POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

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vendredi 5 mai 2006

Egalité syndicaliste?
Il a plu des coups et des jets de bombes lacrymogènes en tête de cortège syndical du 1° mai à Paris : le saviez-vous? Les medias vous ont-ils informés?
Agression extérieure à la manifestation, pensez-vous ? Ils n’ont pas besoin de provocation pour se bagarrer. Qui ? Plusieurs dizaines de lycéens et d'étudiants d'organisations différentes se sont disputé la tête de la manifestation juste derrière le carré des personnalités lundi après-midi dans la capitale! Faire la une des tabloids, de France 2 -et de ses clones multiples- et des magazines people, en s'affichant auprès des syndicalistes VIP, telle est l’aspiration de notre jeunesse en lutte, élite française en devenir…

Cette mêlée, qui a duré une bonne demi-heure, a commencé lorsque le camion sono de la Coordination des étudiants et lycéens "en lutte", a voulu passer devant les camionnettes et les manifestants de l'Union nationale lycéenne (UNL) et de l'Union nationale des étudiants de France (UNEF).
On sait déjà que les ‘grands frères’ refusent de célébrer le 1° mai ensemble, mais voilà que les arrogants de la génération montante se tapent dessus, pour des raisons de préséance… La génération Star’Ac n’a pas appris grand-chose à l’Ecole républicaine, égalitaire et de masse. Et en tout cas pas à respecter ce type de manif qui commémore les grandes luttes syndicales. Des incultes. Que des minables…

Militants de la Coordination et services d'ordre des deux syndicats de lycéens et d'étudiants ont alors commencé à se repousser mutuellement, les uns tentant de forcer le passage vers la tête du défilé, les autres essayant de les bloquer.
Travaux Pratiques de démocratie et de tolérance dont ils ont plein la bouche. Mais sans Police Nationale pour les protéger, ils en viennent aux mains, les casseurs ! Rappelons-nous que les jeunes des quartiers avaient été aussitôt montrés du doigt, à la première violence et au moindre dégât collatéral, mais on se prend à douter. L’UNEF et l’UNL auraient-ils accusé à tort les précaires des banlieues? On dirait que c’est une habitude de la gauche de calomnier à tout va. Ce n’est pas l’affaire Clearstream, mais çà y ressemble. Le Karl Stoeckel et le P’tit Bruno cru (des étudiants) vont devoir démissionner.

Très vite, les insultes, puis des coups de poing, sont partis de part et d'autre, sous le regard amusé ou consterné des autres manifestants. "Syndicats, collabos!", "UNEF, MEDEF, même combat!", scandaient des membres de la Coordination pendant la bagarre à laquelle filles comme garçons participaient, se tirant les cheveux, s'arrachant les foulards noués autour du cou. Phrases toutes faites, en nombre limité, tous usages, toutes circonstances. Indigence intellectuelle et syndicale.
Certains malveillants ont déploré un "spectacle ridicule, lamentable" de cour de récréation. Maturité de nos étudiants au QI déjà stigmatisé dans l’Europe entière.
Ils étaient donc bien justifiés à réclamer le respect pendant leurs débordements anti-CPE... les minables, arrogants et grotesques casseurs.
On ne raisonne pas, on frappe. Voilà à quoi ils passent leur temps, au lieu de préparer leurs examens, aménagés, il est vrai… Et ils vont les avoir, leurs parchemins, en connivence avec les profs militants de la FSU.

Des bouts de sandwiches et des emballages vides de hamburgers ont également été lancés.
Les boursiers précaires ne jettent pas la nourriture : les étudiants nantis qui se prennent au sérieux semblent ne manquer de rien. Ils ont pourtant réussi à faire pleurer dans les chaumières des Français moyens qui ont subi les commentaires objectifs de la presse partisane, voire servile.

Les services d'ordre de la cour des grands de la CGT et de l'UNSA ont fini par intervenir -également de manière musclée- pour rétablir le calme. Les "gros bras" des deux organisations syndicales de salariés ont finalement réussi à stopper la progression des militants de la Coordination, qui ont toutefois eu gain de cause sur l'UNEF et l'UNL -dont certains militants sont sortis de cette mêlée le visage rougi et tuméfié- quant à l'ordre des organisations au sein du défilé.
Ils sont bien rodés. Mais où sont-ils formés : peut-être dans des camps, style FN ?
Conviviales, les relations syndicalistes? Tous ensemble? Tous égaux? Pacifistes?

Bilan : Force revient à la violence. L’UNEF et l’UNL ne maîtrisent manifestement pas la situation et sont dominés par des éléments para-militaires redoutables avec lesquels ils ont pourtant fait amis pendant les désordres anti-CPE, les occupations de facs et les noyautages d’AG, que les médias nostalgiques ont relayés sans discernement, ni respect du lecteurs. Certes, ils étaient en mission!

mardi 2 mai 2006

1° mai 2006: les syndicats unis en ordre dispersé.
Les grandes confédérations, selon la tradition, n'ont pas lancé d'appel national commun: on ne s'améliore pas chez les archaïques.
D’un côté, la bande des sept syndicats: CGT, Unsa, Solidaires, FSU, Unef (étudiants), Fidl et UNL (lycéens) ont relié République à Nation à Paris.

De l’autre, le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, qui a participé dimanche à une fête du travail en Franche-Comté, a déclaré "ne pas vouloir rentrer dans une béatitude de l'unité syndicale", alors qu'il a choisi de ne participer à aucun défilé ce lundi.

Et FO, alors ? 3° côté ! Jean-Claude Mailly, son secrétaire, a rappelé que "Des 1er mai unitaires, il y en a eu très rarement dans l'histoire", mais a néanmoins défilé… dans l'unité à Rennes, ville en pointe de la lutte anti-CPE.
Violent, Mailly, Terminator a ajouté: "Je suis persuadé qu'on aura la peau, à terme, du CNE… juridiquement".

La CFTC a manifesté de son côté entre la place de la République et Anvers : et 4° côté à Paris.

Un cinquième côté, ça existe en matière syndicale. Les anarcho-syndicalistes de la CNT, à la pointe de tous les coups de force dans l’opposition au CPE, ont défilé avec des "teufeurs" sans se mêler au cortège principal : on ne mélange pas les torchons et les serviettes, mais ce sont les torchons qui font les délicats…

Croyez-vous que c’est fini ! Les précaires (stagiaires, chômeurs, sans-papiers, intermittents, etc.) ont eu leur propre manifestation, organisée par le collectif "Euromayday". Et de six

C’est peut-être fini, cette fois, mais allez savoir… Il ne faudrait pas oublier que les représentants des Partis communistes kurde et tamoul, porteurs de portraits de Karl Marx, Staline et Lénine, et de drapeaux rouges frappés de la faucille et du marteau fermaient la marche. Ils fermaient en effet la marche, les réfugiés politiques qui ont pourtant donné beaucoup d’eux-mêmes lors du mouvement anti-CPE et qui sont une chance pour la France terre d’asile, mais les immigrés n’ont pas droit à fréquenter Karl Stoeckel et P’tit Bruno cru des étudiants en tête de ‘procession’. S’ils veulent passer devant, ils doivent casser du mobilier urbain, occuper des locaux publics, s’enchaîner, faire la grève de la faim, etc… Ceux qui avaient déjà oublié la méthode ont pu se rafraîchir la mémoire avec le CNE.

