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samedi 29 octobre 2016

Tribune de Bayrou au vitriol pour appeler Sarkozy à la non-violence

Bayrou, dans le rôle du méchant de l'équipe Juppé,  s'en prend violemment à Sarkozy

Malgré son ton doucereux, l'ambigu François Bayrou trompe énormément

S'il se trompe constamment de monture, il ne trompe personne et n'échappe pas aux critiques de Nicolas Sarkozy. Le maire de Pau a contre-attaqué samedi en pourfendant violemment la "violence" et le "mépris" de l'ancien chef de l'Etat qui, selon lui, miserait sur la division du pays, bien que refondateur du principal parti d'opposition. Il va conduire une nouvelle fois les Français "à lui dire non", assure-t-il

"Comment quelqu'un qui a été président de la République et qui aspire à le redevenir peut-il se comporter de la sorte ?", s'interroge l'ancien ministre de l'Education nationale pendant la cohabitation avec Mitterrand. 

Le président du Mouvement démocrate (MoDem) n'a jamais cessé, avec ses 4 députés, de ruminer sa vengeance aujourd'hui étalée dans un texte intitulé "un affrontement fondateur" publié sur sa page Facebook. "Comment peut-il en arriver à cette violence de chaque minute, lâchant des insultes avec un mépris affiché, crachant sur ceux qui ne votent pas pour lui, n’hésitant pas à leur enjoindre sans crainte du ridicule de 'se taire'?", éructe le fondateur du MoDem, suite à la victoire de N. Sarkozy à l'élection présidentielle de 2007

Après qu'il a fricoté avec la favorite des sondages mais  battue en 2007 Ségolène Royal a pris près de six points dans la vue -  et qu'il a appelé à voter en faveur de François Hollande en 2012, les Sarkozystes ne laissent rien passer au centriste qui voue à Sarkozy une rancune tenace pour ses espoirs déçus d'accès au pouvoir avec les socialistes. 

Ces dernières semaines, Nicolas Sarkozy a donc planté des banderilles dans le maire de Pau, soutien déclaré d'Alain Juppé qui - comme Ségolène Royal en 20007 - fait la course en tête dans les sondages à un mois de la primaire à droite et au centre. Ainsi, des élus proches de l'ex-chef de l'Etat ont fustigé le "retour opportuniste" du président du MoDem et ont plaidé pour une alternance "solide, franche et visible". "Ce n’est pas parce qu’il n’est pas assez violent, assez clivant, assez injurieux que Sarkozy décroche; c’est précisément parce que tout le monde voit toute la faiblesse que révèle un tel comportement", analyse, à sa façon haineuse, François Bayrou. "Et c’est pour cette raison [il tente de raisonner] que les Français, de droite, du centre et d’ailleurs, malgré la logique partisane de la primaire, s’apprêtent à lui dire non. Une deuxième fois", espère le fielleux. 

Troisième homme de la présidentielle en 2007 et éternel battu, François Bayrou a prévenu qu'il pourrait se lancer à nouveau dans la course à l'Elysée pour 2017 si Alain Juppé, favori du scrutin, venait à perdre la primaire des 20 et 27 novembre prochain. Une hypothèse qui glace le septuagénaire et le met en fureur. 
J’y vais ou je n’y vais pas ? Bayrou se rêve en homme providentiel et ne rate pas une occasion de vanter tous les mérites dont il se croit paré. 

Le Béarnais nous aura pourtant tout fait, dressé sur ses ergots à la Chantecler et sa tête grosse comme un melon de Cavaillon. Ses modèles ? Le roi Henri IV, de Gaulle, l’homme seul, envers et contre tout, comme lui, et le fourbe Mitterrand, dont il loue l'habileté politique et la pugnacité qu’il espère égaler en se représentant à la présidentielle autant de fois que nécessaire. Au prix d'une trouble affaire d'attentat de l'Observatoire ? En période d'état d'urgence, ce serait fort !
Il se serait bien lancé en 2017, mais Bayrou s'est fait rouler dans la farine par l'ancien, Juppé, qui l'a grillé sur le poteau de départ, se déclarant le premier à la primaire.
Il y serait allé parce que Hollande l’a déçu en le prenant pour de la roupie de sansonnet. Il y serait allé parce qu’il hait Sarkozy, le bling-bling inculte, et qu’il s’imagine de taille face à Marine Le Pen. Il y serait bien allé parce qu’il se vante d’une virilité de grand fauve [mais qui n'a pas opéré sur une Ségolène Royal pourtant habituée à un gros mou]: les références au Vert à galant et à l’élevage de pur-sang dont il occupe ses temps libres ne font rien à l'affaire.
Chercher les états de service de Bayrou pour justifier une telle vanité est peine perdu. Aucun grand fait d’armes ou accomplissement majeur: ministre de l’Éducation aux mains des syndicalistes co-gestionnaires du ministère, il ne s’est risqué à aucune réforme, ne suscitant jamais ni élans ni contestations. Son parti, le MoDem, n'est qu'une coquille vide qui a vidé de sa substance l’espace politique que Giscard ou Balladur avait réussi à fédérer.
Pusillanime et accommodant, déloyal et changeant, européaniste et humanitariste, Bayrou incarne les pires défauts des ventres mous du centre. Certains crurent en lui en 2007, quand son parler-vrai et sa lucidité (sur la dette, l’autorité de l’État ou l’insécurité) prirent des accents populistes, au point qu’on qualifia sa posture d’extrême centre, mais plus personne ne l'entend.
Si la division droite-gauche n’a plus de sens idéologiquement, elle reste un marqueur d’appartenance. En France, on déteste les félons qui passent d’un camp à l’autre. Bayrou, avec sa danse du ventre devant Royal en 2007 et son ralliement au panache rose de Hollande en  2012, a signé pour toujours sa carte de visite, celle de Iago et de Judas, du traître et du vendu. 
Depuis 2012, Bayrou, c’est Judas. Bayrou et Juppé n’ayant cessé de se rapprocher, l’un pour l’adouber dans sa conquête de la mairie de Pau et l’autre pour le soutenir dans les primaires, les électeurs de droite sauront s’en souvenir et le leur faire payer.
Le baiser de Judas à Juppé sera comme le chant du cygne de la carrière politique du Bordelais avant sa réincarnation en la figure de l’éternel deuxième que l’on aime tant en France, de Mendès France à Rocard, de Barre à Balladur, le sempiternel perdant, trop modéré pour être convaincant et trop au centre pour peser, et que l’on renvoie à ses chères études. 
Et le patron de 3 (2007), puis 2 (2012) députés centristes de s'égosiller
Ses propos dégradants semblent adressés à Hollande, mais non ! "Faire de la division du pays le principe de l’action présidentielle, c’est manquer à la mission première qui est d’assurer la concorde civile, de rassembler les forces et de les ordonner pour faire face aux tempêtes". Le bègue opposé au bipartisme est égaré par la méchanceté et se trompe de cible. "J’affirme même, à l’encontre de Nicolas Sarkozy, et je défendrai cette ligne, que tous ces grands courants du pluralisme français, très à droite, très à gauche ou très au centre, doivent être représentés dans nos institutions, même ceux avec lesquels je suis le plus en désaccord et en affrontement." Tout ça pour en arriver là ?

