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jeudi 12 décembre 2019

Le président Macron n'assume pas la réforme des retraites promise par le candidat

"C’est le premier ministre qui porte la réforme ", souligne-t-on à l’Elysée.

Le chef de l’Etat a stupéfait l'assistance vendredi quand il s'est lavé les mains de la réforme

Désemparé, mais aussi outragé, 
le banquier Macron refuse de mettre les mains dans le cambouis.

Il fait l'autruche et n’a même pas évoqué la grève en cours
, lors de l'hommage rendu, à Nîmes dans le Gard, aux trois sauveteurs de la sécurité civile qui se sont tués dans un accident d’hélicoptère, quatre jours plus tôt, au cours des intempéries qui ont frappé le Sud-Est.
Celui qui se plaît à répliquer qu'il assume ses erreurs considère que son rôle n'est pas de s'exprimer sur la mobilisation qui agite le pays depuis huit jours contre la réforme des retraites qu'il a lui-même initiée... Il ne veut pas savoir que les poubelles ne sont pas enlevées et s'accumulent, faisant courir un risque sanitaire à la population. Il ne sent pas davantage que sa réforme pue. 

Le général Tapioca
(Tintin, L'Oreille cassée)
Sur la base aérienne du groupement d’hélicoptères de la sécurité civile de Nîmes-Garons - en milieu fermé et protégé des manants - d’où étaient issus deux des trois sauveteurs, le président de la République a donc préféré consacrer du temps aux morts, faisant face aux trois cercueils alignés sur le tarmac, recouverts du drapeau tricolore, un casque de sapeur-pompier ou de sauveteur simplement posé sur le tissu. 
Mais il a bien parlé ! "Vivre pour sauver d’autres vies, c’est votre quotidien, votre honneur, je ne connais pas d’engagement plus humain", a lancé Macron, saluant "trois hommes de courage et d’honneur (…), trois héros victimes du choix si noble, si élevé, de consacrer leur existence aux secours". 

L'honneur de Macron ne serait-il pas de faire face à ses responsabilités ?
"En même temps", les Français attendent que le plumage du Phénix de l'Elysée  - spécialisé dans les hommages et les grandes envolées lyriques - se rapporte à son ramage. Il serait grand temps qu'il parlât clairement sur son projet de réforme : s'il est équitable, il ne peut que "faire nation", au-delà "des vagues de l’actualité". "Il n’était pas question que la famille de la sécurité civile se sente laissée pour compte", explique un conseiller de l’Elysée, pendant que les laissés pour compte de la réforme défilent dans les rues. 

Macron se décharge bravement sur Philippe

Le président qui s'est affiché dans des mises en scène militaires spectaculaires joue les tire-au-flanc à l'arrière. 
Résultat de recherche d'images pour "Macron Tom Cruise"A charge pour Edouard Philippe, pendant ce temps-là, d’occuper le front des retraites, alors qu’une nouvelle journée de manifestations et de grève est annoncée par les syndicats mardi 10 décembre. "Dans cette séquence gouvernementale, c’est le premier ministre qui porte la réforme", se défausse l’Elysée. 

Le président de la République, lui, reste assis sur son capital politique. 
"Un premier ministre, ça s’use", a-t-on coutume de dire dans la majorité. Mercredi 11 décembre, c’est donc lui qui a fait les premières annonces,  lors d’un discours au Conseil économique, social et environnemental (CESE).
"C’est le rôle du premier ministre. C’est normal que ce soit lui qui soit en première ligne", opine l’entourage du chef du gouvernement, puisqu'il n'a pas le choix. Vendredi, ce dernier a donc improvisé une déclaration à l’hôtel de Matignon pour essayer de faire baisser la température du chaudron social. Pas question de laisser passer le week-end sans rien dire, alors qu’une "grève importante", selon ses mots, frappe toujours le pays. Samedi et dimanche, cinq TGV sur six n'ont pas circulé et le trafic restera également "extrêmement" réduit à la RATP, a annoncé la direction de l’entreprise.

