du Pacte Ecologique de Nicolas Hulot en Juillet 2007 ?
    LIEN
    Europe Ecologie, Cohn-Bendit, Eva Joly et Jojo Bové ont-ils de quoi se montrer satisfaits? On dit qu'ils se posent désormais des questions existentielles sur leur avenir politique. Le feu de broussailles des Européennes est-il éteint ?
    Pour mieux coller au sondage des 3 et 4 septembre, Sa Cynique Majesté susnommée a donc retourné sa veste. Puisqu'à son cynisme constitutionnel, il faut ajouter un besoin pathologique de se démarquer, la Toquée Royal trouve ici une nouvelle occasion de se singulariser tout en faisant obstruction à la mesure qu'elle défendait pourtant hier. L'antisarkozysme primaire consiste désormais à se faire sur les pieds.

    Les réactions au revirement de la girouette Royal
    Une franche poignée de mains


  • Le socialiste Jack Lang qualifie aujourd'hui d' "opération populiste et opportuniste" la posture démagogique de l'ancienne candidate. Cet ancien ministre de Mitterrand qui faisait partie de l'équipe de campagne de la candidate socialiste défaite, stigmatise au passage la démonétisation de la parole politique. Autres temps, autres moeurs ?... LIEN
  • Thierry Mariani (UMP)
    VOIR et ENTENDRE
    le représentant spécial de la France pour l'Afghanistan et le Pakistan sur le sujet de la taxe carbone à France Info en ce mercredi matin, à la suite d'un entretien sur la situation afghane et de la burqa en France, mais aussi celle dans les prisons et la détention provisoire. Il propose de faire de la pédagogie auprès des Français qui avaient manifesté de la sympathie -voire de l'intérêt- pour le Pacte Ecologique proposé par Nicolas Hulot, mais qui ne font peut-être pas clairement le lien: il propose d'appeler la taxe carbone du nom de son promoteur, 'taxe Hulot':


















    Thierry Mariani,france info ,09 09 09 envoyé par FranceInfo

    Le gouvernement qu'on disait peu préoccupé d'écologie s'avère plus vert que bien d'autres.

    La morale de Sa Cynique Majesté Royal est sauve
    Comme sa ligne de conduite morale éthique.
    Ils ne peuvent plus ignorer que, puisqu'elle est incapable de respecter sa signature, ils iraient au-devant de graves déconvenues, si jamais elle accédait au pouvoir.
    Elle garde sa conscience pour elle et c'est mieux comme çà !

    N.B.
    Un prochain article de PaSiDupes est consacré aux réductions d’impôt prévues par le gouvernement en faveur des plus défavoriés pour compenser la taxe carbone taxe Hulot.
  • mardi 14 novembre 2006

    L'aide de l'Etat à Libération pour combattre le gouvernement

    Le gouvernement au secours de LibérationOn croyait avoir tout vu. Les PME-PMI vont apprécier ce qui suit…

    Le début de la fin
    La presse se doit d’être militante, insolente, arrogante et provocatrice, nous dit-on : c’est le gage de son indépendance ! A quoi ça tient ! Ainsi donc, on peut faire profession d’anti-tout, brocarder le gouvernement et aller mendier à sa porte, dès lors qu’on a le mépris d’une gestion responsable et qu'on a écoeuré son électorat à force de parti-pris. On peut bien rendre responsables les quotidiens gratuits et l’internet. Soit ! Mais faut-il pour autant appliquer les méthodes des gouvernements que l’on critique à chaque hausse d’impôts et envisager sans sourciller de rendre payant l’accès à Libération online ?...

    Renaud Donnedieu de Vabres
    a annoncé mardi que les entreprises prêtes à investir dans "Libération" bénéficieront du dispositif de réduction de leur impôt sur les sociétés prévu par le budget 2007. Le projet de loi de finances prévoit en effet, spécialement pour Libération, un "nouveau mécanisme très important de réduction d'impôt sur les sociétés pour les entreprises entrant dans le capital des entreprises de presse", a rappelé le ministre de la Culture, interrogé lors des questions au gouvernement sur les difficultés du quotidien par le député socialiste Michel Françaix. "Je vous annonce que cette mesure entre immédiatement en application". Les victimes de catastrophes naturelles attendent nettement plus longtemps… Sans que les journalistes de Libération n’aient d’états d’âme. "Cela veut dire que les actionnaires actuels –donc, les membres de la Société civile des personnels de Libération (SCPL), et pourquoi pas, au point où nous en somme !- et de nouveaux actionnaires pourront en bénéficier", a souligné M. Donnedieu de Vabres.

    Le ministre de la Culture a par ailleurs annoncé qu'il étudiait avec Bercy une extension du champ du mécénat à la presse quotidienne d'information générale. Vous avez bien lu! Cette fois, Antoine de Gaudemar est considéré comme une œuvre d’art… En quelque sorte la muse de Donned
    ieu de Vabres, pour commencer, ou de LVMH, bientôt. Ce qui ne manquerait pas de piquant, s’agissant de LibérationLe Nouvel Observateur aura-t-il encore besoin de ses annonces roses pour boucler ses fins de mois ?
    "La question du pluralisme de la presse politique pour le Premier ministre, pour le gouvernement et pour la majorité présidentielle n'est pas un sujet de polémique, c'est un sujet de conviction", a souligné le ministre de la Culture. Il a assuré que son cabinet et lui-même étaient "en permanence mobilisés avec la rédaction, avec celles et ceux qui sont les repreneurs".









    Renaud Donnedieu de Vabres a expliqué que la responsabilité de l'Etat était d'"accompagner un projet" et qu'il ne devait pas s'y "substituer". Si les Chinois n’en veulent pas, peut-être une multinationale de pays émergeant, telle l’Inde ? Daewoo aussi pourrait à nouveau être repreneur, non ?...

    Le 4 octobre, le tribunal de commerce de Paris a accordé à "Libération" le bénéfice de la procédure de sauvegarde pour une période de six mois, afin d'élaborer un projet de relance et éviter le dépôt de bilan.
    Le quotidien a enregistré au premier semestre 2006 des pertes d'exploitation d'environ six millions d'euros.