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lundi 12 septembre 2016

"Ca va mieux", tellement que les fermetures d'usines continuent avec Alstom

Connaissant le sens moral de Hollande, les travailleurs ne seraient-ils pas instrumentalisés dans le coup monté d'un faux sauvetage ?

Percée historique d'Alstom aux Etats-Unis

"TGV : contrat historique pour Alstom aux Etats-Unis," titrait Le Monde,. le 27 août 2016.
"Alstom a décroché un contrat historique de 1,8 milliard d’euros pour vendre ses trains à grande vitesse [ou plutôt sa technologie] aux Etats-Unis", a annoncé le groupe vendredi 26 août. Le constructeur français pénètre un marché important au moment où la construction de lignes à grande vitesse est en forte croissance au niveau mondial, commentait le journal officieux du PS.
La compagnie ferroviaire américaine Amtrak a en effet commandé 28 trains de nouvelle génération au groupe français pour remplacer ses rames en service depuis 2000 et fabriquées par le consortium Bombardier-Alstom, lequel ne détenait toutefois que 25 % de la coentreprise, comme l'Etat ne détient que 20% de la société française, mais alors qu'Alstom a vendu sa filière énergie à General Electric en 2014. Or, en septembre 2016, Alstom annonce la fermeture du site de Belfort pour 2018, faute de commandes suffisantes de matériel ferroviaire, et le reclassement de ses salariés dans d'autres sites, principalement celui de Reichshoffen, Bas-Rhin.
Ces TGV nouvelle génération vont relier Boston et Washington, la capitale fédérale, via New York et Philadelphie, couvrant une distance de 730 kilomètres, dans une région habitée par un Américain sur sept. Le nouveau train pourra transporter à la vitesse de 257 km/h (puis 300 km/h) jusqu’à 35 % de passagers en plus par rapport à son prédécesseur. 

Ce contrat tombe à pic au moment où le développement des infrastructures de transport fait partie des enjeux de la campagne présidentielle aux Etats-Unis, pays où le train reste le moyen de déplacement le moins emprunté face à la voiture reine et à l’avion, et  pour le groupe français, qui cherche à augmenter son activité près d’un an après la cession pour 9,7 milliards d’euros de son pôle énergie au conglomérat américain General Electric (GE).
Il pourrait lui servir de tremplin pour vendre sa technologie à d’autres Etats américains tels que la Californie qui construit depuis 2015 une ligne à grande vitesse devant relier San Francisco à Los Angeles (Californie) prévue pour 2020. D’autres projets comme Dallas-Houston (Texas), Las Vegas-Palmdale (Californie) sont également à l’étude. 
De telles perspectives interpellent donc sur l'opportunité de la fermeture de l'usine de Belfort, quand Le Monde n'hésitait pas à faire miroiter que cette vitrine américaine de la technologie française pourrait séduire l’Espagne, le Royaume-Uni, la Turquie, la Russie, l’Australie et la Chine qui construisent actuellement de nouvelles lignes à grande vitesse et ont besoin de nouveaux TGV, tandis que l’Allemagne et le Japon songent, eux aussi, à renouveler leur flotte vieillissante.
"Le marché du train à grande vitesse est porteur", assurait encore Le Monde. Il devrait avoisiner les 6 milliards d’euros en 2017 contre 5,2 milliards en 2014, d’après l’Union internationale des chemins de fer. Environ 60.000 kilomètres de lignes à grande vitesse supplémentaires devraient, selon l’organisation, être construites d’ici à 2030. Et Belfort dans ce tableau idyllique?

Alstom a signé un contrat qui sacrifie Belfort, UMP depuis 2014. 
Le groupe fera fabriquer à Hornell, au nord de l’Etat de New York, les rames de son TGV américain. Ce contrat de 1,8 milliard d’euros permettra la création de 400 emplois directs dans l’Etat de New York et non pas en France.

