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jeudi 20 juin 2019

Municipales : ces députés LREM quitteraient volontiers l'Assemblée

Seraient-ils donc animés par la volonté d'être utiles et indépendants ?

Une cinquantaine de députés LREM de la majorité présidentielle infantilisée est intéressée par une investiture aux municipales

Si certains ont déjà fait acte de candidature, d’autres disent encore réfléchir. 
La République en marche a dévoilé ce lundi une première salve d'investitures, officialisant notamment celles de deux députés, à Toulon et à Perpignan.

A l’Assemblée, ils échangent, se donnant des conseils sur comment recouvrer leurs libertés d'agir et de penser. Un petit groupe a même créé une boucle Telegram "Municipales : Haut les cœurs". Sont-ils davantage attirés par un mandat de maire ou lassés par celui de député ? Ancien élu socialiste (premier adjoint au maire PS de la ville de Metz, vice-président de Metz Métropole et conseiller régional socialiste de Lorraine, 2010-2015), Richard Lioger, député de Moselle (en octobre 2016, il brigue l'investiture du parti socialiste pour l'élection législative de juin 2017 sur la troisième circonscription de la Moselle mais est contraint de renoncer, la circonscription étant réservée à une femme, ce qui oriente cette victime de la parité vers En Marche!), évoque un "déchirement" entre les deux mandats. "Cela a été très dur de choisir. J’ai adoré mon expérience de député, mais j’ai été président d’université, premier adjoint, j’ai un tropisme pour gérer une ville." Il est donc candidat pour l’investiture à Metz.

Pour le Réunionnais (né d'un père comorien - arrivé en kwassa-kwassa, dénigré par Macron : lien PaSiDupes - et d'une mère réunionnaise) Saïd Ahamada, député des Bouches-du-Rhône, "ne pas aller à Marseille, ce serait me trahir. En termes d’incarnation politique, je suis le 'Marseille réconcilié', je suis un gamin des quartiers Nord qui a réussi à devenir député" du parti du "président des riches". L’élu n’aurait pas de regrets à l’idée de quitter le Palais Bourbon en mars, "ce que je porte à l’Assemblée nationale, d’autres le portent aussi; on est plus de 300 députés ici, c’est plus facile de me remplacer".

Ancienne responsable des relations extérieures de Bouygues Telecom, Anne-Laurence Petel n'est pas une élue de la 'société civile' comblée par LREM: élue du Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine), elle se verrait bien parachutée à Aix-en-Provence. Elle n'avoue pas de déception sur son expérience de parlementaire, mais "quand vous êtes députée, vous n’avez pas l’application immédiate et concrète de ce que vous faites. Aussi, le défaut de cette fonction, c’est que vous devez vous spécialiser. Quand vous êtes maire, vous avez une vision transversale du quotidien des gens."

Anne-France Brunet, députée de Loire-Atlantique et candidate à l’investiture à Saint-Herblain, actuellement gérée par un socialiste (Jean-Marc Ayrault en fut déjà le maire pendant douze ans, jusqu'en 1989), est sûre que son mandat au Palais Bourbon est un atout dans cette campagne. "J’ai cette expérience du législatif et j’ai cette connaissance des réformes; je pourrais faire le lien avec le travail de l’Assemblée nationale" et revêtir la dépouille du PS.

Alors que le parti a dévoilé une première série d'investitures ce lundi - dont celles d'une ex-secrétaire départementale des Jeunes communistes, il y a seulement dix ans, puis candidate malheureuse aux élections régionales de 2015 sous l'étiquette du PS au côté de ...Christophe Castaner (tête de liste nettement distancée, il décidera de laisser la voie libre à Christian Estrosi), exclue du PSCécile Muschotti, 31 ans, à Toulon, et d'un objet sous-marin non-identifié à la dérive de partis politiques tels que, successivement, le Parti socialiste, l'UDI et Les Républicains, Romain Grau, chef d'entreprise à Perpignan, avec les soutiens logiques du député de la 4e circonscription Sébastien Cazenove, ainsi que de Frédérique Lis, la référente départementale de LREM66, tout comme de l'Alliance Centriste 66, qui a quatre députés inconnus de l'ancienne composante de l'UDI), ainsi qu'Agir!, dont le référent de la région Occitanie -, voici une liste non exhaustive des députés candidats déclarés ou présumés.

Le tropisme de la députation reste à embryonnaire à LREM...

Ceux qui sont officiellement déclarés :
- Paris : Benjamin Griveaux, Hugues Renson (actuellement vice-président de l'Assemblée nationale), Mounir Mahjoubi et Cédric Villani, soit trois anciens membres du gouvernement
- Aix-en-Provence : Anne-Laurence Petel
- Annecy : Frédéric Lardet
- Besançon : Eric Alauzet
- Grenoble : Emilie Chalas
- Le Mans : Pascale Fontenelle-Personne
- Lille : Valérie Petit
- Marseille : Saïd Ahamada
- Metz : Richard Lioget
- Nantes : Sophie Errante
- Narbonne : Alain Perea
- Saint-Herblain : Anne-France Brunet

Ceux qui n'ont pas encore dit non :
- Avignon : Jean-François Césarini

- Cherbourg : la franco-tunisienne Sonia Krimi est une élue dont la candidature dissidente dans l'ancienne circonscription du socialiste Bernard Cazeneuve a reçu le soutien de nombreux militants macroniens

