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samedi 14 mars 2015

Fessée éducative: les Français contre une loi sapant l'autorité parentale

Les Français disent non à l'ingérence de l'Europe dans les familles

La fessée plébiscitée par les Français
Maîtresse Rossignol ne rigole pas !
Le traumatisme est ici  psychologique...
70% des Français disent non à l'interdiction législative de la gifle et de la fessée dans l'éducation des enfants, révèle un sondage Ifop pour le Figaro publié vendredi. 
Malgré la campagne actuelle, seule une minorité de Français (30%) se déclare favorable "à ce que la France interdise par la loi les châtiments corporels (gifle, fessée) envers les enfants".

Le refus de l'interdiction est même majoritaire dans la "gauche de progrès"...
Le refus d'une législation autoritaire sapant l'autorité parentale est plus fort chez les sympathisants du Front national (79%), mais encore nettement dominant parmi les sympathisants UMP (74%) et PS (64%), alors que les altermondialistes d'EELV y sont plutôt favorable. En mai dernier, un amendement anti-fessée avait été proposé par des députés écologistes. Mais l'amendement avait été retiré et renvoyé à un texte ultérieur. Depuis, le texte est en sommeil.

Entre hommes et femmes, l'Ifop relève six points d'écart : 27% des hommes sont favorables à l'interdiction de la fessée, 33% des femmes. Autrement dit, 

Le Parlement va-t-il légiférer contre la volonté du peuple?

Le Conseil de l'Europe a épinglé la France à la demande de l'Association pour la protection des enfants (Approach), organisation supranationale anglaise et illégitime.
Le 4 mars, l'instance européenne a condamné certains pays -dont la France- qui n'ont pas encore interdit clairement toutes les formes de châtiments corporels sur les enfants, comme la fessée, contrairement à une majorité de ses voisins. A ce jour, seulement 27 des 47 pays membres de l'organisation ont adopté une législation coercitive.
 
La secrétaire d'Etat à la Famille, Laurence Rossignol, a botté en touche !
L'exception Sarkozy...
En novembre 2014, le gouvernement voulait déjà relancer le débat autour de l'interdiction de la fessée. "On peut être parents et se faire obéir sans recourir à la violence, surtout quand il s'agit de petits enfants", déclarait Laurence Rossignol, la secrétaire d'État en charge de la famille, sous tutelle de la ministre de la Santé, Marisol Touraine. "Quand on voit un homme battre sa femme, tout le monde intervient. Si on voit deux adultes se battre, on va essayer de les séparer. Si on voit quelqu'un martyriser un animal, on va intervenir. En fin de compte, les seuls êtres vivants que l'on peut frapper sans justifier que l'on puisse intervenir, ce sont les enfants," commentait-elle.

La même Rossignol nous chante aujourd'hui un air nouveau. Elle assure en effet que cela "ne passera pas par la loi" mais plaide toutefois pour "une réflexion collective" sur "l'utilité des punitions corporelles dans l'éducation des enfants"... "Le sujet que vous abordez est réel mais je préférerais que nous abordions cette question sous l'angle de la prévention de la maltraitance", avait répondu en mai dernier la secrétaire d'État. Avant de rappeler que la loi prévoit déjà que les parents doivent respecter l'intégrité corporelle des enfants.
"Frappez et on vous ouvrira?"

"Non, il ne s'agit pas du nom d'un nouveau club sadomasochiste inauguré à Paris, à Lille ou ailleurs, mais de savoir si, comme le dit la secrétaire d'Etat à la Famille, une éducation sans violence est possible, interroge André Bercoff. Et, pour elle, absolument souhaitable. C'est là, comme d'habitude, concernant ce gouvernement qui, faute d'agir sur l'économique, se préoccupe beaucoup du sociétal, que les difficultés commencent. Où s'arrête la violence? Une petite tape sur les mains, une petite claque sur les fesses, peuvent-elles être assimilées à de la maltraitance d'enfants, celle-ci évidemment condamnable et lamentable? Dans cet univers à géométrie variable, il convient tout de même de séparer une sanction que des parents responsables doivent savoir graduer, de l'irresponsabilité criminelle de géniteurs inconscients, alcoolisés ou pervers que l'on se doit de mettre le plus tôt possible hors d'état de nuire. Au lieu donc d'interdire tout geste de réprimande, les pouvoirs publics feraient mieux de s'occuper beaucoup plus activement, et de punir beaucoup plus profondément, quelques acteurs sociaux, surveillants et surveillantes, soi-disant experts psychiatres et autres aveugles de l'Inspection ou de la CAF, qui laissent trop souvent se perpétuer des drames atroces qui se terminent par la découverte du cadavre d'un enfant. Sans compter évidemment, la lâcheté des voisins, faisant l'autruche à quelques mètres de la prison familiale. C'est cette béance qu'il faut combattre, cette barbarie qui en préfigure bien d'autres, cette absence totale de sens moral et de hiérarchie des valeurs qui doivent être la préoccupation première de la secrétaire d'Etat à la Famille.

