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mercredi 13 octobre 2010

Grève des transports: Royal sort des rails

L'appel de Ségol'haine Royal aux lycéens fait bondir la droite

Non, Sa Cynique Majesté Royal n'appelle pas les jeunes à descendre dans la rue !

Pas plus que les autres socialistes...

VOIR et ENTENDRE pourtant la prétendante à la présidence lancer son appel aux jeunes "pacifiques" de "15 ans" à descendre dans la rue.
C'était le 15 octobre sur TF1:

Avec Manuel Valls qui s'inquiéta d'une telle incitation (lire PaSiDupes), des élus de la majorité se sont élevés mercredi contre l'appel déguisé, jugé "irresponsable", de l'hypocrite Désirdavenir Royal invitant les jeunes à manifester contre la réforme des retraites, mais dans le plus grand "pacifisme" ?

Ministres et responsables de l'UMP ont donc tout naturellement fustigé la présidente de la région Poitou-Charentes
Mardi soir au JT de 20h00 de TF1, elle a incité les jeunes à "continuer à descendre dans la rue, mais de façon très pacifique" pour défendre les retraites, en prétendant que leur mobilisation est spontanée. N'ont-ils pas le droit de défendre leur avenir, lance-t-elle.
Or, les mettre en présence de militants anarcho-révolutionnaires de la CNT ou des trotskistes de SUD n'est pas une petite responsabilité. C'est de l'inconscience !
Pour maintenir le niveau de mobilisation et compenser ainsi la défection de la CFTC et de l'Unsa transports qui désapprouvent la grève reconductible, l'UNEF et l'UNL se sont exécutés et ont sorti les jeunes des facs et des lycées et collèges. Comme annoncé par les media à la suite des syndicats, des lycéens et étudiants auraient pris l'initiative de s'associer au combat mené par les salariés contre la réforme des retraites lors des manifestations de la journée d'action de mardi. Parce qu'ils sont 'grands' et responsables. Certainement pas pour sécher les cours !

Appel irresponsable: jeunes livrés à eux-mêmes

Mme Royal ne pouvait ignorer, quand elle a lancé son appel, que des incidents en marge des défilés avaient eu lieu dans plusieurs villes. D'autres n'ont pas manqué de se produire à la suite de son passage remarqué à la télévision, mercredi matin dans des lycées.

La gauche jure ses grands dieux: les jeunes se sont invités.
Elle ne va toutefois pas jusqu'à affirmer qu'elle les a refoulés le 12 octobre et d'ailleurs elle les appelle même à s'intéresser à l'avenir des retraites à nouveau le 16, ce qu'ils n'avaient pas fait avant l'été. Les casseurs vont-ils encore donner une leçon de démocratie aux élus du peuple ?

La majorité dénonce le double langage du PS

L'hypocrisie socialiste n'est plus à démontrer
Et du secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, au Premier ministre François Fillon, en passant par le ministre du travail Eric Woerth et la ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie, les responsables de droite ont dénoncé l'appel de Ségolène Royal, considéré comme dangereux et irresponsable.

=> "Est-ce qu'elle se sent portée par les événements ou est-ce qu'elle a décidé de forcer le destin dans la compétition interne au PS ?", s'est demandé le ministre de l'Immigration, Eric Besson, sur Public Sénat.

=> "C'est vraiment pas bien", a dit Eric Woerth sur RTL.

=> Sur LCI, la ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse a jugé "extrêmement choquant qu'une personnalité politique comme Madame Royal appelle (...) les lycéens à sécher les cours".

=> La garde des Sceaux a trouvé cela "profondément irresponsable". "Des manifestations dans la rue, cela présente toujours un certain risque", a dit Michèle Alliot-Marie sur RMC.

=> Lors des questions d'actualité à l'Assemblée nationale, Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, a demandé à son homologue socialiste, Jean-Marc Ayrault, de désavouer Ségol'haine Royal et de la remettre sur les rails.

Croix de bois, croix de fer, "le Parti socialiste n'instrumentalise personne, il respecte les organisations syndicales qui décident des manifestations", a répondu Jean-Marc Ayrault, invitant le gouvernement à répondre aux questions des jeunes sur "l'échec scolaire, l'échec universitaire, le chômage et la précarité".