1° mai modeste, mais surtout navrant donc, qui donne le sentiment que la gauche syndicale s’est saisie d’un prétexte et a utilisé les étudiants romantiques pour satisfaire ses propres intérêts : crier victoire, faire des adhésions et tirer la couverture à soi.
‘Tous ensemble’ n’est qu’un slogan ; c’est un gag.
Commentaire lumineux d’un candidat à l’EAF (Epreuve anticipée de français) : "Les syndicats ont une tradition qui est celle des 1er mai qui ne sont pas unitaires. Mais l'essentiel, c'est que l'unité dans les esprits demeure, et qu'il y a une vraie convergence entre les salariés et les jeunes", a expliqué pour sa part le président de l'Union nationale lycéenne (UNL) quiqui Karl Stoeckel, également présent en tête du défilé parisien, avec son compère P’tit Bruno cru des étudiants qui, dit-il, prépare son master.
Trois mois de cours manqués mais inutiles ( ?) aux deux chouchous de leurs professeurs de la FSU : ils révisaient avec Aschiéri… Les autres étudient jour et nuit pour rattraper le temps perdu et mériter le diplôme qui va être très justement accordé sans état d’âme aux deux activistes médiatiques, au mérite…
En somme, les syndicats français triomphants ne réussissent à se mettre d’accord que pour lutter CONTRE, peu importe quoi, mais ont beaucoup plus de mal à s’entendre POUR quoi que soit.
C’est ce qu’on appelle la gauche plurielle, voire multiple.
Ce qui surprend toujours, c’est qu’il y en ait encore pour gober tout ça…

lundi 1 mai 2006

La CGT telle qu’en elle-même.
La CGT s’est choisie un nouveau secrétaire général ? Parce qu’elle est à l’écoute de la jeunesse qui dans la rue réclame un monde nouveau ?
Ce n’est pas exactement le grand soir à la CGT. Lors du 48e congrès qui s'achève vendredi à Lille, ils ont démocratiquement ré-ré-élu … Bernard Thibault. Le congrès a approuvé à 80,4% le document d'orientation, la feuille de route du syndicat, et à 82% le rapport d'activité, bilan du 2e mandat de la direction confédérale. Des scores qui ne surprennent que lorsqu’il s’agit des dernières présidentielles.

On prend les mêmes et on recommence, car tout le monde a déjà beaucoup vu sa face molle de porcelet aux oreilles décollées, soigneusement dissimulées derrière un brushing à la Mireille Mathieu. Les travailleurs se reconnaissent sans doute en lui, en moins bien nourris, surtout dans les quartiers et les squats, mais eux ne votent pas. Le vote des immigrés à la CGT, quel pourcentage ? Combien de candidats immigrés ?

Et nous l’avons pour un 3e mandat de trois ans encore: çà ne fera que 9 ans ! Quasiment 2 quinquennats, et il a même le droit de se représenter pour un 4° mandat – pourquoi pas 12 ans en effet! Et c’est à coup sûr ce qu’ils nous souhaitent pour la France…

Hélas, trois fois hélas, Nanard Olida était le candidat unique, mais c’est normal chez les démocrates totalitaires. Quand on a des cadres de cette envergure, on se les garde , mais de là à penser que tout est verrouillé à la CGT… Elle est pas belle la démocratie ? Faites ce que je dis, pas ce que je fais.
C’est donc un exploit et les medias de s’extasier : l'ensemble (on ne mégotte pas…) des orientations qu'il proposait a largement été approuvé (on ne conteste guère…) par le congrès dont, disent-ils, il sort renforcé grâce au mouvement anti-CPE : en somme, puisque cette contestation étudiante est spontanée, donc non orchestrée par la gauche, quel est le mérite de Nanard ??
Considérant les présences de P’tit Bruno cru de certains étudiants et de Karl, non pas le penseur, mais le marxiste Stoeckel, la récupération de la grogne étudiante n’est pas démontrée, pas plus que leur manipulation, aux dépens du pays entier, par une CGT seulement préoccupée d’assurer le maintien de la prébende de son secrétaire général et de l’ensemble du bureau, sauf trois -sur treize- (atteints par la limite d’âge ? ou éliminés pour déviationnisme ? Rassurez-moi ?) A noter que les deux nouveaux sur trois sont issus de la métallurgie et des PTT qui seront donc seuls à avoir deux élus chacun. Difficultés de recrutement ??

Outre Bernard Thibault, reconduit au poste de secrétaire général, neuf autres secrétaires confédéraux ont été réélus: Francine Blanche, 51 ans (métallurgie), Michel Donneddu, 57 ans (mines et énergie), Maryse Dumas, 52 ans (PTT), Frédérique Dupont, 42 ans (services publics), Jacqueline Garcia, 45 ans (commerce et services), Alain Guinot, 55 ans (Transports), Maïté Lassalle, 41 ans (services publics), Jean-Christophe Le Duigou, 57 ans –celui qui, l’air de rien, cornaquait sa stagiaire CPE, la syndicaliste étudiante rennaise -Mlle Binet-, à l’émission de Calvi (finances), Maurad Rabhi, 35 ans (textile, habillement et cuir).
Moyenne d’âge ? 48 ans. Vive la jeunesse.

Et il a 47 ans ! Nanard Olida assure la continuité, en l’absence de relève, et la jeunesse qui a sous les yeux un exemple de dynamisme va se reconnaître en lui. Un vent nouveau et frais souffle déjà sur la confédération. A la CGT, on est à l’écoute de la jeunesse : on n’a pas de programme mais on a …. des cadres. Ce quinquagénaire conservateur sait galvaniser les foules et leur proposer un avenir exaltant : "Dans notre train, les jeunes pourront monter en marche, pas pour regarder le paysage, mais pour s'apprêter à prendre les commandes", a-t-il poursuivi, ajoutant: "avec un itinéraire tracé à 80%, on ne peut pas dérailler". C’est l’aventure ! Version CGT 2006-2009 des ‘lendemains qui chantent…’

En somme, de même que le chômage des cadres de la CGT est inconcevable, de même sont insurmontables, les incertitudes du CPE pendant 2 ans –sur 45 (47 en Allemagne), pour des moins de 26 ans, et à durée –éventuellement– limitée, plutôt que le chômage pour 23% d’entre eux –voire 40% pour ceux qui n’ont aucune qualification.
Et cela malgré tous les plans en leur faveur revendiqués par la gauche politique et syndicale qui se glorifie de les avoir entraînés dans la rue, faute d’avoir réussi à les qualifier à des emplois. Si çà peut l’aider à récupérer le pouvoir, tant pis pour les jeunes et travailleurs qu’elle utilise à ses fins.
On fait donc toujours du neuf avec du vieux dans les congrès de la CGT et c’est précisément ce qui séduit une certaine jeunesse frileuse, élevée dans le confort et la sécurité, anxieuse du lendemain, qui ne rêve que d’un emploi à vie de fonctionnaire, à la sécurité sociale ou au CNRS, qui a craint de voter oui à la constitution européenne, et se replie encore davantage en matière de globalisation, bien qu’elle existe déjà. Des inadaptés, les clients de la CGT.

Heureusement que toute la jeunesse de notre pays n’est pas archaïque, car elle avance dans le sens de l’histoire…. et ne se reconnaît pas dans le Tanguy, modèle cégétiste proposé par Nanard Olida. Elle travaille courageusement, dignement, et silencieusement, comme infirmière ou paysan ou technicien de surface. Sans haine, ni cris et dégâts. Et elle travaille à s’adapter à son temps, pour agir sur son époque et la maîtriser. Et transmettre à ses enfants, un pays non pas en ruine, mais debout.
Vive le 1° Mai des travailleurs.

samedi 29 avril 2006

Clearstream-1.
Clearstream désigne à la fois une entreprise et une affaire. Mais c’est avant tout un nouveau cas de machination politique nauséabonde fondée sur la rumeur qui mouille ceux qui sont à son origine, mais aussi ceux qui la véhiculent, donc les medias, et ceux à qui elle profite. Plus grave que les faits, lorsqu’ils seront avérés, s’ils le sont jamais, c’est le recours à la rumeur, qui par nature est ignoble, mais surtout l’exploitation qui en est faite, s’il est vrai qu’elle ne se répandrait pas si elle ne trouvait un terrain pourri où elle prolifère.
Ceux et celles qui tirent partie de la rumeur ne sont pas dignes de respect. On attend davantage de réserve de la part de candidats à la présidence ; or, la plupart saisissent cette affaire comme une aubaine tout en s’indignant : ils semblent tellement se plaire dans les odeurs de boules puantes qu’ils n’ont pas l’idée d’ouvrir grand les fenêtres. Ceux qui manquent cruellement de dignité sont-ils fondés à en réclamer plus? Et si cette affaire révélait un jour les turpitudes des vertueux?

