POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

mardi 29 janvier 2019

"Gilets jaunes" : plainte d'un syndicat policier contre la cagnotte de Renaud Muselier

Ce syndicat de policier "patriote" est "proche de l’extrême droite", estime Renaud Muselier

L’affaire de la cagnotte de soutien aux forces de l’ordre devient une bataille juridique
Renaud Muselier lors de ses voeux à la presse à Marseille.
Le syndicat France Police-Policiers en colère a porté plainte contre Renaud Muselier, qui a lancé le 8 janvier dernier une cagnotte en ligne pour soutenir les forces de l’ordre. 

Michel Thooris, secrétaire général du syndicat, demande "le blocage des fonds auprès de Leetchi.com ou la saisie à titre conservatoire de ces dons", rapporte LCI, chaîne de télévision d'information en continu du groupe TF1 (Bouygues), à qui il a été donné accès à ce courrier.

Renaud Muselier, président LR de la région PACA, annonce porter plainte en retour pour diffamation et dénonciation calomnieuse


Des policiers manifestent place de la République à Paris, le 22 octobre 2016. (archives)
"Je n’ai aucunement l’intention de laisser les policiers blessés être pris en otage par un syndicat politisé", lance dans un communiqué de presse vengeur, Renaud Muselier, 59 ans. Petit-fils de vice-amiral des Forces françaises libres déporté à Dachau pour faits de résistance, il étiquette France Police-Policiers-en-colère "syndicat d’extrême droite." 


Ce nouveau syndicat se présente comme cinquième puissance syndicale du Ministère de l'Intérieur et première force d'opposition de la Police Nationale ! Syndicat 100% Indépendant, 100% Autonome, 100% Corporatiste, 100% Apolitique, 100% Patriote, 100% Contestataire !

Renaud Muselier se défend aussi, affirmant que "la transparence dans la répartition des fonds est absolue." La cagnotte a permis de récolter près d’1,5 million d’euros. Il y a quelques jours, le président LR de la "région Sud" (ex-Paca) s’était engagé à verser un million d’euros de cette cagnotte aux policiers blessés.
"Le reste ira directement dans les orphelinats des forces concernées, les policiers, les gendarmes, les sapeurs pompiers, les pompiers de Paris et les marins pompiers de Marseille pour qui j’ai une affection toute particulière", affirmait l’élu.

Mais le grand gagnant de cette cagnotte est Leetchi...

Une partie des fonds collectés va être reversée à Leetchi…
Pour tout dire, Leetchi, la plateforme créée en 2009 qui héberge cette cagnotte, fait partie d’un groupe du même nom, qui emploie désormais près de 80 salariés, et à chaque cagnotte, la société prélève une commission, sauf si l’argent est dépensé chez un de ses partenaires commerciaux, comme la Fnac ou ...Amazon. "Leetchi applique une tarification claire et transparente, affirme la société. Nous prenons un pourcentage qui dépend du montant de la cagnotte. Notre commission nous permet de couvrir les frais techniques et bancaires liés aux participations et au transfert d’argent vers le bénéficiaire et garantit la qualité et la sécurité du service que nous mettons en œuvre."Cette commission s’élève à 4 % si la cagnotte ne dépasse pas les 2.000 euros, 2.9 % pour les cagnottes entre 2.000 et 200.000 euros et 1.9 % pour les autres. Ainsi, en l’état actuel de la cagnotte, environ 27.547 euros de la cagnotte destinée aux forces de l’ordre seront reversés à la société Leetchi.

Un vrai pactole pour Leetchi, quand on sait que le montant de la cagnotte de Renaud Muselier, qui sera close dans une quinzaine de jours, dépasse d’ores et déjà les cagnottes records de 2018 enregistrées sur la plateforme. En mars dernier, près de 1.278.064 euros avaient été collectés à destination des cheminots, en restant ouverte environ cinq mois. "La cagnotte de soutien aux forces de l’ordre lancée par Renaud Muselier est une première pour Leetchi, tant en termes de montant que de rapidité des dons collectés", reconnaît d’ailleurs la plateforme.


lundi 28 janvier 2019

Tarascon : un commando lourdement armé fait évader un détenu fiché dangereux

Trois agents de l'administration pénitentiaire attaqués devant le tribunal de Grande Instance

Le détenu devait être présenté devant un juge d'instruction dans la matinée 

Une atteinte à un symbole de la République ?
(Tribunal de Grande instance de Tarascon)
L'escorte pénitentiaire  du délinquant a été attaquée au centre de la ville ce lundi 28 janvier au matin à son arrivée au tribunal de Tarascon (Bouches-du-Rhône). Un commando de complices "lourdement armé" l'a libéré, a indiqué le procureur de la République. 

