POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

mercredi 5 décembre 2012

Evasion fiscale: Wauquiez demande des comptes à Cahuzac

"En urgence": compte en Suisse ou à Singapour ?"
Quelques rares élus PS se mobilisent en soutien à Cahuzac 
Mardi, Mediapart a accusé le ministre socialiste du Budget, Jérôme Cahuzac, d’avoir détenu un compte non déclaré en Suisse, jusqu’en 2010. L’intéressé nie avec force cette révélation. 
Or, les soutiens au ministre viennent davantage de l’UMP que du PS
Le parti de droite a gardé en mémoire que le  site d'informations avait eu à souffrir en son temps de ses allégations dans l’affaire Bettencourt. L'un de ses sympathisant n'est autre qu'Eric Woerth.

#Cahuzac affirme avoir reçu des SMS de soutien de nombreux élus UMP. Et notamment d'un certain Eric Woerth. #Off #Mediapart

@laurentbazin    12 retweets
Mardi matin lors de son point-presse Jean-François Copé s'est exprimé. "J’ai pour Jérôme Cahuzac une estime personnelle, je tiens à la dire ici", a répondu le président de l’UMP. "Dans cet ensemble gouvernemental tellement amateur et chaotique, il est un des rares ministres dont on peut dire de manière unanime qu’il connaît vraiment bien les sujets dont il parle", a-t-il expliqué. "Je n’ai pas d’autres commentaires à faire, je n’ai pas d’informations particulière. Il y a un principe en France, qui s’appelle la présomption d’innocence. Je crois qu’il s’applique à tout le monde".
Mediapart se fait brocarder sur Twitter
Cahuzac peut compter ses amis au PSLe président de la République, qui n'avait pas besoin d'une affaire de plus, a fait savoir sa "solidarité" envers le ministre délégué au Budget."Pour ce qui est du gouvernement, du Premier ministre et du président de la République, chacun a affiché sa solidarité à Jérôme Cahuzac qui traverse un épisode particulièrement désagréable", a sobrement déclaré la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem.
"Je connais Jérôme comme ma poche et je sais qu'il n'a jamais eu de maison ni à la Baule ni à Marrakech, ni de compte en Suisse. C'est un ami personnel. Je lui ai posé la question devant des témoins. Il m'a regardé droit dans les yeux et il m'a dit qu'il n'en avait pas donc je n'ai pas de raison de penser que c'est le cas . Je ne vois pas pourquoi il me mentirait à moi", a affirmé
Jean Glavany, ajoutant : "c'est l’un des personnages les plus en vue du gouvernement, qui réussit le mieux. Tout ça n'est pas neutre".
En revanche, Aurélie Filippetti ne s'est pas sentie liée par une quelconque solidarité gouvernementale...
Mais les socialistes pencheraient plutôt du côté trotskiste.

Si le président de l’UMP n’a pas directement ciblé Mediapart, sur Twitter, les élus de l’UMP ont ironisé sur la vertu trotskiste.
Lionnel Luca relève ainsi qu’il "n’appartient pas à J. Cahuzac de se justifier mais à Mediapart de donner les preuves de ses accusations".

Guillaume Peltier va lui un peu plus loin. "Soutien @J_Cahuzac dont on bafoue la présomption d'innocence. Stop à la tyrannie de la rumeur et de la calomnie de #Mediapart !"

Guillaume Larrivé, député UMP de l’Yonne, est celui qui critique le plus fortement Mediapart. "Je déteste ce climat de "chasse a l'homme", lancé par un site internet trotskiste, contre j_cahuzac La politique n'est pas un caniveau", a tweeté le jeune député de l’Yonne.

Benoît Apparu évoque une "chasse aux sorcières". L’ancien ministre du Logement a résumé l’état d’esprit de l’UMP sur Europe 1. "Mais il y a un moment où la chasse aux sorcières permanents, sans preuves, contre les hommes politiques, ça suffit", s’est exclamé Benoist Apparu. "Ce n’est pas parce qu’on a les allégations d’une personne, retraitée, publiées par un site Internet, que ça devint la vérité, qu’il faut en faire à chaque fois une affaire d’Etat". Le député de la Marne a salué "un ministre honnête, intègre, au-dessus de tout soupçon. J’espère qu’il va continuer son boulot. Point !"
Jérôme Cahuzac a fermement démenti ces accusations de fraude fiscale, jugeant "délirantes" les informations du site en ligne.

Bien que la révélation d'évasion fiscale présumée provienne de Mediapart, site  trotskiste d'Edwy Plenel, ce sont les blogueurs que Cahuzac menace de poursuites, tandis que, dans son sillage, celui qui vilipendait les blogueurs de droite lorsque la gauche était dans l'opposition, n'a pas varié et continue de les stigmatiser lorsque ses préférés sont aux manettes, histoire de détourner l'attention :
VOIR et ENTENDRE le salissant Guy Birenbaum manier la brosse à reluire sur Europe 1: 

Comment, avec cette capacité limitée à raisonner sainement, sans entrave idéologique, sans intolérance partisane, comment Birenbaum, journaliste militant qui partage l'avoine socialiste avec Bruno Roger-Petit ou Vincent Girel, pourrait-il comprendre que d'autres que lui soient vertueux et prennent le parti de la victime des rumeurs incontrôlées ?