François Fillon a noté pour sa part que la question d'inciter les jeunes à manifester "faisait débat dans (les) rangs" du Parti socialiste.
"C'est votre responsabilité, vous êtes face à l'Histoire et vous verrez que les Français feront le moment venu le jugement entre ceux qui ont assumé leurs responsabilités et ceux qui les ont fui en faisant preuve de démagogie", a dit le chef du gouvernement devant les députés.

=> Le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, en a appelé à la responsabilité des leaders d'opinion.
"A la réponse de la police et de la justice doit s'ajouter la responsabilité politique et j'invite chacun des responsables publics à ne pas mélanger les genres", a-t-il dit. "Nous ne tolérerons aucune violence, aucune agression et nous ne tolérerons aucune manipulation."

mercredi 10 juin 2009

Le gouvernement ne se privera pas de Brice Hortefeux

Européennes : les ministres élus comme prévu quittent le gouvernement


Ni l'un ni l'autre n'ira à Strasbourg:
Hortefeux parce qu'il a gagné;
Hamon parce qu'il a perdu


"On a besoin de Brice Hortefeux au gouvernement" , le secrétaire général de l'UMP, a confirmé lundi 8 juin Xavier Bertrand.

Avatar des sondage, la victoire de la majorité présidentielle était annoncée par seulement 4,5 points d’écart
. Or, la liste de la majorité présidentielle a fait mieux que prévu, malgré la crise et les sondages, et le ministre du Travail a été élu dimanche, l'UMP (28,56%) devançant largement le PS (18,10%) et les Verts arrivant en troisième position avec 13,33% des voix.

Hortefeux, dissocié de Barnier et Dati

L’élection du ministre du Travail aux élections Européennes est donc une heureuse surprise. "Nous savions que Rachida Dati (Justice) et Michel Barnier (Agriculture) s'apprêtaient à aller siéger parce que nous les avions placés en tête [en première et deuxième places en Ile-de-France]. Pour Brice Hortefeux [3e sur la liste UMP de la circonscription Massif-central Centre], il s'est engagé dans cette campagne de manière tout à fait désintéressée" pour "apporter son poids politique", a souligné X. Bertrand sur RTL.

"Aujourd'hui on a besoin de Brice Hortefeux au gouvernement
", a ajouté le secrétaire général de l'UMP, précisant toutefois que "c'était à lui d'en parler au président de la République".
"S'il avait été pour siéger. Il aurait été tête de liste
", a souligné M. Bertrand.

Bertrand fustige Zizou Bayrou

Interrogé sur l'échec du président du MoDem, M. Bertrand a critiqué "certains comme François Bayrou qui peuvent tout se permettre pour gagner une élection. La politique de cette façon-là est quelque chose qui m'écoeure", a-t-il avoué.
De plus
"on doit toujours respecter l'enjeu des élections et respecter ses adversaires politiques". Et "M. Bayrou a voulu mettre l'Europe au service de ses ambitions", a-t-il
observé.