samedi 27 avril 2013

«Mur des cons» : et le SM s'en prend à Taubira, avec véhémence !

La lettre au vitriol du SM à Christiane Taubira

Alors, c'est ki ki commande ??

La garde des Sceaux, Christiane Taubira.Vous avez "cédé à la pression !", lancent les "juges rouges". 

Bien qu'il en soit proche, dans une lettre ouverte, le Syndicat de la magistrature accuse violemment la garde des Sceaux de remettre en cause son droit "à l'expression privée d'une opinion". Mais le journal Le Monde titre sobrement ..."Le syndicat de la magistrature répond à Christiane Taubira."

La meilleure défense étant l'attaque, le Syndicat de la magistrature (SM) passe à l'offensive.


Découvert dans ses locaux, 
ce mur cloue au pilori plusieurs personnalités publiques, singulièrement de droite....

Dans une lettre au vitriol adressée vendredi à la garde des Sceaux et publié par le site internet Rue89, le SM dénonce la décision de Christiane Taubira de saisir le Conseil supérieur de la magistrature dans l'affaire du "mur des cons". 
L'attaque épistolaire est d'autant plus cinglante que le syndicat en question exerce une réelle influence sur la politique de la ministre, dont plusieurs conseillers sont issus du SM.


"Amalgame" et "violation de la sphère privée" ?


Dans son courrier de sa présidente, Françoise Martres,
le syndicat critique d'abord la pratique du journaliste "qui filme en cachette l'intérieur d'un local syndical privé à l'insu de ses occupants", celle "d'un site en ligne (Atlantico, ndlr), proche de la droite la plus dure, qui décide de diffuser ces images qu'il sait soustraites", et enfin celle de la droite "prompte à instrumentaliser cette ‘révélation' à des fins bassement politiciennes pour décrédibiliser ceux qui combattent avec force leurs idées depuis des années".

Le syndicat s'en prend ensuite directement à la ministre, qui avait dénoncé un "acte malsain", "une action malheureuse". 
Il l'accuse d'avoir "cédé à la pression", "de vouloir réglementer la liberté d'opinion des syndicalistes" ou encore "de définir les standards de l'affichage autorisé dans les locaux syndicaux". 
Le SM parle encore de "violation de la sphère privé", rappelant que le "devoir de réserve" (sic) que réclame Christiane Taubira "ne s'applique qu'à l'expression publique des magistrats et qu'en tout état de cause, elle ne constitue ni une obligation au silence, ni une obligation de neutralité." On comprend dès lors que la lecture de la loi par les "juges rouges" soit très personnelle, voire idéologique !
L'accusant encore d' "amalgame", Françoise Martres, déchaînée, conclut son courrier par cette formule acide: "En plus de 40 années de combats pour les droits des magistrats et les libertés publiques [distincts de ceux des justiciables?], le Syndicat de la magistrature a dû faire face à de multiples tentatives visant à l'empêcher de s'exprimer. Vous venez de vous inscrire dans cette longue tradition, nous le regrettons vivement."

Le "mur des cons" signerait donc le divorce entre la ministre et le syndicat, dont elle partage pourtant les attentes, comme la suppression de la peine-plancher ou de la rétention de sûreté. 
Sur ce mur découvert dans la "salle principale du local syndical" par un "juge apolitique et non syndiqué", selon le site Atlantico, sont affichés les portraits de plusieurs personnalités publiques -hommes politiques, journalistes, patrons de presses, membres d'associations…, tous présentés comme des cibles pour la justice populaire. 
L'affaire a provoqué un scandale, notamment du côté de l'opposition, largement représentée sur ce tableau. 
Après un temps d'hésitation, la ministre de la Justice a elle aussi condamné cette initiative, jusque dans l'Hémicycle. Le CSM, saisi, devra ainsi apprécier s'il y a eu "manquement à la déontologie" de la part du SM. 
Quoi qu'il en soit, Christiane Taubira a déjà gagné sa place parmi les "cons" qui tapissent ce fameux mur.