Vers 08h30, trois malfaiteurs ont fait irruption devant le palais de justice, à proximité d'un lycée du centre ville. Ils ont neutralisé les trois agents de l'administration pénitentiaire qui escortaient un détenu en provenance du centre pénitentiaire de Béziers (Hérault).

Plusieurs coups de feu ont retenti

Le commando d'assaillants a tiré "plusieurs coups de feu", sans faire de blessés, a précisé le magistrat. En revanche, ils ont  menacé et frappé violemment les fonctionnaires.
Les agents pénitentiaires, partis de Béziers avec le détenu lundi matin, "étaient descendus du véhicule pour sonner à l'entrée du TGI, lorsque des hommes armés leur sont tombés dessus", a raconté Nicolas Burtz, responsable local du syndical FO pénitentiaire. Une fonctionnaire qui refusait de lâcher le détenu a reçu un coup sur la tête, a-t-il précisé. 
Une enquête administrative est en cours pour "déterminer si la classification de l'escorte était suffisante par rapport à la dangerosité du détenu", indique le syndicaliste.

"Ce détenu avait déjà tenté de s'évader lors d'une précédente incarcération. L'administration est bien naïve, il a fait le gentil pendant des mois pour tenter de s'évader de nouveau," gronde le représentant CGT pénitentiaire, Karim Terki.

Anonymé, le détenu qui s'est évadé est âgé de 27 ans. Il était écroué, en détention provisoire, depuis le 26 septembre 2017, "pour vol avec arme, vol aggravé, association de malfaiteurs", a précisé l'administration pénitentiaire. Selon une source proche du dossier, il était poursuivi dans quatre affaires, et était notamment l'auteur de plusieurs vols de voiture avec violence, commis à Aix-en-Provence et Tarascon.

Les évasions se multiplient

Une autre évasion humiliante, celle de Redoine Faïd.
Le braqueur récidiviste Rédoine Faïd (ici, en 2010) était toujours en fuite lundi après son évasion spectaculaire la veille par hélicoptère de la prison de Réau, en Seine-et-Marne.
Au coeur de l'été 2018, le braqueur le plus recherché du pays avait faussé compagnie aux personnels de Nicole Belloubet à de la prison de Réau, Seine-et-Marne, avec cette fois des complices, en hélicoptère : il s'était posé dans la cour d'honneur.
Il aura fallu trois mois d'enquête pour mettre un terme à cette cavale. Condamné à 25 ans de prison en avril 2018 pour l'affaire de la fusillade de Villiers-sur-Marne, où une policière a perdu la vie, il a été identifié et interpellé, dissimulé sous une burqa.

La précédente évasion à celle de Tarascon ne remonte qu'au dimanche 30 décembre après-midi, à la prison de Fresnes (Val-de-Marne). 
Malgré les tirs de surveillants, un détenu de 29 ans a réussi à escalader le mur d’enceinte avec une échelle de cordes et de draps. Connu pour des faits de banditisme (extorsion, escroquerie et vol avec effraction commis en bande organisée entre février et avril 2016), le détenu était pourtant "particulièrement surveillé", après avoir tenté lui aussi de s'évader d'un tribunal. 

Un récidiviste déjà condamné pour des faits similaires en 2016.
Pourtant classé DPS (détenu particulièrement surveillé) par l'administration pénitentiaire, depuis son évasion en 2016 du tribunal de Créteil, alors qu'il venait d'écoper de huit ans de prison, il lui avait suffi de "bousculer" les policiers chargés de sa garde. Il est ainsi parvenu à franchir, seul, le mur d'enceinte de la prison, avant de prendre la fuite à pied. 
L'individu avait même réussi à "emmener avec lui des draps, ni vu, ni connu, pour pouvoir escalader le grillage, les murs et passer les concertina [des fils de barbelés munis de lames très coupantes] pour éviter de se couper", souligne Emmanuel Bodin, le secrétaire général du syndicat FO Pénitentiaire. 

