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mardi 11 février 2014

Bibliothèques: la théorie du genre devient réalité pour les parents vigilants

Des bibliothèques "victimes" de pressions "imaginaires" ?

Imprégnée de théorie du "gender", la litérature pour la jeunesse passe du CNDP aux bibliothèques municipales
Un livre "joyeux" de 40 pages destiné aux 5-6 ans,
qui préconise de se baigner à la mer "tous à poil" !
La nudité n'est pas la seule perversité de la gauche 
Le pouvoir socialo-écolo instrumentalise la polémique qu'il a suscitée: les vicieux en profitent pour s'en prendre au Printemps français, groupe diabolisé pour son d'opposion déterminée au mariage homosexuel, qui lance, dit-on, un appel  aux parents pour qu'ils entrent en contact avec  les bibliothèques et demandent le retrait des rayonnages les livres propageant la "théorie du genre", a déclaré mardi sa présidente, des "pressions" condamnées par le gouvernement.
"Les livres qui mettent dans la tête d'une petite fille ou d'un petit garçon qu'ils ne sont pas forcément fille ou garçon en fonction de leur sexe biologique mais qu'ils décideront quand ils seront plus grands, ces livres-là doivent être mis à part", estime Béatrice Bourges.
Ces ouvrages "sèment la confusion" dans la tête des petits, prévient cette militante
"On demande aux parents d'appeler les bibliothèques, d'appeler les mairies pour que ces livres soient retirés des rayonnages", explique-t-elle, se félicitant que des appels téléphoniques aient déjà été émis "un peu partout" en France par des "parents citoyens soucieux de l'éducation de leurs enfants".

La ministre de la Culture a dénoncé lundi les pressions exercées contre des bibliothèques par "des mouvements extrémistes".

"Près d'une trentaine de bibliothèques publiques ont fait l'objet, ces derniers jours, de pressions croissantes de la part de groupuscules fédérés sur internet par des mouvements extrémistes qui en appellent désormais à la lutte contre ce qu'ils appellent les 'bibliothèques idéologiques' ", a dénoncé avec véhémence la ministre Aurélie Filippetti, par communiqué.

A. Filippetti affirme que ces groupes "se rendent dans les bibliothèques de lecture publique, exercent des pressions sur les personnels, les somment de se justifier sur leur politique d'acquisition, fouillent dans les rayonnages (!) avec une obsession particulière pour les sections jeunesse, et exigent le retrait de la consultation de tout ouvrage ne correspondant pas à la morale qu'ils prétendent incarner". Un réquisitoire d'une rare violence qui suggère des commandos !

"Ça existe peut-être, mais je ne suis pas au courant", a réagi mardi Béatrice Bourges, évoquant simplement des appels téléphoniques.
Ces interventions de parents vigilants auraient notamment eu lieu dans les villes de Rennes (PS), Nantes (PS),  Versailles, Dole, Toulon, Lamballe, Saint-Etienne, Troyes, Le Chesnay (UMP), Massy, St-Germain-en-Laye, Andernos-les-Bains, Neuilly-sur-Seine, Mérignac, Tours, Strasbourg, Castelnaudary, Quimperlé, Boulogne-Billancourt, Riom, Clermont-Ferrand, Lyon(PS), Viroflay et Cherbourg (PS), selon une source anonyme proche du ministère qui n'est pas totalement affirmative...

Le président de l'UMP Jean-François Copé a critiqué dimanche un livre, "Tous à poil", qui est proposé aux enseignants des classes maternelles -  par le CNDP (Centre national de documentation pédagogique), sous tutelle du ministère de l'Education nationale
Ce dernier n'assume pas ses responsabilités et nie, assurant qu'il ne s'agit que d'un livre ("Livres et Merveilles", sic) recommandé par L'Atelier des Merveilles, une association du Teil (PS) encourageant la lecture chez les jeunes dans la Drôme et l'Ardèche, reprise par l'académie de Grenoble. L'éditeur explique qu'il vise à "dédramatiser la nudité", une mission prioritaire de l'Education nationale, au même titre que l'apprentissage de la lecture, de l'écriture ou du calcul  des mathématiques, des enseignements jusqu'ici fondamentaux.   

Désordre moral et viol des consciences

"Il est temps d'en appeler à Voltaire, à l'esprit des Lumières, pour dénoncer ces atteintes scandaleuses à la démocratie et à la liberté", écrit la ministre de la culture depuis son bureau, sans préciser si elle se réfère à la liberté de conscience ou Et de réaffirmer son soutien le plus absolu au personnel des bibliothèques et aux élus locaux qui doivent faire face à ces agressions dans notre pays". 
Aucune mention de la ministre à l'innocence des enfants de 5-6 ans confiés aux institutions de la République. 

