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LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

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lundi 26 août 2019

Les bateaux de passeurs alimentent les campements de migrants à Paris

Ni Proactiva Open Arms, ni SOS Mediterranée n'assure le suivi : un nouveau campement de clandestins à Paris a surgi... 

La presse assure que la France "ouvre ses bras aux migrants sauvés par  l'Ocean Viking"
(Républicain Lorrain)...  


A Paris, des associations et collectifs ont distribué des tentes à une centaine de migrants illégaux installés dans le Parc de la Villette. 
Les migrants ainsi pris en mains entendent donc recommencer un cycle de pressions pour devenir visibles et obtenir des solutions d'hébergement décentes, comme ils l'ont fait en mer à bord des navires de pseudo-ONG qui prétendent assurer leur sauvetage mais les livrent en fait aux organisations altermondialistes qui les instrumentalisent à des fins politiques.

Chaque tente Husky - marque tchèque - 3-4 personnes vaut 339 euros

120 sans-papiers, dont une cinquantaine d'enfants, un ratio surprenant qui confirme qu'ils sont un moyen indécent de pression, ont imposé leur présence dans le XIXe arrondissement de Paris, géré par un maire PS depuis 1995 et avec sa mosquée et ses cinq salles de prière
20 enfants ont moins de trois ans : combien d'entre eux sont nés pendant l'acheminement à travers la Libye et dans les conditions dites "effroyables" d'attente à bord des bateaux d'associations? Combien n'ont pas de père. 


Ces illégaux protégés par des associations subventionnées campent sur un  trottoir du parc de la Villette, avec l'espoir d'être pris en charge. "Si on trouve un toit, on peut se débrouiller pour travailler, on peut nourrir nos enfants", explique un clandestin... Le travail au noir pourvoira à tout , ce qui n'empêchera pas Bercy de clamer que la courbe du chômage n'a jamais été aussi positive...

La mairie socialiste de Paris a ouvert un gymnase dans le Xe arrondissement

Venus de plusieurs continents, ils écrivent un français parfait...
Originaires d'Afrique, d'Afghanistan et d'Europe de l'Est, réfugiés, demandeurs d'asile ou déboutés vivent pour certains depuis des années sur le territoire français, mais près de 200 nouveaux venus arrivent. Or, depuis la fin de la trêve hivernale, tous les anciens peinent à trouver un abri. 
Face à cette situation, et à une semaine de la rentrée scolaire, la mairie de Paris a ouvert un gymnase dans le Xe arrondissement - également socialiste depuis 1995 - mais avec 37 places seulement. 

Entre temps, une quarantaine de clandestins est  venue grossir le campement : c'est le nombre accepté par Macron pour décharger l'Open Arms...  
Une réunion est prévue lundi 26 août entre la mairie et la préfecture. Les riverains ne sont pas conviés.

samedi 24 août 2019

Acte 41 des Gilets jaunes : ils manifestent sans éclats; la presse les ignore...

Des centaines de Gilets Jaunes ont encore manifesté dans le calme à travers la France, dont Paris

Les "réfractaires" à la politique de Macron sont raisonnables...

Il y a eu un 
acte 40 le samedi 17 août et un acte 41, le 24 : le saviez-vous ?...
ImageBien que les policiers soient réquisitionnés par le G7 de Biarritz et que des matches de foot soient reportés, faute d'effectifs policiers disponibles, les défilés d'opposants à la politique qui les opprime se sont déroulés sans affrontements: les forces de polices de Castaner étaient ailleurs...
Plusieurs centaines de Gilets Jaunes ont défilé dans le calme aujourd'hui à Paris et dans d'autres villes en France, comme Toulouse ou Bourg-en-Bresse, pour la défense de leurs revendications restées inchangées et contre le sommet du G7 qui s'est ouvert à Biarritz.

Macron a fait l'agneau

Le président a changé de ton, alors que perdure le mouvement des Gilets Jaunes. 
Résultat de recherche d'images pour "montrer patte blanche"
Avec eux, une partie de la classe politique et une majorité de Français reprochent à Macron son "arrogance" et ses provocations verbales humiliantes à l'encontre de tous ceux qui lui résistent. Avec son habileté politique habituelle, le loup n'a pas hésité à se faire passer pour un agneau, appelant en juillet à "l’humilité" ! Après son retour de Tunisie et alors que la France avait connu dans la journée l’acte XXXVII des Gilets Jaunes, il était tout miel à Bormes-les-Mimosas, à son arrivée au Fort de Brégançon où il passe ses vacances, avec les trois enfants de la reine, leurs conjoints et leurs sept petits princes. "Je pense que ces six derniers mois, il y a plein de choses que je n’ai pas bien faites. Parfois il faut prendre le temps et avoir ces débats", a-t-il raconté, montrant patte blanche à l'entrée des vacances - "discrètes" et "studieuses", selon la com' élyséenne chantée en choeur par les media couchés - devant les journalistes et les militants déguisés en vacanciers : tous filtrés et "bagués" en bracelets bleus ou verts.

