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vendredi 12 juillet 2013

France: le délit d'opinion menace-t-il les démocrates français ?

L’affaire Nicolas Bernard-Buss annonce-t-elle le retour du délit d’opinion ?

"L’affaire Nicolas Bernard-Buss" annonce-t-elle le retour du délit d’opinion ? 

Dans l’édition du Figaro du 6-7 juillet, deux dirigeants de la Fondation pour l’innovation politique s’interrogent sur la
portée de l’emprisonnement du jeune opposant à la loi Taubira. Tous deux "libéraux" et favorables au "mariage gay" condamnent cependant le jugement "liberticide" qui a frappé Nicolas. Les militants anti-mariage gay, demandent-ils, font-ils l’objet de tribunaux  mesures d’exception ?

[Le Figaro] —
Aujourd’hui, en 2013, chez nous, en France, un homme a-t-il été jeté en prison pour ses opinions politiques et philosophiques ? 
Selon la ministre de la Justice, la condamnation de Nicolas Bernard-Buss, activiste anti-mariage gay, à quatre mois de prison dont deux mois ferme avec mandat de dépôt à la barre ne serait, selon elle, que l’effet des "lois de l’ancien quinquennat" et notamment celle du 10 août 2007 relative aux peines planchers en cas de récidive.

La Fondation pour l’innovation politique et le blog "Trop Libre", qui en est l’une des expressions principales, défendent une conception libérale de la société. Au nom de ce libéralisme, nous avons pris position en faveur du mariage gay lequel constituait l’une des propositions figurant dans notre document programmatique publié en 2011. Mais, c’est au nom de ce même libéralisme que
nous considérons que l’emprisonnement dont Nicolas Bernard-Buss vient de faire l’objet est liberticide, et ce pour quatre raisons principales :

1/ De l’avis unanime des observateurs sérieux,
cette sanction est d’une sévérité sans égale au vu des condamnations généralement relevées consécutivement à une manifestation sur la voie publique. Il y a une différence de traitement frappante avec tous les cas comparables au cours des années récentes : ni les destructeurs de plants OGM, ni les ouvriers d’Aulnay n’ont été sanctionnés ainsi. Même les saccageurs lors de la "fête" du PSG n’ont pas subi une telle sévérité ! Les seules condamnations à la prison ferme ces dernières années ont concerné des faits de violence avérée. Et de la prison prononcée à la prison effective, on connaît le grand écart dans notre pays…

2/ Le recours à la comparution immédiate dans le cas de Nicolas est une application limite de la législation car "la peine d’emprisonnement encourue doit être au moins égale à deux ans ; en cas de délit flagrant, cette peine d’emprisonnement doit être supérieure à six mois ; le prévenu ne peut être mineur et il ne peut s’agir d’un délit de presse, ni d’un délit politique, ni d’une infraction dont la procédure de poursuite est prévue par une loi spéciale." Et c’est le procureur de la République, donc le Parquet soumis à l’autorité du garde des Sceaux qui détient l’appréciation de la situation et l’initiative de cette procédure. Rappelons d’ailleurs au passage que la loi Perben en la matière ne date pas de "l’ancien quinquennat", mais de 2002.

3/ Toute référence à la loi de 2007 est irrecevable, car elle ne concerne que les cas de récidive pour des faits passibles de trois ans d’emprisonnement au moins. Tel n’est évidemment pas le cas, puisque la rébellion n’est punie que d’un an d’emprisonnement et ne relève donc pas des peines planchers, comme d’ailleurs le refus de se soumettre à un prélèvement ADN [José Bové, auteur d'un refus identique, avait bénéficié de la clémence antique des juges...] . 
Par ailleurs, la qualité de "récidiviste" de Nicolas, invoquée par la garde des Sceaux est juridiquement infondée, puisque sa récente condamnation (à 200 euros avec sursis !) fait l’objet d’un appel en cours : qui plus est, à la demande du Parquet !
Enfin,
contrairement à sa légende noire, la loi de 2007 n’impose aucune peine minimum, le juge pouvant écarter, sous réserve de motivation, la peine-plancher prévue. Le juge ne peut envisager l’incarcération immédiate d’un jeune prévenu, s’il n’est pas un "récidiviste", que si les faits qui lui sont reprochés sont d’une extrême gravité. 
Quels sont donc ces faits d’une "extrême gravité" ? Est-ce porter un tee-shirt affirmant une opinion politique ? Est-ce refuser de subir un prélèvement ADN ?

