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jeudi 13 septembre 2012

Punir les créateurs de richesses mais épargner les footeux et chanteurs

Taxer les riches, oui ;  punir la réussite, non !

Cristiano Ronaldo était trop "triste": il se sentait mal-aimé. 

Pour consoler leur star portugaise, les dirigeants du Real Madrid seraient donc prêts à lui offrir un contrat à vie et une belle revalorisation salariale. "Le Real Madrid fera un énorme effort économique pour placer Cristiano au niveau de traitement que mérite son statut de star mondiale", celui de Lionel Messi. Un effort chiffré à 15 millions d'euros par an. Soit une augmentation de 50 % par rapport à ses actuels émoluments, 10 millions, net d'impôts. Or, Samuel Eto'o prend 20 millions en Russie... 

S'il ne produit pas de richesse, il crée du rêve, nous dit-on... Les chômeurs espagnols regardent, déprimés mais rêveurs ? 

Hervé Gattegno revient quant à lui sur la polémique suscitée par la fameuse taxe de 75 % sur les revenus supérieurs à un million d'euros et sur la demande de naturalisation de Bernard Arnault en Belgique. Son parti pris : taxer les riches, oui ; les punir, non ! Le rédacteur en chef au "Point" développe. 

Ce qui devrait être simple est hélas devenu compliqué parce qu'en France, tout ce qui touche à l'argent est compliqué. L'évidence, c'est qu'en période de crise, les plus riches devraient contribuer davantage à l'effort collectif - et certains en sont d'accord. Le problème, c'est qu'au lieu d'en appeler à la solidarité nationale, qui est une valeur positive, on habille cette mesure d'un discours vindicatif et dénonciateur de ceux qui gagnent beaucoup d'argent. C'est confondre la justice sociale avec la revanche sociale. Et c'est oublier, surtout, que l'impôt n'a jamais été une sanction morale mais une contribution citoyenne.


Bernard Arnault porte plainte contre Libération
Vous trouvez que les patrons qui veulent échapper à l'impôt - comme peut-être Bernard Arnault - ont des excuses ?


Sûrement pas ! Se soustraire à l'impôt, c'est de l'incivisme. Quand c'est l'homme le plus riche d'Europe qui essaie de le faire, c'est même un outrage. Ce qui frappe, c'est que nos dirigeants préfèrent la stigmatisation à la conviction. Le résultat est logique : les riches sont comme les autres ; ils trouvent que leurs impôts sont trop lourds et ceux des autres pas assez. Qu'on le veuille ou non, ce que leur promet François Hollande a de quoi les faire grimacer - entre l'ISF, la taxation du capital alignée sur celle du travail et les 75 %.. Si en plus, ils se sentent traités comme des monstres, on peut comprendre qu'ils aient envie d'aller voir ailleurs - comprendre, pas approuver...



L'autre aspect de la polémique, c'est la "une" de Libération : "Casse-toi, riche con !" et les réactions très contrastées qu'elle a provoquées. Est-ce que ça vous paraît excessif ?


Il serait exagéré d'accorder à un titre de journal, fût-il très provocateur, autant d'importance qu'au fait lui-même. Dans ce débat, tout est caricature. L'indignation de Libération (qui a aussi un but commercial) exprime une haine des riches qui irradie une large part de l'opinion de gauche - et qu'attisent Jean-Luc Mélenchon ou Olivier Besancenot, mais aussi beaucoup de dirigeants du PS, pour qui un patron est forcément un exploiteur. À l'inverse, beaucoup de patrons somment l'État de baisser les charges sociales pour améliorer la compétitivité des entreprises ; ils pourraient agir dans le même sens en ramenant certaines rémunérations à des niveaux raisonnables ! 



Qu'est-ce qui pourrait permettre de dépassionner ce débat ?


Une grande réforme fiscale - celle que la droite et la gauche ont souvent promise mais jamais faite. Avec la création d'un impôt lié à la nationalité, comme aux USA, qui a fait consensus entre François Hollande et Nicolas Sarkozy pendant la présidentielle - donc, en théorie, il pourrait être voté sans problème ! Et pour que l'impôt soit réellement un élément de la citoyenneté, il faut que tous les Français le payent, même de façon purement symbolique (la moitié aujourd'hui ne le paient pas). Les USA ajoutent une "taxe de sortie" pour ceux qui abandonnent la nationalité américaine pour échapper à l'impôt. Ça ferait passer le goût du voyage même à certains fabricants de bagages...




