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mercredi 6 décembre 2017

Juppé apporte un soutien de 'loser' à Maël de Calan

Calan se serait bien passé de ce coup de pouce désespéré

Juppé cherche à placer ses hommes

Jusqu'ici tapi dans l'ombre de la campagne pour la présidence des Républicains, Alain Juppé est sorti de sa réserve bordelaise mardi en s'affichant au côté de son poulain, Maël de Calan, à qui il a apporté son soutien "à titre personnel".

Le maire de Bordeaux a donné une conférence de presse commune avec le candidat "juppéiste" du scrutin de dimanche prochain, dans un café proche de l‘hôtel de ville.
"Je ne fais pas campagne dans le cadre de cette élection à la présidence de LR, je n‘ai pas d'appel à lancer, mais à titre personnel, mon choix est fait et je lui apporterai donc mon suffrage", a toutefois tenu à lâcher le septuagénaire.

Alain Juppé a dit tout le bien qu'il pensait de son candidat, un inconnu, conseiller départemental du Finistère, "homme de droite, une droite humaniste", label de récupération, une usurpation partagée avec le PS. 
Et un retour d'ascenseur : Calan lui avait apporté un "soutien sans faille" lors de la primaire de la droite et du centre pour l’élection présidentielle. 4,4 millions d’électeurs lui avaient préféré François Fillon. Le patron de Calan avait obtenu 28,56% de votes favorables contre 44,08% à son vainqueur. 

Le protégé d'Alain Juppé a mené une campagne anti-Wauquiez

Maël de Calan, 37 ans, n'a pas vraiment fait campagne pour son camp. Il a mis toute son énergie à combattre le favori, Laurent Wauquiez, qualifiant de "clivant" le discours du favori de l’élection et négligeant l'ancienne porte-parole de François Fillon, Florence Portelli, également candidate. La stratégie d'un "humaniste" ?

Ce scrutin "doit permettre de dire à tous les adhérents, dont beaucoup hésitent à voter dimanche prochain et se demandent si les Républicains sont encore leur parti, que Les Républicains seront ce que nous en ferons", a déclaré le candidat, qui devait donner une réunion publique dans la soirée dans la proche banlieue bordelaise.

Le conseiller départemental semblait toutefois avoir déjà intégré l'idée d'une victoire du président de la région Auvergne-Rhône-Alpes.
Tout en se disant simple observateur, dès le mois d‘août, Alain Juppé avait fixé deux lignes rouges aux Républicains et à Laurent Wauquiez, mettant son départ du mouvement en balance. 
Son chantage portait sur l'incompatibilité avec les idées du Front national, distillant le soupçon d'une porosité à venir. 

Il avait aussi demandé que la ligne dominante après l’élection ne soit pas celle de "la partie la plus conservatrice et même la plus rétrograde". Pour définir sa cible, le septuagénaire avait répandu l'usage du mot "rabougri" auprès de média, tels que  ...BFMTV et son chef du service politique, Thierry Arnaud, connaisseur de la vie économique et ancien correspondant du journal La Tribune à Londres, qui s'installa ensuite aux USA où, correspondant de BFM TV, il couvrit notamment l’affaire DSK, puis l’élection de Barack Obama.

Bien que Laurent Wauquiez soit clair dans son rejet de toute idée d'alliance avec le parti de Marine Le Pen, le maire de Bordeaux distille ce soupçon, relayé par la presse macronienne, jugant ainsi, mardi, "qu'il ne suffisait pas de dire qu'on ne ferait pas d‘alliance avec le Front national, encore faut-il combattre vigoureusement ses idées. Et Maël de Calan le fait". Procès d'intention partisan et malveillant, voire malsain, d'un aigri de la politique.

La droite recherche-t-elle une mollesse de collaborateurs à Macron ? 

samedi 21 mars 2015

Départementales: Valls, premier ministre par intermittences, consacre quatre semaines à la campagne

Hollande n'ont pas défini les compétences définitives des conseillers départementaux candidats à l'élection qu'ils ont ouverte 

Violation de la réglementation électorale par Matignon 

L'ouverture légale de la campagne électorale était fixée au 9 mars, mais le républicain Manuel Valls l'a avancée -pour convenances personnelles- au 26 février, à Palaja, Aude, un jeudi, en milieu de semaine.
La clôture de la campagne électorale pour le premier tour était fixée au 21 mars 2015 à minuit et Valls escorté de deux ministres en a profité pour aller à Privas dans l'après-midi de vendredi. Et ce déplacement de campagne n'était pas prévu à l'agenda officiel du chef de gouvernement par intermittence: aux dix, puis huit meetings de Valls, il faut ajouter les "visites" en régions du premier ministre exemplaire. Pour permettre à Valls, Macron et Vallaud-Belkacem de faire leur marché des voix, qui dirige la politique gouvernementale ? Matignon, Bercy et l'Education sont livrés aux mains des collaborateurs.
VOIR et ENTENDRE un reportage partisan de BFMTV centré sur la Corrèze et Tulle:
Diffusé samedi, à la fin de la grève de France Télévisions, cette présentation recèle toutes les techniques éculées de la propagande: ouverture et fermeture sur les images ou propos dédiés au candidat privilégié, "l'homme du président", et tournures assassines visant ses adversaires: "à Tulle, le candidat de l'UMP ne manque une occasion d'attaquer," le parti communiste "part sans lui [Hollande] à la bataille" et en conclusion, la parole reste à la journaliste, pour assurer que le président sera "de retour" (!) à Tulle, dans "son fief corrézien".