4/ De toutes façons, dans le cas de Nicolas, le juge n’a pas utilisé sa latitude d’appréciation. Pour ce qui est de la peine prononcée, il a suivi strictement les réquisitions du Parquet, lequel est placé, rappelons-le encore, sous l’autorité du garde des Sceaux. 
On remarquera que la ministre n’entend pas revenir sur ce lien de dépendance, malgré les condamnations régulières de la Cour européenne des droits de l’homme, malgré l’engagement n°53 du candidat François Hollande et nonobstant la réforme très marginale du CSM en cours. La ministre semble s’accommoder fort bien d’un système qu’elle dénonçait il y a peu comme liberticide et qu’elle promettait d’abroger ! Attitude adoptée en fait dans le but explicite de discréditer, par une sorte de démonstration par l’absurde — ou de cynisme ? —"les courtes peines de prison" qu’elle veut, on le sait, remettre en question.
La vraie question qui, espère-t-on [?], sera posée par la presse ou par l’opposition, devient donc, bel et bien politique : les opposants au mariage gay font-ils l’objet de mesures d’exception ? 
On a recensé, semble-t-il, près de 1000 gardes à vue décidées au seul motif que les personnes manifestaient, arboraient des signes de "la manif pour tous " ou en portaient le tee-shirt. Peut-on confirmer cette information ? Le caractère liberticide pris par la gestion du maintien de l’ordre face aux manifestations de ces opposants à un projet de loi, puis à une loi, n’est rien moins que préoccupant.

Le silence, presque complet et inhabituel, qui accompagne cette dérive rend la situation proprement inquiétante. Assiste-t-on, en France, au retour du délit d’opinion ? La mise en garde très claire du Conseil de l’Europe au sujet de l’attitude des pouvoirs publics dans leur gestion de la contestation du mariage gay constitue un signal sérieux. Que se passe-t-il dans la "patrie des droits de l’homme " ?

Christophe de Voogd
est responsable du blog "Trop Libre" » de la Fondation pour l’innovation politique.
Dominique Reynié est directeur général de la Fondation pour l’innovation politique (www.fondapol.org).
Source : Le Figaro: article rédigé par Christophe de Voogd et Dominique Reynié, le 09 juillet 2013

En assimilant la personne homosexuelle à son activité, voire à son idéologie,
les juges interprètent la critique de l’activité homosexuelle en "propos haineux à l’égard d’une minorité identifiable". Les tribunaux qui reprennent à leur compte l'amalgame anti-mariage gay = homophobie, se révèlent pourtant partisans d'une partie, celle de LGBT, contre l'autre.
D'amalgame idéologie-militants en amalgame mot d'ordre-jugement, la justice porte atteinte aux libertés: aujourd'hui, la cause de la filiation naturelle par un homme et d'une femme, demain, la cause des défenseurs des recherches sur l'exploitation du gaz de schiste? Interdiction aussi d'attaquer la mafia, une atteinte à la personne du mafieux? C'est déjà le cas à la Sécu: le gouvernement lui-même doit s'accuser d'un  "trop-versé" de 182 millions d'assurance chômage, plutôt que de désigner les allocataires indélicats d'un "trop-perçu", pour respecter les fraudeurs "innocents" de tout. 

En France, il existe toujours une association subventionnée  pour défendre une mauvaise cause ! Mais Hollande veut les doter grassement, bien qu'elles ne comptent que quelques centaines d’adhérents. Pour avoir tous les pouvoirs, plus quelques autres, et les coudées totalement franches, avec le soutien reconnaissant de ces chapelles néocléricales, laïques et sectaires ?

samedi 16 mars 2013

ONPC: Aymeric Caron, juge rouge du PAF et de Ruquier

Les invités de France Télévisions ont-ils droit au respect ?

Chroniqueurs partisans, poings fermés contre Véronique Genest sur France 2

Les téléspectateurs ont assisté à une exécution, comme en Place de Grève. Sous l'Ancien Régime, et encore après la Révolution, cette place servait aux exécutions et aux supplices publics : François Ravaillac entre autres y fut écartelé. Le bourreau l'ayant démembré voulut en jeter les morceaux dans le feu. Mais "il n'y eut pas un seul qui n'en voulût avoir sa pièce, jusques aux enfants qui en firent du feu aux coins des rues". Nous qui nous repaissons des exécutions cathodiques, sommes-nous plus évolués qu'en 1610 ?

L'odieux spectacle perdure sur le service public, subventionné pour donner du pain et des jeux aux voyeurs abrutis, selon le cas, de travail ou de chômage.
leans "On n'est pas couché" sur son nouvel engagement politique, Véronique Genest s'est faite agresser par les journalistes vertueux, Aymeric Caron,  et la Natacha Polony, cumularde chevènementiste.

Mars 1793 - mars 2013: les Hébertistes sont de retour à France 2 qui se radicalise

Au-delà de la Vendée, la région de Nantes fut celle où le tribunal criminel extraordinaire de la Terreur fit le plus de victimes... 

Caron vient de Lille, mais les "montagnards" sévissent toujours aujourd'hui, selon des méthodes plus raffinées qui ne font certes pas craindre jusqu'à peut-être plus de 100 000 victimes comme par leurs modèles, mais le coeur y est ! 
La misogynie du végétarien ne semble pas faire de doute depuis qu'il s'est fait connaître pour maltraitance sur Nadine Morano. Il faut croire que c'est avec le consentement des associations féministes, car il a récidivé en toute impunité contre Véronique Genest: les Femen n'ont toujours pas investi le plateau, mais on ne les imaginait pas autrement que sectaires !



