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mardi 12 mars 2019

LREM nie mener des opérations anonymes sur la toile

Un salarié de LREM se cache-t-il sous pseudo derrière la diffusion d'images de vidéosurveillance ?

Un employé du parti présidentiel aurait diffusé sur Twitter des images de vidéosurveillance obtenues illégalement
 pour minimiser les violences commises par Alexandre Benalla

Quelques "trolls" du candidat Macron,
manipulateurs de l'opinion sous la houlette de Mahjoubi
(ci-dessus, à l'extrême droite)

LREM nie mener des opérations anonymes sur la toile.
Le journal Le Monde a révélé le 8 mars que les enquêteurs de la police des polices, l'IGPN, avaient réussi à identifier l'internaute caché derrière le compte Twitter FrenchPolitic, responsable le 19 juillet dernier de la diffusion d'images de vidéosurveillance de la Préfecture de police de Paris obtenues dans l'illégalité.
 
Pierre Le Texier, l'individu en question, est salarié par les parti du président, La République en marche (LREM). Ce pseudo-internaute d'un genre très spécial est passé par une agence dédiée à la communication d’influence, Albera Conseil à Paris, et par la Mairie de Paris.

D'après les enquêteurs, il aurait agi sur demande d'Ismaël Emelien, ci-dessous), alors secrétaire adjoint de l'Elysée, éclaboussé par l'affaire Benalla à l'été 2018 et démissionnaire depuis, officiellement pour écrire un bouquin...


Dans le commentaire  éclairé (!) accompagnant la vidéo diffusée sur le compte anonyme, on pouvait  lire cette opinion personnelle, aussitôt reprise en "meute" : "OK, même si c’était pas à [Alexandre Benalla] de le faire, ne faisons pas passer cet étudiant pour un garçon bien sous tout rapport. C’était un individu violent qui était venu sciemment place de la Contrescarpe pour "casser du flic". Des images montraient des instantanés du couple violenté par Alexandre Benalla le 1er mai 2018, jetant un cendrier et une carafe d'eau sur les forces de l'ordre.

Dans les heures qui ont suivi, quelqu'un a fait disparaître cette vidéo, censée minimiser, en la justifiant, l'agression du chargé de mission de l'Elysée,  Benalla. 
Selon Le Monde, ce serait encore sur demande du secrétaire adjoint de l'Elysée. 
Le compte Twitter FrenchPolitic a lui aussi été supprimé peu de temps après.

C'est Ismaël Emelien soi-même qui aurait révélé aux enquêteurs le 16 janvier 
Résultat de recherche d'images pour "trolling"
l’identité de la personne derrière le compte Twitter, toujours d'après le quotidien du soir. 
Il aurait en outre reconnu avoir transmis la vidéo incriminée, reçue d'Alexandre Benalla qui la tenait lui-même de policiers, à Pierre Le Texier. 
Ce dernier affirme de son côté qu'il ne savait pas que ces images avaient été obtenues illégalement et qu'Ismaël Emelien lui a finalement demandé "deux ou trois heures plus tard" de supprimer son tweet. "Il ne me donne aucune explication et je ne lui en demande pas", précise-t-il aux enquêteurs lors de son audition. 

L'employé de LREM avoue par ailleurs avoir utilisé un compte anonyme pour ne pas être identifié par les journalistes. 
"Je ne voulais pas que les journalistes fassent le lien avec moi et qu’ils me demandent pourquoi nous défendions monsieur Benalla", explique-t-il.

"Armée de trolls" macroniens ?

Résultat de recherche d'images pour "trolling"
Pourtant, comme l'écrit Marianne, "voilà près de deux ans que La République en marche dément [...] participer à des opérations de riposte clandestine sur les réseaux sociaux".
Et le magazine d'ajouter : "Depuis l'élection d'Emmanuel Macron à la présidence de la République, de nombreuses offensives sont menées sur les réseaux sociaux par des comptes anonymes, dont le lien avec le parti présidentiel est difficile à éclaircir. 