Son nom, Nicolas B., a été rendu public. 
En revanche, les autorités ne révèlent pas celui de l'évadé de Tarascon mais, de "source proche de l'enquête", le fugitif serait Thomas Bras, écroué pour vol et cambriolage. Il court toujours...
Il s’est notamment évadé deux fois du commissariat de Villejuif lors de gardes à vues, ainsi que du Tribunal de Créteil lors de son procès en décembre 2016. Il était libérable en 2026.

Le système pénitentiaire à nouveau en question

Après les évasions en série de la Maison d'arrêt de Lille-Sequedin (Nord), théâtre de la spectaculaire évasion de Redoine Faïd, en faisant sauter plusieurs portes de la prison, en avril 2013, un précédent détenu s'était échappé, menottes aux mains, mais en douce et non à coups d'explosifs, et ce récidiviste pour trafic de stupéfiants court toujours, comme le multi-récidiviste Antonio Ferrara qui, malgré son palmarès, n'est plus détenu à l'isolement. Condamné à 17 ans de réclusion criminelle pour sa spectaculaire évasion de la prison de Fresnes, le 12 mars 2003, tandis que son ancien avocat, Karim Achoui, est condamné à sept ans d'emprisonnement pour complicité, mais relaxé, tandis que Ferrara est condamné à une peine de 12 ans.

Cette série d'évasions survient alors qu'en août, une enquête avait été ouverte après le survol par deux drones de la prison de Fresnes, l'une des plus grandes de France, qui compte quelque 2500 détenus.

Arrestation de quatre Gilets jaunes, sur des soupçons de projet d'incendie d'un péage

Les Gilets jaunes sont-ils victimes d'un montage policier visant Eric Drouet, figure emblématique de leur mouvement ?

Tous les moyens semblent bons pour décapiter le mouvement

Des
Le joueur de poker de la Place Beauvau est-il à la manoeuvre ? 
Agés de 35 à 46 ans, quatre hommes ont été interpellés mercredi 23 janvier sur des soupçons : ils auraient voulu détruire un péage dans la Drôme et de s'en prendre aux forces de l'ordre. Tous sont militants du mouvement des "gilets jaunes".

Quatre militants ont été interpellés mercredi 23 janvier et mis en examen pour "association de malfaiteurs", a-t-on appris seulement vendredi 25 janvier auprès du Parquet de Valence. 
L'un d'eux, présenté comme le meneur, a été écroué et trois autres ont été placés sous contrôle judiciaire. 
Ces mesures prises par le représentant du ministère de l'Intérieur interviennent à titre préventif, avant qu'aucun délit ou crime n'ait été commis. 

Leur arrestation a eu lieu dans le cadre d'une enquête, lancée en décembre dernier, après la découverte de deux bouteilles de gaz dans une voiture garée près d'un péage, dans la Drôme. 
Les bonbonnes n'ont pas explosé mais, dans la nuit, trois autres péages de l'autoroute A7 ont été pris pour cibles, dans le même département. Un commando d'une dizaine de personnes cagoulées ont incendié les locaux et volé des barrières. Les attaques avaient été filmées par les caméras de vidéo-surveillance


Mercredi, les gendarmes ont procédé à l'interpellation de sept autres personnes, qui ont été relâchées. 
Lors des perquisitions, les forces de l'ordre auraient découvert des armes non déclarées, dont des fusils et des munitions, ainsi que des cagoules et des explosifs artisanaux. 
Par ailleurs, la voiture dans laquelle se trouvaient les bouteilles de gaz a appartenu à Eric Drouet, l'un des leaders des "gilets jaunes", sauf qu'il l'avait revendue...

L'enquête aurait en outre mis au jour d'autres projets d'actions violentes, notamment contre des locaux de gendarmerie et de police. Les investigations se poursuivent.

Eric Drouet, le Gilet jaune à abattre

Résultat de recherche d'images pour "Eric Drouet"Ce chauffeur routier est l'une des principales personnalités médiatisées dès le début du mouvement. 
Avec Priscillia Ludosky, il est à l’origine de la pétition en ligne appelant à la baisse des prix des carburants lancée sur Facebook le 17 novembre 2018. Jacline Mouraud est quant à elle l'auteure d'une vidéo de colère devenue virale contre Macron.