Clearstream est une chambre de compensation internationale, créée en janvier 2000 et située au Luxembourg, est spécialisée dans l'échange international de titres, mais ses statuts ne lui permettent théoriquement pas d'ouvrir des comptes à des particuliers. Mise en cause dans plusieurs affaires politico-financières, elle a surtout été mise en cause par un corbeau en marge de l'affaire des frégates de Taiwan.

* Les faits supposés - Dans le cadre de l’affaire Clearstream 1, '20 minutes', le quotidien gratuit, affirme dans son édition du 26 avril 2006, que par deux fois, la Commission européenne a refusé d'enquêter sur Clearstream, après la sortie du livre 'Révélation$' de Denis Robert (2001). Il est à noter que Jacques Santer, ancien président de la Commission européenne, fait l'objet d’un traitement privilégié dans ce livre. Dans un communiqué en date du 26 avril 2006, Clearstream précise qu'"il n'y a aucun compte ouvert au nom de personnes physiques chez Clearstream".
Dans un droit de réponse du 21 avril 2005, Denis Robert rappelle que « des noms de particuliers par dizaines apparaissent dans les listes que nous nous sommes procurées. […] Il suffira de le vérifier sur ces dernières que nous allons bientôt diffuser sur notre site», ajoute-t-il dans un texte publié sur le site de Challenges, soulignant que « cela figure également dans 'La Boîte Noire' ». « Quand Bruno Rossignol dit qu'ils sont "totalement étrangers" à cette affaire 'franco-française', il exagère un peu, c'est bien parce qu'un système de dissimulation de transactions financières existe chez Clearstream qu'un corbeau s'est saisi de cette affaire.», ajoute Denis Robert.
Le 6 avril 2006, dans une lettre du procureur de la République de Paris au président du Tribunal de Grande Instance de Paris et au procureur général de la cour d'appel de Paris où il reprocherait aux juges d'instruction saisis de cette affaire... d'enquêter ! De plus, ces juges ne préviendraient pas des lieux de perquisition (Matignon, ministère de la Défense, domicile du général Rondot), mais les instructions judiciaires étant secrètes, en bonne administration de la Justice il n’est pas extraordinaire que le Procureur soit dans l’incapacité d'avertir ses supérieurs hiérarchiques qu'ils vont être perquisitionnés. (source le Figaro du 18/04/2006)
Mais, à ce jour, cette affaire de manipulation perturbe toujours les relations au sommet de l'Etat entre le Premier Ministre et le Ministre de l'Intérieur, au pont de tourner à l'affaire d'Etat après les perquisitions effectuées au ministère de La Défense et à Matignon. Le Premier ministre admet avoir diligenté en 2004 une enquête confiée au général Rondot concernant des commissions occultes dans l'affaire des frégates de Taïwan via Clearstream. Mais, Le Monde daté de ce 29 avril 2006 indique que le général Rondot conteste la version du Premier Ministre, affirmant que dès le 9 janvier 2004 ce dernier lui a demandé d'enquêter sur le Ministre de l’Intérieur et la manipulation émanerait du plus haut sommet de l'Etat.

* L’affaire du corbeauClearstream 2 -
C'est un dommage collatéral de l'affaire des frégates de Taïwan. En mai et juin 2004, le juge Renaud Van Ruymbeke a reçu deux lettres anonymes et un CD-ROM contenant des listings de comptes de la chambre de compensation luxembourgeoise Clearstream. Ces listes, selon le corbeau, contenaient les intitulés de comptes de plusieurs personnes impliquées dans le système complexe de commissions occultes et de rétrocommissions ayant entouré la vente des frégates à Taïwan. Rapidement, ces listes se sont avérées être en partie des faux: parmi les titulaires de comptes cachés, des noms de responsables politiques français se sont glissés et le scénario conspirationniste du corbeau pourrait être une manipulation du juge Van Ruymbeke dans le but de protéger sa source.
En avril 2006, les investigations judiciaires ont montré que le ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie, et le ministre des Affaires étrangères de l'époque Dominique de Villepin, ainsi que Nicolas Sarkozy, auraient été au courant de la circulation de ces listes falsifiées dans les milieux du renseignement avant même la réception des lettres anonymes par le juge Ruymbeke. Cette révélation a entraîné une nouvelle affaire d'Etat dans l'affaire d'Etat.

* Les profiteurs de l’affaire Clearstream 2.
A qui cette affaire profite-t-elle ? Considérant que cette 2° affaire n'est qu'un avatar de la 1° -l'affaire des frégates de Taïwan- , laquelle implique massivement le PS, le parti à la rose -qui ne sent pourtant pas la rose- a tout intérêt à faire diversion sur un passé des plus troubles et s'emploie à tout embrouiller, de peur que ne resurgissent les sombres tractations qui l'ont sali pour longtemps. On comprend dès lors pourquoi les juges ne vont pas assez vite pour lui et pourquoi le PS veut se faire justice...

Qui s’y vautre? Qui a l'odorat si délicat tout à coup?
Les procureurs du PS
- Hollande dénonce "une suite de règlements de compte, de suspicions, voire de manoeuvres" au sommet de l'Etat.
- On l’avait oublié, mais il n’était pas loin. Jean-Christophe Cambadélis, proche de D. Strauss-Kahn, a affirmé jeudi qu'il était favorable à la création d'une commission d'enquête parlementaire sur l'affaire Clearstream. "Il faut tirer au clair qui utilise l'appareil d'Etat pour déstabiliser ses adversaires politiques". Selon lui, "l'objectif (...), c'était une déstabilisation générale de ceux qui, comme Dominique Strauss-Kahn, sont candidats à l'élection présidentielle". (Dans les lettres envoyées au juge Van Ruymbecke, le "corbeau" a notamment mis en cause, Dominique Strauss-Kahn, Nicolas Sarkozy et Jean-Pierre Chevènement.) On notera que Strauss-Kahn envoie son homme de main.
- Le député socialiste Henri Emmanuelli demande à Jacques Chirac "d'agir très rapidement". Sur le sujet, il réclame de la rapidité ; sur d’autres, il demandait d’aller à petits pas… "Le chef de l'Etat, s'il a d'autres solutions, qu'il les utilise", a déclaré le député des Landes, sur France Info, en faisant allusion au départ de Dominique de Villepin. "Mais, moi, je crois qu'en tout cas mardi ce sera très difficile" pour le Premier ministre face aux députés lors de la séance des questions d'actualité à l'Assemblée nationale. Exploitation politicienne ? Oubliées ses propres turpitudes ? Les tribunaux, Riton l’embrouille connaît bien et il ne les a pas toujours portés dans son cœur…
- Jean-Marc Ayrault s’y colle aussi : "Il faut faire la lumière parce que ce climat délétère, je ne vois pas comment il pourrait durer jusqu'à l'élection présidentielle", a commenté le porte-voix du groupe socialiste.
- Et c’est le tour de la préférée des Français, sEGOlène Royal, qui, modestement, au passage, se dit "consciente d'incarner aux yeux de beaucoup un désir de changement", juge ( !) vite fait qu'il est "temps d'en finir" et de "passer à autre chose", dans un entretien publié par le Journal du dimanche. Une justice expéditive, non ? Qui la rend d’autant plus sympathique et pas inquiétante du tout… Qui a dit que nul n’est coupable, tant qu’il n’a pas été jugé ? Candidate à la présidence ? Je tremble…
Intarissable, elle ne se tient plus : "La brèche est grande ouverte. Nous devons nous y engouffrer", dit-elle, affirmant que cette crise qui secoue le sommet de l'Etat la "booste" et "ne fait que (la) renforcer dans (sa) détermination". "Je sens que les choses sont possibles", déclare-t-elle. C’est clair ??