- Dijon : Didier Martin, membre co-fondateur de l'Observatoire de la laïcité de Bourgogne Franche-Comté, est en délicatesse avec la justice depuis fin mai 2017, quand le Parquet de Dijon a ouvert une enquête préliminaire contre lui pour tentative d’escroquerie au jugement dans la procédure de licenciement d’une salariée, soupçonné d'avoir demandé à des employés de rédiger de faux témoignages pour faire licencier une salariée. Il nie en bloc et parle de "complot politique, organisé par [s]es adversaires". L'enquête note également "de nombreuses notes d’hôtels et de restaurants [qui] interrogent, réglées avec la carte bleue de l’Office du tourisme, donc de l’argent public". Néanmoins, le procureur de la République de Dijon, Eric Mathais (élu à l'unanimité président de la Conférence des procureurs de la République, en octobre dernier), considère les charges insuffisantes pour la poursuite de l'instruction de ce médecin réputé, membre de la majorité et classe la plainte sans suite

- Limoges : un ancien pilote de ligne, salarié de Jetfly, Jean-Baptiste Djebbari, à la place d'un socialiste

- Louviers : le vice-président du groupe LREM chargé des relations institutionnelles et avec les territoires, Bruno Questel, ancien membre du Parti radical de gauche et ex-adhérent du Parti socialiste (PS) en 2005

- Nice : Cédric Roussel

- Poitiers : ancien militant du Parti socialiste Sacha Houlié, 30 ans, co-fondateur en 2015 des 'Jeunes avec Macron' (pendant le quinquennat de Hollande), et délégué national d'En marche ! à son lancement en 2016, il a pourtant été vice-président de l'Assemblée nationale de juin à décembre 2017
- Villeurbanne : un entrepreneur de 60 ans (cofondateur de la société Infogrames), proche de Gérard Collomb, Bruno Bonnell avait été chargé de mission par Nicole Bricq, ministre du Commerce extérieur dans le gouvernement de Jean-Marc Ayrault, en 2012 et responsable d'un projet fumeux nommé "34 plans Nouvelle France industrielle", nom donné aux "plans de réindustrialisation de la France", mis en place successivement en septembre 2013 par le président François Hollande et Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, puis en mai 2015, pour la seconde phase du programme lancée par Emmanuel Macron, mais fait partie de ce qui tarde cruellement à produire ses premiers effet, après sept années 

Comment La République en marche compte-t-elle se régénérer à l'Assemblée 
On sait en effet par Le Parisien que les collabos Agir! de LREM reprochent à la majorité "une politique trop centralisatrice, pas assez favorable aux classes moyennes et un manque d’effort pour assainir les finances publiques"... Mais tout est toujours possible avec ces juppéistes (Frédéric Lefebvre, Fabienne Keller, Laure de La Raudière, Claude Malhuret), puisque Franck Riester a été récompensé du porte-feuille de la Culture et semble se trouver bien au gouvernement, sans qu'on sache ce que, pour lui, à ce ministère, signifie "agir"...

lundi 3 juin 2019

Nantes: quand l'électeur LREM vote pour la crème de la bêtise à l'Assemblée

Candidature à la mairie de Nantes, une élue LREM publie une photo de... Montpellier

"Beurrée comme un Petit Lu" nantais, l'expression se vérifie...

Et, en plus, elle légifère !
Sophie Errante, députée de la majorité présidentielle, a été élue pour sa compétence, nous affirmera le choeur des Neumann, Jeudy, Audrey Pulvar, Laurent Ruquier, Nathalie André. Pour preuve, cette entrepreneure emblématique de la "société civile" louée par Macron est membre du Bureau exécutif de La République en marche !... 

Au côté de Claire O'Petit qui fit polémique en novembre 2012 pour avoir avoué sur les ondes de RMC : "Très franchement, quand je vois un barbu en djellaba qui traverse au feu rouge, j’ai envie d’accélérer, je vous le dis!" 
Cette même collègue d'Errante dans le parti de Macron, une élue absentéiste, déclara aussi que "les socialistes sont des racistes primaires et ils se servent des arabes."

La dame de Nantes a fait savoir au monde entier sur son site web qu'elle est candidate à la mairie de Nantes, accompagnant son texte d'une photo de la place de la Comédie de ...Montpellier, à côté (à 850 kms près et 7 à 8 heures de route...).

Amélie de Montchalin n'a pas tenté de clamer la "bonne foi" de sa collègue et la candidature de la macronienne a néanmoins été totalement carbonisée par sa grosse bourde, dans la région de Nantes et bien au-delà, mercredi 29 mai.

Les internautes n'ont pas loupé la collègue régionale de François de Rugy. 






La députée du Vignoble Sophie Errante (LREM) se déclare candidate pour l’investiture à Nantes avec, sur son site, une photo de la place Graslin.... de Montpellier😅 https://www.sophieerrante.fr
Illustration.
"Je suis candidate à l'investiture de La République en marche pour l'élection municipale à Nantes en 2020", écrit l'élue marcheuse, juste en-dessous d'une image montrant la célèbre place montpelliéraine dotée de l'emblématique fontaine, mais qui n'est pas celle de la place Royale à Nantes, comme l'a remarqué Presse Océan

Si l'erreur, "commise en interne", selon Sophie Errante, a été corrigée depuis, elle a fait réagir plusieurs internautes qui ont ironisé en postant des clichés désopilants.



Il parait que @SophieErrante a changé sa photo de déclaration de candidature à la Mairie de . Exit la fontaine de la Place Royale. Elle préfère faire taire la polémique en montrant le vrai symbole de Nantes : le Château des Ducs de Bretagne ! 🤣🤣🤣🤣🤣🤣

Résultat de recherche d'images pour "gros plant pays nantais"
Et encore, les internautes auraient pu évoquer l'abus du Gros-Plant du Pays Nantais... Errante est présidente de la commission de surveillance de la Caisse des Dépôts (de vin ?) depuis février 2018.

Il se dit même à Paris que, dans sa lutte éclairée pour l'égalité entre les genres, Marlène Schiappa élirait  volontiers cette ex-socialiste "femme-députée de l'année"...