dimanche 27 avril 2008

Communauté urbaine de Marseille : le cadeau empoisonné

Le président PS réduit à négocier avec la majorité de droite
La communauté urbaine de Marseille a vécu un marché de
dupes la semaine dernière.
Malgré une majorité de droite, elle s’est donnée un président socialiste. Le dindon socialiste de la farce marseillaise était pieds et mains liées à son fauteuil ! La droite est quant à elle encombrée d’un président-pantin dont les ficelles sont tirées par le président socialiste du Conseil Général, le candidat battu, Jean-Noël Guérini, qui depuis des années ne sait guère qu’asphyxier la Ville de Marseille. Cette situation est tellement malsaine que les adversaires se sont résolus à un accord de gestion gauche-droite, à l'image de ce qui s'est passé à Bordeaux.
Vendredi, les élus de droite - les députés UMP de Marseille Renaud Muselier et Guy Teissier en tête - se sont prononcés pour un "contrat de gouvernance partagée" ou - selon les termes - "contrat communautaire de mandature" avec le PS Eugène Caselli, élu président de Marseille Provence Méditerranée (MPM) le 17 avril.
"Mon élection n'est plus contestée, c'est une nouveauté. Le blocage n'est plus d'actualité. Ce sont des points positifs", a soupiré l’Eugène ravi mais impuissant, élu avec deux voix d'avance alors que la droite est majoritaire, mais divisée. Trois élus ont voulu manifester leur puissance, dont le maire de Plan-de-Cuques, Jean-Pierre Bertrand, qui aurait mérité le pied où vous pensez justement.
Eric Le Dissès (DVD) et Jean-Pierre Bertrand (ex-UMP devenu SE), respectivement maires de Marignane et de Plan-de-Cuques, deux des dix-huit communes qui composent Marseille Provence Métropole (MPM), ont annoncé qu'ils entendaient créer un groupe indépendant au sein de l'assemblée communautaire. Ce groupe, baptisé « Ensemble pour l'avenir », qui rassemblerait 14 conseillers sur 157, pourrait jouer les arbitres entre la gauche et la droite, pour défendre l'intérêt de leurs communes. "Ca me paraît suffisant pour engager des discussions", a-t-il déclaré, ajoutant qu'elles démarreraient "dans les jours qui viennent".
Les deux maires de droite -dont les deux voix donnent l'avantage à la gauche- comptent donc faire part de leur volonté de créer un groupe à Eugène Caselli, le nouveau président socialiste de MPM, qui doit rencontrer prochainement l'ensemble des dix-huit maires.
Le rival d’ Eugène Caselli à la tête de MPM, Renaud Muselier, a souhaité que MPM s'inspire de Bordeaux. Il a été désigné vendredi président d'un groupe composé de 78 conseillers communautaires sur un total de 157. Ce groupe UMP est le plus important en nombre de l'assemblée de MPM, sans avoir la majorité absolue.
Caselli se satisfait que la communauté urbaine de Marseille se retrouve aujourd'hui dans la même
situation que celle de Bordeaux "où le maire de la ville-centre, Alain Juppé, n'est pas majoritaire. Ils (droite et gauche bordelaises) viennent de signer un contrat pour développer ensemble la communauté urbaine, ça me paraît une démarche tout-à-fait positive", a-t-il admis. Nécessaire à tous, et qui libère un tant soit peu le socialiste.
A Bordeaux, à la suite d'un accord de coopération, un socialiste a été réélu président de la communauté urbaine de Bordeaux, tandis qu'Alain Juppé (UMP) en était élu premier vice-président.
Caselli revendique pour sa part le soutien incertain de 80 élus très disparates, dont 65 seulement du PS et du PCF. Mais, ajoute-t-il, "je ne raisonne pas comme ça. Une communauté urbaine se gère dans le consensus, je suis partisan d'une gestion partagée". Bien obligé !
" Il y a chez nous une déception très grande, un sentiment d'usurpation", a de son côté déclaré devant la presse M. Teissier, maire UMP d’arrondissement de Marseille. Ils ont négocié un "contrat de gouvernance partagée et un contrat de projets communautaires", faute desquels, a-t-il dit, "nous n'aurions qu'à nous opposer de manière systématique".
Il a admis que les voix ayant manqué à M. Muselier relevaient d'une "jacquerie par rapport aux attentes des maires". Aussi a-t-il proposé que 25% (contre 12% lors de la précédente mandature) des investissements de MPM soient réservés aux collectivités hors Marseille.
La droite entend aussi que "soit respecté le choix des urnes" et demande à avoir la majorité des postes au sein du bureau et une répartition égalitaire des présidences de commission.

S'agissant de Marseille, Guy Tessier a jugé "impérieux de poursuivre la politique engagée". Pressenti pour présider l'opération de rénovation urbaine Euroméditerranée, il a relevé que le gros point de discorde" avec les socialistes porterait sur la question de l'incinérateur en construction actuellement à Fos-sur-mer et que les socialistes souhaitent abandonner. La décharge publique et à ciel ouvert de Marseille, la plus grande d’Europe, située à Entressen à quelque cent kilomètres au nord de la capitale régionale, risque donc de continuer encore longtemps à polluer la région malgré les pressions de l’Union Européenne
Le candidat PS battu à la mairie de Marseille, Jean-Noël Guérini, président du Conseil général, en campagne proposait un moratoire sur l'incinérateur de Fos-sur-Mer. Malgré une astreinte de 10.000 euros par jour.