- Charasse n'a pas la mémoire courte comme les va-t-en-guerre moyens du PS: il est plus circonspect.

Le procureur du Parti Radical de Gauche (un seul commentaire: ils ne sont pas si nombreux)
- Le sombre député Roger-Gérard Schwartzenberg a renchéri : "Si une commission d'enquête parlementaire ne peut être formée sur des faits donnant lieu à une information judiciaire, elle peut être créée sur les dysfonctionnements de ces services et sur leur utilisation, voire leur instrumentalisation, à des fins partisanes. Ce qui importe pour lui, c’est de ne pas lâcher l’affaire…
Et d’ajouter : "Personne ne comprendrait que le Premier ministre reste inerte alors qu'il est soupçonné - à tort ou à raison - d'avoir utilisé les services de renseignement de l'Etat dans un but personnel lié à la préparation de l'élection présidentielle de 2007", a fait valoir le député du Val-de-Marne. Récupération, même si c’est à tort…
Il reste à démontrer que 2007 motivait la dite utilisation. Procès d’intention ? Qu’importe !

- L'UDF, égale à elle-même
Dans un entretien au Parisien dimanche, François Bayrou la haine, son président , estime qu'avec l'affaire Clearstream la France "est au bout de la crise de régime" et juge indispensable de modifier les institutions. "Au départ, il y a la haine réciproque accompagnée de coups tordus entre les principaux responsables de l'Etat et du gouvernement. Mais l'engagement des services secrets, les manipulations du renseignement dans cette guerre intestine révèlent où nous en sommes arrivés dans l'effondrement des principes démocratiques", affirme-t-il.
Il parle en connaisseur de la haine qui le ronge depuis que le poste de Premier ministre lui a échappé.

- Au F.N., les Le Pen, père et fille
La vice-présidente du Front national Marine Le Pen a qualifié lundi Clearstream "d'affaire d'Etat", qui achève de "décrédibiliser" la classe politique. "La classe politique s'est décrédibilisée totalement dans les 30 dernières années. M. de Villepin ou un autre, c'est pareil", a-t-elle remarqué. "Le chevalier de Villepin est tombé de son cheval, mais à mon avis il continuera à pied jusqu'en 2007". Marine Le Pen n'a cependant pas exclu des élections anticipées. Et de préciser que le parti se préparait à cette éventualité.
Jean-Marie Le Pen, interrogé dimanche sur l'affaire, avait préféré parler d'une "grosse bulle d'air".
Ni l’un ni l’autre n'appelle à la démission de Dominique de Villepin.

Les avocats de la majorité
- Le député UMP Georges Tron, proche de Dominique de Villepin, a contre-attaqué en faisant valoir que l'affaire Clearstream n'était pas une affaire d'Etat mais une tentative de déstabilisation du chef du gouvernement. "On est dans une affaire dont les interlocuteurs sont des gens qui, effectivement, sont en responsabilité de l'Etat. Reste qu'il y a une imbrication évidente entre ce qui relève de la défense des intérêts de l'Etat et ce qui relève de l'exploitation … politicienne, que certains essayent d'en faire". "Je crois que tous ceux qui, aujourd'hui, cherchent d'une façon ou d'une autre à affaiblir le Premier ministre y ont intérêt", a-t-il ajouté.
- Le député de la Drôme Mariton s’est aussi exprimé.
- J’ose espérer qu’il y en a d’autres…

Une certaine presse ne dépasse-t-elle pas ses droits? De l’investigation à la condamnation à Libération : "Villepin doit se démettre pour éviter à la France le ridicule d'une République bananière".
- La liste sera complétée
-
Pour les nauséeux, la fin justifie les moyens. Quant à elle, Diane de Beausacq observe que, ‘la calomnie est comme la fausse monnaie : bien des gens qui ne voudraient pas l'avoir émise la font circuler sans scrupule.’ Sauf qu’on aimerait être assuré que ces gens-là ne pourraient pas aussi bien l’avoir mise en circulation !
Ayons une pensée pour les victimes de cette exploitation malsaine. Qu’y peuvent-elles ? Que peut-on contre l’innommable ? « La calomnie est une guêpe qui vous importune et contre laquelle il ne faut faire aucun mouvement, à moins qu'on ne soit sûr de la tuer, sans quoi elle revient à la charge, plus furieuse que jamais. » C’est Chamfort qui le dit.
L’affaire n’étant pas jugée, il convient en bonne justice de présumer les victimes innocentes, n’est-ce pas ? Nos candidats à la candidature à la magistrature suprême seraient bien avisés de ne pas l’oublier? Ils en sortiraient dignement…Si vraiment il y a linge sale, pourquoi ne pas le laisser laver en famille ? Mais c’est dans les égouts qu’on trouve les rats de la politique et des médias militants.

vendredi 28 avril 2006

CPE -29- Provocations de jusqu’au-boutistes étudiants
Une quarantaine de bloqueurs nostalgiques évacués de la Sorbonne, lundi soir. Commencée dans le calme lundi matin, la réouverture de la Sorbonne s’est achevée dans une ambiance tendue. Une quarantaine d'irréductibles étudiants a occupé l'université pendant environ deux heures, avant d'en être évacuée sans violence vers 20 h 30.
Le matin, les étudiants avaient d'abord repris possession de la Sorbonne : certains d'entre eux souhaitaient connaître le programme des semaines à venir. Puis, en fin de journée, environ 200 étudiants avaient voté la grève et le blocage de l'université. Ils critiquaient notamment la répression lors des manifestations anti-CPE. Le rectorat demandait l'intervention de la police, qualifiant cette action de «pure provocation».
Des incidents ont toutefois eu lieu plus tard dans la soirée, tandis que cinquante à cent personnes maraudaient dans les rues de Paris pour provoquer une manifestation ‘spontanée’. Des vitrines ont été brisées, dont celle du journal Charlie-Hebdo, (allez savoir pourquoi !), ainsi que celles de plusieurs banques. Les manifestants ont également détruit la vitrine de la permanence du PS dans le 3e arrondissement alors qu'une réunion s'y tenait. (Tout peut arriver quand on ne maîtrise plus rien et qu’on s’en désintéresse…)
A Jussieu, le campus avait des allures de lendemain de bataille. Restaient quelques banderoles des revendications anti-CPE. Pour la majorité des élèves et étudiants, l'heure est au rattrapage et non plus au combat. L’AG de Paris-VI et VII a entériné d'abord le report des examens à la fin juin et l'allégement des programmes, malgré la présence des jusqu'au-boutistes. Dès 6 heures, hier matin, «nous étions 150 à vouloir bloquer la faculté, raconte l'un des organisateurs de l'AG. Mais il y avait autant de vigiles et on a senti une mobilisation moins présente ».
Les étudiants de Bordeaux-II ont repris le chemin des amphis hier, et à Bordeaux-III, le blocage a été levé en soirée. Le retour à la normale est prévu aujourd'hui et les examens débuteront la semaine prochaine.