Pour le reste, privilégier l'enfant-roi qui peut faire tout ce qu'il veut sans que les parents ne puissent réagir, ces admirables produits naturels du docteur Spock et de la démission institutionnalisée des adultes, revient à accepter d'emblée les caprices d'aujourd'hui et les violences de demain. Le problème n'est pas dans le «surveiller et punir», mais dans le «poser en s'opposant». Si, dès le berceau, le jeu se passe sans aucune règle, l'enfant sera fragilisé et vulnérable à tous les chocs de l'existence, considérera que tout lui est dû et que le monde n'est là que pour satisfaire ses caprices. Les monarques du berceau, emplis de leurs droits, ne sauront même pas le sens du mot «devoir» ; fous de leur fausse liberté, ils n'auront aucune conscience d'une quelconque responsabilité. Cette éducation-là fabrique à la chaîne des lendemains qui déchantent et qui cognent. Il n'est pas anodin que d'un côté, l'on célèbre l'apologie de la torture jouissive au musée d'Orsay [exposition Sade, attaquer le soleil], et de l'autre, l'on se demande si toute fessée n'est pas l'incarnation d'un sadisme au quotidien. Schizophrénie, quand tu nous tiens…"

samedi 11 octobre 2014

Hollande sape l'institution scolaire en se comportant en parent FCPE

François Hollande signe le mot d’absence de lycéens venus le flatter pour sécher

Des lycéens ont pu faire sauter quelques heures de cours, 
avec la complicité du président de la République 

La ministre de l'Education, Najat Vallaud-Belkacem
applaudit-elle avec la FCPE ?
François Hollande a signé des mots d’excuses à la place des parents. Ce comportement irresponsable  de potache en dit long sur le respect que Hollande porte aux enseignants. 
"Merci d’excuser l’absence de 1ères S SI, le motif étant l’accomplissement de leur devoir civique pour la visite de Monsieur le président de la République." Signé: François Hollande. 

Agrien Gindre, le petit journaliste qui suit Hollande pas à pas pour BFMTV, a même posté sur Twitter la photo du mot d’absence collective rédigé et signé par le président démagogue en exercice, au cours de sa visite à Angoulême.

Le gracieux journaliste godillot affecté au président par la chaîne d'info en continu n'a jamais brillé pour son sens critique:

Qui a autorité sur un mineur ?

"Toute absence doit être obligatoirement signalée au service de la vie scolaire, le jour même par téléphone ou par courriel. Dès son retour, l’élève doit obligatoirement présenter un justificatif écrit à la vie scolaire (billet du carnet de correspondance ou certificat médical) avant d’être autorisé à reprendre les cours", stipule le règlement intérieur du lycée Charles Augustin Coulomb.

Par ailleurs, un décret datant de 2004 sur l’assiduité des élèves précise que "s’il s’agit d’une absence prévisible, l’information devra en être donnée préalablement avec indication des motifs". Une absence qui, dans le cas des jeunes d’Angoulême, était prévisible.
 
Or, si des raisons médicales figurent dans les motifs d’absence "valables", l’accomplissement de pseudo-devoirs civiques n'est pas un motif réglementairement valable. Mme le proviseur du lycée Charles Augustin Coulomb n’était pas joignable jeudi matin pour indiquer si l’excuse présenté par ses élèves serait acceptée...

En tout cas, sur Twitter, de nombreux internautes ont réagi, estimant notamment que le président aurait dû leur dire d’aller en cours...

Hollande pâle copie d'Obama

François Hollande n’est pas le premier chef d’Etat à signer des mots d’excuses..
En septembre dernier, Barack Obama avait ainsi écrit un mot d’excuse à une fillette de cinq ans en visite officielle à la Maison Blanche pour assister à une cérémonie à Washington en hommage aux blessés de guerre.

Et pendant sa campagne, le futur comique de l'Elysée avait signé un "Bon pour un jour de vacances le 6 mai 2012"...

En France, depuis le 1er janvier 2014, le jour de carence pour maladie des agents publics est en revanche supprimé. Par conséquent, tout arrêt maladie ayant débuté avant cette date reste soumis à la non rémunération du 1er jour de congé.