Drouet est devenu le coeur de cible de la macronie politique et médiatique. 
Début décembre, pour avoir appelé les Gilets jaunes à "entrer" à l'Elysée pour être reçus par le président claquemuré au Château, il fait l'objet d'une enquête pour "provocation à la commission d'un crime ou d'un délit " et "organisation d'une manifestation illicite". Le socialiste François Kalfon a alors accusé la police d'être "les auxiliaires" de LREM.

Le mois suivant, dans la soirée du 2 janvier, il est interpellé pour la troisième fois pour "vérification d'identité"et placé en garde à vue.
Résultat de recherche d'images pour "Eric Drouet"
Jérôme Rodrigues, Gilet jaune victime 
des ordres de fermeté de Castaner
Selon une source policière, l'interpellation a lieu alors qu'il se dirigeait vers les Champs-Elysées où il avait appelé d'autres sympathisants à se rassembler. Il était recherché pour avoir appelé, un peu plus tôt dans l'après-midi, dans une vidéo sur Facebook, à mener une "action" sur la célèbre artère parisienne. "Ce soir, on va pas faire une grosse action mais on veut choquer l'opinion publique. Je sais pas s'il y en aura qui seront avec nous sur les 'Champs'(...) On va tous y aller sans gilets", disait-il. Il a ensuite été placé en garde à vue pour manifestation sans déclaration préalable.

Selon un sondage IFOP pour le Journal du Dimanche (dimanche 27 janvier), en dépit d'une Lettre aux Français, le 13 janvier 2019, trois one-man shows télévisés en longueur, entourés de maires sélectionnés, dans des département choisis (dont l'Eure, où Sébastien Cornu, ministre, et Bruno Questel, député LREM, a exercé ou exerce un mandat),

Quelque 66% des sondés jugent que la crise des "gilets jaunes" n'a pas changé la façon d'Emmanuel Macron d'exercer son mandat, contre 34% qui sont d'un avis contraire. 

Ce qui suggère que le combat doit continuer.
Les caractères de la présidence Macron que les sondés souhaiteraient voir changer en priorité sont 85% à citer "son attention aux préoccupations des Français", ce qui, en clair, renvoie au pouvoir d'achat, puis, à 80%, "sa manière de s'exprimer lorsqu'il est au contact des Français": non qualifiée, elle vise son arrogance de "monsieur je sais tout", mais incapable de faire la synthèse de ses fiches, pour 78%, sa politique économique et sociale et, pour 73%, sa façon d'incarner la fonction présidentielle, archaïque, florentine et autoritaire.

Au final, ce dimanche, alors que ses partisans tentaient, dans la rue, de stigmatiser ses opposants Gilets jaunes, sa popularité reste faible, à 27%, ce qui interpelle sur la légitimité de sa politique. Tandis que le Président gagnerait 3 points chez les "plutôt satisfaits" (22%), les "plutôt mécontents" augmentent d'un point à 32%. Son collaborateur de Matignon en perdrait 1, à 30%. 
Macron reste "impopulaire et minoritaire dans toutes les catégories de population, selon Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l'Ifop. 

Pour une embellie, après sa troisième prestation, à Valence, dans la Drôme (où le président LR de Conseil départemental est le suppléant du maire LR de Valence, tête de liste ...LR-UDI-MoDem-Société civile, et vice-président du Conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes, observateur critique de Laurent Wauquiez, LR), il faut peut-être attendre son "Acte IV" télévisé par ses services devant ses partisans...

L’exécutif devait désigner un duo de "sages" pour assurer le bon déroulement du Grand débat national
des "gueux", dont sont exclus les maires RN, à la différence de ceux de la gauche extrême, co-piloté par deux membres du gouvernement, Emmanuelle Wargon et Sébastien Lecornu : étaient pressentis Nicole Notat, l’ancienne patronne de la CFDT et Jean-Paul Bailly, ancien patron de la RATP puis de La Poste. 
Ce sont finalement cinq "garants" de son indépendance qui ont été désignés : Jean-Paul Bailly, Isabelle Falque-Pierrotin (CNIL), Pascal Perrineau (ex-directeur du CEVIPOF et membre du conseil d’administration de Public Sénat), Guy Canivet (ancien membre juppéiste du Conseil constitutionnel) et Nadia Bellaoui ( secrétaire générale de la Ligue de l'enseignement, confédération d'associations laïques ancrées à gauche).


