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vendredi 22 août 2014

Commerce extérieur: la ministre de Hollande se voit en princesse de série télé

Fleur Pellerin, "femme conquérante" de fiction

La secrétaire d'Etat chargée du Commerce extérieur se rêve mère des dragons de la série Game of Thrones


Bien que le déficit commercial français soit au plus bas, Fleur Pellerin se dit conquérante. Invitée d'Europe 1 ce jeudi, l'adjointe de Laurent Fabius (ci-contre derrière son dos), ministre des Affaires étrangères et du Développement international, chargée du Commerce extérieure a défendu sa politique tout en plaidant pour davantage d'innovations" en la matière, à partir d'une série médiévale-fantastique.

Pour illustrer son propos de manière plus extravagante encore, l'ex-ministre déléguée à l'économie numérique a fait l'éloge de Daenerys Targaryen

La fleur bleue abandonnée dans les rues de Séoul (Corée du Sud) 3 ou 4 jours après sa naissance, serait l'incarnation dans la vraie vie de l'un des personnages phares de Game of Thrones, série HBO, chaîne de télévision payante américaine. "C'est un personnage inattendu, d'abord secondaire, humilié, puis qui prend progressivement de l'ampleur jusqu'à devenir une femme conquérante", a-t-elle tenté d'expliquer. La sous-ministre voudrait voir la France produire des séries télévisées de ce niveau. "C'est une série que je trouve remarquable à tout de point de vue, la réalisation, le scénario. Et je voudrais que la France puisse produire et exporter des séries de ce type et je crois qu'elle sera très prochainement capable de le faire".

Si la ministre socialiste devait être une reine, elle serait Khaleesi, a-t-elle insisté au journal L'Opinion. La mère des dragons qui s'apprête à conquérir le Trône de Fer à grand renfort de justice, mais aussi de ruses. Les collègues de Fleur Pellerin n'ont qu'à bien se tenir ! Son modèle a en effet en tête de s'acheter une armée de guerriers esclaves eunuques que l'on nomme les Immaculés. Les "vertueux" socialistes en "immaculés" roses, ça a de la gueule... La "gauche molle" a de beaux jours. N'est-ce pas, Mme Aubry ?

Les ministres français d'adoption boudent-ils notre culture ?

L'ex-Kim Jong-suk n'est pas la seule socialiste internationaliste à trouver l'inspiration dans cette fictionSes camarades venus d'ailleurs font-ils ce qu'il faut pour s'intégrer? Assimilent-ils plus volontiers la littérature et la civilisation américaines? 

"Un nouveau récit historique est possible. Nous devons désormais poser les bases de nouvelles souverainetés. Nous devons accélérer ce mouvement vers l'âge des nouvelles souverainetés." Ainsi s'exprime le député PS Eduardo Rihan Cypel citant la série américaine Game of Thrones, dans 'Valar Dohaeris' (Chaque homme doit servir) qui fait suite à Valar Morghulis (chaque homme doit mourir) pour terminer la saison 2, pour la seconde moitié du mandat de Hollande. 
Dans Libération du 17 juillet, le socialiste d'origine brésilienne avait repris l'une des devises des personnages de la même série au succès planétaire. "Chaque homme doit servir. Il ne doit pas s'asservir, se mettre dans les fers, non. Il doit servir, c'est-à-dire, conférer une partie de son autorité à une entité supérieure légitime, de son propre choix et pour son bien. Nous entrerons à nouveau en souveraineté".

La majorité présidentielle nous concocte une politique hollandienne digne des scénaristes hollywoodiens, d'après une série de romans écrits à partir de 1996.

jeudi 14 août 2014

Fabius participe à la dissémination des armes dans le monde

Eduardo Rihan-Cypel précise ce que Hollande et Fabius gardaient secret sur les livraisons d'armes 

Le pouvoir socialiste, marchand d'armes
Le vertueux Fabius fait des morts
pour combler le déficit public

Quand Hollande cessera-t-il ses activités de VRP en kalachnikov ? 
En décembre 2013, la  France a déjà fourni  pour 2,2 milliards d’euros d’armes au Liban

La France va livrer aux Kurdes des munitions d'artillerie, du matériel de visée nocturne ou encore des armes antichar 
Dans un numéro de duettistes indignes de vertueux, l'information que l'insistance du journaliste n'est pas parvenue à obtenir a été lâché par le député Rihan-Cypel. Invité du journal de 20h de TF1 mercredi soir, Laurent Fabius s'était refusé à toute précision sur des livraisons d'armes consenties par la France aux forces Kurdes, qui luttent actuellement contre les djihadistes en Irak. "Je ne vais pas vous donner le détail des armes car on ne livre pas le plan de bataille de ses amis à ses adversaires", a expliqué le patron de la diplomatie française. Avant d'ajouter: "Je ne veux pas être plus précis sur la nature des livraisons (…) ce sont des armes sophistiquées". Mais Eduardo Rihan-Cypel est passé derrière pour faire sauter ce secret stratégique...