Hollande se pose en sauveteur potentiel du site de Belfort

"Le président de la République nous a fixé un objectif,
Menaces de grève des éleveurs bretons
- et un 'objectif' n'est pas un engagement fort - , celui de faire en sorte qu'à Belfort les activités ferroviaires d'Alstom soient maintenues", a déclaré sur le perron de l'Élysée, façon le ministre de l'Économie, Michel Sapin,  grave, façon Valls, visiblement en retrait, en attendant l'issue favorable, au vu du contrat mirobolant pour son signataire américain, Amtrak, après mises en cause du patron d'Alstom, mais aussi du candidat Montebourg, ex-ministre de l'Industrie, rebaptisée ministère du redressement productif, dénomination fleurant fort le stalinisme.

Ce matin, dès 8h30, une réunion interministérielle de crise - une de plus, avec les séminaires anti-terroristes de l'été - autour d'Alstom -qui a annoncé l'arrêt de la production de trains à Belfort la semaine dernière- s'est tenue à l'Élysée, présidée François Hollande. Avaient pris place autour de la table, outre le chef de l'État, le premier ministre Manuel Valls, le ministre de l'Économie Michel Sapin, le secrétaire d'État à l'Industrie Christophe Sirugue et le secrétaire d'État aux Transports Alain Vidalies. Le commissaire aux participations de l'État, Martin Vial, participe également à cette réunion concernant une entreprise dont l'État est actionnaire minoritaire.
A la sortie de cette réunion, confondant détermination affichée et colère rentrée, Michel Sapin a asséné que "le président de la République (nous) a fixé un objectif, celui de faire en sorte qu'à Belfort les activités ferroviaires d'Alstom soient maintenues". "C'est à cet objectif là que nous allons travailler, avec les élus, avec les organisations syndicales, avec la direction d'Alstom et avec l'ensemble de ceux qui, en capacité de passer un certain nombre de commandes en France, peuvent permettre d'assurer le plan de charge qui permettra de sauver les activités ferroviaires d'Alstom à Belfort". Ces discussions auront lieu cette semaine, a-t-il précisé.

Le dossier s'invite dans la campagne pour la présidentielle
Le ministre de l'Économie ne se contente pas de clamer un objectif, du même tonneau que le redressement de la courbe de l'emploi ou le relèvement du pouvoir d'achat. Il assure que ce "début de semaine sera décisif en termes de rencontres, de concertations, de décisions pour l'avenir du site de Belfort d'Alstom". Rien qui soit de nature à rassurer les familles de Belfort, après quatre années de fermetures d'usines, dont celle de l'usine sidérurgique du groupe ArcelorMittal à Florange, à 270 kms de Belfort. "Un objectif et un seul", claironne-t-il: "redonner de l'espoir aux salariés [à défaut du maintien de leur emploi actuel], mais pas d'espoir pour l'espoir, pour la réalité des choses, du travail pour ceux qui aujourd'hui sont inquiets pour leur avenir". Déjà Sapin avoue-t-il qu'il travaille à un plan social...

Cette fermeture d'usine marquera la campagne pour l'élection présidentielle du printemps 2017: le quinquennat aura été une catastrophe sociale et humaine. Pour le président, le sauvetage du site historique du groupe désormais détenu à 20% par l'Etat rappelle cruellement l'incapacité de son gouvernement à sauver les hauts-fourneaux sidérurgiques de Florange, devenue pour l'ensemble des Français et notamment une partie de la gauche le symbole de l'impuissance du pouvoir socialiste, voire d'une trahison.

Une manière de faire jugée "inadmissible"
A la différence des politiciens, les industriels ne maîtrisent pas la sémantique. Et le ministre de l'Économie leur adresse le reproche de ne pas endormir les travailleurs, soulignant qu'il y avait parallèlement des "problèmes de forme: nous avons dit déjà aux responsables de cette entreprise combien la manière de faire était inadmissible". 
Comme Montebourg critiqua les patrons de Goodyear -confrontés dès 2007 à la lutte vaine de la CGT contre la délocalisation de l’usine d’Amiens Nord qui frappa 1.300 salariés de l'entreprise américaine- ou de Peugeot en 2009, Michel Sapin a critiqué lundi la direction d'Alstom

Dimanche, Manuel Valls s'était dit convaincu de pouvoir "sauver" Alstom à condition que les dirigeants du groupe "jouent pleinement leur rôle," mettant clairement en cause la direction

Or, l'ex-ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, a quant à lui assuré qu'il n'a jamais été question d'un arrêt de la production à Belfort dans les discussions entre les dirigeants et l'Etat actionnaire. Ce qui donne à penser que dans cette affaire hautement médiatisée, l'exécutif joue le rôle trouble du pompier incendiaire. 