"Naissance d'un chef de guerre," titra Le Point à propos de Macron, en avril 2018... 
Par ces frappes en Syrie, Emmanuel Macron veut montrer qu'il assume son rôle de chef des armées.
Avec leurs frappes, "Donald Trump, Theresa May et Emmanuel Macron ont montré à la Syrie et à ses alliés russes et iraniens que le concept de ligne rouge n'est pas qu'une simple formule politique", écrivit Le Point. "Ils ont voulu prouver qu'ils assument leurs responsabilités morales et stratégiques de grandes puissances occidentales. Avec un message clair." La "ligne rouge" est aujourd'hui franchie par l'Edouard,  prévient une CFDT menaçante qui se joint aux autres syndicats pour combattre la réforme, tandis que Macron rejette ses "responsabilités morales et stratégiques" face à l'ensemble des grandes centrales syndicales ouvrières.

lundi 8 décembre 2014

Ultimatum de Xavier Bertrand à Valls

"Faire les réformes" dont le pays a besoin, ou "partir"

C'est le défi lancé par le député UMP de l'Aisne, Xavier Bertrand,  au Premier ministre.
Manuel Hollande et François Valls
Xavier Bertrand accuse Valls de hollandisation
L'ex-ministre UMP a commenté sur RTL l'entretien télévisé du chef de gouvernement la veille estimant que le président de la République a "déteint" sur son Premier ministreManuel Valls
L'ancien ministre observe qu' "il a changé, Manuel Valls ! Il a eu hier son bon brevet de politicien, bien dans le moule. Il est là pour durer, rester, pas pour faire ou réformer." "François Hollande a déteint sur lui. Nous avons aujourd'hui deux François Hollande à la tête de l'État, on n'en avait vraiment pas besoin", a dit le député-maire de Saint-Quentin.

Ainsi de la suppression envisagée des départements, "je m'étais dit : moderne et courageux". Mais Manuel Valls "a capitulé en rase campagne pour plaire au président". Il "est frappé de hollandisme", a insisté Xavier Bertrand.

"Réformer" ou "démissionner",
 si François Hollande ne lui donne pas "les moyens" de les faire, c'est l'ultimatum lancé dimanche par le candidat à la primaire de la droite pour 2017. "J'ai envie de dire au Premier ministre : prenez le pouvoir ou prenez vos responsabilités", a lancé le député UMP de l'Aisne, invité du Grand Rendez-vous Europe 1-i-télé-Le Monde.

"On nous dit qu'il serait courageux, on sait pertinemment que le président de la République, lui, ne l'est pas, et qu'il ne réformera pas", a expliqué Xavier Bertrand à quelques heures de l'intervention télévisée de Manuel Valls sur France 2.

La France "s'enfonce davantage encore depuis deux ans"

Il a demandé au Premier ministre de "penser un peu moins à son image, à la préparation du congrès du PS" et de penser "un peu plus à la France""Quand on est un Premier ministre, on a une responsabilité et un pouvoir, c'est de penser à son pays plutôt qu'à soi. Je lui dis : soit vous réussissez à bouger le président de la République et vous faites les réformes, soit vous prenez vos responsabilités parce que vous n'avez pas les moyens de vos ambitions, de réformer comme vous le prétendez et [vous] partez !" Le député de l'Aisne souligne que la France "s'enfonce davantage encore depuis deux ans", comme en témoigne, a-t-il dit, la montée du chômage.

Xavier Bertrand n'épargne pas 
François Hollande
"Il pense à lui, il ne pense pas au pays qui a besoin de réformes, il compte sur une éventuelle reprise économique dont nous ne serions même pas responsables, sur les divisions de la droite et la montée du Front national [...], il fera tout comme un politicien, pas comme un homme d'État". 
"Ce qui l'obsède, c'est de tenir jusqu'en 2017" pour pouvoir se représenter à la présidentielle.

mercredi 21 août 2013

Valls fait porter sa responsabilité des maux de Marseille à Gaudin, mais pas à Bartolone dans le 9.3

Gaudin "stupéfait" par la violence sectaire de Valls

Accusé par le ministre de l'Intérieur de ne pas assez collaborer avec l'État pour lutter contre la criminalité dans sa ville, 
le maire UMP de Marseille dénonce la mauvaise foi des propos de Valls