Résultat de recherche d'images pour "le loup et l'agneau"Alors que la journée avait été marquée par le visite par des inconnus de la permanence du député LREM, Romain Grau (un girouette à tous vents - membre, ou proche, tour à tour de partis politiques tels que le Parti socialiste, l'Union des démocrates et indépendants, Les Républicains et La République en marche - dans le Pyrénées-Orientales), Macron, qui a préféré ne pas mentionner cette manifestation d'hostilité, a laissé paraître sa crainte des mécontents et les a caressé dans le sens du poil. "Je ne crois pas du tout que ce qui, à un moment, a créé la colère sincère d’une partie de la population soit derrière nous», a-t-il concédé. "Je pense qu’il y a une partie à laquelle nous avons su répondre; il y a une partie à laquelle nous n’avons pas encore répondu, parce que ça prend du temps," a estimé le "maître des horloges". Et il y a aussi une colère à laquelle il n’y a pas forcément de réponses immédiates", a-t-il ajouté douchant les espoirs des plus modérés, indiquant lors de la première de ses nombreuses sorties du fort, qu’il continue d’être "vigilant" et "à la tâche". Et bien bronzé. 

Macron met notamment en cause des "difficultés économiques qu’on connaît depuis très longtemps,"
à partir de quoi il se décrédibilise puisqu'il est au pouvoir depuis sept ans - comme conseiller de Hollande, puis comme ministre à Bercy, enfin comme président - et que la population attend d'un homme d'Etat qu'il réponde aux "défis qu’on a devant nous, liés au vieillissement, au numérique, à l’écologie". Sinon il faut passer la main, plutôt que de se livrer à des commentaires oiseux : "Je pense que ceci crée des peurs, parfois ces peurs sont exploitées et donc notre défi est d’y répondre", a-t-il reconnu. Ce qu'il ne fait pas.

Le locataire de l'Elysée a-t-il donc appris de ses échecs, en toute humilité ?...
Image associée
Les Français ont fait le tour
des élus de la majorité...
"Il faut continuer à agir concrètement pour nos concitoyens à la rentrée", a-t-il encore glosé. Mais, en matière d'humilité, il délègue... "C’est ce que j’ai demandé au gouvernement et à redonner du sens à l’action, parce qu’il faut, non pas chercher à éteindre les peurs mais à redonner une perspective", a-t-il souligné, et "avec beaucoup de détermination et d’humilité". 
Toujours des mots et du flou : comment compte-t-il s'y prendre, ou plutôt son gouvernement, tandis qu'Edouard Philippe a disparu des radars, éclipsé par son patron, quant à lui au four et au moulin de la communication, totalement dédié non pas à ses chers concitoyens mais à la diplomatie et la planète qu'il veut sauver à Biarritz, au détriment des inégalités, dont celles qui mobilisent les féministes - aujourd'hui laissées pour compte après des semaines d'égards hypocrites -  objet initial de ce sommet des sept puissances les plus riches au monde, auxquelles le petit coq (désormais humble)  a fixé un nouvel ordre du jour principal : l'écologie et la désignation de Jaïr Bolsonaro, nouvelle tête de turc internationale depuis les incendies en Amazonie, bien qu'on ignore encore qui a déclenché le feu qui ravage le "poumon de la planète" et alors que la sécheresse est une hypothèse vraisemblable... 

Les godillots de la majorité présidentielle doivent apprendre l'humilité. 
Image associée
Sans attendre, les députés relaient pesamment la parole jupitérienne, ce qui explique que des permanences soient taggées et "saccagées", comme dit la presse institutionnelle et subventionnée. Depuis que la consigne est à une volonté nouvelle d’écoute et de dialogue, il n'est plus question que de participation de la "société civile" au pouvoir, entendre les associations macron-friendly, les collectivités territoriales bien-pensantes (jusqu'en mars, tant que les municipales ne sont pas passées !) et, dans une moindre mesure, les représentants des salariés (mais, avant les vacances, la CFDT a manifesté des états d'âme) : "il s’est engagé dans une meilleure prise en compte des réalités locales", estime le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, dans un entretien au JDD. On voit bien que "c’est cela une pratique plus humaine et plus proche", a commenté ce célèbre humaniste, mais pratiquant de la terreur au perchoir de l'Assemblée.