"Nous avons présenté un projet qui fait suite à un contexte que tout le monde connaissait (absence de charge, perte de commandes, etc.)", a d'ailleurs déclaré une porte-parole d'Alstom qui précise que sa direction garantit qu'aucune perte d'emploi n'est envisagée: "il s'agit d'un transfert de 400 personnes en France. On se donne deux ans pour étudier chaque cas". 

Pour mémoire, la semaine dernière, la direction d'Alstom a annoncé l'arrêt de la production de locomotives à Belfort (90) et son transfert à Reichshoffen (67, Bas-Rhin) - à deux heures de route - d'ici 2018. Ne resteront donc sur le site de Belfort, en 2018, que des activités de maintenance, ce qui entraînera le transfert de 400 des 480 postes de l'usine de Belfort. Les salariés se verront proposer un reclassement à Reichshoffen ou dans l'un des 12 sites du groupe dans 10 régions.
Depuis la vente de sa branche énergie à General Electric (GE), le premier actionnaire d'Alstom est Bouygues avec 28,3 % du capital (contre 29,2 % au 31 décembre 2015), l'Etat disposant désormais de 20% des droits de vote.
Le PDG d'Alstom Henri Poupart-Lafarge a été convoqué jeudi dernier à Bercy pour expliquer sa décision, que l'exécutif juge "soudaine" et menée "sans concertation", ce qui ne manque pas d'air après le passage en force de la loi Travail. 
Pourtant, depuis plusieurs mois, les dirigeants d'Alstom ont communiqué l'inquiétante baisse de commandes sur le site. Et ce sujet a été évoqué au conseil d'administration, auquel siège un représentant de l'État. 

De son coté, le nouveau secrétaire d'Etat à l'Industrie  (après Michel Sapin - un ex-Comités d'action lycéens, CAL, groupe d'ultra gauche animé par un trotskyste - et Macron), Christophe Sirugue - un apparatchik de 50 ans, permanent à la fédération socialiste de Saône-et-Loire depuis l'âge de... 24 ans - répond que Alstom traverse "une période difficile qu'il (nous) faut franchir, mais ce n'est pas la fin non plus de la filière ferroviaire dans notre pays". Sirugue fut le rapporteur de loi Travail en 2016...

Le conflit d'Alstom prend une tournure politique

"On a nationalisé Renault pour moins que ça",
a lancé un élu PS du Territoire de Belfort, Chevènement, cet après-midi.

Au moment où des membres du gouvernement se réunissent ce lundi matin en cellule de crise sur la situation d'Alstom,
Arnaud Montebourg les a appelés sur France Inter à empêcher la fermeture du site de Belfort.
"Quarante-quatre locomotives à fabriquer, c'est presque deux ans de travail", schématise Arnaud Montebourg
Pour Arnaud Montebourg, le gouvernement n’est pas assez réactif. Actionnaire majoritaire de la SNCF, l’Etat possède 20% des votes, souligne-t-il, et a le pouvoir d’agir, selon lui. 
Et c'est pourquoi, il est permis de penser que le président Hollande compte instrumentaliser cette crise sociale truquée pour faire reluire le candidat d'ici décembre. 
"Quarante-quatre locomotives à fabriquer, c'est presque deux ans de travail, a-t-il plaidé. Je demande que le gouvernement revienne sur ces décisions et que le site de Belfort soit maintenu en l'état".