VOIR et ENTENDRE les commentaires de l'IFOP, le 20 mars 2015:

La campagne continue aussi pour Valls, premier ministre de la propagande aux heures de bureau, en Ardèche. 

Le premier ministre n'a pas passé le vendredi 20 mars à Paris. Deux jours avant le premier tour des élections départementales 2015, et donc pendant la période de réserve légale, trois ministres du gouvernement sont venus soutenir les candidats de la majorité de gauche, à Privas (Ardèche). Manuel Valls, Premier ministre, Emmanuel Macron, ministre de l'Economie et Najat Vallaud-Belkacemministre de l'Education nationale, ont déserté Matignon et les ministères pour une heure dans les rues de Privas, ville préfecture, à la rencontre des commerçants et à la demande d'Olivier Dussopt, député PS de la 2e circonscription.
 

Dussopt est rapporteur de la commission des lois pour le projet de loi portant nouvelle organisation du territoire de la République et clarification des compétences des collectivités locales. Un signal fort, sachant que les candidats à ces élections départementales se présentent sans savoir encore ce que seront les compétences des collectivités locales... On marche sur la tête !

Les compétences définitives des conseillers départementaux ne seront connues qu'après les élections départementales. 

"Les débats parlementaires sur les compétences de ces départements ne devraient pas être terminés… avant les élections départementales !", admet froidement la préface d'un document interne d'Europe-Écologie les Verts daté de janvier 2015, allié du PS.

L'adoption du projet de loi portant sur la nouvelle organisation territoriale de la République (NOTRe) ce mardi en première lecture à l'Assemblée nationale permet certes de défricher le sujet. Mais le texte doit encore passer en deuxième lecture au Sénat, un parcours législatif qui ne sera pas achevé avant la fin du scrutin. "On ne sait même pas quelles seront les compétences des futurs conseils départementaux qui seront élus à la fin du mois", a déploré  le patron des députés communistes, André Chassaigne.

La gifle que recevra Valls le 29 au soir sera d'autant plus cuisante.
Valls s'est tellement investi qu'il devra tirer les conséquences de l'échec du PS. 

vendredi 20 mars 2015

Départementales : voter pour des candidats qui ignorent quelles seront leurs compétences

Les candidats et les électeurs sont merveilleux !

Si l'Etat-PS est crasse, les Français seront-ils de super-républicains ?...

Les formations politiques jouent toutes à colin-maillard
Définies dans le cadre de la nouvelle organisation territoriale de la République (NOTRe) -toujours en cours d'examen par le Parlement-, les compétences définitives des conseillers départementaux ne seront connues qu'après les élections départementales. Alliés du pouvoir, les écologistes avouent sans honte que les électeurs sont envoyés aux urnes sans savoir quels pouvoirs ils confèrent aux candidats, qui eux-mêmes aspirent - en confiance et sans ambition aveugles - à des fonctions floues, comme il se doit avec Hollande...

Quelle formation arrivera 3e ?
"Proposer des éléments programmatiques à défendre à l'occasion [des prochaines élections] n'a pas été simple: les débats parlementaires sur les compétences de ces départements ne devraient pas être terminés… avant les élections départementales !", confesse, non sans candeur, la préface d'un document interne d'Europe-Écologie les Verts. L'adoption du projet de loi portant sur la NOTRe en première lecture à l'Assemblée nationale permet certes de défricher le sujet, mais le texte doit encore passer en deuxième lecture au Sénat, un parcours législatif qui ne sera pas achevé avant la fin du scrutin. "On ne sait même pas quelles seront les compétences des futurs conseils départementaux qui seront élus à la fin du mois", gronde le patron des députés communistes, André Chassaigne. Le Front de gauche présente néanmoins des candidats.


La peau de chagrin des conseils départementaux

"Contrairement aux déclarations martiales de 2014, les départements ne seront ni dissous ni dévitalisés", s'est satisfait Jean-Luc Laurent, député du Mouvement républicain et citoyen. En effet, la mouture de la loi NOTRe adoptée en 1ère lecture par la majorité parlementaire répartit les compétences entre collectivités territoriales et confirme le maintien du conseil départemental. Cet échelon administratif devait initialement disparaître d'ici 2020 dans le cadre de la réforme territoriale, pour favoriser le transfert de compétences aux régions et simplifier le mille-feuille administratif, mais la porteuse du dossier, Marilyse Lebranchu,  a abandonné en route une partie de la charge.

La forêt des ombres recouvre l'arbre des possibles

Le département conserverait la gestion des routes, des collèges et de l'aide sociale. Les conseillers départementaux devraient donc conserver leurs prérogatives sur la gestion de l'aide sociale, la responsabilité des collèges ou encore l'entretien des routes. 
Mais la fameuse "clause générale de compétence" disparaît avec la prérogative de l'assemblée départementale sur la gestion des transports scolaires. Elle protégeait le département contre les empiétements de l'État et des autres collectivités et lui permettait d'intervenir hors de ses champs d'attribution. Sa suppression prive notamment les conseillers départementaux de leur emprise sur les aides aux entreprises.

Reste à savoir comment les sénateurs, qui ont adopté le texte en première lecture après modifications, s'approprieront cette nouvelle version du texte. Le président du groupe UMP au Sénat, Bruno Retailleau, a souligné mardi que la nouvelle organisation des compétences entre collectivités locales est "marquée par les contradictions et les incohérences".

Et c'est l'Etat-PS quiaccuse l'opposition républicaine de faire monter le FN...