Au classement des lycéens par l'OCDE, la France était au 25e rang mondial en décembre 2013
Pour pallier cette faiblesse, bientôt une option "gender" obligatoire  au bac ?


jeudi 11 avril 2013

Déluge de réserves sur la moralisation de la vie politique improvisée par Hollande

Ayrault intoxiqué dans l'enfumage de l'affaire Cahuzac 

Assez de mensonges et d'intox !
Pendant  que, la nuit, le Parlement vote les textes gouvernementaux, le jour, Jean-Marc Ayrault est confronté aux premiers affrontements, souvent vifs ce jeudi, suscités sur le projet de moralisation de la vie politique improvisé la veille par François Hollande

Les résistances viennent aussi bien de la droite que de la gauche.
Le président PS de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, s'est rendu à Matignon pour exprimer ses réserves, de même que les principaux responsables parlementaires.

Alors que,  pour la première fois depuis ses aveux, l'ex-ministre du Budget Jérôme Cahuzac, est sorti de son silence jeudi pour tenter d'apitoyer l'opinion sur son sort, en déclarant qu'il "déménage tous les deux jours pour fuir la pression", et pour dire qu'il réfléchit toujours à récupérer son siège de député, les conséquences de son blanchiment de fraude fiscale et de ses mensonges continuent d'agiter la vie politique.
On en oublierait les soupçons qui planent aussi sur le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, dont on se demande où est passée son immense fortune.

Autre ministre également dans l'oeil du cyclone, le ministre de l'Economie Pierre Moscovici a été contraint de démentir "avec la plus grande force" - sa version du "les yeux dans les yeux" de Cahuzac" -  qu'il connaît depuis le 31 décembre 2012 l'existence du compte secret de son ministre, en Suisse puis à Singapour, suite aux révélations de l'hebdomadaire Valeurs actuelles.

Parmi les textes sortis de la naphtaline et les mesures préparées à la hâte mercredi par François Hollande, c'est l'obligation faite aux ministres et élus de rendre public leur patrimoine qui recueille le plus de critiques, y compris au Parti du président.

Les parlementaires écologistes réclament même des 'choix clairs et forts' en matière de transparence et de moralisation de la vie politique. "Il faut mettre fin au règne de la loi du silence et de l'opacité", a ajouté le coprésident du groupe des députés écologistes, François de Rugy.
La candidate Europe Ecologie-les Verts Eva Joly participera d'ailleurs à l'action de rue organisée le 5 mai par l'extrême gauche, à l'initiative de Mélenchon.

En revanche, le président (PS) de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, a ainsi jugé que cette publication du patrimoine n'était "pas forcément la bonne solution pour permettre un lien de confiance entre les élus et la population".
L'élu de Seine-Saint-Denis n'est pas opposé au contrôle du patrimoine par une haute autorité, annoncée mercredi par le président de la République. Mais la publication de ces patrimoines le mettent mal à l'aise. "Déclarer, contrôler, sanctionner, c'est de la transparence, rendre public, c'est du voyeurisme", a mis en garde Cloclo Bartolone dans Le Figaro, au risque d'attirer la suspicion populaire et le mépris des gros dealers de son département...
A l'occasion du travail parlementaire, "j'espère que (...) nous serons en mesure de faire des propositions qui permettent de faire    concilier à la fois la transparence sans pour autant tomber dans le voyeurisme", a-t-il précisé à la presse à l'issue de sa rencontre avec Ayrault. Ainsi, selon ce socialiste, ses concitoyens seraient-ils des pervers !
Ces réserves sont entendues à l'Elysée, où l'on se montre compréhensif: Claude Bartolone "s'est fait le porte-parole des parlementaires", souligne-t-on dans l'entourage du président. "Au niveau de leurs électeurs, à la limite, ils peuvent s'arranger, mais ça coince au niveau de leur vie privée puisque ça concerne aussi leurs enfants et leur conjoint", ajoute-t-on de même source. Quid des concubins et concubines ?
VOIR et ENTENDRE une sélection France Info des réactions, dont l'épouvantail Marine Le Pen, et Luc Chatel ou Manuel Valls et Montebourg et le ravi du Béarn:

Le point de vue du patron de l'Assemblée est souvent partagé à droite

L'ex-ministre UMP
Luc Chatel s'est inquiété jeudi matin que le chef de l'Etat jette "l'opprobre" sur la classe politique pour masquer le fait qu'il y avait un "voyou" au PS. A-t-il pour autant donné un coup de strike>'Kärcher'
   de balai au gouvernement ?
"Sur la publication du patrimoine et la mise en pâture des parlementaires et élus, j'y suis clairement opposé", a renchéri le chef de file des députés UMP, Christian Jacob, après sa rencontre avec  Ayrault. Il a toutefois assuré que "si la loi passe, on l'appliquera".
VOIR et ENTENDRE Nadine Morano choisir la vérité contre la "transparence":