La haineuse provocation de Libération va coûter 500 000 euros de pub au quotidien socialiste.

De nombreux annonceurs, choqués par la couverture visant Bernard Arnault, se retirent du quotidien. 
Edouard de Rothschild a-t-il des moyens extensibles ?

Ses insultes à la droite n'ont pas coûté si cher à la Ch'tite Brochen-Aubry.

lundi 20 avril 2009

Liste noire des exilés fiscaux, par Challenges

Ils scandalisent le Nouvel Obs davantage que les grands patrons

La tare des gros salaires

A la différence des Etats-Unis où depuis la conquête de l'Ouest la réussite est valorisée et s'étale sous les yeux des 'losers', il est choquant en France de bien gagner sa vie, d'être un « winner ». Les Américains, souvent immigrés du monde entier et partis de rien, exhibent leur richesse sans vergogne, car l'argent symbolise la maîtrise d'un milieu hostile, la force de caractère et l'esprit d'entreprise. Les Français cachent en revanche leur argent: les signes extérieurs de richesse sont une tare aussi bien sociale que morale. Les perdants stigmatisent les riches et les nouveaux sont qualifiés de 'parvenus. '

On l'a compris, la réussite en France est vécue comme une tare, de ces maladies qu'il est honteux de transmettre à sa descendance: ne parle-t-on pas de 'fils et filles de... ' pour les abaisser ? (lire PaSiDupes) Mais, dans la balance sociale une telle tare pèse encore plus lourdement sur les esprits français. Ici, plus qu'ailleurs, on se dit solidaire, encore que le poids de l'Etat y soit pour beaucoup, car nous ne sommes pas plus généreux que nos voisins, voire plus individualistes, selon eux. Nous ne partageons que contraints et forcés, sans que la crise internationale ne pose vraiment le doigt du destin sur le plateau de la balance.

La presse de gauche, bien que grasse et repue quand il s'agit du Nouvel Observateur, se sent justifiée par la crise à pointer un doigt vengeur sur les riches. L'hebdomadaire de Perdriel et Daniel lâche idéologiquement d'autant moins qu'il s'est socialement embourgeoisé.

Vous avez peut-être manqué comme nous l'article de Ghislaine Ottenheimer, pour Challenges, c'est-à-dire le Nouvel Observateur, qui stigmatise les exilés fiscaux . Daté du 2 avril 2009, nous le livrons à votre réflexion.

Plus scandaleux que les grands patrons, les exilés fiscaux


A l'instar d'autres sportifs, écrivains, acteurs, héritiers, le capitaine de l'équipe de France de tennis, Guy Forget, ne paie pas ses impôts en France...
«
Tout le monde tire a hue et a dia sur les grands patrons qui touchent des bonus, mais, au moins, ils participent à l'économie, paient des impôts. Que dire de tous ceux qui planquent leur argent à l'étranger ?» s'énerve un ex-ministre. Que dire, en effet, de ceux qui ont gagné beaucoup d'argent en France, doivent beaucoup à leur pays, et échappent à l'impôt ?

Des héritiers
, comme Eric Peugeot, Jean Taittinger, Caroline Arpels, Philippe Hersant, Corinne Bouygues, Eric Guerlain, les familles Bich, Defforey ou Halley.

Des chefs d'entreprise
, comme Claude Berda, Daniel Hechter, Jean-Louis David...

Mais aussi des sportifs : Arnaud Clément, Fabrice Santoro, Gaël Monfils, Amélie Mauresmo, Guy Forget, qui est tout de même capitaine de l'équipe de France de tennis !
[Le tennis est visiblement dans le colimateur du Nouvel Obs, car les évasions de footballeurs des listes noires de Challenges sont remarquables. Thierry Henry et Franck Ribéry seraient-ils donc blancs-blancs? C'est à croire aussi que Zinedine Zidane n'est pas suspect d'évasion fiscal... Il est vrai que Danone, ça eut payé, mais ça ne paie plus !]

