Borloo "plutôt favorable", Bayrou carrément pour et Sauvadet "totalement opposé"
"Le droit à la parole politique est aussi important que le droit à la santé ou à l'éducation, assure Roland Ries, maire de Strasbourg, à l'origine de cette initiative. La cohésion sociale ne se décrète pas mais se construit."
Sur France 2, le candidat socialiste F. Hollande a donné le calendrier de sa réforme.
"Il n'y a pas d'échéance particulière, mais je dirais en 2013, avant les élections de 2014."
C'est la mesure qui fait polémique.
François Hollande a affirmé mercredi qu'il envisageait pour "2013" sa réforme institutionnelle donnant le droit de vote aux étrangers non communautaires aux élections locales.
A petits pas. "Ce sera uniquement pour les élections municipales, car ce sera le même régime que pour les étrangers européens qui votent déjà aux élections municipales, qui ne sont pas éligibles, qui ne peuvent pas devenir maire ou adjoint, qui peuvent devenir conseillers municipaux", "ça existe déjà dans notre pays", a-t-il rappelé.
"Le droit à la parole politique est aussi important que le droit à la santé ou à l'éducation, assure Roland Ries, maire de Strasbourg, à l'origine de cette initiative. La cohésion sociale ne se décrète pas mais se construit."
Sur France 2, le candidat socialiste F. Hollande a donné le calendrier de sa réforme.
C'est la mesure qui fait polémique.
François Hollande a affirmé mercredi qu'il envisageait pour "2013" sa réforme institutionnelle donnant le droit de vote aux étrangers non communautaires aux élections locales.
Martine Brochen-Aubry s'est déclarée pour le droit de vote des étrangers, en situation régulière, aux élections locales. Dans une tribune parue dans Libération , elle s'expliqua, disant " parce qu'ils participent activement à la vie de la cité, les étrangers en situation régulière doivent enfin prendre part aux élections locales en détenant le droit de vote ". Une position claire et définitive déjà affirmée dans le passé. Tout en reconnaissant qu'il faut conserver " la règle de nationalité française pour les élections nationales ", la première secrétaire du PS suggère " qu'en ouvrant le droit de vote aux élections locales aux autres Européens, (...) nous avons démontré la capacité d'une marche en avant ".
Martine Brochen-Aubry s'est déclarée pour le droit de vote des étrangers, en situation régulière, aux élections locales. Dans une tribune parue dans Libération , elle s'expliqua, disant " parce qu'ils participent activement à la vie de la cité, les étrangers en situation régulière doivent enfin prendre part aux élections locales en détenant le droit de vote ". Une position claire et définitive déjà affirmée dans le passé. Tout en reconnaissant qu'il faut conserver " la règle de nationalité française pour les élections nationales ", la première secrétaire du PS suggère " qu'en ouvrant le droit de vote aux élections locales aux autres Européens, (...) nous avons démontré la capacité d'une marche en avant ".
VOIR et ENTENDRE Christophe Barbier (L'Express) faire la part des choses:
Le candidat du MRC à la présidentie
lle se démarque du PS qui défend le vote des étrangers non communautaires aux élections locales.
lle se démarque du PS qui défend le vote des étrangers non communautaires aux élections locales.
Sur Radio Classique-Public Sénat, Jean-Pierre Chevènement, candidat à l'Elysée et ancien ministre de F. Mitterrand, déclara en novembre 2011 : "J'ai évolué sur ce sujet et je ne prendrai pas part au vote [...] Je ne veux pas me laisser instrumentaliser dans un débat qui n'a pas de sens aujourd'hui". Le sénateur de Belfort a ajouté: "Il faut viser l'intégration des étrangers et la naturalisation me paraît être une meilleure voie que le saucissonnage de la citoyenneté".
Le candidat du MoDem se rapproche des socialistes sur la question
Bayrou, le candidat du Modem à la présidentielle, s'est dit favorable à ce changement "Vous êtes roumain ou bulgare, vous êtes en France depuis six mois, vous avez le droit de vote aux élections locales" alors qu'un Marocain "en France depuis vingt ans" n'a "pas le droit de participer au choix des élus municipaux. [...] Lorsqu'une personne est en France, en règle depuis plus de 10 ans, qu'elle paye ses impôts, elle a le droit de dire quelque chose sur la collectivité locale à laquelle elle appartient".
Marine Le Pen, depuis toujours.
Nicolas Sarkozy, a évolué contre. Le président, suivi par les cadres de son parti, affirme qu'il est "hasardeux" de séparer la nationalité du droit de vote - à l'exception des "citoyens européens, qui partagent avec nous une communauté de destin".
Et François Fillon affirme aussi qu'il est impensable de dissocier le droit de vote de la citoyenneté et ainsi couper avec la tradition Républicaine française. Pour l'UMP, il n'y aucun quiproquo:
"Si l'on veut accéder au droit de vote [....] il
faut faire la démarche de vouloir lier son destin à un pays en demandant la
nationalité française".
De plus, l'ex-majorité réclame la "réciprocité": si un étranger peut voter, son pays d'origine doit permettre aux résidents français de faire de même.
Le centre se divise
Jean-Louis Borloo, président du groupe UDI (Union des démocrates et indépendants, des élus du Nouveau centre, du Parti radical, de l'Alliance centriste ou même de l'UMP) à l'Assemblée nationale, s'est déclaré mercredi "plutôt favorable" au droit de vote des étrangers aux élections locales.
"Je pense que les avis ne seront pas totalement convergents chez nous sur cette question", a dit J.-L. Borloo devant l'Association des journalistes parlementaires (AJP). "Moi, j'y suis plutôt favorable, mais je comprends que ce ne soit pas partagé". "Sur le droit de vote, les gens changent d'avis, certains sont moins pour qu'avant et d'autres moins contre", a-t-il relevé.
Le vice-président du groupe, François Sauvadet, s'est dit "totalement opposé"
Alors que Hervé Morin y est farouchement opposé, "J'y suis totalement opposé", a réagi François Sauvadet, quelques heures plus tard. "Le vote doit être lié à la nationalité. La question à poser est donc celle de l'accès à la nationalité. S'il y a un droit de vote des étrangers de l'Union européenne, c'est qu'il y a une forme de citoyenneté européenne".
"Le sujet n'a pas été évoqué au sein du groupe UDI, mais beaucoup au sein du groupe sont totalement opposés à ce droit de vote", a-t-il ajouté.
Jean-Louis Borloo et François Sauvadet se rejoignent sur un point: sur ce sujet, il y aura liberté de vote au sein du groupe UDI.
Borloo a précisé que ce serait également le cas pour le mariage homosexuel. "Pour tout de ce qui relève de sujets de société, de l'intime, comme l'égalité devant le mariage, il y a une totale liberté. A l'évidence, il y a des sensibilités différentes sur ces sujets", a-t-il déclaré.
En revanche, "il y a quelques grands textes sur lesquels il est plutôt mieux de donner une cohérence" dans le vote du groupe UDI, a-t-il souligné, en donnant l'exemple du budget et des "grandes lignes stratégiques".