Les Gilets Jaunes ne semblent pas prêts à se laisser rouler dans la farine.

G7: des milliers d'anticapitalistes manifestent à Hendaye et Bayonne

Opposés au G7, des milliers de manifestants ont marché à Hendaye et Bayonne

L'idée de Macron de réunir les chefs d'Etat des principales puissances mondiales au pays basque est étrange

Résultat de recherche d'images pour "marche des portraits"


Les nationalistes basques militent en effet pour la réunion du Pays basque français et du Pays basque espagnol dans une même nation, en obtenant l'indépendance et une rupture tiers-mondiste avec le modèle capitaliste. Pas étonnant que les altermondialistes y expriment avec force leur esprit d'indépendance et leur idéologie anti-capitaliste, partout comme chez eux dans les alentours de Biarritz, ville morte bunkerisée par d'énormes effectifs de police et de militaires convoqués pour garantir la sécurité des participants à l'entre-soi de leurs rencontres bilatérales. 
Les anti-G7 ont annulé leurs actions et invoquent le dispositif policier "surdimensionné" qui les écarte du sommet.

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Bayonne, ville bouclée
Aux sept chefs d'Etat des pays les plus puissants du monde  - le premier ministre japonais Shinzo Abe est d'abord arrivé vers 11h30, suivi de Donald Trump (Etats-Unis) vers 13h, Boris Johnson (Royaume-Uni) et Angela Merkel (Allemagne) peu après 15h et Giuseppe Conte (Italie) à 16h45. Justin Trudeau (Canada) était arrivé vendredi - ont été associés une vingtaine d'autres.

Téhéran a en outre provoqué un coup de théâtre avec l'annonce de la présence à Biarritz du ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif. Il est "arrivé à Biarritz, où se déroule le G7, pour continuer les discussions à propos des récentes mesures entre les présidents de l'Iran et de la France", a indiqué sur Twitter le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères : ça tombe bien, puisque Macron clame sa volonté d'ouverture... Le site FlightRadar24.com, qui a signalé l'atterrissage inattendu d'un avion officiel iranien vers 14h à l'aéroport de Biarritz, précisait que le même avion, un Airbus 1321, était passé ces derniers jours par plusieurs capitales européennes, notamment Oslo, Helsinki, Stockholm, mais aussi Paris.

A Bayonne, la police a brièvement utilisé des canons à eau et procédé à quelques tirs de gaz lacrymogène. Soixante-huit manifestants ont été interpellés, dont trente-huit placés en garde à vue.
De "bons" motifs pour garder son calme...
Des manifestants marchent en direction de Bayonne pour témoigner 
leur opposition au G7le 24 août. Emilio Morenatti / AP
"On ne va pas casser ici, c’est un quartier populaire", affirme à sa copine un jeune vêtu d’un sweat-shirt noir, capuche rabattue sur les yeux, fuyant, dans une rue du Petit Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), le nuage de gaz lacrymogènes qui envahit le quartier. Samedi 24 août, au premier jour du sommet du G7 qui se tient à quelques kilomètres de là, à Biarritz, rendez-vous avait été donné par la frange la plus radicale des Gilets Jaunes et des militants altermondialistes anti-G7 pour se retrouver dans cette ville qui, avec Biarritz et Anglet, fait partie du périmètre interdit aux manifestations.
Un cortège de quelques centaines de personnes a donc arpenté en fin de journée les rues de ce quartier situé entre les rives de l’Adour et de la Nivelle. Tous les ponts étant fermés par les nombreuses forces de la gendarmerie mobile et de la police, les manifestants pacifistes n’avaient d’autres choix que de déambuler, criant "Tout le monde déteste la police" ou "Siamo tutti antifascisti", et s’agglutinant devant les barrières dressées sur les différents ponts.
Plusieurs milliers d'activistes circulent entre Hendaye et Irun, à la frontière espagnole, contre le G7 qui se déroule à Biarritz, le 24 août. Stephane Mahe / Reuters