Peu de temps pour réviser ou apprendre, mais il est vrai que les programmes sont allégés… Qu’en reste-t-il ??Quelle sera la valeur des diplômes délivrés, des bouts de papier ?
Pendant ce temps, croyez-vous que le féal P'tit Bruno Julliard prépare son master? Que nenni! La rave-party continue, cette fois non pas dans sa fac de Lyon, mais à Lille, , à deux pas, chez Mamie Nova, au congrès des camarades du PCF, où, par contrat, il se montre auprès de ses maîtres de stage syndical -les nouveaux seigneurs de gauche- tout en se défendant d'être récupéré et tout en affirmant qu'il ne fait pas carrière.
Il renouvelle son serment d'allégeance à Martine Aubry, sa protectrice. Et ne se soucie pas de son master... Ses suiveurs étudiants, eux, doivent essayer de mériter leur parchemin: à l'UNEF, on parle d'égalité, on est même républicain, démocrate et que-sais-je, mais pas trop!

jeudi 27 avril 2006

Sécurisation des stages.
Pendant une trentaine d’années et malgré une longue période avec la gauche unie au pouvoir, les jeunes se sont plus ou moins résignés à ce que se dégradent les stages non ou peu rémunérés, les missions d’intérim et autres CDD : si la gauche n’y apportait pas de remèdes, c’était que la condition du stagiaire était inévitablement précaire. Or, c’est la droite qui s’est intéressée à leur situation.

La charte des stages en entreprise, signée mercredi, permettra de "sécuriser" le secteur selon le gouvernement et le patronat. Cette charte "renforce l'équilibre entre la nécessité de développer les stages, meilleure passerelle vers l'emploi, et le besoin de les sécuriser", a déclaré le ministre délégué à l'Emploi Gérard Larcher, lors de la cérémonie de signature.
"Dans les prochaines années, nous allons avoir besoin de centaines de milliers de stages, et c'est pourquoi nous appelons à une stricte application de la charte", a ajouté François Goulard, ministre délégué à l'Enseignement supérieur, selon lequel "l'arbre des abus ne doit pas cacher la forêt des stages utiles".
L'Etat va demander au ministre de la Fonction Publique, Christian Jacob, de "réfléchir" à la manière dont ce secteur devra "accueillir ses stagiaires", a précisé M. Larcher.

La charte énonce les grands principes à respecter, rappelant la "fonction pédagogique" d'un stage qui "ne peut être assimilé à un emploi".
Elle s'inscrit dans le cadre de la loi sur l'égalité des chances du 31 mars 2006, qui impose
-une "convention de stage obligatoire,
-une limitation de la durée des stages hors parcours pédagogique à six mois
-et une gratification obligatoire pour les stages de plus de 3 mois".

->Une franchise de cotisations sociales à hauteur de 360 euros est ainsi prévue par l'Etat pour permettre une meilleure indemnisation des stagiaires.
->Le montant de la rémunération devra, lui, être négocié entre les partenaires sociaux au niveau des branches professionnelles, dans un délai de "moins d'un an", a précisé M. Larcher.
->La charte sera complétée par une "convention de stage type" engageant pour la première fois les trois parties (entreprise, établissement d'enseignement supérieur et stagiaire) et qui fera l'objet d'un décret.
->L'encadrement du stagiaire, aussi bien par l'enseignant que par l'entreprise, devient ainsi obligatoire, de même que le suivi de son stage, ce qui n'est pas le cas actuellement.

Côté patronal, le Medef, la CGPME, l'UPA et l'Unapl se sont engagés à promouvoir la charte et à la "respecter"."Je crois que cette charte va limiter les abus. Car ils existent, même s'ils sont difficiles à évaluer", a déclaré la présidente du Medef, Laurence Parisot, tandis que la CFE-CGC a salué "un code de bonne conduite, une mesure incitative indispensable" qui doit "conduire à mettre un terme aux abus".
Côté étudiant, la charte a été signée par l’association Fage et les syndicats Uni et PDE, mais l'UNEF a dénoncé "une opération de communication qui ne résoudra en rien la précarité des stagiaires".
L’UNEF démontre encore, s’il était besoin, combien elle est REACTIONNAIRE et se complaît dans l’archaïsme. Pourtant, le temps passant, elle ne manquera pas de revendiquer cette avancée qu’elle aura tenté de bloquer. Se nourrit-elle de tous les malaises ?
Le collectif de stagiaires "Génération précaire", qui demande l'inscription du stagiaire dans le Code du travail et une rémunération minimale et progressive, a refusé de signer une charte "cache-misère".
Veulent-ils vraiment que leur condition s’améliore ? On en serait convaincu s’ils saluaient ces mesures comme il se doit. Mais ce ‘collectif’ bidon, affidé de l’UNEF, s’aligne servilement sur celle-ci. Son existence ne se justifie donc pas, sinon que pour donner à croire qu’un plus grand nombre est hostile à cette charte de progrès !
Les Verts ont dénoncé "un ersatz", proposant quant à eux de "limiter les stages à 6 mois et de les rémunérer de façon à permettre aux jeunes de couvrir leurs besoins élémentaires".
Les Verts n’existent que lorsqu’ils s’opposent et ils ont cruellement besoin de rappeler qu’ils sont encore là. Ma foi… ! Ils empruntent des mots allemands comme pour se grandir les petits Verts amers face aux Grünen ?
Critiquez, critiquez, il en reste toujours quelque chose.

mercredi 26 avril 2006

Restaurateurs, cible de Marianne.
Toujours diviser les Français. Lutte des classes et des corporations, encore et toujours.
Les restaurateurs se sont montrés patients et respectueux de la loi. Qu’ils soient pendus. L’heure est à la violence, et ils ne sont pourtant pas descendus dans la rue ; ils n’ont saccagé aucun établissement de restauration rapide ; leurs syndicats n’ont pas battu leur amertume en neige. Honte sur eux d’avoir dialogué et obtenu gain de cause sans casser d’assiettes: un exemple à ne pas suivre, camarade !
Il convient donc de les désigner à l’ire populaire, tant il est vrai que, longtemps signe d’absence de maîtrise de soi, la colère est désormais légitime en toutes circonstances. La haine, ce serait même mieux et plus tendance encore, dans certaines zones.

‘Les restaurateurs touchent le gros lot’, tel est le titre de l’article. Tout le monde devrait s’en réjouir. Pas Marianne. Que penser dès lors du ralentissement de l’activité économique de tout un pays pendant de nombreuses semaines, si ‘les grands triomphateurs de la révolte anti-CPE’ sont les restaurateurs qui obtiennent ce qu’ils méritent sans prise d’otages. Les actions violentes de la gauche s’en trouveraient–elles désavouées? Qu’importent tous ceux qui ont perdu des heures de travail pour que les grèves anti-CPE servent à renforcer l’autorité de B. Thibault à la CGT.

Pour éviter que ne s’ouvre un nouveau front, et pour faire passer la pilule de la baisse promise mais refusée de la TVA.’ Ce respectable journaliste est tellement déformé par l’ESJ (major de sa promotion ?) qu’il ignore les vertus du dialogue. La formation y serait-elle déformante?
Il n’y a pas appris non plus l’honnêteté intellectuelle, car le refus vient de l’Europe et non du gouvernement français : Marianne, à l’évidence, ne craint pas de déplacer les responsabilités -par omission.... Le magazine chercherait-il à attiser les jalousies corporatistes ?

‘Le gouvernement leur a lâché un maximum.Marianne trouve même à redire à ’une ‘aide à l’emploi en hausse de 70%’, en pleine période de CPE… Le ministre Renaud Dutreil souligne bien que : ‘L’économie sera gagnante grâce au retour sur investissement et que ‘La profession va contribuer à faire baisser le chômage, mais, à en lire l’illustre P.M.O., le chômage n’est un problème que dans la presse en générale, et à France-Soir en particulier. ‘C’est peut-être vrai’, déclare l’économiste distingué de Marianne. On admirera le ‘peut-être’, au passage. Cà lui arrache ‘peut-être’ la bouche.

Passons donc à la suite : l’inévitable couplet sur ‘l’augmentation générale des bas salaires’ qu’il suggère finement et dont, sans lui, on ‘n’invoque (évoque?) jamais’ les retombées (c’est lui qui l’affirme).°Nous atteignons le niveau d’une copie moyenne d’élève de 1° SES…Superficiel, jugera le correcteur vachard, si çà existe encore.
2,50 € en kiosque pour çà !