Laurent Wauquiez a demandé "des preuves" de toute urgence
Mercredi, l'ex-ministre UMP insiste pour que l'actuel ministre du Budget ne se satisfass pas de médiatiser son indignation et dissipe le soupçon de compte en Suisse que Mediapart maintient, malgré ses démentis.
Sur i>TELE, L. Wauquiez a souligé qu' "il y a quelques mois, toute information qui venait de Mediapart était considérée comme vérité établie par les socialistes et les amis de M. Cahuzac".
"On attend que très rapidement, on ne soit pas uniquement dans les démentis mais qu'il apporte des preuves qui permettent de dissiper les doutes: quelle profession exerçait-il, où le faisait-il, quels étaient ses revenus...", a insisté le député de Haute-Loire.
"Il faut qu'il dissipe vite les choses parce que d'un ministre du Budget - et a fortiori un ministre du Budget comme lui, qui répète à longueur de temps qu'il faut mettre à contribution les plus riches - on ne peut pas avoir le soupçon qu'il s'est soustrait à la loi fiscale et aux impôts de solidarité".
"Il est urgent qu'il mette des faits sur la table", a insisté le député-maire du Puy-en-Velay.
Nathalie Kosciusko-Morizet a estimé que si ces informations étaient avérées, ce serait "très destructeur pour le gouvernement", mais que c'était à l'accusateur - donc Mediapart - d'apporter des preuves.
Pour NKM, "évidemment s'il était avéré qu'un donneur de leçons fut lui-même un délinquant ce serait très grave, ce serait très destructeur pour le gouvernement de François Hollande, très destructeur pour la politique". "Mais aujourd'hui, on n'est pas dans cette situation-là, c'est à celui qui accuse d'apporter les preuves", a réagi sur Radio Classique et Public Sénat l'ancienne ministre de l'Ecologie.

Voilà un "choc de solidarité" comme la péronnelle Duflot ne pouvait en soupçonner...

Cahuzac est-il victime d'un règlement de comptes instrumentalisé par Mediapart ?


L'investigation de Mediapart vire à la stigmatisation du journaliste
Bien que Cahuzac fasse peur jusqu'au sein du gouvernement, selon Aurélie Filippetti qui dit trembler comme une feuille d'impôts en entrant dans son bureau, à lire le site de la radio Europe 1, l'arrogant ministre du Budget n'a pas que des détracteurs. 
Or, Mediapart est également très contesté pour ses rumeurs douteuses mais protégées par le secret des sources et la liberté de la presse.

Alors, si les motifs qui portent les uns et les autres dans un camp ou l'autre sont troubles, leurs prises de position respectives sont toutefois éclairantes. 

Europe 1 propose un angle de défense du ministre

La radio soupçonne son confrère...


• Le contexte. 
Mediapart a publié mardi un article dans lequel Jérôme Cahuzac est accusé d’avoir détenu pendant plusieurs années un compte non déclaré en Suisse. [N'oublions pas toutefois qu'il est également soupçonné de l'avoir fait transférer à l'UBS de Singapour, en 2010 ] Le site Internet s’appuie notamment sur les propos et les notes d’un ancien directeur du Fisc, Rémy Garnier. L’homme est aujourd’hui à la retraite, mais il n’a pas oublié ses vieux dossiers.

• Son surnom : "Columbo". 
Journaliste
militant...
Rémy Garnier est décrit par ses anciens collègues comme un inspecteur coriace, obstiné et méthodique. En 2008, il signale à sa hiérarchie l’existence éventuelle d’un compte à l’UBS de Genève au nom de Jérôme Cahuzac. Mais c’est lui qui est sanctionné pour avoir consulté le dossier de l’actuel ministre sans autorisation. Rémy Garnier terminera ses dernières années d’inspecteur au placard, mais il met à profit son temps pour consigner ce qu’il dit savoir dans des carnets. Une ex-collègue confirme : "il nous disait : ‘une fois à la retraite, je sortirai des trucs’."

• Un contentieux qui date. 
Entre Rémy Garnier et Jérôme Cahuzac, le torchon brûle depuis un long moment déjà. Depuis 1999 en fait. Celui qui était alors député du Lot-et-Garonne aurait à l’époque passé plusieurs coups de fil pour effacer la dette d’une coopérative de pruneaux. Or, la société avait été placée en redressement par un certain Rémy Garnier. Ce dernier n’avait pas apprécié l’intervention politique. "Le fonctionnaire n’est pas un domestique au servie du pouvoir politique", répète-t-il à l’envi.

