La "loi Florange" n'empêchera pas la fermeture d'un site rentable
Un an après la "mise à mort" des hauts-fourneaux de Florange (Le Monde)
Fabriquée à la demande de FO d’ArcelorMittal,
cette stèle évoque la "trahison" du président PS
F. Hollande
qui n’a pas su empêcher la
fermeture
des hauts fourneaux de Florange.
La symbolique proposition de loi "Florange" a été adoptée définitivement lundi au Parlement
Alors que la mise à l'arrêt définitive des hauts fourneaux de Florange est intervenue le mercredi 24 avril 2013,l'Assemblée nationale a adopté en seconde lecture la proposition qui fait obligation aux entrepreneurs en cessation d'activité de trouver un repreneur.
Ce texte qui "décrète" la "reconquête de l'économie réelle" a obtenu de la majorité des députés "godillots"de la majorité présidentielle socialo-écolole vote que le Sénat avait de nouveau refusé vendredi.Le Front de Gauche s'est ...abstenu à nouveau, mais l'UMP et l'UDI ont voté contre, jugeant que le texte s'expose à une censure du Conseil constitutionnel.
"Ce n'est pas une loi de contrôle tâtillon ou qui stresserait mais une loi de vertu", de "progrès économique et social", un texte "offensif et pragmatique", a affirmé le ministre Benoît Hamon, au nom du gouvernement, à défaut d'Arnaud Montebourg, dénonçant "jusqu'ici un grand silence des pouvoirs publics à l'égard de ces sites qui fermaient alors qu'il y avait possibilité de maintenir l'emploi", selon lui.
"Quand une grande firme ne veut plus d'une unité de production et ne veut pas non plus la céder",
Les fausses promesses d'un fourbe
elle aura l' "obligation" de trouver un repreneur, avait proclamé François Hollande.
Au bout du compte, la proposition de loi oblige simplement les entreprises de plus de 1.000 salariés à rechercher un repreneurpendant trois mois, sous peine de pénalités.
Au bout de trois mois, l'entrepreneur doit donner un rapport devant le comité d'entreprise. Ce rapport peut ensuite être contesté par les salariés devant le Tribunal de Commerce qui juge alors si cette obligation faite au chef d'entreprise a été respectée ou non. Si ce n’est pas le cas, le groupe pourra ainsi être condamné à payer jusqu’à 20 SMIC mensuels par emploi supprimé - dans la limite de 2% de son chiffre d'affaires -, voire à rembourser des aides publiques perçues lors des deux dernières années.
Pour Clotilde Valter, député (PS) du Calvados, conseillère de Lionel Jospin aux affaires intérieures à Matignon et rapporteur de la proposition de loi, il s'agit clairement d'accroître la facture d'un plan social.
Toutefois, cette proposition de loi ne prévoit pas d’obligation de résultat:si aucun repreneur n’est trouvé au-delà des trois mois de recherche obligatoire, la fermeture ne sera pas interdite. Le p'tit Benoît y voit une avancée !...
Un second volet du texte entend favoriser l'actionnariat de long terme, via notamment un droit de vote double et un encadrement accru des offres publiques d'achat hostiles.
Mittal retire le projet Ulcos de stockage de CO2, selon l'UE
Le groupe ArcelorMittal a retiré le projet Ulcos pour le captage et le stockage du CO2 à son site de Florange en Moselle, "à cause de difficultés techniques", a annoncé jeudi Isaac Valero, porte-parole de la Commissaire en charge du Climat Connie Hedegaard à la Commission européenne.
"La Commission a toujours été prête à considérer un cofinancement de ce projet dans le cadre du programme NER300", a-t-il ajouté.
"Ulcos pourrait concourir au prochain appel d'offres qui sera lancé l'an prochain", a-t-il encore précisé.
Qu'est-ce qu'Ulcos ?
C'est le nom du projet pilote de captage et de stockage du CO2 porté par un consortium de 48 entreprises de l'UE. Il devait être mis en oeuvre sur les hauts-fourneaux d'ArcelorMittal à Florange (nord-est de la France), actuellement à l'arrêt.