‘Benoîtement’, pour ma part, j’y vois un soutien mérité à un secteur qui peine à survivre, bien que pourtant généralement reconnu, hors les murs de la cuisine de Marianne, pour sa contribution au rayonnement de la culture française, grâce à sa gastronomie. Le journaliste (très) moyen de Marianne est peut-être réduit à la portion congrue (je n'y crois pas!) –ou être partisan jusqu’à la moelle- pour lui préférer le kebab voisin, où la TVA est nettement plus favorable. Normal, selon le gastronome militant de Marianne. Ils prolifèrent pour les mêmes raisons fiscales que les ‘McDo’ et autres ‘Quick’, mais cette fois, çà devient injuste. Ce n’est certes pas de la gastronomie non plus, mais nul doute que les derniers nommés indisposent bien davantage cette fine bouche de P.M.O. et qu’ en vérité il a fait sa cantine du trois fois toqué le plus proche, en dépit de la TVA exorbitante et donc malgré l’addition trop salée au palais de quiconque ne se fait pas rembourser ses notes de frais.

En attendant le tour des prochains, les pêcheurs, par exemple, dans le collimateur de P.M.O., j’attends un article documenté de Marianne (et non pas du fin gourmet P.M.O.) qui s’intitulerait : « Sauvons la gastronomie française ». C’est ‘peut-être’ un peu franchouillard ?

lundi 24 avril 2006

CPE -28- La reprise des cours est normale.
François Goulard , le ministre délégué à l'Enseignement supérieur, a estimé que "pratiquement partout la reprise est normale", même si "on peut avoir ici ou là quelques dizaines de militants d'extrême gauche qui vont perturber les cours".
Il ajoute que tout est bien dans le meilleur des mondes : "Beaucoup d'examens vont être retardés de quelques semaines" à la fin juin, mais cela devrait être suffisant pour que les programmes soient vus (ou entrevus ?) dans leur ensemble", a plaidé François Goulard. Il y aura "trois, quatre semaines de prolongation des cours avec des examens décalés".
Ce qui mènerait à la fin juillet. On a peine à y croire, puisque le bac finit d’habitude aux environs du 10 juillet… Préparation à marche forcée donc, survol des programmes et 81% de réussite au bac ? L’année scolaire est par conséquent trop longue de quatre semaines car, après huit semaines de perturbations (six à sept semaines à l'université de Rennes-II), le compte n’y est pas… Souvenez-vous du cru 2006. Diplômes au rabais (plus que d’habitude) à prévoir et que les entreprises se débrouillent !
En vérité, la rentrée est progressive à la Sorbonne, du fait des travaux de remise en état qui restent à accomplir, notamment le système de détection incendie qui a été détruit pendant l'occupation. La commission de sécurité de la Préfecture de police avait considéré que "certaines zones du bâtiment ne sont pas susceptibles d'accueillir des personnes dans des conditions satisfaisantes de sécurité".

Quelques mètres plus loin, place de la Sorbonne, un groupe d’une vingtaine d'irréductibles contre la loi Egalité des chances prépare sa rentrée, mais continue le tractage.
"On a gagné la bataille du CPE mais pas le reste, on veut continuer la lutte contre la loi Egalité des chances et le CNE. On va distribuer des tracts, lancer des actions, peut être en bloquant des sites mais pas des facs", assure Thomas, membre du "Comité de mobilisation de la Sorbonne". Le tandem Julliard-Stoeckel va donc même reprendre du service. Les examens pourraient avoir lieu à la Toussaint. Courage !

A la différence de leurs congénères ordinaires de retour au travail, ces deux délicieux jeunes gens ne sont pas soucieux de leurs examens: Karl, le bien nommé, a les épreuves orales et écrites du bac de français à passer et P’tit Bruno, un master à présenter.
Bagatelle ! Sont-ils en alternance ? En effet, ils sont indispensables partout et bien qu’ils se défendent de toute récupération, ils passent leur temps, non pas à apprendre, mais à parader ici et là, main dans la main, comme ce week-end au 48° congrès du PCF…
Comme ils sont bien-aimés des enseignants, militants certes, mais impartiaux (cohérent ?), ils ne devraient pas être en difficultés, malgré deux à trois mois loin de leurs établissements. Les cours ne sont nécessaires qu’aux autres. Et puis, l’acquisition des savoirs n’est plus guère évaluée et il suffit de savoir improviser, remplir du papier et tenir le temps imparti. Mais vont-ils seulement se présenter, comme tout un chacun ? A vérifier… Il convient de rappeler que les interrogations orales sont ouvertes au public : à bon entendeur, salut !

dimanche 23 avril 2006

CPE -27 - Qui va payer ?
Les dégradations des étudiants anti-CPE dans les 8 sites universitaires de la capitale s’élèveraient à 1,5 millions d’euros selon les assurances : Sorbonne, Jussieu, Tolbiac et EHESS, à eux seuls. Pas loin de 1000 millions d’anciens francs, tout de même. Sans compter le reste de la France : le coût total des dégâts sera-t-il chiffré et publié ?
A la Sorbonne, la facture est évaluée à 550,000 euros, soit près de 2,000 euros pour chacun des 300 raveurs-étudiants qui a mis ses outils de travail à sac (mobilier, ordinateurs, etc…), entre le 8 et le 11 mars… Ils s’en sont pris aussi à la chaudière et le système de détection d’incendie. Les cadres français de demain ont le sens des responsabilités? Deux années dans un premier emploi suffiraient-elles à les former et à les rendre fiables ?
Attitude mature en effet de ceux à qui le pays ne donne pas assez et qui ne reçoit pas le respect qu’il mérite !

Merci à la police, en revanche, qui a évacué notre sympathique jeunesse irritée (ou du moins, une partie), car la note aurait pu être bien plus salée.

Le bilan par tête de pipe à l’EHESS est encore plus flatteur : 70 jeunes ‘intellectuels’, l’avenir de la France, ont cassé pour 600,000 euros (avoués…). L’Ecole est maintenant privée de ses ressources jusque-là précieusement constituées pendant des années et sauvegardées. Soit quelque 8600 euros chacun (c’est-à-dire au moins 5,6 millions d’anciens francs par étudiant casseur).
Grenoble = 200 000 euros, pour le moins…
Nantes = 50 000 € de dégâts, au bas mot
Rennes 2, taggée du sol au plafond = 100 000 €, ce qui paraît peu, au total
Toulouse-II (Le Mirail) = 150 000 euros
etc, etc...

Joli palmarès et vous n’imaginez pas l’état des locaux. Jugez plutôt :
Pendant tout le week-end de Pâques, quatorze employés d'une entreprise spécialisée de Lyon ont travaillé d'arrache-pied pour nettoyer la galerie qui permet l'accès aux amphithéâtres : «Les lieux étaient dans un état de saleté absolument inimaginable, sans compter l'odeur épouvantable qui y régnait», s'indigne encore Jacques Fontanel, vice-président de l'université. Et pour cause. Les dizaines d'occupants, des étudiants mais aussi des SDF, des anarchistes, ont mangé, bu et dormi sur place pendant plus d'un mois. Dans l'amphi 2, baptisé «l'amphi cuisine», des cageots de nourriture récupérés dans les poubelles de l'hypermarché voisin ont été entreposés pendant des jours dans des conditions d'hygiène déplorables. Les employés de la société de nettoyage ont dû tout passer au Kärcher (mot tabou). Devant le bâtiment, des détritus de toutes sortes, bouteilles de bière, vieux matelas, chaises cassées, ont été entassés dans des bennes. Pour Hadji Mekki, le concierge chargé de l'entretien des locaux, c'est incompréhensible : «Comment des étudiants ont-ils pu détériorer à ce point leur outil de travail ? Occuper, c'est une chose. Mais pourquoi casser des portes, des serrures, des éclairages, endommager le réseau électrique, abîmer les trappes de désenfumage, vandaliser des ordinateurs ?»