Grenoble : les locaux de France Bleu Isère ravagés par un incendie criminel

Incendie "criminel", au soir de la "marche républicaine des libertés" contre les violences à Macron

Deux départs de feu ont été constatés sur place, ce qui donne à croire à une intention criminelle
Ca, c'est la Maison diocésaine de Grenoble qui a également été
prise pour cible, dans la nuit du 18 au 19 janvier :
en a-t-on parlé dans la presse nationale ?
Les locaux de la radio de service public à Grenoble ont été en partie ravagés par les flammes dans la nuit de dimanche 27 à lundi 28 janvier qui a suivi la "marche de soutien à Emmanuel Macron". 
Il n'y a aucun blessé, a précisé France Info. Aucun salarié de Radio France n'était en effet sur place au moment où le feu s'est déclaré vers 2h30 du matin.
La communauté catholique de Grenoble se sent menacée : la Maison Diocésaine a été victime de dégradations volontaires. Une vingtaine impacts, occasionnés, peut-être par une barre de fer, ont été relevés. Un incendie qualifié d'accidentel a détruit une église mais l'acte a tout de même été revendiqué par l'extrême gauche. Une plainte a été déposée.
Or,
l’église Saint-Jacques avait déjà subi un incendie dans la nuit du 16 au 17 janvier. 
Alors que l’extrême-gauche a revendiqué l'acte  sur le site libertaire d'Indy Media, le Procureur de la République de Grenoble est sceptique et parle de récupération car l’enquête conclut à un incendie accidentel.
A France Bleu Isère, les dégâts matériels sont importants, affectant notamment les réseaux électriques, et la radio se trouve dans l'impossibilité d'émettre ce lundi matin. Sa soeur de Savoie a pris le relais. 

Un incendie criminel 

Bien qu'il soit, cette fois, dans l'attente des résultats de l'enquête, le procureur de la République n'est pas sceptique.


"Tout le rez-de-chaussée du bâtiment, l'"open space" avec les bureaux des animateurs, des journalistes, est en partie détruit, mais ce sont surtout les fumées et les dégâts qui ont été causés dans tout le système électrique qui font que le diagnostic précis des dégâts va prendre du temps", a précisé le rédacteur en chef de France Bleu Isère, Léopold Strajnic.

"La porte a été fracturée et quand on voit comme elle l'a été, on pense que les personnes étaient bien équipées pour la forcer", a expliqué Nicolas Crozeln journaliste à France Bleu Isère, sur les ondes de France Info.
La direction de Radio France a condamné ces actes sur la même antenne ce lundi matin. 


Pour l'heure, la radio France Bleu Pays de Savoie assure la diffusion des programmes. La question se pose donc de l'utilité de ces deux antennes et de la possibilité de leur fusion, dans un souci de bonne gestion des deniers de l'Etat.
La direction envisage d'ailleurs de délocaliser une partie de ses équipes à Valence ou Chambéry et d'utiliser les studios de France Bleu Drôme Ardèche ou France Bleu Pays de Savoie. 
Le maillage de ce réseau de 44 radios généralistes locales publiques pourrait donc être élargi, sans dommage. La France compte en effet 12 régions.



dimanche 27 janvier 2019

Sans rire, le pouvoir décompte 10.500 de ses supporteurs 'Foulards rouges' à Paris

Cette contre-manifestation n'avait guère mobilisé de policiers, preuve qu'elle était bien téléguidée

Castaner a vu "plus de 10.000 Foulards rouges", ce 27 janvier 2019...
Viendrait-il à l'idée de Macron ou Darmanin d'évoquer aujourd'hui 
le 23 Mars 1919, 
quand Mussolini et ses partisans se rassemblèrent à Milan
Les Foulards rouges avaient appelé au rassemblement à 14 heures à Paris pour "défendre la démocratie et les institutions" face aux violences.