En attendant,
François Fillon et Laurent Wauquiez ont reproduit leurs déclarations antérieures de leur patrimoine."On n'est pas au PS, on est à l'UMP, les gens ont leur liberté", a ironisé en retour M. Jacob, proche de J.-F. Copé.
'On n'est pas dans une opération 'mains propres', on est dans une opération 'tous à poil' et le problème, c'est que l'on est dans un pays où l'on ne vise pas l'ambition ou la réussite mais la jalousie! (...) Imaginez que les règles de transparence aient existé il y a un an, pensez-vous que celui qui a un compte en Suisse l'aurait déclaré?', renchérit Thierry Mariani.

VOIR et ENTENDRE 
le "duel des éditorialistes" entre Eric Decouty, de Libération, et François d'Orcival, de Valeurs actuelles, hier mercredi: 
L'idée du délit de parjure sera-t-elle retenue par le pouvoir socialo-écolo ?
S'il a salué une "démarche de travail assez consensuelle" et n'est pas opposé à la publication des patrimoines des ministres et élus, le président du groupe UDI, Jean-Louis Borloo, souhaite pour sa part que les "familles" ne soient pas concernées. "Moi, j'ai choisi ce métier, c'est une autre histoire", a expliqué M. Borloo.

La publication du patrimoine est acceptée par d'autres personnalités politiques, à l'instar du président PS du Sénat, Jean-Pierre Bel, premier à être reçu par le chef du gouvernement. Celui-ci a assuré jeudi ne pas avoir "de réticence particulière" à ce sujet.

Ces divergences jusqu'au sein de la majorité ont donné au Front de Gauche une impression de "cacophonie", selon la présidente du groupe communiste au Sénat, Elliane Assassi, reçue avec son homologue de l'Assemblée, André Chassaigne.
"Pendant qu'on parle de ça, on ne parle pas d'autre chose", a-t-elle regretté, alors qu'il y a "d'autres mesures sur l'évasion fiscale, les conflits d'intérêts".

Christian Jacob a de son côté appelé une nouvelle fois à "d'abord faire la lumière sur ce qui s'est passé à la tête de l'Etat, au ministère des Finances".

Les consultations devaient s'achever par une déclaration du Premier ministre.


Bartolone (PS), pas d'accord pour montrer son gros patrimoine

Le président PS de l'Assemblée nationale hésite à exhiber ses bijoux de famille

Claude Bartolone a exprimé jeudi ses "réserves" au Premier ministre
Lors d'une rencontre à Matignon, l'élu de Seine-Saint-Denis a déclaré au Premier ministre ses craintes que la moralisation de la vie politique soit l'occasion d'un grand déballage. "La dérive individuelle de M. Cahuzac ne doit pas déboucher sur une culpabilité collective. Je mets en garde contre toute initiative qui viendrait alimenter le populisme. Déclarer, contrôler, sanctionner, c'est de la transparence. Rendre public, c'est du voyeurisme ." [Mais, c'est  donc  de la part de Bartolone une stigmatisation des citoyens pervers ]

S
ans doute cet exhibitionnisme populiste est-il en outre pour lui susceptible de donner la nausée aux plus modestes de son département populaire et d'inspirer le mépris aux trafiquants de l'économie souterraine locale qui roulent en Ferrari. Selon lui,  la déclaration de patrimoine des élus n'est "pas forcément la bonne solution pour permettre un lien de confiance entre les élus et la population", a-t-il dit à la presse après avoir vu Jean-Marc Ayrault.

Il a néanmoins fait savoir qu'il approuve par ailleurs les autres mesures annoncées par le président de la République pour "moraliser" la vie publique. "Le président de la République a annoncé de bonnes mesures, notamment pour lutter contre la fraude fiscale et la délinquance financière. C'était indispensable. Mais je vais être franc, je suis réservé quant à la publication du patrimoine des élus", déclare  Bartolone.
Il n'a de réserves que sur les mesures qui lui porteraient préjudice.
Mais qu'a-t-il donc à cacher ?
Pour le président de l'Assemblée nationale : "L'émotion d'un moment ne doit pas aboutir à ce que les députés soient jetés en pâture. La France compte des milliers d'élus. Des gens modestes, honnêtes, qui travaillent parfois bénévolement, font des sacrifices." "Ne leur faisons pas payer la faillite morale d'un homme", conclut le camarade socialiste.
Mais qu'ont-ils à craindre, ces gens, s'ils sont modestes, honnêtes et travaillent parfois bénévolement, faisant des sacrifices ? Comme lui ?