Etat de siège : une ville quasi morte

Un manifestant est immobilisé par les forces de l’ordre, 
lors d’une marche contre le G7, à Hendaye, le 24 août. SP / Reuters
ImageLà, canons à eau et tirs de grenades lacrymogènes ont repoussé les manifestants, sans que ceux-ci n’aient beaucoup d’issues pour quitter les lieux. Une vingtaine de motos des voltigeursdes équipages de deux avec le pilote et un passager armé notamment d’un bouclier et destiné à faire des interpellations – a fait quelques incursions dans les rues étroites de ce quartier. Les quelques derniers cafés fermaient alors, transformant le Petit Bayonne en quartier quasi mort. Sans attendre ces incidents, en effet, la plupart des commerçants et restaurateurs avaient fermé dès vendredi soir, certains barricadant leur échoppe par de robustes plaques de contreplaqué.


Selon le bilan de la préfecture des Pyrénées-Atlantiques, les forces de l’ordre ont procédé à 68 interpellations, dont 38 ont abouti en placements en garde à vue, notamment pour "participation à un groupement en vue de commettre des violences, des dégradations, possessions d’objets susceptibles d’être utilisées comme armes par destination, dissimulation de visage et jets de projectiles."

Cette fin de journée tendue rompait avec la matinée durant laquelle, du port d’Hendaye à Irun, ville frontalière du Pays basque espagnol, quelque 15.000 manifestants ont marché (9.000 selon la police), clôturant les travaux du sommet du contre-G7 qui s’est tenu du 21 au 23 août, dans ces deux villes.

Longeant les eaux de la Bidassoa, rivière frontière, sous un soleil de plomb, les marcheurs – anticapitalistes, écologistes, féministes, altermondialistes, abertzale, Gilets Jaunes ou révolutionnaires et anarcho-syndicalistes et tout à la fois… – dont une grande partie venait du Pays basque Sud, ont crié durant deux heures leur opposition au sommet du G7, dénonçant les renoncements des pays les plus puissants de la planète à lutter contre le dérèglement climatique et l’injustice sociale.

Appel du contre-sommet alternatif au G7

Dans une ambiance pourtant qualifiée de "bon enfant et familiale" (c'est l'élément de langage officiel pendant toute la durée du sommet) quelques affrontements avec la police, vendredi soir devant le campement militant du contre-G7, avaient fait redouter des tensions lors de cette manifestation –, sous les drapeaux rouges, verts et blancs du Pays basque, se succédaient les syndicats basques (ELA, LAB…) et "français" (Solidaires, CGT, CNT…), les associations altermondialistes (en lutte contre les injustices sociales et climatiques (Bizi, Oxfam, Alternatiba, Les Amis de la Terre,…), etc.
Bizi est un mouvement altermondialiste dont les objectifs sont la promotion de la justice environnementale et de la justice sociale au niveau mondial comme au niveau local et cette association indépendante et a-partisane [sic, comme on voit !] qui fait sienne l'"urgence climatique" (comme tout le monde depuis quelques semaines)  rejette toute stratégie clandestine ou action violente.



Bixente, 52 ans, militant syndicat basque, est venu dénoncer "l’hypocrisie des chefs d’Etat qui envoient des messages attristés quand la forêt amazonienne brûle". La jeune Elaïa, lycéenne à Bilbao, exigeait elle aussi une action "urgente" et non des discours. José défilait, brandissant un drapeau du FSLN (le Front sandiniste de libération nationale est un parti politique nicaraguayen fondé en 1961 doté d'une organisation politico-militaire socialiste inspirée par la lutte du général Augusto Sandino : ce sommet alternatif se veut néanmoins apolitique et a-partisan...) devant des militants appelant à la solidarité avec les enfants de Palestine, ou encore un cortège portant des canots pneumatiques, vêtu de couvertures de survie, pour rappeler le drame des migrants qui traversent la Méditerranée illégalement.

Une déclaration finale, adoptée par les deux coordinations organisatrices du contre-sommet (basque G7 EZ [non au G7] et française, Alternatives G7), regroupant une centaine d’organisations, était lue, en fin de manifestation, reprenant la tonalité anticapitaliste qui a marqué trois jours de débats sans nuances et entendus. Ce G7 porte, selon ces organisations, "des politiques qui ont creusé les inégalités sociales, renforcé les divisions et les dominations dues au racisme et au patriarcat, organisé l’industrialisation de l’agriculture, nourri l’industrie de l’armement, accéléré les crises environnementales, les dérèglements climatiques et la chute de la biodiversité".