Les suiveurs de Macron auraient été quelque 10.500, selon la préfecture de police de Paris, à défiler de la place de la Nation à la Bastille, sur 2,2 km, soit 30 minutes consacrées à la "défense de la démocratie et des institutions" face aux violences attribuées aux "gilets jaunes" plutôt qu'aux "casseurs" que les organisations syndicales pourtant dotées de nervi ne parviennent pas à éradiquer : on parle alors de violences "en marge"... Un chiffre, par chance, conforme donc à l'espoir d'avoir 10.000 participants "minimum" affiché par les organisateurs de cette "Marche républicaine des libertés [en soutien à Emmanuel Macron]".

Une mobilisation en légère baisse samedi, selon le ministère de l'Intérieur. Les rassemblements du onzième samedi de mobilisation auraient réuni 69.000 personnes dans toute la France, contre 84.000 la semaine précédente. Samedi soir, à 23h30, 59 gardes à vue étaient comptabilisées à Paris, selon le Parquet.

Ce rassemblement des Gilets jaunes a fait dans ses rangs une victime célèbre de la police de Castaner.
Figure du mouvement, Jérôme Rodrigues a été blessé à l'œil droit par un projectile, émis par un lanceur de balle de défense (Flash ball) ou une grenade de désencerclement, et dans un contexte quisamedi, ne justifiait pas leur usage réglementé, puisque que l'homme n'était ni armé, ni agressif, ce qui, dimanche, n'a pas refroidi les Foulards rouges, opposés aux violences d'où qu'elles viennent. 

Le Gilet jaune filmait la manifestation quand il fut atteint à deux reprises par des forces de l'ordreprès de la place de la Bastille à Paris. Sauf à penser qu'il a été visé par un Gilet jaune ou s'est donné un grand coup de poing dans l'oeil.... "Je vais perdre mon œil", a-t-il présagé depuis l'hôpital, sur Facebook en fin d'après-midi. Il a porté plainte, et la police des polices a été saisie.

Parallèlement, un événement Facebook appelait à la constitution d'une chaîne de "gilets jaunes" 
L’image contient peut-être : texteIntitulé  "chaîne du coeur jaune", à travers le pays (Gard ou Hérault,Bordeaux ou Montceau-les-Mines par exemple) cet événement  aurait attiré plus de 4.000 participants et 11.000 personnes intéressées, et de nombreux événements locaux divers ont aussi été créés. Des images prises par des journalistes sur place montrent des chaînes rassemblant plusieurs dizaines de personnes.
Résultat de recherche d'images pour "chaîne de "gilets jaunes""

Au tour des "foulards rouges" de manifester

Le lendemain, comme si de rien n'était, leur marche s'est s'élancée peu après 4h à Paris. S'ils se défendent de marcher contre les "gilets jaunes", ses organisateurs dénoncent les violences...
12h54 : Les présente n'ont pas hésité à acclamer les policiers qui ont parcouru la place. #MarcheRepublicaineDesLibertes

13h24 : Deux retraités, 68 et 74 ans, sont venus expressément de Normandie pour la #MarcheRepublicainedesLibertees. Ils avouent, eux, être là pour soutenir Macron". "C’est le seul qui peut faire quelque chose; c’est le mieux pour le moment", estime Marcel. 

13h24 : Un technicien, la cinquantaine, qui fait partie des foulards rouges des Hauts-de-France, a fait le déplacement pour "appeler les gens à la raison" et " arrêter les violences". "Il faut se montrer pour dire qu’il n’y a pas que les gilets jaunes", dit-il 

13h24 : Yvan, 70 ans, est venu, lui, du Morvan. Il assure qu'il n'a pas spécialement voté Macron, mais "ça lui paraît improbable de demander la démission d’un président démocratiquement élu". Même par défaut...

13h24 : Ça commence un tout petit peu à se remplir. 
Vraiment peu, au vu de cette video :
13h47 : Un vif débat s’est engagé entre un participant à la #MarcheRepublicainedesLibertees et un quidam. "Arrêtez de le prendre, c’est pour faire le buzz", s'écrie une partisane de la désinformation.




14h03 : Cadre dans une banque et foulard rouge, il vient du Lot pour dire Stop aux violences, mais aussi pointer les media qui ont fait "une faute journalistique" en invitant sur des plateaux "des personnes peu recommandables", ces "gens qui ne sont rien"...