Ce projet constituait la clef de voûte de l'accord passé vendredi soir entre le gouvernement français de Jean-Marc Ayrault et Lakshmi Mittal, patron d?ArcelorMittal pour sauver le site de Florange.
Ulcos était en tête de liste des projets pouvant bénéficier de cofinancements du budget de l'Union européenne (UE) après le retrait des projets p-résentés par les Britanniques.
Le dossier devait être examiné le 13 décembre par les représentants des Etats membres au sein du comité "changement climatique" et la décision finale de la Commission européenne devait intervenir une semaine après, autour du 20 décembre.
Le principe du programme NER300 est de monétariser 300 millions de tonnes de quotas de CO2 prélevés sur une réserve destinée aux nouvelles entreprises dans le système d'échange de quotas instaurés par l'UE pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre.
Le programme NER300 co-finance les projets pour 50% de leur coût, le reste étant assuré par les investisseurs privés ou les Etats.
Avec ce retrait du projet Ulcos, le leader syndical Edouard Martin (CFDT) a estimé que le "compromis" entre le gouvernement et le groupe industriel "a enfumé tout le monde".
Cette annonce de l'U.E. signe "l'arrêt de mort de la filière liquide"
Les hauts fourneaux lorrains en font partie, a ajouté E. Martin, à sa sortie de réunion avec le Premier ministre.
"Merci à Ayrault, c'est la signature de la trahison", a -t-il ajouté, mais .
"Ce n'est pas la fin du combat", a-t-il menacé
Il assure que le retrait du dossier sur Ulcos ne signifie pas l'abandon du projet par ArcelorMittall: le syndicaliste CFDT assure "sa volonté de poursuivre le projet de recherche".
De son côté, Ayrault clame qu'ArcelorMittal, s'était "engagé à poursuivre les travaux liés au projet Ulcos", "à la demande du gouvernement", et que l'accord passé avec Mittal vendredi sur Florange était "toujours valable".
"La première conception" du projet Ulcos "rencontre de réelles difficultés technologiques, mais nous avons obtenu d'ArcelorMittal qu'il ne soit pas abandonné", ont ajoutcertifié les services de Matignon.
Mittal paiera mais les incertitudes demeurent sur les haut-fourneaux
Le patron d'Arcelor a trouvé samedi un compromis avec le gouvernement
Legéantindien se dit satisfait, mais le gouvernement n'a pas dissipé le flou sur l'avenir des haut-fourneaux.
Arnaud Montebourg, qui s'est beaucoup impliqué dans ce dossier, confondant investissement et mise en scène, agression et négociation, a plaidé en vain pour une nationalisation temporaire du site mosellan.
Le président Hollande piégé par son ministre "C'est le président de la République qui décidera" ou non en faveur de la nationalisation, avait déclaré Arnaud Montebourg à la sortie d'un café du quartier où il avait pris le petit déjeuner avec une dizaine de métallos qui lui mettaient la pression en campant sous les fenêtres de son ministère. Mais " ce n'est pas un faux espoir, c'est une solution. C'est une solution qui est sérieuse, crédible, durable ", a insisté le ministre, qui avait été le premier à vouloir imposer la nationalisation. Pour lui, une telle option n'était pas de nature à effrayer les investisseurs étrangers: " Je crois que Barack Obama a nationalisé, les Allemands nationalisent, tous les pays nationalisent... Je ne vois pas où est le problème, " avait maintenu le ministre illuminé pour qui "c'est très moderne de nationaliser !..."
Pour le président du MoDem, François Bayrou, le projet de nationalisation "peut être envisagé (...), mais avant on est en droit de demander au gouvernement d'être un peu plus équilibré et d'agir un peu moins par foucades, par invectives".
Michel Delebarre, sénateur-maire PS de Dunkerque, où sont installés d'autres hauts-fourneaux d'ArcelorMittal, a regretté lundi soir des "déclarations à l'emporte-pièce" sur ce dossier, ciblant clairement Montebourg.