De nombreuses interventions ont demandé que le texte soit musclé sur les questions sociales, climatiques et féministes notamment. Cet appel du contre-G7 lors de l’assemblée citoyenne promeut aussi des alternatives qui " construisent des territoires plus solidaires, plus résilients face aux crises majeures et à l’effondrement à venir et mieux armés contre la marchandisation de nos sociétés et de nos vies, la délocalisation et la mise en compétition des peuples et des individus, la destruction de la nature et des cultures populaires".

"Marche des portraits"
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Se félicitant du succès de ce contre-sommet, qui a attiré quelque 5.000 participants malgré le climat oppressant généré par la présence de plus de 13. 000 membres des forces de l’ordre dans la région, les organisateurs ont aussi fixé un calendrier fourni de mobilisations pour les mois à venir. Dont les premiers rendez-vous, début septembre, concernent les procès des décrocheurs du portrait officiel du président Macron dans les mairies à Lyon, Paris et Orléans, puis les grèves internationales sur le climat, prévues du 20 au 27 septembre, la journée internationale du droit à l’avortement (28 septembre), ou encore la semaine internationale de la rébellion (début octobre).
Dimanche matin, le Petit Bayonne devrait être encore animé par la "Marche des portraits". 128 photos officielles du président de la République ont été décrochées dans des mairies de la France entière, ces derniers mois – la dernière action s’étant déroulée vendredi dans la mairie d’Irissary, au Pays basque intérieur. Les organisateurs de cette marche, ANV-COP21 (Action non violente-COP21), Alternatiba et Bizi, espéraient juste, samedi soir, que la soirée agitée dans le quartier ne compromette pas leur initiative.

Au contre-sommet du G7, deux manifestations, mais deux ambiances

Des militants d’ANV-COP21, vendredi 23 août à Biarritz.
D'après la préfecture des Pyrénées-Atlantiques, deux manifestations anti-G7  ont eu lieu à Hendaye, dans la matinée, et à Bayonne, en milieu d'après-midi. Si la première s'est déroulée dans le calme, la seconde a dégénéré (jets de projectiles, gaz lacrymogènes, grenade, canon à eau) et se sont au total 68 interpellations et 38 gardes à vue qui ont été comptabilisées, notamment pour "possession d'arme par destination", mais aucun blessé n'est à déplorer, hormis 4 policiers, vendredi soir à Urrugne (Pyrénées-Atlantiques) lors d'affrontements qualifiés de "frictions" par la presse couchée entre des manifestants et les forces de l'ordre, pour dix-sept personnes interpellées et placées en garde à vue. La manifestation a pris fin vers 20h30, avec pour mot d'ordre, minimisation et banalisation.

vendredi 23 août 2019

Santé : avec les migrants, l'hôpital de Nice redécouvre le scorbut

Le berger altermondialiste de la vallée de la Roya compte-t-il régler la facture à la Sécu ? 

Quatre cas de scorbut ont été décelés dans la vallée de la désobéissance

Résultat de recherche d'images pour "migrant berger de la vallée de la Roya"Le "berger" activiste Cédric Herrou y accueille des migrants passés clandestinement par l'Italie et la maire de Breil (une employée de 51 ans, 270 habitants en 2014) veut payer des billets de trains aux illégaux (photo ci-dessous)

Résultat de recherche d'images pour "migrant berger de la vallée de la Roya"Le scorbut est une maladie provoquée par une carence en vitamine C. 
La maladie, disparue il y a deux siècles, est de nouveau signalée dans des pays développés comme la France, les Etats-Unis, pays d'immigration. Dans le passé, elle ne frappait guère que les marins au cours d'une longue campagne en mer, si bien qu'on l'appelait "peste des mers", sans rapport avec la "peste brune" évoquée en novembre dernier par Gérald Darmanin, ministre de Macron. 
Résultat de recherche d'images pour "migrant berger de la vallée de la Roya"Aujourd'hui, elle ne touche plus que les personnes fragiles. Elle s'ajoute aux maladies jusqu'à ces dernières années oubliées en Europe, telles  la gale, la rougeole ou la tuberculose, les trois étant contagieuses. Le vaccin BCG contre la tuberculose n'est même plus obligatoire depuis 2006.