• Une rencontre "récemment" 
Les deux parties confirment une rencontre récente entre Jérôme Cahuzac et Rémy Garnier. "Oui, il y a eu un contact", a confirmé mercredi Me Auguste, l’avocat du ministre. "Récemment, M. Garnier, qui est en délicatesse avec son administration, qui accuse depuis longtemps ses collègues, sa hiérarchie, et beaucoup de gens d’avoir commis beaucoup, beaucoup d’infractions, a rencontré M. Cahuzac, qui [cassant, comme à son habitude] lui a dit : ‘je suis navré pour vous’". L’ancien fonctionnaire confirme lui aussi : "Il m’a reçu, il a confirmé que selon lui l’administration fiscale m’avait tendu un piège au lieu d’utiliser mes qualités, tout en déclarant qu’il n’interviendrait pas."

• Ce qu’il dit de Cahuzac. 
Sans évoquer le fameux compte en Suisse, Rémy Garnier s’en est pris [sic] mercredi matin sur Europe 1 à Jérôme Cahuzac. "Je considère que la parole d’un ministre a perdu tout crédit à partir du moment où il soutient sciemment les éléments les plus corrompus de son administration. Moi, je suis victime de l’omerta. Depuis de nombreuses années, l’administration fait barrage", a assuré l’ancien inspecteur du fisc [ses préférences politiques et son appartenance syndicale se précisent clairement...]. Puis, après avoir évoqué leur rencontre infructueuse : "Pour moi, M. Cahuzac n’a plus aucune crédibilité. C’est tout ce que j’ai à dire pour l’instant."

"Cahuzac n’a plus aucune crédibilité" par Europe1fr



• Ce que l’avocat de Cahuzac dit de lui. 
Pour Me Gilles Auguste [l'avocat du ministre rogue, rappelons-le!], les informations de Rémy Garnier ne sont pas sérieuses. "Il a prétendu dans le même document, et je suis étonné que Mediapart n’en ait pas parlé, que Jérôme Cahuzac avait une villa à Marrakech et une maison à La Baule. Pourquoi pas une hacienda au Mexique", a-t-il raillé sur Europe 1 [Tenterait-il d'éluder par la raillerie ?] "Oui, ils se connaissaient. M. Garnier est connu dans la région parce qu’il accuse beaucoup de gens."

"Cahuzac n’a plus aucune crédibilité" par Europe1fr


Reste à savoir lequel est le moins infect des deux
On attend aussi une prise de position des syndicats du ministère des Finances qui ont Cahuzac pour patron au Budget...


Autoroutes: et encore un augmentation "juste" !

Les tarifs des péages autoroutiers vont augmenter de 1,18% à 2,29% en 2013


Cela porte à 11% la hausse en cinq ans
Dans le détail, les Autoroutes du Sud de la France (ASF) appliqueront une hausse de 2,24% pour les voitures, Escota (réseau d'autoroutes Estérel, Côte d'Azur, Provence et Alpes) de 1,74%, APRR (Autoroutes Paris-Rhin-Rhône) de 1,94%, Area (société des autoroutes Rhône-Alpes) de 1,94%, Sanef (Nord et Est) de 1,71%, SAPN (Paris-Normandie) de 2,29%, SAPN A14 de 1,18% et Cofiroute (centre-ouest) de 1,92%.
Et tous paieront, riches et pauvres
Les hausses sont calculées en fonction de l'inflation et des contrats de plan passés avec l'Etat, qui fixent pour plusieurs années le montant des investissements prévus sur le réseau.

Selon les réseaux et les régions,
les automobilistes ne subiront pas la hausse équitablement.

L'AFP ne dit pas tout...

Après une hausse moyenne de 2,6% en 2012, Pierre Moscovici a validé cette nouvelle hausse du prix des péages. Selon un calcul du tableau des propositions de hausses transmis par la Direction des infrastructures de transports (DIT) au Comité des usagers, cette augmentation n'est pas pondérée en fonction du rendement des huit réseaux.


Le secteur privé qui gère et entretient 8.000 kilomètres d'autoroute a-t-il  vraiment besoin d'encore augmenter les tarifs ? 

En effet, les réseaux n'ont jamais été autant utilisés. De plus, outre que l'Etat ne parvient pas à réduire durablement le prix des carburants à la pompe, la crise frappe déjà lourdement les automobilistes au portefeuille. Six ans après la privatisation des autoroutes pour 15 milliards d'euros - un prix bradé selon l'UFC-Que Choisir qui l'estimait à l'époque à 22 milliards - "la hausse des tarifs garde le même rythme, comme pour la rentabilité des sociétés d'autoroutes", assure à pour 20 Minutes Arnaud de Blauwe, rédacteur-en-chef-adjoint du mensuel Que Choisir de l'UFC.

Thierry Saniez, délégué général de l'association de consommateurs CLCV, explique à 20 Minutes que c'est une mauvaise nouvelle à deux titres: 
- d'abord, ces hausses sont plus élevées que l'inflation et il va y avoir un problème d'accès aux autoroutes. 
- ensuite, il y a un problème de transparence. 

Les usagers trouvent 
normal d'avoir un paiement (entretien, personnel, sécurité, ou même des provisions pour l'avenir) mais ils doivent être mieux informés ". 
De plus une enquête-satisfaction d'UFC-Que Choisir de juin 2012, les usagers se disaient néanmoins moyennement satisfaits du réseau à péage. Un véritable avertissement pour les sociétés concernées, dont le gouvernement n'a fait aucun cas.
.