Hollande repasse le mistigri à Ayrault
Le président de la République devait être l'arbitre. "J'imagine bien que François Hollande, s'il demande à rencontrer Lakshmi Mittal, c'est pour essayer de remporter le dernier bras de fer (...) et le convaincre à travers un accord négocié de céder le site de Florange", a déclaré sur France Inter Edouard Martin, délégué CFDT du site.
Le ministre du Redressement productif a d'ailleurs prétendu samedi soir ne pas se sentir désavoué par le jugement de Salomon du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault.
"J'ai décidé de rester à mon poste de travail et de combat", a déclaré Montebourg sur TF1, réfutant toute idée de démission et confirmant ainsi que tout Premier ministre qu'il soit, Ayrault n'est pas le patron.
Le gouvernement recule sur la nationalisation
Le coprésident du Parti de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, sur BFM TV et RMC, avait apporté son soutien à Montebourg, rappelant que le premier à avoir demandé la nationalisation "c'est Bernard Thibault", le secrétaire général de la CGT.
Les syndicats ont donc diversement apprécié l'arbitrage du président socialiste
Certes les 629 salariés menacés du site mosellan échappent transitoirement à un plan social, mais le compromis n'infléchit pas réellement la position d'ArcelorMittal, qui fait des concessions financières et non pas stratégiques.
En effet, toutes ces tractations n'ont pas fait varier d'un iota un des points essentiels de la stratégie de Lakshmi Mittal: les hauts-fourneaux de Florange ne devraient plus cracher de brames d'acier brut. La négociation a abouti à des investissements sur "l'aval", c'est-à-dire la transformation de l'acier en produits industriels élaborés et non sur "l'amont", la production d'acier proprement dite.
Ayrault avoue rester sur le qui-vive
Évoquant"des interrogations qui se sont exprimées du côté des salariés" après l'annonce du compromis passé entre le gouvernement et ArcelorMittal, il indique qu'il "veillera scrupuleusement à la réalisation effective des engagements pris".
Jean-Marc Ayrault rappelle que ces engagements portent sur l'absence de plan social, "des investissements d'au moins 180 millions d'euros sur le site de Florange et sur le projet Ulcos".
En attendant Ulcos ?
Le gouvernement s'abrite derrière le projet européen Ulcos
L'Union européenne n'a pourtant pas encore décidé de permettre -à terme- à un des haut-fourneaux de Florange de produire de l'acier en émettant beaucoup moins de CO2 pour faire meilleure figure, car il affirme qu'ArcelorMittal s'est engagé sur ce dossier.
Et c'est peut être dans ce flou que réside la supercherie
ArcelorMittal ne faisait samedi dans son communiqué aucun commentaire sur le projet Ulcos, contrairement au communiqué publié quelques minutes après par Jean-Marc Ayrault certifiant que "le projet Ulcos" - bien qu'il ne soit pas validé - est inscrit dans les engagements pris par le groupe.
Montebourg affiche une défiance tous azimuts
Interrogé,Montebourg admettait d'ailleurs que le projet n'était pas abouti,que Mittal s'est simplement "engagé à étudier le projet", et a appelé Jean-Marc Ayrault à plus de radicalité.
"Je crois que le Premier ministre peut faire preuve d'encore plus de fermeté pour obtenir davantage d'ArcelorMittal".
Le ministre a également affirmé que le président François Hollande lui a assuré que l'option d'une nationalisation de Florange reste sur la tablesi le groupe ne respectait pas ses engagements.
La CFDT a critiqué la "méthode" du ministre et du gouvernement, lui reprochant d'avoir "suscité énormément d'espoir, aujourd'hui déçu", mais tient l'arbitre élyséen en dehors de ses rancoeurs.
FO s'est déclaré "satisfait", mais redoute de la "poudre aux yeux".
"J’ai entièrement confiance en messieurs Hollande et Montebourg, avait pourtant cru pouvoir affirmer Walter Broccoli, délégué FO de Florange. J’ai entendu Arnaud Montebourg dire qu’il était prêt à aller jusqu’au bout, le président de la République aussi, on a vu les élus de droite, de gauche, nous soutenir jusqu’au bout,je vois mal aujourd’hui le gouvernement faire marche arrière. Pour nous, il n’y a aucun mystère : ou Mittal fait marche arrière, ou on nationalise ".