Tout donne déjà à penser que
le président Hollande compte instrumentaliser cette crise sociale truquée pour faire reluire le candidat d'ici décembre.

dimanche 1 novembre 2009

Des pompiers portent plainte contre deux spéléologues inconscients

Devons-nous être solidaires des prises de risque des sportifs de l'extrême
Titre polémique de LePost
« Des pompiers veulent faire payer des spéléologues imprudents pour leur sauvetage: normal? » Ces journalistes fielleux en quête de buzz, à défaut de respectabilité, s’interrogent sur le bien-fondé de l’emploi raisonnable des crédits publics…
Voici leur appel :
« Ils dénoncent la négligence des deux spéléologues, pourtant aguerris. [aguerris mais « imprudents », voire inconscients et irresponsables]
Le service départemental d’incendie et de secours (Sdis) estime entre 25.000 et 40.000 euros le coût total de l'opération de secours.
Cette somme comprend le défraiement pour le club de spéléo-secours, l'intervention de pompiers et de quelques [sic ! ] gendarmes de haute montagne, précise France Info. En haute montagne, ce type d’intervention en urgence nécessite des hélicoptères qu’on ne peut passer sous silence]
Que s'est-il passé?
L’un de ces deux spéléologues est resté coincé quatre jours à 276 mètres de profondeur. [La présentation des faits commence par une compassion de mauvais aloi] Son collègue était remonté à la surface et n’avait pas donné l’alerte tout de suite. [La compassion vire à l’accusation]


Qui dois [sic !] payer?
Pour le Sdis de la Drôme, pas question que les contribuables de la Drôme trinquent pour les deux imprudents."
Il y a des moment, où il faut être responsable de ses actes. (...) Il faut arrêter d'être inconscient", explique le président du Sdis Pascal Pertusa à France Info, pointant une "opération de trop grande ampleur", incompréhensible de la part des spéléologues avertis.
Les secours doivent-ils toujours être gratuits?
Une plainte a donc été déposée contre deux spéléologues. Le Sdis entend bien récupérer ainsi l'argent dépensé pour l'opération de sauvetage.
Et vous qu'en pensez-vous
?


L’un des critères de jugement est allègrement évacué par les journalistes en chambre de LePost qui ne savent que copier-coller leurs confrères, publier à bon compte les contributions de lecteurs et investiguer par téléphone. La prise de risque des sauveteurs a-t-elle un coût et peut-elle être escamotée ? Leurs lecteurs devront y penser avant de s’exprimer à la légère, tout en pensant aussi que les 25.000 et 40.000 euros sont au bout du compte payés par eux…


"Les pompiers de la Drôme déposent plainte contre deux spéléologues "

C’est un autre titre, factuel et neutre, cette fois : respectable…
"Le service départemental d'incendie et de secours (Sdis) de la Drôme a déposé plainte contre un spéléologue secouru le week-end dernier et son camarade, leur reprochant d'avoir "mis en danger" les sauveteurs par leur imprudence, a-t-on appris dimanche auprès du Sdis.
"Ces deux hommes ont pratiqué leur sport avec une témérité telle que ça a mis en oeuvre des secours énormes et mis en péril la vie d'autres personnes", a expliqué Pascal Pertusa, président du conseil d'administration du Sdis.
Dix-sept sapeurs-pompiers et 55 sauveteurs [17+55 = « quelques » ?], dont quatre plongeurs, étaient intervenus le 24 octobre pour secourir un spéléologue expérimenté, bloqué dans une grotte à Bouvante (Drôme) par une montée d'eau souterraine. Partis le samedi matin, ils l'avaient récupéré sain et sauf dans la soirée.

=>
Dans sa plainte déposée vendredi, le Sdis lui reproche d'avoir "mis en danger la vie d'autrui", au motif que les bulletins météo prévoyaient de fortes pluies, et se réserve la possibilité de se porter partie civile "pour récupérer les 30.000 à 40.000 euros" qu'aurait coûtés l'opération, a poursuivi M. Pertusa.

=>
Le deuxième spéléologue, descendu dans la grotte le 19 octobre, comme son camarade, mais remonté seul en catastrophe deux jours plus tard, est quant à lui visé pour "non-assistance à personne en danger et entrave à la distribution des secours".
Il lui est reproché de n'avoir prévenu les sauveteurs spéléologues que le lendemain. Ces derniers ayant eux-mêmes attendu 24 heures pour prévenir les pompiers, les secours "sont partis alors que l'eau avait déjà beaucoup monté", a souligné Pascal Pertusa.
  • Le patron du Sdis se défend de vouloir remettre en cause le principe de la gratuité des secours, même si ce sauvetage a coûté 50 fois plus cher que les "600 à 700 euros" d'une opération classique de secours à personne.
    Il appelle toutefois de ses voeux à une "réflexion" sur les risques liés à certaines pratiques. "Lorsqu'un skieur prend un forfait de remontées mécaniques, une somme est automatiquement prélevée pour les interventions sur les pistes. Dans certains sports un peu particuliers, il y a peut-être un travail à effectuer pour inclure un système d'assurance dans la licence", a-t-il estimé.
  • Le colonel Olivier Bolzinger, directeur du Sdis, réclame pour sa part "une mise en vigilance de ceux qui pratiquent les sports de plein air", déplorant que les pompiers de la Drôme soient "régulièrement confrontés à l'imprudence" de certains pratiquants.
    (source : dépêche A*P)