Manuel Valls s'est à nouveau déchargé de sa responsabilité sur Jean-Claude Gaudin.
 La gauche en campagne des municipales s'est livrée à une violente accusation de Gaudin qui aurait "abandonné Marseille": rien que ça !
Villa Méditerranée

Au lendemain d'un règlement de comptes mortel à Marseille comme il en existe au moins autant dans le 9.3, c'est le ministre de l'Intérieur aux abois dans son camp a ouvert ce nouveau frontaccusant le maire UMP de ne pas suffisamment collaborer avec l'État pour lutter contre la criminalité liée au trafic des stupéfiants. "Qu'a fait le maire de Marseille? s'est interrogé le ministre sur BFMTV, alors que le très actif Gaudin transforme la ville à vue d'oeil et travaille à l'amélioration de son image, notamment avec le tram, un urbanisme d'envergure et l'année Marseille-Provence 2013, capitale européenne de la culture. 

Mucem, de Rudy Ricciotti
Simplement, tous les moyens sont bons à la gauche présidentielle  pour prendre Marseille.
Place Henri Verneuil
"Il a fallu que ce gouvernement se mette en place et que je décide de mettre le paquet sur Marseille (...) pour que Jean-Claude Gaudin décide enfin d'un plan de vidéoprotection pour toute la ville - ça ne concernait que le centre-ville -, et décide enfin, progressivement, de mettre en place une police municipale qui n'existait pas" et qui doit "être armée", a affirmé Manuel Valls.

Des propos jugés "démagogiques" par le sénateur-maire d'opposition


Jean-Claude Gaudin s'est dit "stupéfait" de cette virulence du locataire de la Place Beauvau. "L'agressivité du ministre de l'Intérieur et ses nombreuses visites ne peuvent pas faire oublier la faiblesse des effectifs de la police nationale, surtout quand on les compare à ceux d'autres grandes villes de France", dont Paris, a fait valoir l'ancien ministre de l'Aménagement du territoire, de la Ville et de l'Intégration (1995 – 1997).
Le ministre de l'Intérieur devrait savoir que c'est à l'État d'assurer la sécurité des personnes et des biens, et pas à la police municipale dédiée à d'autres missions." 

Le sénateur-maire UMP a appelé le gouvernement à "prendre ses responsabilités

au lieu de les rejeter médiatiquement sur la ville de Marseille", qui "a déjà réalisé de nombreux efforts dans ce domaine". "La rentrée politique difficile d'un gouvernement socialiste qui n'a pas réussi à fournir de solutions aux Français ne doit pas servir de prétexte aux ministres pour stigmatiser Marseille" et ses habitants, a encore souligné l'élu, critiquant un "exercice médiatique" de la part de Manuel Valls.


Le "furet" montre que 
des visites éclairs ne remplacent pas la connaissance des dossiers  

Le président de l'UMP, Jean-François Copé, a apporté son soutien à Jean-Claude Gaudin (ci-contre). 
"Ces propos ne sont pas à la hauteur des responsabilités de Manuel Valls", a estimé le député maire de Meaux, y voyant le signe d'"une inquiétante fébrilité au sommet de l'Etat". "Au-delà du respect minimum dû au maire de la deuxième ville de France, fût-il dans l'opposition, j'appelle solennellement le ministre de l'Intérieur à reprendre ses esprits et à ne pas se défausser de ses responsabilités sur les élus locaux", a taclé Copé.


Autre député UMP à s'être indigné de ces propos indignes
Ombriere du Vieux-Port,
due à Sir Norman Foster
L'adjointe à la mairie, Valérie Boyer observe qu' "une fois de plus, Manuel Valls montre qu'il connaît très mal Marseille, a-t-elle noté sur Europe 1. C'est un procès injuste, car c'est la ville de Marseille qui porte tous les projets de rénovation urbaine, et les collectivités locales, où Manuel Valls a ses amis, interviennent peu et très timidement" dans l'amélioration des conditions de vie des travailleurs. 
Et la députée des Bouches-du-Rhône élue en juin 2007 et réélue en juin 2012 de conclure: "Il fait des moulinets et panique, car il voit bien que les effets de manche, ça ne fonctionne pas à Marseille, qui devient le symbole de l'échec du couple Valls-Taubira."