La CFE-CGC, elle est content qu'il n'y ait pas de nationalisation.
Comme Mélenchon, la CGT était en revanche plus soupçonneuse: " On a besoin de sérieux sur cette affaire. On va avoir aussi une visibilité sur ce qu’a annoncé à demi-mot Arnaud Montebourg à l’Assemblée nationale, le fait qu’il y aurait deux marques d’intérêt sur Florange. Nous, on veut savoir exactement ce que c’est, sur le fond."
Chez les politiques, Harlem Désir, premier secrétaire du PS, désigné par l'Elysée, a appelé tout le monde à se mobiliser "pour l'avenir de Florange", tandis que pour le député socialiste de Moselle, Michel Liebgott, l'accord "n'est pas la panacée mais il permet de préserver l'emploi".
La présidente du FN, Marine Le Pen, demande "un plan d'ensemble en faveur de la sidérurgie française".
Le président de l'UDI, Jean-Louis Borloo, veut "un grand débat" sur la filière.
L'UMP dénonce unanimement le gouvernement.
Le secrétaire général sortant, Jean-François Copé, a critiqué vendredi "une forme d'improvisation au sommet de l'Etat", et l'ex-Premier ministre François Fillon a stigmatisé samedi "l'incohérence" et "l'irréalisme" de l'exécutif.
A Florange, les habitants ont accueilli ces annonces avec méfiance, en ce jour de la Saint-Eloi, patron des métallos.
"Lakshmi Mittal a roulé tout le monde dans la farine", peste Serge Gremese, ouvrier de 40 ans qui, d'avoir trop écouté Aurélie Filippetti et les visiteurs socialistes parisiens en campagne, ne réalise pas que la sidérurgie se porte mal partout en Europe et que Mittal reste le seul maître des forges.
Le ministre du Travail Michel Sapin a dit "comprendre les réactions de scepticisme des salariés", "compte tenu des antécédents" de L. Mittal, qui a souvent manqué à ses promesses en s'adaptant à la crise internationale.
Z-Ayrault-pointé a ajouté à la morosité en réaffirmant samedi la nécessité de "veiller scrupuleusement à la réalisation effective des engagements".
Pour conserver un minimum de crédit, le Premier ministre s'est cru obligé de saluer samedi le travail de Arnaud Montebourg qui,selon lui, "n'a pas ménagé sa peine pour "créer un rapport de forces favorable" et chercher toutes les solutions possibles". Sans les trouver. Montebourg a mené la représentation nationale en bateau pédalo Un repreneur de l'intégralité de Florange est prêt à investir "près de 400 millions d'euros" sur le site sidérurgique qu'ArcelorMittal souhaite en partie fermer, avait déclaré le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, devant les députés. "La décision est entre les mains de M. le président de la République et de M. le premier ministre, je ne doute pas qu'ils prendront les bonnes décisions après les réponses de Mittal", a-t-il conclu, avec le respect dû à Monsieur Mittal par un ministre à l'Assemblée. VOIR et ENTENDREle poker-menteur du ministre de Hollande le 28/11/2012 :
A noter que Michel Liebgott, député socialiste de Moselle, n'avait pas manqué d'abonder dans le sens de Montebourg, ajoutant sur BFM-TV qu'il s'agissait d'un "industriel crédible".
Politiquement, le dénouement devrait, à plus ou moins court terme, avoir des conséquences pour Montebourg, qui n'a pas su faire pencher en sa faveur l'arbitrage de Matignon et imposer la nationalisation promise de Florange. Le secrétaire général réformiste de la CFDT, proche du PS, François Chérèque, a estimé mercredi qu'Arnaud Montebourg a fait "un pas de trop" face à ArcelorMittal. "Quand on a 23.000 salariés (en cause) et qu'on n'a pas les moyens de reprendre toute la branche, c'est une erreur", a-t-il déclaré en marge d'une assemblée générale des cadres de la CFDT.
