POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Sérillon. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Sérillon. Afficher tous les articles

vendredi 28 octobre 2011

Claude Sérillon doit choisir entre Hollande et France Télévisions

"Sérillon doit quitter le journalisme", selon Hondelatte

Le nombre de journalistes engagés mis au jour lors des primaires socialistes est édifant mais la population risque d'être déçue et la presse plus "salie" que jamais.

Voilà plusieurs semaines que l'Express a révélé la collaboration secrète du journaliste Claude Sérillon avec François Hollande: il lui donne des conseils en communication, en particulier avant ses entretiens avec les media. L'hebdomadaire précise qu'avant le débat sur la primaire du PS, le 15 septembre dernier, Claude Sérillon avait rendez-vous au domicile parisien de François Hollande pour une discussion en petit comité.
Mais, de son côté, Claude Sérillon nie cette rencontre, tout en reconnaissant "passer parfois des coups de fil à François Hollande".

Pernaut et Calvi villipendés, mais Sérillon tranquille !...

Les sectaires du Monde et du Nouvel Obs ont leurs têtes
Christophe Hondelatte était l'invité de Jean-Marc Morandini, dans le "Grand Direct des Médias" sur Europe 1, ce matin. Le journaliste est revenu, en exclusivité, sur les liens entre politiques et journalistes.

Il y a quelques jours, le soutien de Claude Sérillon a été dévoilé.

Christophe Hondelatte partage son indignation: " À chaque fois que je le vois chez Michel Drucker, je me dis: ce type roule pour François Hollande. Je trouve ce sentiment assez désagréable. Ça touche aussi Audrey Pulvar. À partir du moment, où on s'engage en politique, on s'engage en politique. On quitte le journalisme. On ne peut pas faire les deux ".

L'ancien présentateur de télévision souhaite que Claude Sérillon quitte le journalisme
" Claude Sérillon et Audrey Pulvar devraient quitter le journalisme pendant le temps où leur compagne ou leur compagnon exerce leur responsabilité politique. À moins qu'ils s'en tiennent très éloignés "

Avant d'ajouter: " Rendez-vous compte que le conseiller en communication de François Hollande est à la télévision chaque dimanche. Est-ce que c'est acceptable ? Dans ces périodes là, il ne faut pas de suspicion. Il faut de la transparence sur ce plan là ".
Ce ne sont pas les policiers qui diront le contraire...
Lien PaSiDupes: Hollande discrimine les fonctionnaires de police

A noter que Sérillon trace sa route

Mercredi 1er avril 2011, quatre candidats ont été auditionnés par la commission de sélection du PDG de la chaîne parlementaire Public Sénat pour succéder à Jean-Pierre Elkabbach : Ghislain Achard, Gilles Leclerc, Claude Sérillon et Pierre Sled.

Or, ce sont les candidatures de Gilles Leclerc et ...Claude Sérillon qui ont finalement été retenues par la commission.
Restait au président UMP du Sénat, Gérard Larcher, de proposer au bureau du Sénat un nom parmi ces deux candidats .
Le 29 avril dernier, le Bureau du Sénat qu'il préside a proposé que le futur Président-Directeur-Général de Public Sénat soit Gilles Leclerc...
Gilles Leclerc, 57 ans, est actuellement rédacteur en chef et responsable des services Politique, Economique et Europe de France 2. Depuis 2000, il anime sur Public Sénat plusieurs émissions (« Studio ouvert », Face à la presse » et « Y’a de l’éco »).

