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samedi 3 août 2019

Municipales : une députée LREM entre en dissidence

La députée Michèle Crouzet quitte LREM pour se présenter à Sens

La bande à l'ex-giscardien Gilles Le Gendre lui a préféré une autre femme...


La députée de l'Yonne dénonce l'investiture d’une membre du Parti radical, condamnée à un an d’inéligibilité.
Il n’y a pas qu’à Paris que la bataille des municipales crée des tensions dans LREM. La députée Michèle Crouzet a annoncé ce vendredi à BFMTV son départ du parti, suite au choix du comité national d’investiture de la République en marche de soutenir Claude Vivier le Got, ci-contre, conseillère municipale d’opposition à Sens (2001-2013), membre du Parti radical, aux prochaines élections à Sens et ex-étudiante en médecine en échec, mais fondatrice du groupe EAC (Enseignement dans le management des Arts et de la Culture"°...
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Cette autre femme qui bénéficie d'un accord à l'ancienne entre appareils politiques est présidente de la FEDE (Fédération européenne des Ecoles) et aussi présidente de la Commission 'Education et Culture" de la Conférence des OING (non pas de la graisse de porc fondue, servant notamment à graisser les essieux de voiture, mais "organisation internationale non gouvernementale") du Conseil de l’Europe : une cumularde poussée à plusieurs présidences par la franc-maçonnerie.

La députée de l’Yonne met en cause la probité de cette ancienne candidate, condamnée à un an d’inéligibilité après un rejet de ses comptes de campagne en 2014.
"J’ai décidé de ne pas trahir mes concitoyens, c'est pour ça que je démissionne de LREM", gronde Michèle Crouzet. Et d'ajouter: "On a eu des mouvements sociaux dans la rue, ils nous disent 'on en veut plus des élus comme ça'."
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Toujours candidate à la mairie

L'ex-députée LREM claque la porte du parti présidentiel. 
"On n'apprend pas des erreurs d’avant, on continue à faire des choses qui ne devraient pas avoir lieu", poursuit l'élue frondeuse. "Il existe suffisamment de personnes qui répondent aux valeurs, qui pourraient prendre des responsabilités locales", oppose-t-elle, estimant qu'il est "anormal qu’on continue à recaser ces personnes-là qui à nouveau reviennent à chaque élection."

Face à cette candidature, la députée a décidé de maintenir la sienne à la mairie de Sens et entre en dissidence.
"Je veux rester conforme à mes valeurs et pour cela je ne méprise pas LREM, je suis fidèle aux idées que j’ai pu défendre. Je pensais qu’on allait faire de la politique autrement, il faudrait vraiment que ce soit mis en œuvre", déplore la réfractaire.
Claude Vivier Le Got est actuellement présidente de l’Institut français du luxe, IFL, un Institut de prestige qui associe culture, formation et expertise de l’univers du luxe et propose des voyages (Tanzanie,Colombie, Iran...). 
Marie-Hélène PRADINES a travaillé à la Direction générale des ressources humaines de la Commission européenne
Le magazine UBH a d'ailleurs fait la part belle au voyage IFL du 15 au 21 janvier 2018 en Tanzanie. L'UBH est l’Union de la Bijouterie Horlogerie, organisation professionnelle représentant les distributeurs et détaillants indépendants, du commerce associé et succursalistes dans le respect des intérêts de chacun.

lundi 29 mai 2017

Législatives: la 'République en marche' a investi un candidat inéligible

Moralisation : un candidat LREM investi malgré une peine d'inéligibilité

Le meilleur choix de 'La République en marche' moralisatrice...