L'exécutif socialiste a mené les salariés de Florange en pédalo
Mercredi, le ministre avait annoncé un repreneur
Les méthodes du ministre du Redressement productif "relèvent du chantage et des menaces". Montebourg se disait "prêt" à aller jusqu'à l'expropriation de Mittal si le bras de fer, baptisé "négociations", avec ArcelorMittal n'aboutissait pas d'ici vendredi, veille de la date-butoir fixée par le groupe pour la fin des négociations. Pour crédibliser cette expropriation définitive, Arnaud Montebourg avait annoncé mercredi avoir trouvé un repreneur pour la totalité du site ArcelorMittal de Florange.
En officialisant le 1er octobre dernier l'arrêt des hauts-fourneaux de Florange, ArcelorMittal avait fixé un délai de deux mois, qui prend fin samedi, pour permettre au gouvernement de trouver un investisseur pour la phase à chaud non rentable.
Mais, faute de repreneur pour les seuls hauts-fourneaux, le gouvernement a émis l'hypothèse de nationaliser l'intégralité du site, donc également la rentable et stratégique "phase à froid" dont ArcelorMittal n'entend pas être dépossédé.Le gouvernement a légalement la possibilité de faire voter une loi pour nationaliser Florange -contre une indemnisation-, puis de revendre le site à un autre groupe sidérurgique qui maintiendrait les hauts-fourneaux en activité.
ArcelorMittal pouvait aussi proposer au gouvernement de nouveaux projets ou des alternatives pour maintenir l'emploi et pérenniser le site.
Le ministre avait même trompé les députés
Il les avait assurés que "nous sommes prêts parce que nous avons un repreneur qui est un aciériste, un industriel, qui n'est pas un financier, qui, par ailleurs, souhaite investir son argent personnel, et, excusez du peu, est disposé à investir jusqu'à près de 400 millions", avait racontéArnaud Montebourg à l'Assemblée nationale. Le ministre socialiste avait tu l'identité de ce mystérieux repreneur, russe pour les uns, belge pour les autres. La presse aux ordres n'avait émis aucun doute, malgré le nombre de ses experts, analystes et décrypteurs patentés.
Des complices de gauche avaient joué à ce jeu
Philippe Verbeke, responsable CGT, a déclaré à l'issue d'une réunion à Bercy entre le ministre, des élus de Moselle et des responsables syndicaux du site qu'il "semblerait" que le repreneur annoncé "soit quelqu'un de la partie".
Michel Liebgott, député socialiste de Moselle, a ajouté sur BFM-TV qu'il s'agissait d'un "industriel crédible".
Le ministre de Hollande avait promis un financement
Arnaud Montebourg avait précisé que le gouvernement pourrait mobiliser des participations "dormantes" de l'Etat pour financer une éventuelle nationalisation, sans coût pour le budget.L'Etat français aurait vendu 1% de GDF Suez pour financer une éventuelle nationalisation du site de Florange.
C'est ce qu'avaient assuré plusieurs syndicalistes de la CFDT et de FO, après leur rencontre avec le ministre du Redressement productif.
Par la suite, Arnaud Montebourg avait dû démentir par communiqué."Arnaud Montebourg tient à préciser que la cession de titres GDF Suez n'est pas à l'étude", a-t-il écrit, indiquant, sans plus de précisions, avoir "explicité"à l'intersyndicale, c'est-à-dire reculé sur son projet d'un éventuel financement d'une opération de contrôle publique temporaire du site "par la cession de participations de l'Etat". L'Etat détient 36% du groupe énergétique et 1% du capital représentait au cours de mercredi 408 millions d'euros.
L'exécutif avait alimenté la haine de Mittal
La fermeté affichée par le ministre du Redressement productif, voire son agressivité, avaient été salués par Edouard Martin, responsable CFDT d'ArcelorMittal Florange, qui, avec une délégation de syndicalistes, avait entrepris de camper sous les fenêtres du ministère de l'Economie jusqu'à l'expiration du délai. "Il attend que M. Mittal fasse des propositions autres que celle de la fermeture, sinon le gouvernement (est) bien décidé à nationaliser temporairement le site", avait lancé le leader syndical complice.
La CFDT se retourne contre Montebourg
Quand Montebourg osa
le V de la victoire
ArcelorMittal pouvait proposer de nouveaux projets ou des alternatives pour maintenir l'emploi et pérenniser le site.