Invité due Christophe Bordet sur Sud Radio jeudi matin
, le député Eduardo Rihan-Cypel n'a pas hésité, lui, a en dire plus sur le contenu des livraisons d'armes. 
"Nous avons peu d'informations, ce sont des informations sensibles", précise pourtant le député de Seine-et-Marne en guise de mise en bouche. Mais, visiblement venu pour déballer, il déroule la liste de ce qui pourrait composer la livraison. "Il y aura des munitions, parce qu'ils sont à cours de munitions (…) Il y aura aussi du matériel lourd, artillerie, lance-roquettes, peut-être des missiles, peut-être du matériel de visée nocturne, du matériel anti-char…" Bref, tout un arsenal "à utiliser d'urgence dans les prochaines heures. Car je pense qu'elles seront livrées aujourd'hui, d'ici quelques heures", tient à préciser le binational.


Pas de livraison de Kalachnikov par l'armée française

En tout cas, force est de constater qu'Eduardo Rihan-Cypel, d'origine brésilienne, mais membre de la commission de la Défense nationale et des forces armées à l'Assemblée nationale, a affiné ses révélations. Interrogé sur i-télé mercredi, sa langue avait fourché: "Il y aura probablement des munitions pour les mitraillettes, des Kalachnikov... Enfin, peut-être pas des Kalachnikov, s'était repris le porte-parole du PS, parce que ce n'est pas ce que nous livrons"... Pas même dans les quartiers? Si on les y trouve, ce ne sera pas de la responsabilité des socialistes!
Pour mémoire, en 2013, c'est l’Arabie saoudite qui avait versé les 2,2 milliards d’euros pour permettre au Liban d'acheter des armes à la France. La France, l'Allemagne et le Royaume-Uni sont régulièrement classés troisième, quatrième ou cinquième exportateurs mondiaux d'armes classiques en valeur. 
Avec 7% du marché, les armes "made in France" contrairement aux idées reçues,  ne sont pas livrées à l'Afrique, mais majoritairement à l'Asie et à l'Océanie. Depuis peu, les armements font le bonheur d'acheteurs au Moyen Orient, ce que l'Allemagne nous reproche.

VOIR et ENTENDRE le député PS annoncer la livraison de kalachnikov: 


Ce "Français de relativement fraîche date", selon le député européen FN Bruno Gollnisch estime par ailleurs que la France ne doit pas s'engager au delà de ces livraisons d'armes
dans un pays traversé par la guerre civile à cause de l'élimination de Saddam Hussein en 2003: "Je crois qu'il ne faut pas se précipiter, c'est d'abord aux Irakiens de combattre directement et c'est d'abord la responsabilité des Etats Unis. Beaucoup de cette situation est dû à cette erreur historique de l'invasion de l'Irak sans mandat de l'ONU." 
Avec des alliés comme les socialistes de Hollande, Obama peut dire après Antigone II (221 av. J.-C.): "Seigneur protège-moi de mes amis; mes ennemis je m'en charge."


lundi 13 août 2012

Les élus socialistes s'accrochent au cumul des mandats

La vertu socialiste peine à passer à l'acte





Ne cherchez pas:
ce site socialiste ad hoc
ne tient plus les comptes
...depuis juin 2012 !


Comme ceux de l'opposition, la grande majorité des députés et sénateurs socialistes cumulent leur mandat de parlementaire avec un mandat local, voire deux. Si quelques-uns d'entre eux ont abandonné une responsabilité locale,  les autres revendiquent le cumul comme un moyen d'être en prise avec le terrain. Pour la plupart, ils attendent   -les bras ballants- le vote d'une loi qui irait plus loin que la limitation en vigueur depuis 2000.

Avant la présidentielle, avant même la primaire d'octobre 2011, les militants du PS, consultés par référendum en octobre 2009, s'étaient prononcés en des termes qui ne souffraient aucune ambiguïté. Ils s'étaient déclarés favorables, "comme étape vers le mandat parlementaire unique", à "l'impossibilité de cumuler (...) un mandat de parlementaire avec une présidence d'exécutif local ou la participation à un exécutif". En clair, étaient ainsi visés les postes de maire et d'adjoint au maire, ainsi que les bureaux d'une communauté de communes, d'un conseil général ou d'un conseil régional.


Génération qui s'affirme pourtant "sensible à ces questions"

Les radars automatiques irritent les Français -qu'ils soient dépendants de leur voiture ou défavorisés- , mais le pouvoir socialiste reste insensible à la situation des citoyens:
comme le tabac ou l'essence, ça rapporte gros ! 

Il ne reste plus que six semaines aux 207 députés (sur 297) et 94 sénateurs  (sur 128) socialistes cumulards pour se mettre en conformité avec ce principe. Car, "sans attendre le vote d'une loi", l'interdiction du cumul, votée par les militants du PS, doit devenir effective, pour les députés et les sénateurs de ce parti, "dans un délai maximum de trois mois après la tenue du scrutin". Ce texte a été adopté par le conseil national du PS, en juin 2010, au grand dam de certains caciques. 
Dans les "60 engagements" de François Hollande, le futur président de la République s'est bravement borné à indiquer : "Je ferai voter une loi sur le non-cumul des mandats." On ne peut être plus précis ! Mais les candidats investis pour les législatives ont signé un engagement écrit de se conformer à la règle du parti. 


