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mercredi 22 novembre 2017

Une ancienne employée de l'Élysée dézingue l'équipe de Macron

"J'en ai vu, des arrogants", confirme-t-elle

Des proches d'Emmanuel Macron ont choqué Evelyne Richard 

Evelyne Richard, ancienne chargée des voyages officiels de l’Élysée, étrille l'énorme melon du camp MacronElle n'a guère apprécié leurs comportements depuis leur arrivée au pouvoir. L'ancienne responsable des voyages officiels de l'Élysée dénonce la suffisance de l'équipe du président, rapporte le Canard enchaîné. Depuis qu'elle a pris sa retraite, la "doyenne" de l'Élysée se lâche et ne pratique pas la langue de bois. 

Evelyne Richard, 73 ans, dont 48 passés dans le palais présidentiel, a vu se succéder les présidents et leurs gardes rapprochées au fil des décennies. Arrivée en 1969, en même temps que Georges Pompidou, la jeune femme s'était retrouvée en  charge des "VO", les voyages officiels, dans le jargon de l'Élysée et a planifié des milliers de déplacements présidentiels. 

Elle est effarée par le "monde nouveau" qui a investi la place

Aux premières loges pour juger des manières des différents présidents dans le privé du palais, elle étrille les mauvaises manières des proches du président. La dame a travaillé sous la présidence de sept chefs de l'Etat, de Georges Pompidou à Emmanuel Macron, en passant par Giscard d'Estaing, François Mitterrand, Jacques Chirac, François Hollande et Nicolas Sarkozy.

Le nouveau monde, par exemple, croit qu'il est arrivé : les petits parvenus se montrent un peu vantard. "Disons-le carrément, écrit Europe 1, dans les hautes sphères de la start-up nation, on aime se la péter." 

"C'est même du jamais vu," déplore Evelyne Richard, à l'heure du bilan d'une vie professionnelle Normalement, la grosse tête des victorieux se dégonfle au bout de quelques mois. Là, ça dure. En plus de quarante ans passés à l'Élysée, j'en ai vu, des arrogants. Mais, à ce point-là, jamais." Le commentaire, rapporté par le Canard enchaîné dans son édition du mercredi 21 novembre, est repris par Europe 1.


Dans Le Canard, celle que l'on surnomme "l'Impératrice de l'Élysée" confirme ce que chacun voit, sait ou ressent. Il suffit de penser à la vulgarité rendue publique de la conseillère en communication de Macron, Sibeth Ndiaye, qui adressa un SMS à la presse interrogative: "Oui, elle est dead, la meuf", parlant de Simone Veil, respectée des Français, mais maltraitée par la Franco-sénégalaise. "Ils se veulent disruptifs," note Evelyne Richard, mais, au final, sont odieux.


Retraitée depuis la fin du mois d'octobre, son poste sera supprimé. Ce sont désormais les attachés de presse qui géreront les périples du président, sur le fond comme dans la forme. "On maîtrise mieux les deux quand on a une vue d'ensemble. Elle était sur un modèle qui n'existe plus", affirme l'Elysée. 
Plus de témoins vigilants. 

jeudi 16 juillet 2015

Perte de sang froid: les affaires de Miramas et Berre-l'Etang poussent Hollande à la faute

Hollande se précipite pour révéler une affaire terroriste à l'état embryonnaire 

Une déclaration intempestive du président Hollande fait avorter une enquête anti-terroriste

Hollande prend son ministre de l'Intérieur, B. Cazeneuve,  1m65, de court.
Rien ne se passe comme prévu, romance le Huffington Post. La vérité, c'est que, lors d'un point presse à Marseille où il était en visite d'accompagnement du président mexicain, le tortionnaire Enrique Peña Nieto, mercredi 15 juillet, Hollande a prématurément annoncé lui-même qu'un projet d'attentat aurait été déjoué. Préoccupé de se fabriquer une image de président "audacieux", François Hollande a perdu son sang froid et la maîtrise des événements en se précipitant pour donner le change, à la suite de deux menaces sur la sécurité de l'Etat dans les Bouches-du-Rhône, avec un vol de munitions sur le site militaire de Miramas -malgré le plan Vigipirate (alerte écarlate)- et des explosions criminelles suivies d'incendies sur le domaine pétrochimique de Berre-l'Etang, un site Seveso, dix jours plus tard. 

Ainsi le branquignol a-t-il encore fait l'inverse de ce qu'il avait pourtant expliqué gravement la veille depuis l'Elysée, obligeant son ministre de l'Intérieur à communiquer plus tôt que prévu, faisant échouer une enquête en cours.