La confrontation entre le gouvernement et ArcelorMittal a déclenché un début de polémique sur la politique économique du gouvernement, mais le soutien apporté par de nombreux responsables de l'opposition lui a permis de faire croire à une "unité nationale" de façade sur la question.
Le débat sur l'avenir de Florange avait pris un tour polémique en début de semaine, après l'agression verbale d'Arnaud Montebourg sur la famille Mittal, actionnaire majoritaire d'ArcelorMittal, qui n'est pas la bienvenue en France, avait-il lancé: "nous ne voulons pas de Mittal en France", déclaration qui avait "choqué" le groupe.
Devant le Sénat, le haut-fourneau du gouvernement avaitégalement affirmé que "leproblème des hauts-fourneaux de Florange, ce n'est pas les hauts-fourneaux de Florange, c'est Mittal." Et, dans Les Echos, son support-media privilégié, le ministre de l "effondrement productif" avait dénoncé"les mensonges de Mittal depuis 2006 sont accablants", estimantant malgré la crise qu'il "n'a jamais tenu ses engagements" vis-à-vis de l'État français.
En Inde, les media dénoncèrent du racisme chez Montebourg et une menace de boycottage pesait sur nos produits.
De nombreux économistes estimaient toutefois qu'une nationalisation pourrait dégrader le climat des affaires en Franceet décourager les investisseurs étrangers.
Mercredi, avant de passer le relais à son successeur,le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, a estimé qu'Arnaud Montebourg a fait "un pas de trop"."Quand on a 23.000 salariés (en cause) et qu'on n'a pas les moyens de reprendre toute la branche, c'est une erreur", a-t-il déclaré en marge d'une assemblée générale des cadres de la CFDT. "C'est toujours Montebourg, c'est toujours un pas de trop."
Lakshmi Mittal, patron" menteur" d'ArcelorMittal, convoqué à l'Elysée
Lakshmi Mittal se rendra à la convocation de Hollande, le mardi 27 novembre
Poker menteur à l'Elysée à quelques jours du délai accordé par ArcelorMittal à l'Etat pour trouver un repreneur aux hauts-fourneaux de Florange.
Le président du groupe ArcelorMittal avait déjà été reçu à l'Elysée par le président François Hollande le jeudi 27 septembre après-midi à l'Elysée. Aucun détail n'avait alors filtré sur la rencontre, qualifiée seulement de "tête-à-tête sérieux."
Lakshmi Mittal avait ensuite dû rencontrer le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg qui devait" exprimer les souhaits du gouvernement" à L. Mittal, premier producteur mondial d'acier, concernant l'avenir de Florange.
VOIR et ENTENDREun ministre socialiste dit du "redressement productif", Montebourg déclarer : " Nous ne voulons pas toujours gérer des plans sociaux":
Le gouvernement joue aux cow-boys et aux indiens
Le gouvernement racketteur
Montebourg accuse le groupe
indien de chantage et de menaces.
Les méthodes d'ArcelorMittal "relèvent du non respect des engagements, du chantage et des menaces", a déclaré lundi 26 novembre Arnaud Montebourg, en marge de son déplacement dans l'usine Duralex près d'Orléans.
Au journal économique Les Echos, le ministre du Redressement productif a même déclaré lundi "ne plus vouloir de Mittal en France, menaçant de nationaliser temporairement le site de Florange si ArcelorMittal n'acceptait pas de le céder dans sa totalité. Après avoir demandé à Mittal la cession de la totalité du site, une option refusée par Mittal, il a ainsi menacé le groupe d'"une prise de contrôle temporaire par l'Etat" du site de Florange, afin de le céder dans le périmètre souhaité.
Mais pour nationaliser "temporairement" le site de Florange, Arnaud Montebourg doit dans un premier temps s'entendre avec Mittal pour indemniser le groupe indien. Pour ce faire, l'Etat - qui ne possède pas le premier sou - devrait s'associer à un autre groupe industriel, russe cette fois, capable aussi de stabiliser le bassin d'emploi: le mistigri "made in France" passerait de l'Inde à la Russie !