Pierre Cabaré, investi dans la 1ère circonscription de Haute-Garonne, a été condamné en 2003 à un an d'inéligibilité
, révèle ce dimanche La Dépêche du Midi.
Pierre Cabaré
C’est une entorse aux règles d'investiture. En cause, la gestion de son compte de campagne lorsqu’il était candidat DVD aux élections législatives de 2002 en Haute-Garonne.
Contrairement à la loi, Pierre Cabaré n'avait ni mandataire financier, ni compte bancaire spécifique pour la prise en charge de ses frais de campagne, si bien que ses comptes de campagne avaient été rejetés et que le Conseil constitutionnel l’avait sanctionné d’une peine d’inéligibilité.

Pierre Cabaré avait dissimulé cette condamnation, assure la commission d’investiture d’En Marche! qui avait imposé de "ne pas avoir été condamné à une peine d’inéligibilité" pour être candidat. Une bavure gênante pour Le République en marche, qui souhaite incarner une classe politique irréprochable.

"Il y a inéligibilité et inéligibilité", répond le candidat

Contacté par La Dépêche, Pierre Cabaré s’étonne que ce qu’il qualifie "d’histoire sans intérêt" remonte à la surface quatorze ans après.
"Il y a inéligibilité et inéligibilité, considère le candidat. A l’époque, j’ai péché par inexpérience. C’est vrai, je n’avais pas ouvert de compte de campagne, mais mes seules dépenses se résumaient à trois pots de colle que j’avais achetés environ 100 euros sur mes propres deniers et qui ne m'ont jamais été remboursés." Le Conseil constitutionnel ne comprend rien à rien...

VOIR et ENTENDRE 
l'invraisemblable tirade de l'arrogant Benjamin Griveaux, porte-parole su mouvement présidentiel, réagir avec hargne. Lorsque Richard Ferrand est pris le doigt dans le pot de confiture, il s'en prend à Bernard Accoyer (LR) et en appelle à "la liberté de conscience de nos parlementaires" : 

Benjamin Griveaux réplique en évitant le fond et les faits reprochés à Ferrand:
"Richard Ferrand a participé au débat (...), sur un sujet qu’il connaît bien. Je vais poser une question à monsieur Accoyer, qui est médecin: est ce qu’il a participé aux débats sur tous les projets de loi de financement de la sécurité sociale? Évidemment oui (…). Mais enfin, grand diable, si on veut des élus compétents, qui aient des domaines d’expertise, un passé professionnel qui ne soit pas qu’un passé politique, il est heureux d’avoir des gens qui ont exercé des fonctions et qui évidemment vont exprimer des votes sur des sujets qu’ils connaissent sans doute mieux que d’autres. Je fais confiance à la liberté de conscience de nos parlementaires." Confiance mal placée...
Et de conclure en polémiquant, puisque 'En marche!' n'a rien changé des procédés politiciens, en arrivant sur le marché: "Cette mise en cause est scandaleuse. Ça en dit long sur le désarroi des Républicains. Quand leur secrétaire général est réduit à cela, c’est sans doute qu’ils n’ont pas grand-chose à proposer sur le fond."
Désarroi de Griveaux et de son mouvement à peine éclos, aussitôt pourri de l'intérieur ? Le porte-parole du président Macron est aux abois: il en est réduit à citer Bruno Le Roux, contraint à la démission de son ministère à Bercy pour avoir employé ses filles à l'Assemblée aux frais du contribuable...

Pierre Cabaré reconnaît n’avoir rien dit à la commission d’investiture d’En Marche. "Si j’avais pensé que c’était important, je l’aurais signalé," assure-t-il. Bien que la commission d’investiture confirme que "quelqu’un qui a déjà été sanctionné d’une peine d’inéligibilité ne peut être candidat de la République en marche"Pierre Cabaré se dit "déterminé à aller jusqu'au bout". Sa liberté de conscience l'y encourage...

C’est un embarrassant sparadrap qui colle au mouvement du président, sur la 1re circonscription, la Haute-Garonne et l'hexagone.
Ce prothésiste dentaire de 59 ans est  passé par tous les partis politiques (France Ecologie, UDI, Cap21), sans que En marche! s'interroge sur ses convictions et sa probité. Combien d'autres comme ça à venir ?