Dès vendredi, deux jours s'étant pourtant écoulés depuis l'enregistrement, Véronique Genest était encore traumatisée


Un syndicaliste se serait fait donner donner plusioeurs jours d'arrêt de travail. Elle parlait d'un "traquenard", d'une "mise à mort", après sa première  chez Laurent Ruquier en tant que candidate aux législatives. 

Les chroniqueurs  sadiques, maîtres du montage de l'émission enregistrée, profitent de cet abus de position dominante. 
Aymeric Caron et Natacha Polony ne font pas exception: ils sont payés pour ça, sans que ce soit de l'argent sale. Trouvant dans celle qui incarne Julie Lescaut une proie facile, ils ne se sont pas privés pour la piéger et passer à la moulinette, sa crédibilité politique faisant le reste. Attaquée sur ses idées politiques en matière de religion et les positions du candidat dont elle est suppléante, elle a tenté de se défendre sans les armes habituelles d'un politique rompu à ce type d'interrogatoire. "Vous êtes folle ! (...) Je vous l'avait dit de ne pas y aller, a laché le faux-cul Laurent Ruquier, en bonne maitresse sado-maso. Je vous le dis depuis tout à l'heure que vous allez être emmerdée !". On n'aurait donc pas tout vu ? Alors, on n'en a pas eu pour notre argent, versé en heures de sommeil volées.

La comédienne (de TF1, de surcroît) a notamment été attaquée sur un  entretien accordé récemment. 
Aymeric Caron avait décortiqué les fiches de son équipe, demandant à sa proie "ses sources", "ses chiffres": au tribunal du peuple, on doit apporter les preuves de son innocence. "J'essaye juste de comprendre votre pensée, je ne suis pas en train de la condamner", susurre le pervers, pour justifier son agressivité. "Je me lance en politique, je ne suis pas une femme politique, je m'intéresse à la politique, et j'apprends !", se défend la chèvre de Monsieur Seguin face au loup aux crocs étincelants. Visiblement blessée par la malveillance des attaques, Véronique Genest fait des efforts désespérés: "J'adore l'information, j'adore la politique. Mais je n'ai aucune prétention d'être une femme politique accomplie (...) Je me positionne comme une néophyte avec une grande envie d'apprendre (...) Je suis assez déstabilisée, je ne m'attendais pas du tout à ça. j'aime la politique, j'ai surtout envie de m'investir",  conclut bravement Véronique Genest. 
Le courage n'impressionne pas le lache qui profite de son avantage et donne libre cours à sa cruauté  plus de 30 minutes durant. 
Sans aucune solidarité  féminine.

Curée médiatique

Depuis l'annonce de son entrée en politique, l'actrice française est stigmatisée sur les réseaux sociaux, un hallali. 
Motif ? Elle sera la suppléante de Jonathan-Simon Sellem, qui a annoncé sa candidature aux législatives dans la 8e circonscription des Français établis hors de France, zone qui contient Chypre, la Grèce, Israël, l'Italie, Malte, Saint-Marin, Vatican, la Turquie.
Un engagement qu'elle a tenté d'expliquer à plusieurs reprises, y compris sur le plateau de "C à vous". Evoquant son orientation politique avec Alessandra Sublet, Véronique Genest avait laissé échappé un lapsus mémorable, qu'elle était "un étron libre", fournissant la caillasse pour se faire lapider .

Véronique Genest a très mal vécu son lynchage dans "On n'est pas couché " sur France 2. Au lendemain de son intervention, elle expliquait à TVMag.com avoir été victime d'un piège tendu par l'équipe de l'émission. "Je devais parler de mon engagement politique et des actions sur lesquelles j'ai l'intention de m'impliquer et, au lieu de ça, je me suis retrouvée devant une sorte de tribunal", a-t-elle expliqué.

Animatrice et productrice, la maîtresse sado-maso est doublement responsable

Rémy Pfimlin a-t-il le droit d'exprimer des réserves, voire des regrets? Est-il libre de mettre un terme à ce type de carnage qui salit  souille le service public ? La concurrence, M6 et surtout TF1, si décriées par ses viles censeurs de France 2, relève le niveau de la télévision hexagonale. 

"Une mise à mort", "normale" comme le reste

Le démocrate "Aymeric Caron était très agressif et n'avait de cesse de me mettre en difficulté. Il n'a pas arrêté de m'attaquer pour dénoncer les prétendues positions extrémistes que j'aurais prises. J'ai vraiment eu l'impression d'être tombée dans un traquenard", déplorait l'actrice, qui expliquait ne pas avoir réussi à se défendre en raison de la violence de l'échange. 
"C'était presque une mise à mort. (...) Mes premiers pas en politique ne sont pas évidents, mais je n'ai pas l'intention de renoncer. D'ailleurs, ce n'est pas la politique politicienne qui m'intéresse, mais le terrain, la dimension humaine. Voilà le message que j'avais envie de faire passer", a-t-elle détaillé. Si vous avez raté ce moment, puremedias.com vous propose de le voir ci-dessus.

Contre le parti unique à la télévision des contribuables,

BOYCOTTONS l'émission des TOTALITAIRES
qui bafouent la liberté d'expression,

jusqu'à ce qu'elle soit déprogrammée