Le ministre est encore allé un cran plus loin dans l'escalade de la menace.
Jeudi dernier, devant le Sénat il avait estimé que "le problème des hauts-fourneaux de Florange, ce n'est pas les hauts-fourneaux de Florange, c'est Mittal", une déclaration à laquelle n'avait pas répondu Mittal.
Cette rencontre intervient à quelques jours du délai accordé par ArcelorMittal à l'Etat pour trouver un repreneur aux hauts-fourneaux de Florange dans l'est de la France et alors que le ministre français du Redressement productif Arnaud Montebourg a déclaré "ne plus vouloir de Mittal en France parce qu'ils n'ont pas respecté la France". Les membres de la famille Mittal se sont dit lundi "extrêmement choqués" par ces propos dans les colonnes duMonde.
Le géant mondial de l'acier a annoncé le 1er octobre l'arrêt définitif des hauts-fourneaux de Florange et avait accepté de donner deux mois à l'Etat pour trouver un repreneur.
La famille Mittal se déclare choquée par les propos du ministre-cow-boy et réclame l'arbitrage du président des zigzags.
Montebourg est en effet devenu le problème de Florange.
Les Français bientôt propriétaires d'une usine en perdition ?
Chronique d'une fermeture annoncée.
Montebourg annoncera-t-il que l'Etat rachète les deux hauts fourneaux de l'aciérie de Florange (Moselle) pour un euro symbolique ?
Cette nationalisation viendrait empêcher la fermeture définitive du site que s'apprêterait à annoncer la direction d'ArcelorMittal. Selon le journal Le Parisien, ArcelorMittal aurait confirmé au gouvernement sa décision de fermer définitivement les deux hauts fourneaux P3 et P6, comme le redoutent les syndicats.
Arnaud Montebourg, le ministre du redressement productif, qui doit se rendre sur place ce jeudi pourrait donc annoncer l'expropriation de Mittal et la reprise par l'Etat d'une partie des activités du site. Selon Le Parisien, "le gouvernement est, depuis trois semaines, en négociations avancées pour obtenir de Mittal qu'il accepte de céder la filière chaude (hauts fourneaux et aciérie) pour l'euro symbolique". Le groupe accorderait ainsi un délai de "plusieurs mois" pendant lequell'Etat serait chargé de trouver un repreneur, le géant de l'acier gardant lui la "filière froide" de transformation du métal produit localement.
Montebourg s'aligne sur la CGT
Une simple reprise par un acquéreur extérieur serait "insuffisante" pour Jean Mangin, délégué CGT, qui fait pression pour une expropriation et la nationalisation.
Verdict dans la journée: serons-nous propriétaires ce soir d'une entreprise sans avenir ?
Une mauvaise affaire économique aux frais du contribuable
Le député PS de Moselle, Michel Liebgott, annonce sur son site internet une rencontre vendredi à Paris entre le chef de l'Etat et le patron d'ArcelorMittal, l'Indien Lakshmi Mittal.
Si Montebourg "n'avait rien à nous dire, ce serait un suicide politique"
"Arnaud Montebourg, on n'a rien à lui dire, on a juste envie de l'écouter", a commenté un des responsables CFDT de l'aciérie mosellane, Edouard Martin, après la confirmation de la venue du ministre en Lorraine. "Pendant l'été, ses conseillers nous disaient qu'il viendrait uniquement s'il avait des choses positives à annoncer. Alors on espère qu'il a quelque chose dans sa besace", a-t-il expliqué, soulignant que "s'il n'avait rien à nous dire, ce serait un suicide politique".
Les syndicalistes craignent une annonce de la fermeture définitive des hauts fourneaux
Elle serait annoncée lors d'un comité central d'entreprise (CCE) extraordinaire convoqué lundi prochain au siège français du groupe à Saint-Denis (Seine-Saint Denis). L'ordre du jour ne comporte qu'un seul point: "information sur la situation économique et industrielle d'ArcelorMittal Atlantique et Lorraine".
Ces hauts fourneaux, à l'arrêt depuis juin et octobre 2011, emploient 550 des 2.800 employés du site lorrain.