Pas coupable,Jérémie Giono, un ‘responsable’ du syndicat Unef de Grenoble, condamne lui aussi ces dégradations (Ben, voyons…). «On nous fait passer pour des irresponsables (les gens sont malveillants, c’est pas difficile ; et y va nous faire une crise, si on lui manque de respect), mais on ne pouvait pas contrôler tout le monde ! plaide-t-il (coupable ?)

Vont-ils toucher à la fin du mois les bourses que l’impôt de tous leur permet? Leurs organisations étudiantes et le PS, lequel en profite pour remplir les caisses, vont-ils indemniser le pays ?? Et si jamais les travailleurs venaient à constater une augmentation de leurs impôts, leurs plaintes seraient-elles récupérées par la gauche indignée. La boucle serait bouclée…

Thierry Breton, ministre des Finances, et son collègue François Goulard indiquent que les universités paieront les pots cassés. Les universités sont-elles financièrement autonomes ? Bien sûr que non ! Et l’Etat, c’est nous, quand il faut passer à la caisse : C’EST DONC NOUS QUI PAIERONS LES POTS CASSES.

Les plus privilégiés de nos jeunes, sans pudeur, ni respect pour les plus précaires, ont la haine et les Français seraient ravis : ils auraient même pour eux de la sympathie, affirment médias et instituts de sondage, en choeur. Pour qui nous prennent-ils ? Avons-nous l’opportunité de dire ce que nous avons vraiment sur le cœur ?

Ils ont la haine et à nous, on nous a demandé ce que nous en pensions…? On nous ignore. Sauf quand il faudra bien trouver quelqu’un pour payer : suivez mon regard !

A chacun de ne pas oublier d’ici les présidentielles de 2007 et de manifester notre désapprobation de ceux qui, à gauche, leur font des grâces, qui les ont instrumentalisés, qui ont ignoré ceux qui ne demandaient qu’à travailler et les ont méprisés. Ils ne nous respectent pas, mais ce n’est pas une raison pour oublier et avoir la faiblesse de la violence. Votons bien ! C’est nécessaire à la réconciliation nationale.

Nous sommes à ce point humiliés par ces comportements primitifs, ces basses manipulations et cette bêtise collective que je soupçonne soudain que l’étude comparée britannique sur les QI des différents pays européens ne nous a pas tout dit sur la réalité de l’intelligence moyenne française. Il faudrait avoir un sursaut…

Dernière minute - Interrogé sur le bilan des dégâts causés dans les universités, le ministre a précisé que la Sorbonne (ou nous ?), qui "a été très durement occupée", en a pour "500.000 euros". "Dans les universités qui ont été occupées, c'est généralement 40.000 à 50.000 euros". (Le rapport des coûts entre universités ‘touchées ‘ et ‘coulées’ n’est pas clair, me semble-t-il.) Et de conclure que "c'est tout à fait absorbable par le budget de l'université".
Elle ne manque plus de crédits ? Nous allons devoir cracher au bassinet…

vendredi 21 avril 2006

Les ‘grands frères’ du mouvement étudiant:
ce que les jeunes ne savaient pas.
La plupart des étudiants ne sont pas les victimes du manque de respect qu’ils croient.
Le respect aurait été de ne pas tenir le plus grand nombre d’une minorité d’exaltés dans l’ignorance des réalités du mouvement, dont le CPE n’est que prétexte, pour mieux les entraîner et les manipuler, à des fins qui leur échappaient.
Dans de nombreux lycées et facultés, certains lycéens ou étudiants sont actifs et suscitent la sympathie du plus grand nombre, sans que ces derniers sachent que les plus militants d’entre eux ont été repérés, parfois dès le collège, et poussés à la prise de responsabilités par des profs militants attentifs et des Conseillers Principaux d’Education zélés, en préparation des élections de délégués-élèves, pour lesquels des heures de formation sont réglementairement prévues. D’autres sont issus de milieux familiaux qui assurent cette formation politique, avant d’être syndicale.
Les meneurs anti-CPE nous en font encore la démonstration.

- Entre les mains du PS, tendance gauche radicale.
L’UNEF, syndicat étudiant (tendance ‘majorité nationale’ au PS), est politiquement très marqué et sous la coupe de Benoît Hamon député européen, membre et porte-parole du courant NPS (Nouveau Parti Socialiste -NPS, mené par les St-Just-Montebourg et Vincent Peillon, jeunes loups qu’on ne réintroduirait pas dans nos montagnes voisines).
Riton Emmanuelli (tendance ‘transformation sociale’ au PS) n’est jamais loin. Evidemment, son caractère avenant n’est pas spécialement sympathique aux étudiants puisqu’ils ignorent qui mène la danse. La vitrine Julliard suffit à la masse des étudiants qui ne seront jamais chercheurs de la vérité, mais seulement des suiveurs hurlants. Il ne fait que succéder en 2003 à son mentor…Julien Dray, ancien président de l’Unef lui-même. A qui le tour? Pas de souci à se faire, les petits ne sont jamais livrés à eux-mêmes.
Son président , est le fifils d’Arlette (non pas celle que vous croyez !), mais A. Arnaud–Landau, maire PS du Puy-en-Velay. Pourquoi P'tit Bruno s’appelle Julliard ne vous regarde pas, pas plus que les raisons qui l’avaient fait s’encarter au PS sous un autre nom. On se croirait à la LCR qui se régale de transparence tout en préférant l’anonymat et les faux noms. Ce ne sont pas des gens comme nous autres : mais qu’ont-ils donc à cacher au peuple, tous ces purs ?

- Entre les mains du PS, encore, mais tendance contre nature LCR-PC
La FIDL , syndicat lycéen en apparence mené par Tristan Rouquier, est en fait l’émanation des ex-UNEF-ID (OCI, trotskiste) et UNEF-SE (PC) et, comme SOS-Racisme et Ni putes ni soumises, sous l’influence directe de Julien Dray, député de l’Essonne (91), vice-président du Conseil Général chargé de…la jeunesse et porte-parole du PS. J. Dray, faut-il le rappeler, est un transfuge de la LCR (mais on dit bien ‘LCR un jour, LCR toujours’), avant de devenir lui-même secrétaire général de…l’UNEF.

- Entre les mains du PS, toujours, mais tendance Strauss-Kahn
La présidente de la Confédération étudiante (CE), Julie Coudry, a moins bien supporté la tutelle des ‘grands frères’, que P’tit Bruno, mais n’a pas réussi à s’émanciper. La CFDT l’a recueillie et DSK l’a reconnue, avec l’accord du papa artiste et de maman conseillère principale d’éducation (CPE).

- Et la tendance Marie-SEGOlène Royal ? C’est pour bientôt !

- Entre les mains du PC
L’UNL est la chose de la CGT, donc du PC. Karl Stoeckel reçoit ses ordres directement de Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, mais a reçu de son père allemand et de sa mère malaise une formation selon la pédagogie de Rudolf Steiner. Son frère, quant à lui, s’est orienté vers l’anarchisme. Le jeune Karl a donc été conçu et programmé pour l’action révolutionnaire.

-Entre les mains de l’UDF, pendant un temps
François Bayrou, docte ex-ministre et puant prétendant à la présidence de la République, ne pouvait pas ne pas avoir un syndicat à sa dévotion : ce fut la FAGE, une association.
Mais çà n’a pas duré. Comment les étudiants ont pu se passer de lui, je l’ignore. C’est Jean-François Martins qui est à leur tête.