En août dernier, Marianne a enquêté sur cette "armée de trolls" macroniens, frisant parfois le harcèlement en ligne, et notamment le compte Twitter Team Macron, particulièrement virulent à l'égard d'opposants et de journalistes."


mercredi 25 mai 2016

Crise sociale: Macron, pyromane de mèche avec Hollande

Macron, 'âme damnée' de Hollande

Emmanuel Macron
 propose d' "élargir"encore la loi Travail

"Il faudra élargir le champ de la négociation collective au niveau de l'entreprise à d'autres domaines", plaide le ministre de l'Economie, dans l'entretien qu'il a accordé mardi 23 au journal Les Echos. 
I y suggère d'y ajouter la question des salaires pour aller vers leur diminution. 
"La clef, c'est la modération salariale", dit-il. 

Une véritable provocation dans le climat de tensions entre le gouvernement et la CGT autour de la loi El Khomri. 
"Ils sont tombés sur la tête, ils sont devenus fous !", s'étrangle un responsable du PS, effaré.  
"Il est comme les gosses qui testent jusqu'où ils peuvent aller. Sauf que là, on est au sein d'un gouvernement !", grondait déjà une ministre. 
Une autre tenait même Macron pour le responsable des blocages, l'accusant d'avoir "bordélisé le dialogue social". "Il fait pratiquement du trolling [alimentation artificielle d'une polémique] de la loi ! ", accuse un conseiller. 
Et si le machiavélique Macron était le véritable fusible de Hollande ?

Un entretien relu et validé... par Hollande

Macron n'était pas seul à la manœuvre sur cette manipulation avec le quotidien libéral de l'homme d'affaires Bernard Arnault. De sources concordantes mais anonymes, le brûlot a été intégralement relu et validé par Hollande en personne
Les deux hommes se sont vus lundi après-midi à l'Elysée, en marge de l'événement sur la Nouvelle France industrielle organisé au Palais. "Ils en ont parlé ensemble", confirme l'entourage du président. Et le texte n'a été modifié qu'à la marge par le cabinet élyséen. Matignon, également destinataire du texte du ministre, n'a en revanche pas eu voix au chapitre sur le contenu. 

"C'est simple, Hollande bichonne Macron !", prétend un anonyme au sommet de l'Etat. 
Quelle est donc la stratégie du président qui prend ainsi le risque de donner du carburant à des protestataires déjà radicalisés, si ce n'est de faire passer Valls auprès de la gauche comme un moindre mal. 
En même temps, "il veut qu'Emmanuel reste dans le collectif gouvernemental", ajoute aussi ce proche de Hollande. Depuis que Macron a lancé son mouvement En Marche le 6 avril, laissant planer le doute sur une candidature en 2017, leurs relations s'étaient en effet dégradées. "La prochaine fois, je te vire !", aurait menacé le président, après que son banquier de ministre a déclaré qu'il ne se sent pas son "obligé". Les relations sont donc désormais pacifiées. Mais à quel prix ?

Manuel Valls évite en revanche d'envenimer la situation sociale et, tandis que Macron menace de "modération salariale",prudemment différé un rapport sur le temps de travail des fonctionnaires que devait lui remettre officiellement, après dix mois (juillet 2015) Philippe Laurent, maire UDI de Sceaux et ami de Valls, ce jeudi, jour d'une nouvelle mobilisation contre la loi Travail.

Macron, joker de Hollande ou âme damnée de Valls ?

Toujours sous couvert d'anonymat, au risque d'accréditer l'idée d'une intox médiatique de l'opinion, un vieil ami du président -dont on tait l'identité- suggère que Hollande a un scénario machiavélique en tête pour sortir de la crise sociale : "Il a une option possible : retirer la loi Travail sous les pieds de Valls, obliger Valls à sortir et nommer Macron à Matignon. Il voit bien que Valls s'enfonce dans les sondages et que Macron est populaire. Comme ça, il se débarrasse de Macron et de Valls à la fois et dégage le terrain pour sa candidature ! Ce serait un coup de maître..."

Sauf que celui qui se ferait en fait virer au final serait Macron, lequel serait accusé de plomber la politique de Valls. Un candidat de moins à la présidentielle, d'autant que Valls dévisse dans les sondages de popularité et que Macron reste l'un des favoris à gauche, derrière Hulot qui se déclare non intéressé.