    Est-ce que
    - la "mise en danger" de sauveteurs par imprudence
    - et la « non-assistance à personne en danger » justifient un débat ? Oui, dans une certaine presse égarée !
    Combien de lacunes préméditées dans le compte rendu de LePost ?

    => Sports extrêmes
    Les spéléologues « aguerris » devront souscrire une assurance privée de secours qui décharge les Français de leur solidarité avec des inconscients qui prennent des risques, sans nécessité.
  • vendredi 3 avril 2009

    Sa Cynique Majesté Royal fait la communication des repreneurs de la CAMIF

    L’art et la manière de s’attribuer le mérite des autres

    Les sauveteurs

    Les trois entreprises qui ont repris le mois dernier une partie des activités de la CAMIF, devraient créer près de 600 emplois sur trois ans.
    Camif Particuliers, numéro trois français de la vente à distance derrière les 3 Suisses et la Redoute, a été placée en liquidation judiciaire en octobre 2008 en raison de problèmes de trésorerie. La société, installée à Niort (Deux-Sèvres), employait 780 personnes.
    Jusqu'à présent il n'avait fait état que d'un engagement à créer 300 emplois au cours d'une période de 12 à 18 mois, avec une priorité pour les anciens salariés de Camif Particuliers, la branche principale de la société basée à Niort.
    Le consortium des trois repreneurs des actifs de Camif Particuliers s'était engagé dès le mois dernier à conserver son siège à Niort.
  • Matelsom, la société de vente en ligne de literie, qui a racheté la marque CAMIF, le site camif.fr et le fichier clients, va créer 150 emplois regroupées au sein d'un consortium, ont repris une partie des activités de la célèbre a entraîné le licenciement d'un millier de salariés.
  • Géodis (filiale de la SNCF), qui a repris les actifs logistiques, s'est engagée à créer 135 emplois.
  • Téléperformance, la société de centre d'appels, qui a repris ceux de la Camif, a promis d'en créer 300.

    La récupératrice

    Dans sa stratégie obsessionnelle de récupération de tout ce qui se fait en son absence, la p’tite Présidente de région a déclaré en grandes pompes le 3 avril 2009 ce que les acteurs ont déjà discrètement annoncé le 26 mars. "Ce projet mené par des entreprises innovantes, qui investissent en temps de crise démontrant qu'il n'y a pas de fatalité, redonne espoir aux salariés", a estimé Désirdavenir Royal.
    Dans le même temps, ce qui devait être son courant au PS, L'Espoir à gauche, lui echappe pourtant...

    La Région Poitou-Charentes dont elle est la présidente intermittente, n’est strictement pour rien dans le sauvetage de la CAMIF. Elle ne participe en effet ni à la reprise, ni au refinancement, ni au plan de relance.
    Le montant de ces acquisitions n'a d’ailleurs pas été précisé.
    La tête de gondole socialiste, qui insiste pour que l’Etat entre dans le capital des banques actuellement en difficultés, a refusé toute participation de sa région au sauvetage de la CAMIF et de ses personnels.

    Deux poids, deux mesures
  • Ce qui était possible à huit régions socialistes, mais pour EADS, Poitou-Charentes ne l'a pas envisagé pour la seule petite CAMIF… Il est vrai que le coup médiatique en faveur d'EADS n'a eu aucune incidence concrète, une fois la campagne présidentielle terminée...
  • L’étalement dans le temps, ici sur trois ans, est généralement stigmatisé par l’opposition pour des raisons sociales et humaines qui n’interpellent pas la gauche, lorsqu’il s’agit du Poitou-Charentes.