Le chroniqueur de Vivement Dimanche prochain au côté de Michel Drucker, Claude Sérillon, a quitté trois fois le service public alors qu'il était présentateur et sa "proximité" avec le candidat Hollande était visiblement un secret de Polichinelle.
Claude Sérillon a présenté le 20h sur France 2 dans les années 90. Il est aujourd’hui chroniqueur littéraire chez Michel Drücker, dans Vivement dimanche prochain. On l’avait vu dimanche dernie, dans l'ombre de François Hollande, lors de sa victoire à la primaire socialiste.
Sur Canal +, dans la Nouvelle Edition, Claude Sérillon s’est exprimée : " C'est une activité qui m'est personnelle, c'est un choix amical et de conviction a-t-il expliqué. Je le fais avec les compétences qu'on veut bien me reconnaître et le lien d'amitié que j'ai pour François Hollande, cela ne va pas plus loin. Je n'ai pas de structure, je ne suis pas un conseil en communication, il a des communicants, je ne suis pas membre du Parti Socialiste, j'ai seulement des convictions. (…) Je pense qu'aucun journaliste n'est neutre contrairement à ce qu'on pense. C'est intéressant sur le comportement des êtres humains, sur les journalistes d'ailleurs. Qui sont à la fois courtisans, de mauvaise foi, qui répercutent des rumeurs sans les vérifier... Ou qui au contraire courent après le vainqueur en se disant on sait jamais je vais peut-être avoir un poste... Très intéressant à voir ! "

Le cas Valérie Trierweiler n'est pas réglé

La journaliste est la compagne de l’ancien premier secrétaire du PS et actuel candidat socialiste à la présidentielle 2012.
Or, Valérie Trierweiler est présentatrice de l’émission politique de Direct 8. Cette chaîne appartient aux groupes Canal+ (60%) et ...Bolloré (40%), lequel n'est pas méfiant... comme peut l'être François Hollande des policiers que la République met à sa disposition pour sa protection !
Alors, elle explique à Télé-Loisirs: "Pas question de recevoir François Hollande dans mon émission, “2012 : Portraits de campagne”.
En cette circonstance, je serai peut-être remplacée par mon rédacteur en chef.” précise l'animatrice.

Valérie Trierweiler estime par ailleurs qu’il n’y a aucun motif pour que son émission subisse le même sort que celle d’Audrey Pulvar, arrêtée par I-télé en raison de sa relation avec Arnaud Montebourg, autre candidat des primaires. “ Je suis choquée par cet ostracisme ”, s'indigne la compagne de François Hollande.

mercredi 14 mai 2008

France 2 soumis à la censure de Besancenot : le trotskiste y dicte sa loi

Retour à l’ORTF avec la LCR sur France Télévisions
Pré-enregistré, aseptisé et diffusé le 11 mai, le passage de l’un des trois porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) à l'émission de divertissement de Michel Drucker fait figure d'événement. Il n’est pourtant que le troisième (après Arlette Laguiller -BEPC, 68 ans, deux fois plus que Besancenot- pour LO et le sexagénaire Dany-le-Rouge pour les Verts) à composer avec la télé, opium du peuple, et donc aussi avec ses convictions… Il "tient des propos qu'on entend rarement à la télévision", relève Claude Sérillon, l'un de ses interlocuteurs dans cette émission enregistrée mercredi, avec enthousiasme.
Tout manipulateur politique chevronné qu'il soit, Olivier Besancenot est tombé dans le piège du vedettariat en acceptant d’être le point de mire de l'émission de Michel Drucker "Vivement dimanche" et il n’est pas parvenu à se dégager de celui de la novlangue révolutionnaire.

La bienveillance de la presse de droite n’est pas innocente. Si le quotidien Le Figaro a accordé une pleine page vendredi à celui qui refuse toute alliance avec le PS, ce n’est pas seulement pour faire baver l’enragée socialiste, mais c’est aussi pour précipiter le petit trotskiste dans le star-system.
Paradoxalement, la fraction minoritaire de la LCR a, elle aussi, apporté sa contribution au buzz médiatique : Picquet Christian,, avait accusé son chef de file Christian Picquet.
De fait, la popularité du postier de Neuilly-sur-Seine est sans rapport avec son matelas futon électoral: un peu plus de 4% des voix à l'élection présidentielle de 2007 et celle de 2002, mais une notoriété personnelle (61% de bonnes opinions) qui tutoie celle de Bertrand Delanoë (64%), voire de Désirdavenir Royal (71%), chez les sympathisants de gauche, toutefois. C’est dire que chacune de ses prestations est perçue comme un spectacle.