Quant à la gale, une maladie contagieuse sans réelle gravité qu'on a crue éradiquée, elle est causée par un parasite qui se développe en milieu malpropre. Cette maladie de la peau souffre donc d'une mauvaise image. Maladie stigmatisante depuis toujours, elle est spécifique à l’homme. La femelle de ce parasite microscopique creuse des galeries dans l’épiderme où elle dépose ses œufs. La gale provoque des démangeaisons constantes, causées par la réaction allergique de l’organisme aux excréments des acariens. C’est le soir au coucher, ou après un bain chaud, qu’elles sont les plus fortes. L’étape suivante de la maladie est l’apparition d’éruptions qui prédominent entre les doigts et sur les poignets. "Chez les enfants, la gale est plus atypique; elle peut ressembler à de l’eczéma et être présente sur le visage", souligne le Dr Arezki Izri, parasitologue à l’hôpital Avicenne de Bobigny (Seine-Saint-Denis). 
La gale nécessite cependant des contacts très rapprochés, intimes, de peau à peau. Elle fait d’ailleurs partie des maladies sexuellement transmissibles. "C’est pourquoi la contamination est principalement intra-familiale. Les épidémies dans les écoles sont plus rares", rassure le Pr Olivier Chosidow, dermatologue à l’hôpital Henri Mondor, à Créteil (Val-de-Marne ).

La rougeole n’appartient plus non plus au passé. 
Au contraire. Plusieurs foyers épidémiques sont régulièrement signalés en France, et des décès sont à déplorer. La vaccination, devenue obligatoire pour les nouveau-nés, reste le seul moyen de se prémunir contre cette maladie virale très contagieuse, potentiellement grave.
Or, la rougeole est bien en recrudescence en France. Plusieurs flambées épidémique touchent régulièrement l'Hexagone depuis plusieurs années (852 cas de rougeole déjà déclarés entre le 1er janvier 2019 et le 2 mai 2019, selon Santé Publique France). Une hospitalisation peut être nécessaire (31% des cas en 2019), et des décès sont à déplorer.
La France partage le triste privilège du retour de la rougeole avec plusieurs pays européens : l'Autriche, l'Italie ou le Royaume-Uni, qui accueillent ou ont vu transiter des flux importants de clandestins), sont traversés de poussées épidémiques régulières depuis 2016.
Or, la rougeole est une maladie infectieuse très contagieuse, pour laquelle il n’existe pas de traitement curatif spécifique. Elle se transmet facilement, quelles que soient les mesures d’hygiène mises en place a posteriori. Quasiment quiconque est exposé se retrouve affecté : un malade peut ainsi contaminer de quinze à vingt personnes non vaccinées.


Résultat de recherche d'images pour "DEFENSE DE CRACHER"
Maladie infectieuse causée par un bacille et contagieuse, la tuberculose arrive en tête, devant le sida, des causes de mortalité d'origine infectieuse à l'échelle mondiale. Elle s'attaque habituellement aux poumons, mais parfois aussi à d'autres parties du corps, comme les reins. Elle se propage lorsque les personnes atteintes de tuberculose pulmonaire toussent, éternuent ou crachent, projetant les germes de la tuberculose dans l'air. Et nous avons tous pu observer des populations venues d'ailleurs cracher au sol.

Or, en six mois à peine, trois patients se sont présentés au CHU de Nice (Alpes-Maritimes) avec une grave carence en vitamine C. 
Cette substance organique est indispensable à la vie, mais le corps humain ne la fabrique pas et ne la stocke pas, ce qui peut provoquer l'apparition du scorbut.

Le scorbut touche les personnes en grande précarité
Résultat de recherche d'images pour "migrant berger de la vallée de la Roya"Le scorbut survient en cas de graves carences en vitamine C, lorsque l'on en consomme moins de 10 mg par jour, alors qu'il en faut dix fois plus. Cette maladie se manifeste par des saignements sous la peau, sous la membrane qui recouvre l'os, et provoque donc des douleurs.

"Les gens peuvent se présenter avec des douleurs musculaires diffuses, une asthénie, une fatigabilité des troubles du sommeil, des saignements de nez... Plein de petites manifestations qui peuvent être négligées par les patients. Quand elles sont toutes présentes ensemble, cela doit faire penser à des carences en vitamine C", explique Nathalie Tieulié, médecin interne au service rhumatologie du CHU de Nice. 
Il suffit de trois mois sans vitamine C pour être carencé et en danger. Faute de soins, le scorbut peut être mortel, comme jadis. Aujourd'hui, le scorbut apparaît chez des personnes en grande précarité.