 

jeudi 22 mai 2014

Assemblée: l'adoption de la loi famille se fait contrer par l'opposition

L'opposition contraint le gouvernement à reporter la proposition de loi sur l'autorité parentale

Coup de théâtre à l'Assemblée
La minorité fait suspendre jeudi le débat commencé depuis lundi. Chaque article a  été âprement discuté par l'UMP et, sur twitter, l'UMP Daniel Fasquelle a pu s'en féliciter: "Texte sur la famille reporté sine die ! Victoire ! Nous avons mis en échec le gouvernement". Depuis lundi, l'UMP dénonçait la tentative de la gauche de "casser les repères" de l'enfant.

Avec détermination, les membres de l'Entente parlementaire pour la Famille ont défendu leurs amendements au nom de "l'intérêt supérieur de l'enfant".  Par sa proposition, la majorité parlementaire tentait de relancer le projet de grande loi sur la famille, abandonné en février sous la pression populaire de février dernier. 


Les députés PS refusent d'être les hommes de main de l'exécutif. "Le gouvernement ne laissera pas tomber ce texte dans les oubliettes de l'obstruction parlementaire. Je vous donne rendez-vous pour continuer l'examen de ce texte", a cependant assuré aux députés Laurence Rossignol, la secrétaire d'État chargée de la Famille et des Personnes âgées, soulignant ainsi la tentative d'instrumentalisation des godillots de l'Assemblée par le gouvernement.

Bisou entre Nicolas Bays et Yann Galut,
députés PS, à Paris le 27 janvier 2013
Les députés ne pouvaient poursuivre l'examen du texte jeudi, réservé à l'étude de propositions de loi du Front de gauche. Et l'Assemblée ne siégera pas vendredi à 48 heures des élections européennes. Centré sur les conséquences des séparations de couples pour les enfants, le vote solennel de ce texte gouvernemental repris par les groupes socialiste et écologiste ne peut avoir lieu comme  prévu le 28 mai.
Ce sera à la conférence des présidents de l'Assemblée de proposer une nouvelle date alors que le calendrier parlementaire des prochaines semaines est déjà très chargé avec notamment au menu la réforme pénale et le collectif budgétaire.

"L'adoption de cette proposition de loi pourra être ralentie par les arguments et les comportements les plus réactionnaires mais elle ne pourra être entravée. Ceux qui au sein de l'UMP s'attribuent la mission de gardien de la famille se révèlent en être finalement les geôliers", ont dénoncé dans un communiqué la rapporteure du texte Marie-Anne Chapdelaine (siège PS réservé à une femme, photo) et Erwann Binet, néo- député PS isérois (2012, fort occupé, ci-dessus) en charge de ce texte.

Le chef de file des députés UMP sur ce texte, Philippe Gosselin, avait dénoncé toute accusation d'une "intention de jouer le match retour" de la loi sur le mariage pour tous. L'opposition se voit reprocher d'avoir voulu donner la priorité aux couples hétérosexuels pour l'adoption.

Le débat sur la reconnaissance du rôle des beaux-parents a été interrompu au milieu de l'examen de l'article 10 du texte 
L'UMP s'oppose en effet à ce que l'autorité parentale puisse être déléguée et donc diluée entre quatre personnes.

Dans l'après-midi, la majorité a en revanche réussi à faire passer la double domiciliation de l'enfant d'un couple séparé
Cette disposition est l'une des plus controversées du texte et a donné lieu à plusieurs passes d'armes entre l'UMP et la majorité. L'UMP a fait valoir que l'instauration du principe de la "résidence alternée" se fait au détriment des enfants, ce que nie Laurence Rossignol, connue pour son engagement féministe, accusant la "mauvaise foi et manipulation" à court d'arguments.
Cette disposition est pourtant contestée dans une pétition par quelque 5.500 psychiatres, psychologues ou professionnels de l'enfance. Elle pose le principe d'une résidence de l'enfant au domicile de chacun des parents après une séparation et dans le cas d'un exercice conjoint de l'autorité parentale, sans préjuger du temps passé chez l'un et l'autre. Les modalités de fréquence et de durée sont déterminées d'un commun accord entre les parents ou, à défaut, par le juge.

Rossignol, à la gauche de M. Touraine,
à la tête d'un ministère sans parité...
La majorité a également décidé que la non-représentation d'enfant fera désormais encourir une contravention immédiate -et peu sociale, car très inégalitaire- de 135 ou 375 euros, plus simple à appliquer qu'un délit qui n'était que rarement poursuivi. En cas de récidive, dans un délai de deux ans, la sanction  restera un délit passible d'un an d'emprisonnement et de 15.000 euros. Les parents défavorisés, notamment les pères, n'ont pas intérêt à faillir: les trois femmes du ministère des Affaires sociales et de la Santé ne feront pas de quartier.