Longtemps flottant, le Parquet de Paris fait du zèle pour la galerie : rien de mieux à faire ?
Le représentant du gouvernement s'est auto-saisi dans le cadre d'une "enquête d'initiative"

Vendredi 3 janvier, le Parquet de Paris, dépendant de la ministre Belloubet, a ouvert une enquête contre l'écrivain Gabriel Matzneff, mis en cause pour ses relations avec des partenaires mineurs, garçonnets et fillettes. Cette procédure judiciaire fait suite à la parution du livre Vanessa Springora intitulé "Le consentement".
Cette procédure est lancée 24 heures après la sortie d'un livre accusateur de Vanessa Springora, nommée récemment directrice des Editions Julliard. Dans ce roman autobiographique intitulé "Le consentement", l'éditrice de 47 ans raconte comment elle a été séduite par Gabriel Matzneff alors qu'elle n'avait même pas 14 ans et le poids de cette histoire sur sa vie, ponctuée de dépressions, sans entraver clairement pour autant sa progression de carrière dans l'édition jusqu'à devenir directrice de collection chez Julliard.
Vanessa Springora a indiqué dans un entretien avec Le Parisien qu'elle n'envisageait pas de porter plainte. Mais le Parquet de Paris a décidé de s'auto-saisir de l'affaire dans le cadre d'une "enquête d'initiative".
La Justice se fait une gâterie

"Au-delà des faits décrits par Vanessa Springora", les investigations "s'attacheront à identifier toutes autres victimes éventuelles ayant pu subir des infractions de même nature sur le territoire national ou à l'étranger", a précisé le procureur de la République au nom de la ministre de la Justice.
Mais les faits sont prescrits et le gouvernement se donne bonne conscience.
Si les relations sexuelles entre un majeur et une personne de moins de 15 ans restent en toutes circonstances condamnées par le code pénal, il existe différents cas de figure, comme il existe différents niveaux de lecture de la loi.
Elle avait alors 14 ans, lui presque 50; elle en a 48 et lui, 83...
Le monde intello-bobo a toujours su.
Mieux, la gauche se flattait de sa "libération sexuelle", fût-elle au détriment des plus faibles. Elle étalait ses turpitudes à la télévision de service public, se présentant en exemple pour les masses: "Pourquoi n’a-t-on rien fait pendant toutes ces années ?", s'interrogeait jeudi Vanessa Springora, pleine de candeur, dans un entretien au quotidien Le Parisien, alors qu'elle gravite dans ce milieu, comme Adèle Haenel qui a passé sa vie dans le milieu du cinéma après avoir souffert les tourments que lui imposait, dit-elle, un réalisateur.
Pendant plus de 20 ans, Gabriel Matzneff a raconté, sur de nombreux plateaux télé, ses relations sexuelles avec de très jeunes adolescents.— Ina.fr (@Inafr_officiel) January 4, 2020
Dans "Le consentement", Vanessa Springora relate l'emprise exercée par l'écrivain : c'est la première fois qu'une victime sort du silence. pic.twitter.com/zHERsuaUJM
Depuis que les pratiques de Gabriel Matzneff - défendues par ses semblables, depuis Aragon jusqu'à Philippe Sollers, en passant par Simone de Beauvoir - ont resurgi dans la presse à l’occasion de la sortie de ce livre témoignage opportuniste - dans le sillage de l'affaire Weinstein ou #MeToo (et #NousToutes, pendant qu'on y est !) et depuis que chacun se refait donc une virginité - , plusieurs voix nobles ont expliqué la complaisance dont a longtemps bénéficié l’écrivain - mais aussi Daniel Cohn-Bendit qui se faisait tripoter par les enfants d'une crèche allemande, tous demandeurs, assure-t-il - par la tolérance d’une époque où les mœurs étaient différentes. Vide de sens, l'adjectif est pratique... Les faits tombaient pourtant, déjà, sous le coup de la loi.
Quand les faits tombaient sous le coup de la loi,
ils n'étaient pas poursuivis.
Ils sont aujourd'hui condamnés, alors qu'ils sont prescrits.
Or, c'est maintenant que s'indignent Belloubet, l'Edouard et le Manu qui, mineur de quinze ans, fréquentait son professeur et tombait sous le coup de la loi sur le détournement de mineur, avant de l'épouser : à 66 ans, Brigitte, de plus de 24 ans son aînée, est toujours sa femme.
Le comble serait que Macron tentât ainsi de se refaire la cerise...
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