Incendies en Amazonie : Bolsonaro pointe la "mentalité colonialiste" de Macron

Le président français, fauteur de troubles à l'international, mais hôte d'un G7 à Biarritz...

Macron se prend une nouvelle claque pour son ingérence dans les affaires du Brésil

Macron accuse Bolsonaro d'avoir "menti" 
sur ses engagements climatiques et s'oppose au traité UE-Mercosur
L'arrogant président français s'est fait tacler à peine a-t-il annoncé  un changement de mentalité. L'ONU et le président français ont choisi pour créer des problèmes internationaux le moment où des feux de forêt se développent rapidement en Amazonie,, interpellant le président brésilien Jair Bolsonaro, tandis que d'autres multiplient les appels à sauver le "poumon de la planète".

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a déclenché l'offensive pour sauver l'Amazonie en se disant sur Twitter "profondément préoccupé" par les incendies sévissant dans la plus vaste forêt tropicale du monde, dont 60% se trouvent en territoire brésilien.
"En pleine crise climatique mondiale, nous ne pouvons accepter davantage de dégâts sur une source majeure d'oxygène et de biodiversité", a écrit Antonio Guterres, réclamant, comme si Bolsonaro avait allumé l'incendie, que l'Amazonie soit "protégée".

J. Bolsonaro a participé à une réunion de crise en soirée à Brasilia. En matinée, il avait lancé une nouvelle charge contre les défenseurs de l'environnement, qui ont appelé à des manifestations vendredi dans le monde. "Le gouvernement brésilien reste ouvert au dialogue, sur la base de faits objectifs et du respect mutuel", a écrit le tombeur de la gauche radicale brésilienne. "La suggestion du président français selon laquelle les affaires amazoniennes soient discutées au (sommet du) G7 sans la participation de la région évoque une mentalité colonialiste dépassée au 21e siècle"

Le président brésilien tombe ainsi d'accord avec les reproches des associations altermondialistes qui organisent un G7 alternatif...

ATTAC annonce un contre-sommet et des mouvements sociaux du 24 au 26 août au Centre-ville de Hendaye et au Centre de congrès du FICOBA à Irun, au motif que la société civile est écartée des discussions du G7

Des associations ont prévu des manifestations pour l'Amazonie vendredi, à Sao Paulo et Rio. 
Le mouvement de l'activiste suédoise Greta Thunberg, instrumentalisée par son père pour la lutte contre le réchauffement climatique, "Fridays for Future", a appelé à manifester devant les ambassades et consulats du Brésil à travers le monde. Son positionnement radical est maintenant avéré.

Les appels pour l'Amazonie se sont également élevés du milieu sportif
, avec Le footballeur portugais Cristiano Ronaldo, qui a posté sur Twitter une photo de 2013 pourtant prise dans un Etat non amazonien, selon les fact-checkers de l'AFP. 
Et du show business, notamment la chanteuse américaine Madonna, qui a publié sur Instagram une photo de 1989, légendée: "Président Bolsonaro s'il vous plaît modifiez votre politique. Nous devons nous REVEILLER". En chanson?

Peu après,  le président Macron n'a pas hésité à jeter de l'huile sur le feu.
L'hypocrite a exprimé son inquiétude, mais les analystes s'interrogent sur ses intentions réelles, écologistes ou politiques, de cette récupération d'un événement tragique pour accabler le nouveau président du Brésil, au moment où va s'ouvrir à Biarritz ce weekend le G7, club fermé de discussion entre dirigeants des pays les plus pays au monde (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Un), le 45e du genre. On sait déjà qu'il n'y a rien à en attendre: avant d'avoir commencé, les participants ont décidé de ne pas faire paraître de communiqué final...

Les bras cassés du service de com' de l'Elysée ont malencontreusement assorti son tweet d'une "fausse photo"...
Sur le fond, il reprend une citation de Chirac: "Notre maison brûle. Littéralement. L'Amazonie, le poumon de notre planète qui produit 20% de notre oxygène, est en feu. C'est une crise internationale." 
Et de poursuivre en promettant d'ouvrir le procès Bolsonaro : "Membres du G7, rendez-vous dans deux jours pour parler de cette urgence".

Le président brésilien n'a pas manqué de relever le faux document contenu dans le tweet du fauteur de troubles, le chef de l'Etat français ayant exhumé une image de forêt en feu prise par un photographe décédé en 2003.

