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mercredi 16 mai 2012

Ayrault, premier ministre attendu au tournant des promesses

Des promesses aux actes ?


VOIR et ENTENDRE une synthèse des dossiers dont le "peuple de gauche" attend la réalisation:




Sans compter la détresse humaine des salariés de Florange ou la souffrance des travailleurs d'Iveco. 


Le constructeur de camions de pompiers Camiva, filiale d'Iveco, a annoncé aujourd'hui la fermeture de son usine de Saint-Alban-en-Leysse (près de Chambéry, Savoie) à ses 171 salariés réunis mardi pour étudier un plan de reclassement, a indiqué la CGT. 

C'est Nono Montebourg qui devrait être l'interlocuteur du gouvernement

Comment les syndicats feront-ils pour supporter le gommeux en négociateur des destructions d'emplois ? 

IVECO se délocalise en Allemagne. 

Entartée et foudroyée, la "gauche molle" est-elle donc particulièrement bien placée pour faire plier Angela Merkel ?...

Iveco ferme son usine qui emploie 171 salariés en Savoie


Le gouvernement Ayrault va pouvoir démontrer son savoir-faire


Le constructeur de camions de pompiers CAMIVA, filiale d'IVECO, a annoncé la fermeture de son usine de Saint-Alban-en-Leysse (Savoie) à ses 171 salariés réunis mardi pour étudier un plan de reclassement, a indiqué la CGT. 

"C'est une véritable catastrophe industrielle pour l'agglomération de Chambéry", a dénoncé le délégué départemental CGT, Antoine Fatiga, qui estime à "600 à 800 le nombre total d'emplois détruits", en incluant les nombreux sous-traitants dans l'agglomération.

" Près deux millions d’euros de pertes en 2011 (une première en 25 ans), un CE réunit un lendemain d’élections et en plein pont du 8-Mai, ça ne sentait pas bon. On pensait à un plan de sauvegarde de l’emploi ou une restructuration, mais pas à la fermeture pure et simple de Camiva. C’est une décision brutale et cynique ", lâchent François Batiston et Jean Tardy, délégués syndicaux CGT de l’entreprise de camions de pompiers Iveco Magirus.






Manifestants d'Iveco Valladolid
( juillet 2011)



La direction conteste ces chiffres catastrophistes


"Trois entreprises locales, dont l'activité avec Camiva représente plus de 50% du chiffre d'affaires, sont concernées, soit une quinzaine de personnes", a déclaré de son côté une porte-parole de la direction.


"Des propositions de reclassement dans les autres entités du groupe vont être faites aux salariés afin d'éviter tout licenciement", a poursuivi l'entreprise qui justifie la fermeture par une volonté du groupe italien Iveco de "réorganiser" cette division. 
472 postes de reclassement vont être proposés, dont 161 dans la région Rhône-Alpes (110 à Annonay dans l'Ardèche (Irisbus) et 51 dans la région lyonnaise), 104 dans le reste de la France et 207 à l'étranger, a détaillé la même source.

CAMIVA, implanté en 1970 près de Chambéry et spécialisé dans la construction de véhicules de secours et de protection,  a compté jusqu’à 500 salariés.

L'entreprise, qui a été détenue par Renault, a été rachetée en 1997 par le groupe Iveco, filiale de l'italien Fiat Industrial, groupe issu de la scission de Fiat en 2011.
La production devrait être relocalisée en ... Allemagne où les syndicats pratiquent le dialogue social, à la différence de leurs homologues français.
Nos syndicats vont-ils se montrer plus accommodants avec un gouvernement de gauche ?




Un autre salarié de Valladolid
fait le show


Les délégués CGT se laissent le temps de mûrir leurs actions après ce fameux CE de mardi. " On ne veut pas partir bille en tête et faire n’importe quoi. Mais on se battra pour la sauvegarde des emplois et on médiatisera nos actions ", préviennent-ils.