Des acteurs et des chanteurs
: Isabelle Adjani, Laetitia Casta, Alain Delon, Johnny Hallyday, Daniel Auteuil ou Emmanuelle Béart, ardente défenseur des sans-papiers.
[Les très pudiques et lorales Josiane Balasko et Carole Bouquet ne nous ont pas tout dit de leur généreuse contribution nationale: n'est-ce pas supect?...]

Des écrivains
: Michel Houellebecq, Christian Jacq, Eric-Emmanuel Schmitt, Marc Lévy.


[Les journalistes échappent à la liste noire.
A en croire Challenges (Nouvel Obs), la presse ne compterai aucun évadé fiscal parmi les correspondants permanents du service public à l'étranger ! Tous seraient de vertueux contribuables hexagonaux malgré le jeu de chaises musicales auquel ils se livrent âprement pendant leur longue carrière internationales? Ainsi, Charles Enderlin ne ferait jamais escale dans aucun paradis fiscal ? Cet esprit solidaire sans faille s'explique sans doute par le régime fiscal dont bénéficient toujours nos vertueux donneurs de leçons: il est tellement favorable et inégalitaire en France, qu'aucun système fiscal étranger ne peut rivaliser. ]

Concurrence fiscale ?
C'était hier. Avant la crise. Avant le bouclier fiscal. Il va falloir, comme dit le philosophe André Comte-Sponville, que les Etats imposent des règles. S'il faut en finir avec les rémunérations extravagantes, il serait sain aussi de s'attaquer au dumping fiscal.

Le partage gauche-droite est-il équitable?>
S'agit-il de se flatter entre soi et d'entretenir l'idée reçue qui voudrait que la droite soit moins bonne citoyenne ? Considérant le peu d'objectivité du Nouvel Observateur qui, dans cette chasse aux sorcières, ne peut évidemment être taxé de McCarthysme économique, Yannick Noah et Florent Pagny ont étrangement échappé à la dénonciation. Combien d'autres ?

Pourquoi Challenges ne dresse -t-il pas le tableau d'honneur des bons contribuables ?
Nous aurions probablement plaisir à y trouver Pierre Bergé...
Et puis ce tableau d'honneur aurait ceci de supérieur à la liste noire qu'il ne désignerait pas les brebis galeuses à la séquestration par les syndicalistes, à la boule à ras, façon libération, et à la justice populaire, mais expéditive à la chinoise...

lundi 2 juillet 2007

Baccalauréat: 80% de réussite? C'est justifié...

Le bac n'est pas dévalorisé, c'est sûr !
Veille des épreuves: faut passer ton bac !
VOIR et ENTENDRE

D'abord, l'écrit
Et à seigneurs tout honneur, les lumières:
Cinq écrivains-philosophes Jean d'Ormesson, Eliette Abécassis, Paul-Marie Coûteaux, Raphael Enthoven et Alexandre Jollien ont passé le bac de philo, en juin 2007, dans les locaux du Figaro littéraire.
VOIR et ENTENDRE

Après l'écrit, peut-être l'oral...
Caméra cachée (ou non), pour la fiction
Histtoire- Ils ne sont pas dupes, les candidats:
VOIR et ENTENDRE
Français- Comparé à Bobi, Victor Hugo est un misérable.
VOIR et ENTENDRE

La réalité dépasse pourtant la fiction...
Ce ne sont certes pas les meilleurs!
VOIR et ENTENDRE, pour le croire:

Mais ils peuvent vous donner des leçons
VOIR et ENTENDRE, et il faut croire le candidat:

Et les options, ce n'est pas n'importe quoi
Danse:
VOIR et ENTENDRE
Arts plastiques:
VOIR et ENTENDRE

Un dernier pour les vacances, on le voit, bien méritées par les profs:
VOIR et ENTENDRE
Pas si sûr que tout le monde en a un !
Bic l'a compris, pas Sa Cynique Majesté Royal qui voulait en coller aux profs pour 35 heures...


Prêts pour la fac? Attention, ils vont voir ce qu'ils vont voir!...
Mais il faudra des tuteurs et beaucoup, mais, beaucoup de crédits!
Et de respect ;-)