L’image contient peut-être : une personne ou plus et barbe14h13 : Proche d'Eric Drouet, militant très suivi sur Facebook... Qui est Jérôme Rodrigues, ci-contre, l'une des figures du mouvement, blessé à l'œil hier à Paris par un tir d'origine encore inconnu ? Franceinfo dresse son portrait.
14h04 : "Vous êtes avec les gilets jaunes. Nous, les rouges, on veut pas de vous !", vient de lancer un journaliste un manifestant "contre les violences".

14h04 : Une Marseillaise est entonnée à 10 mn du départ. 
Le plan serré ne permet pas d'évaluer le nombre de participants au moment du départ... 
Un fort doute persiste donc sur la vérité des chiffres avancés par la Préfecture. 
Il n'empêche que Margaux Duguet, journaliste à franceinfo, passée par Europe 1 (groupe Lagardère Active) et Radio Classique (Groupe Les Echos-Le Parisien), un brin dépité, se hasarde à commenter que "il y a un peu plus de monde déjà.
14h33 : Le cortège s'est élancé de la Nation. 

14h35 : Laurent Soulié, initiateur de la marche, est en tête de cortège (ci-dessus).

14h36 : Une banderole en tête de cortège indique: "Stop la violence." "C’est très très bien", commente une femme. Et son compagnon d'expliciter : "comme ça, les journalistes font de belles photos !"

14h40 : "Stop, ça suffit" et "Stop aux violences", scandent quelques manifestants.
Lors de la manifestation des \"foulards rouges\", le 27 janvier 2019 dans les rues de Paris.
Un peu exaltés, les anti-violences;
il ne manque guère que les chemises noires...
18h19 : Invité de LCI, Laurent Nuñez est revenu sur la blessure à l'œil de Jérôme Rodrigues. Ce proche d'Eric Drouet a dû être pris en charge par les secours, hier, lors du rassemblement parisien sur la place de la Bastille.
"Nous n'avons pas de trace d'un tir de lanceur de balles de défense à l'encontre de Jérôme Rodrigues. Je fais confiance à l'IGPN pour mener l'enquête." 

18h20 : "Au total il y a eu, samedi, 32 tirs de LBD (lanceur de balles de défense ou Flash balls). Mais à ce stade, j'exclus un tir de ce type à l'encontre de Jérôme Rodriguez."

18h41 : Brûler vives des femmes. Récurrence de la haine contre les femmes, selon la journaliste parisienne du service public. Ou certaines. A moins que d'avoir l'obligation républicaine d'aimer toutes les femmes. De Gessica Notaro (symbole de la lutte contre les violences faites aux femmes en Italie) à Sohane Benziane (jeune femme de 17 ans découverte inanimée, gravement brûlée, le 4 octobre 2002, dans un local à poubelles de la cité Balzac, à Vitry-sur-Seine dans le Val-de-Marne, et décédée.L'ancien petit ami de Sohane Benziane, Thondy Diakho, 24 ans, a déclaré lors de l'audience de mercredi 5 avril, que Jamal Derrar s'en était pris à la jeune fille), en passant par les 250 Indiennes attaquées chaque année.  Mélange des genres.

18h49 : Difficile de rater le procès en sorcellerie visant la ministre des femmes. L'inscription "Schiappa au bûcher" a été taguée place de la Nation à Paris, hier. Ce brocard n'a pas manqué de faire réagir.

18h57 : "Le combat sera long, le combat sera dur mais on ira au bout de nos convictions pour un monde meilleur, pour une France meilleure et surtout un monde plus humain, et surtout redonner toute la place que l’humain doit avoir aujourd’hui dans notre monde." Beau comme du Victor Hugo.

18h57 : "Je suis très en colère mais ce qui ne tue pas rend plus fort. Ils pourront me couper un bras, ils pourront me couper une jambe, je ne lâcherai pas, et je serai de retour dans les manifs dès que mon état le permettra," a déclaré la victime pacifique des ordres de Castaner à la police.

19h11 : "Physiquement, j’ai le globe oculaire qui a été recousu. J’ai une plaie à l’œil et elle a été recousue. A savoir si je vais récupérer la vision de mon œil, il faut attendre que l’hématome se résorbe. Ce sera déterminé dans une à deux semaines."