Parmi les 207 cumulards – sur les 297 députés du groupe socialiste de l'Assemblée nationale –, 146 ont un mandat local, 49 en ont deux, et
12 en ont trois, selon le décompte du Monde. Depuis les législatives de juin, ils sont 45 à avoir abandonné un, voire deux des autres mandats.


Les députés respectueux de la règle de non-cumul se recrutent du côté des nouveaux élus appartenant à la génération qui a le plus pâti du déficit de renouvellement des responsables politiques. "Notre génération est sûrement plus sensible à ces questions", estime Eduardo Rihan-Cypel (Seine-et-Marne), 36 ans. Il a déjà quitté son mandat de conseiller régional pour ne garder que celui de conseiller municipal, ce qui restera autorisé, puisqu'il ne s'agit pas d'une fonction exécutive. Il a le temps de s'embourgeoiser et de changer de musique à la prochaine législative !



(Octobre 2009)

"
Souplesse" dans l'application...

S'il est intransigeant avec les communes qui peinent à atteindre leur quota de logements sociaux, le PS est en revanche très indulgent avec ses cumulards : les sanctions tardent à pleuvoir !
  
Laurent Grandguillaume (secrétaire fédéral aux droits de l'Homme et à la laïcité de la fédération de Côte d'Or du parti socialiste Côte-d'Or) s'est déjà appliqué en partie la règle, en se démettant de son mandat de conseiller général. S'apprêtant à faire de même pour ses postes d'adjoint au maire et de vice-président du Grand Dijon, L. Grandguillaume estime que "le PS devra rappeler leur engagement à ceux qui ne s'appliqueront pas la règle qui a été donnée collectivement".

"C'est une question de renouvellement politique, cela permet la respiration démocratique, pour ouvrir la vie politique aux jeunes, aux femmes", ajoute Pouria Amirshahi (Français de l'étranger, d'origine iranienne et naturalisé en 1990), qui accepte toutefois une certaine souplesse dans l'application. "Si on dit : 'c'est tout de suite et maintenant', cela va crisper les choses, estime-t-il. Il faut de la pédagogie, mais il ne faut pas transiger sur les termes du débat."

La plupart des démissions sont le fait d'élus qui se sont conformés à la loi en vigueur, laquelle autorise un parlementaire à exercer un seul mandat municipal (dans une commune de plus de 3 500 habitants), régional ou départemental. Peut s'y ajouter une seule fonction exécutive de maire, président de conseil général ou de conseil régional, sachant que les communes de moins de 3 500 habitants et les intercommunalités n'entrent pas dans le champ de cette limitation. Cette loi, peu contraignante, permet à 12 députés d'exercer en outre trois autres fonctions : président ou vice-président d'un conseil général ou régional, maire et président d'une intercommunalité.


"Coupure entre les élus de terrain et les élus nationaux"

Les adversaires du non-cumul avant le vote d'une loi mettent en garde contre un "désarmement unilatéral", qui exposerait leur remplaçant à une défaite, aux prochaines élections locales, face à un adversaire plus chevronné et plus connu.


Député depuis 1978 et président du Conseil général des Landes depuis 1982,
Henri Emmanuelli (mentor de Benoît Hamon, à l'aile gauche du PS) se justifie, lui, par le risque de "coupure entre les élus de terrain et les élus nationaux", où il voit "une erreur dont on reviendra dans dix ans". Il loue le modèle allemand du Bundesrat – le conseil fédéral des seize Länder – et l'importance du lien avec le local. "Il ne faut pas couper les décideurs des payeurs", affirme l'ancien ministre du budget, réélu député au premier tour en 2007 et en 2012.


Lui-même député et président du conseil général de Corrèze, F. Hollande avait été contraint de clarifier sa position, lors de la campagne de la primaire socialiste, poussé par ses concurrentes, Ségolène Royal et Martine Aubry. 
Jean-Marc Ayrault a précisé, dans son discours de politique générale, le 3 juillet, qu'"il sera mis fin(...) au cumul entre un mandat parlementaire et l'exercice des fonctions exécutives locales". Le premier ministre a précisé - sans rire -que cette disposition sera "applicable en 2014", année des élections municipales.



"Ce serait mieux que tout le monde tienne ses engagements, mais il ne faut pas que les passages de relais se fassent n'importe comment", hasarde Eduardo Rihan-Cypel, initiateur du groupe d'élus naturalisés baptisé " Français sans distinction ".
 
Se hâter lentement, sur ce sujet comme sur les autres,  est la devise en vigueur chez les socialistes: sans doute la nécessité impérieuse de se concerter jusqu'en 2014 !
Le Monde explique désormais que "conformément au programme du Parti socialiste et à ses promesses électorales, François Hollande a lancé une réflexion devant aboutir (tant qu'à faire !) à une limitation drastique (ça ne rigole  pas...) du cumul des mandats qui touchera avant tout les députés.

Que s'est-il donc passé entre 2009 et 2012 qui expliquerait cette vire-volte  acrobatique de l'équipe rédactionnelle de Laurent Mouchard-Joffrin ?