Par conséquent, on ne devient pas président d’un syndicat lycéen ou étudiant pour d’hypothétiques qualités personnelles : c’est une affaire de famille ou bien on se coopte. Certains pensent qu’on se reproduit entre soi. En somme, ce n’est pas encore là, à gauche, que vous trouverez une illustration de la démocratie…
Les lycées et facultés sont les éprouvettes où sont artificiellement fécondés des produits de manipulations politico-syndicales très peu démocratiques, car, si l’identité des donneurs est gardée quasiment secrète, ils ne sont pas des inconnus. Leurs meneurs sont les rejetons de familles de l’aristocratie militante, qui se succèdent souvent de père ou mère en fils ou fille, perpétuellement recomposées et ces organisations sont l’enjeu de rivalités syndicales et d’appétits politiques entre des parents en lutte permanente, voire en instance de divorce et parfois même séparés.
On n’oubliera pas qu’au départ du mouvement anti-CPE, ni la FIDL, ni la FAGE, ni la Confédération Etudiante n’avaient été associés : hégémonique, l’UNEF, qu’allez-vous imaginer ?
En revanche, l’UNL était acceptée par l’UNEF: ce qui montre, si besoin, de quel côté penche l’Unef, et il serait donc probablement malveillant de parler de favoritisme à propos du petit dernier du PC.
Leurs manifestations sont nécessaires au développement des syndicats étudiants, comme elles le sont à la promotion des hommes politiques.
La FIDL est née en 1987 à la suite de la mobilisation de 1986 contre le projet Devaquet, mais a végété jusqu’en 2005.
L’UNL fut créée par Michaël Delafosse en 1994 à la suite des manifestations contre le CIP, et compte 5 000 adhérents à la suite des manifestations lycéennes du printemps contre la loi sur l'école.
Un nouveau syndicat pourrait bien apparaître à la suite des manifs anti-CPE, à moins qu’une énième scission ne s’opère.
Elles permettent aussi de renflouer les caisses parfois très déficitaires. Pourtant, ce sont les contribuables, et non les fauteurs de troubles, qui paient la casse anti-CPE.
Tous les syndicats et partis politiques ont leurs réseaux étudiants qu’ils téléguident davantage en fonction de leurs propres intérêts que de ceux des étudiants.
Strauss-Kahn et Bayrou sont candidats à la présidence.
Dray et Thibault travaillent en sous-main, soit pour Marie-SEGOlène, soit pour la camarade Buffet.

Au total, la contestation étudiante orchestrée par les 12 organisations aura permis au PS de meubler en attendant de combler le vide de son programme et à l’ensemble de la gauche de s’unir en attendant de se désunir.
Et les étudiants dans tout çà ?

mardi 18 avril 2006

CPE -26-Le balai à la main, les étudiants reprennent possession de la fac de Nantes.
L'occupation de la fac (J.M. Ayrault, maire PS et porte-voix du compagnon de la candidate providentielle du PS) a pris fin dans la nuit de lundi à mardi: la moitié de la quinzaine de marginaux qui y dormaient a été évacuée par les vigiles de l'université à 03h00, l'autre est partie d'elle-même avant 08h00.
Le balai à la main, une quinzaine d'étudiantes (pas féministes ?), motivées mais amères, ont aidé mardi matin les employés de l'université de Nantes à effacer les traces de ce qui était depuis le 7 février et jusqu'à lundi le QG des partisans les plus radicaux du blocus.
Les plafonds sont défoncés et les murs maculés de tags, qui proclament "Je bloque des gens et je suis content", "La meilleure façon de voter, c'est de ramasser les pavés et de leur balancer!". Sur le tableau est encore écrit: "Si tu sais faire un gâteau, tu sais faire une bombe".
"Je suis arrivée avec des amies à 08h00 ce matin et quand on a vu le bordel, on a décidé de filer un coup de main (Ni Pute Ni Soumise aurait refusé les tâches avilissantes ?). C'est un peu écoeurant de voir notre fac dans cet état", explique Marie-Eugénie, 20 ans. "C'est ahurissant!", réagit Camille, étudiant en sociologie, en constatant que les extincteurs ont été vidés et les issues de secours bloquées. Responsables, mais pas coupables…
Dans les salles à peu près épargnées des étages supérieurs, les premiers cours reprennent peu à peu en Lettres, Langues et Sciences Humaines, où sont inscrits 11.200 étudiants.
François Resche, le président de l'université, évalue que les réparations coûteront entre 40.000 et 50.000 euros. "On va profiter des vacances scolaires pour tout nettoyer à fond", assure-t-il.
Et les anarcho-trotskistes comptent sur les bourgeois pour payer…Sauf que les Français ne sont pas tous des nantis ! Vont-ils faire payer les casseurs ?

Fin de l'occupation des locaux de La Tribune
La centaine de manifestants qui avaient envahi mardi vers 17H00 les locaux du journal économique La Tribune, dans le quartier de la Bourse à Paris, pour empêcher la sortie du numéro de mercredi, ont quitté les lieux vers 19H00, a déclaré la rédaction.
Les manifestants ont collé sur les fenêtres du journal des dizaines d'affichettes proclamant "La Tribune est à nous", ou demandant le retrait du CNE, de la loi sur l'Egalité des chances, et encore la démission du gouvernement.
Ils affirmaient être "200 étudiants, chômeurs, précaires, intermittents, lycéens", qui auraient choisi d'occuper La Tribune parce que c'est un journal où "on échafaude les mesures et on fabrique l'ambiance mentale qui naturalise inégalités et violence sociales".
La police est intervenue pour les inviter à quitter les lieux.
Nous vivons dans une France d’envahisseurs, casseurs, pilleurs. Qui allez-vous envahir demain matin ? Moi, j’hésite entre une crèche et l’Académie Française : facile, ils sont faibles et sans défense! Remarquez, on pourrait aussi se solidariser avec France-Soir : on leur doit bien çà ! En fait, on a l’embarras du choix…

CPE: syndicats "plus forts" selon Thibault.
Le Medef n'a pas "pris conscience" que la contestation contre le CPE a "changé la donne", commente Bernard Thibault, le secrétaire général de la CGT, au moment où l’organisation patronale adresse une lettre aux syndicats pour discuter "de flexibilité et de séparabilité".
Plus que jamais ouverte au dialogue, la CGT ?

Par ailleurs, le secrétaire général de la CGT affirme ne pas être "certain que ce soit avec la poursuite des mêmes formes d'actions (que ces dernières semaines)" que les partisans d'un retrait de l'ensemble de la loi sur l'égalité des chances "seront entendus […] A nous de tirer avantage de ce mouvement pour obtenir de vrais changements sur les garanties et les droits sociaux dans notre pays", a-t-il ajouté.
La CGT passe maintenant ses consignes directement dans les médias.
Le mouvement anti-CPE est né spontanément et s’est développé au moment opportun des élections à la CGT, où les mandats sont pourtant renouvelables à l’infini. La CGT n’a pensé qu’à l’intérêt des étudiants : les benêts, on les a bien eus !

CNE: 410.000 intentions d'embauche
Créé en août, le CNE est un CDI réservé aux entreprises de 20 salariés maximum, doté d'une période "de consolidation" de 2 ans durant laquelle le salarié peut être licencié sans justification.
Un CDI ? C’est pas bon du tout çà. Comme il l’a dit Bernard : "A nous de tirer avantage de ce mouvement pour obtenir de vrais changements sur les garanties et les droits sociaux dans notre pays". Les jeunes doivent pouvoir choisir leurs patrons et les renvoyer sans explications !

Quelque 410.000 intentions de recrutement en CNE (Contrat nouvelle embauche) ont été comptabilisées depuis septembre, dont 52.000 intentions d'embauche en mars, selon l'estimation provisoire de l'Agence centrale des Organismes de Sécurité sociale (Acoss) parue mardi.
52.000 intentions… Bof ! Moi, de toute façon, je préférais les emplois-jeunes de Jospin. C’était tellement formateur et çà débouchait sur…RIEN. Mais çà venait de la gauche, alors c’était mieux. Obligé !