Le jeune leader - 34 ans le mois dernier - se défend mollement de céder à la "starisation". "La représentation médiatique, j'y ai toujours pas pris goût", assure-t-il, toujours dans le même style peu académique pour faire peuple, jusque sur les canapés rouges du service public. De sa femme et de son fils de 4 ans et demi, on ne saura donc rien de plus, mais personne ne s'en est plaint. Sa compagne, Stéphanie Chevrier, occupe un poste à responsabilités au service direction littéraire d'un grand éditeur (Flammarion) et le peuple n'a pas à entrer dans l'intimité de ce couple bourgeois... Tout juste des images en accéléré du postier jouant au football avec ses "potes" et du club de boxe qu'il fréquente assidûment - avec un Besancenot sans les gants en la circonstance. Le révolutionnaire aime les coups, mais détesterait en donner : il n’aime pas le sang de la révolution ‘à tous les coins de rue’…
Le jeune révolutionnaire trotskiste imberbe est là pour "s'adresser à des millions de personnes" et exposer ses "engagements", "donner la parole à ceux qui ne l'ont pas d'habitude", encore qu'on les ait beaucoup vus et entendus dans la rue depuis trois ans... Mais ce n'est ni révolutionnaire, ni nouveau: c'est même le tube de la LCR, en fait une scie, du même tonneau que le "Travailleurs travailleuses, on nous ment, on nous spolie". Rebattu, le film est aussi coupé de pubs promotionnelles chansons de Jean Ferrat, Bernard Lavilliers et du groupe Zebda (du mot arabe qui signifie beurre : c’est un jeu avec le mot beur, qui signifie arabe en verlan...), dont les engagements à l’extrême gauche sont connus, et une autre de l’Arménien Charles Aznavour. Il manquait celui-là, en photo à gauche...

Le casting des témoins a été soigneusement établi: deux femmes syndicalistes, l'une de l'ex-fabricant de stylos Reynolds à Valence, aujourd'hui disparu, l'autre d'une entreprise métallurgique de la région lilloise, font un récit brut de décoffrage du vécu ouvrier. Zola était donc de la partie …
Le public des militants paraît acquis à la cause du p'tit gars de Levallois-Perret, selon la légende, venu au militantisme politique à 14 ans à peine (!) par l'entremise d'un professeur d'allemand trotskiste [tiens, çà se passe comme çà, dans l'enseignement?]. Mais la réalité est plus banale : il n’a fait que coller aux jupons de sa maman psychologue scolaire et subir les ukases d’un père professeur de physique en collège.
Bien que la moyenne d'âge soit assez élevée, ses admirateurs ont été triés sur le volet et amené en car. Ils jouent ceux qui retiennent leur souffle dans le parterre, lorsque surgi des cintres apparaît le deus ex machina. Au programme, la femme de couleur de service, la sémillante députée radicale (PRG) entre en scène: pas vraiment une déesse, l’intermittente du spectacle Christiane Taubira vient interpréter la grande scène de l'acte III et se fait la porte-parole de la sympathie de la multitude de gauche à son égard . "S'il te plaît, continue à parler!", le supplie-t-elle. L'émotion est à son comble: elle a atteint l'orgasme trouvé l'extase et les paralytiques croient au miracle.

Toutefois Besancenot "revendique pour (sa) génération un gros doute". Mais ses révoltes et certitudes passées laissent venir parfois des malaises et des blancs, comme sur la question de la prise du pouvoir par la force: c'est un doux euphémisme pour "révolution" ! L'important, c'est que "les masses, les exploités, les opprimés fassent irruption sur la scène publique", élude-t-il. Tout le monde n'a pas un coach de l'envergure du socialiste Le Guen qui réserve ses mises en scène de "colère saine" à Sa Cynique Majesté Royal, deuxième prix du conservatoire. Le disque de la LCR est rayé ? Le petit postier est venu nous l'annoncer...

On ne peut tout prévoir et la LCR n'a pas pu éviter le trou de mémoire et l'à peu près. Dans l'ensemble du cousu main par les membres de la LCR qui ont réglé le spectacle. Mais les petites mains ont fait ce qu’elle ont pu avec, en tout et pour tout, du fil rouge et noir …