Bolsonaro a répliqué en accusant Macron d'avoir "une mentalité colonialiste"

Bolsonaro 
a accusé Macron d'"instrumentaliser une question intérieure au Brésil
et aux autres pays amazoniens," en ajoutant jeudi l'urgence climatique à l'ordre du jour des membres du G7. Dans deux tweets successifs, le président climato-sceptique a souligné le "ton sensationnaliste qui ne contribue en rien à régler le problème". Dans ses tweets successifs, Jair Bolsonaro a observé que Macron a la volonté d'"instrumentaliser une question intérieure au Brésil et aux autres pays amazoniens pour des gains politiques personnels" avec "un ton sensationnaliste qui ne contribue en rien à régler le problème".

Si la progression des feux dans la plus vaste forêt tropicale de la planète est très difficile à évaluer, l'Institut national de recherche spatiale (INPE) a fait état de près de 2.500 nouveaux départs de feu en l'espace de 48 heures dans l'ensemble du Brésil. L'origine de ces incendies est donc suspecte à la veille de ce G7 et Bolsonaro pose la question d'une intention malveillante de son opposition intérieure, voire de la gauche internationale, destinée à le déstabiliser. Selon les écologistes radicaux, la cause principale des départs de feu serait  en revanche,la déforestation.
Parmi les déclarations polémiques de la veille, Jair Bolsonaro a posé en clair la question des "incendies criminels". Il a expliqué qu'il pourrait tout aussi bien accuser "les indigènes, les Martiens ou les grands propriétaires terriens".

Bolsonaro a succédé à Lula da Silva et Dilma Rousseff à la tête de la République du Brésil le 1er janvier 2019 et l’Institut National de Recherche Spatiale du Brésil, l'INPE, prend précisément cette période de janvier jusqu'au 21 août pour le calcul de 75.336 feux de forêt enregistrés dans le pays, soit 84% de plus que sur la même période de l'an dernier, et plus de 52% concernent l'Amazonie.
Face à cette "tragédie", le président équatorien Lenin Moreno a proposé à son homologue brésilien l'envoi de trois brigades de pompiers spécialisés dans les incendies de forêt, une initiative positive que n'a ni les Etats-Unis, ni le Canada.

La presse brésilienne d'opposition a rapporté des problèmes respiratoires dans certaines villes, les feux affectant l'Amazonie restant évidemment le sujet principal de préoccupation au Brésil sur Twitter, avec en illustration son inévitable lot de photos ou vidéos n'ayant aucun rapport avec "le poumon de la planète".
Sous les mots-clés #Nasa et #AmazoniasSemONGs (Amazonie sans ONG), des internautes assuraient que des photos-satellite de l'agence américaine provenaient en fait de Bolivie ou soutenaient la charge anti-ONG du président.

"Mais les plus forts soupçons pèsent sur les ONG", a  estimé J. Bolsonaro.
Mercredi, Jair Bolsonaro n'a pas écarté l'hypothèse d'une action criminelle d'activistes de défense de l'environnement.  "Les ONG perdent de l'argent, qui venait de la Norvège et de l'Allemagne. Elles n'ont plus d'emplois, elles essaient de me renverser", a-t-il jugé jeudi, en référence à la suspension par ces deux pays de leurs subventions au Fonds Amazonie affecté à la préservation de l'immense forêt tropicale.
Des représentants du puissant agro-négoce se sont aussi inquiétés de possibles appels à des boycottages de produits brésiliens.

Le président brésilien a aussi exprimé sa préoccupation pour les retombées économiques sur le Brésil
"Si le monde entier commence à dresser des barrières commerciales (contre le Brésil)? notre agro-négoce va chuter, l'économie va reculer (...). "Cette psychose environnementale nous empêche d'agir", a déploré celui qui a écarté du pouvoir le 'Parti des Travailleurs' des précédents dirigeants, Lula (2003-2011) et Rousseff (2011-2016), dont les présidences ont été marquées par un déclin de l'économie brésilienne et par des scandales de corruption. Les marxistes vouent donc à leur vainqueur dans les urnes une haine active qui ne se dément pas dans la tragédie actuellement traversée par le pays.

118 'ONG' sont sorties du bois pour manifester contre "l'irresponsabilité" présidentielle. 
"Bolsonaro n'a pas besoin des ONG pour cramer l'image du Brésil dans le monde entier", déclarent ses opposants dans une tribune, qui dénonce un président "qui manipule l'opinion publique contre le travail réalisé par la société civile, avec des allégations irresponsables et inconséquentes".
Pendant que la gauche extrême rédige des pamphlets, la forêt brûle.