Bernard Cazeneuve a rappelé les propos de François Hollande 

Le président vantard s'était déjà fait mousser 
Lors de son entretien du 14 juillet -au palais de l'Elysée, contrairement à son engagement de campagne- il avait fait son auto-promotion, clamant que "toutes les semaines, nous arrêtons, nous empêchons, nous prévenons des actes terroristes"

Mais le ministre de l'Intérieur s'est bien gardé de reprendre l'intégralité des propos du chef l'État
Dans sa fièvre politico-médiatique, Hollande affirmait également ne "pas faire des conférences de presse pour en informer les Français"

VOIR et ENTENDRE Hollande dire le contraire de ce qu'il fait:

vendredi 6 juillet 2012

Le coucou F. Hollande a trouvé le pacte de croissance dans le nid de la droite

Le pacte de croissance était-il déjà 'dans les tuyaux depuis longtemps' ?



Hollande est-il un
Tartarin de Tarascon ?



Le journal Le Monde décrit un président français hâbleur

"Bilan globalement positif, donc, à en croire M. Hollande, qui, ultime artifice de communication, s'est installé dans le costume d'un facilitateur entre pays du Sud, Italie et Espagne, d'une part, et Allemagne d'autre part. 
"La France est un trait d'union, elle permet de rassembler [...]. Elle ne doit pas contribuer à l'affrontement, elle doit favoriser le rapprochement", a expliqué, fidèle à sa ligne traditionnelle de la synthèse, le chef de l'Etat, quelque peu récupérateur.

Alain Juppé a ramené à de justes proportions le mérite de François Hollande dans l'accord européen dont la presse lui a abusivement attribué une large part du mérite, le 29 juin dernier.
"Le pacte de croissance était déjà dans les tuyaux depuis longtemps, il consiste à réutiliser des fonds qui étaient disponibles mais enfin, cela va dans la bonne direction.' C'est ainsi que l'ancien premier ministre et ministre des Affaires Etrangères a ironisé sur la portée de l'initiative tant mise en avant par le candidat socialiste pendant la campagne présidentielle.
Pour le président de la République, le pacte de croissance permet de justifier la ratification, sans renégociation en bonne et due forme, du traité budgétaire signé en mars par Nicolas Sarkozy, à l'initiative d'Angela Merkel. 
Alors que Jean-Luc Mélenchon a parlé de 'figuration' à propos des premiers pas européens de François Hollande, a-t-il eu un rôle décisif dans l'introduction de mesures de relance au niveau européen ?
L'idée d'un pacte de croissance est-elle née avant la campagne de Hollande ? Oui, même si l'élection de François Hollande a participé à l'adoption des mesures envisagées. Dans une feuille de route d'octobre 2011, la commission européenne avait déjà esquissé, un peu en vrac, l'ensemble du dispositif qui deviendra le 'pacte de croissance' final.
Le pacte de croissance a une force juridique moindre que le traité en cours de ratification dans les vingt-cinq Etats signataires. Il va cependant permettre, au niveau européen, de mobiliser quelque 120 milliards d'euros en soutien de l'activité, sur plusieurs années, sans creuser davantage les déficits nationaux.


Pourtant, à l'automne dernier, le pacte de croissance faisait l'objet de blocages entre les Etats membres de l'Union européenne. Pour aller vite, les Européens, et les équipes de François Hollande, ont donc pu s'appuyer sur ces travaux préparatoiresLa campagne présidentielle victorieuse de François Hollande a favorisé l'avancée d'un dispositif déjà lancé.


Quelles ont été les avancées depuis l'automne dernier ?

L'Allemagne, en particulier, s'opposait au lancement des project-bonds, ce projet pilote d'emprunts obligataires européens, destinés à financer les infrastructures.
Par ailleurs, l'augmentation de capital de la Banque européenne d'investissement (10 milliards d'euros) était elle aussi examinée depuis la fin de l'année dernière. Il a fallu surmonter les ultimes réserves du Royaume-Uni, qui s'inquiétait entre autres de voir la banque toujours plus concentrée sur les pays de la zone euro en difficulté.

La réallocation des fonds structurels européens inutilisés était elle aussi à l'étude, pour un montant, au final, de quelque 55 milliards d'euros.

La taxe sur les transactions financières faisait quant à elle déjà l'objet d'une proposition formelle de la Commission avant l'élection de François Hollande. Il est très vite apparu que le Royaume-Uni et quelques autres pays, dont l'Irlande et les Pays-Bas dans la zone euro, ne s'associeraient pas à l'initiative.
François Hollande a donc plaidé pour une coopération renforcée, entre les seuls Etats volontaires – neuf sont nécessaires pour aller de l'avant dans les prochains mois. Angela Merkel a fait de même.

Pour des raisons de politique intérieure, la chancelière allemande s'est très vite ralliée à l'idée d'un pacte de croissance. 
Pour elle, il s'agissait de s'assurer de l'indispensable soutien de son opposition lors de la ratification du traité budgétaire, le 29 juin, afin d'atteindre les 3/5 des voix requis.