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mercredi 8 juillet 2020

Nokia: manifestations de salariés menacés de licenciements à Lannion et Nozay


Le Finlandais Nokia annonce 1.233 licenciements dans sa filiale française 

Nokia se recentre sur la Finlande, membre de l'Union européenne

L’équipementier Nokia veut supprimer un tiers des effectifs de sa filiale Alcatel-Lucent en France, soit la suppression de 1.233 postes.

Mercredi 8 juillet, des salariés du groupe finlandais Nokia manifestent à Paris contre l'annonce de la suppression de 1.233 postes dans sa filiale française 








Des salariés du groupe de télécommunication Nokia ont manifesté mercredi contre le plan annoncé de licenciement massif, annoncé au CSE (comité économique et social extraordinaire) le lundi 22 juin 2020. 
Le cortège est parti à 10h30 d'Edgard Quinet dans le 14ème arrondissement de Paris pour se rendre à l’ambassade de Finlande, située dans le 7ème arrondissement. 

Mobilisations de Nozay (Essonne) à Lannion (Côtes-d’Armor)

Rassemblement à Lannion devant les locaux de Nokia ce 23 juin suite au nouveau plan socialContre ce plan de licenciement massif, les salariés se mobilisent à Paris. A cette occasion, 458 salariés du site de Lannion, dans les Côtes-d’Armor, ont affrété un TGV spécial pour rejoindre le cortège des salariés du site de Nozay, en Essonne, où 831 licenciements sont prévus. Le maire, sans étiquette, est directeur commercial dans... l'informatique
Le groupe prévoit en effet de supprimer 402 postes à Lannion (Côtes-d’Armor) et 831 à Nozay (Essonne), ont précisé les représentants des salariés à l’issue du CSE.

"Plan mondial de réduction des coûts"

Le groupe prévoit un plan de départs volontaires et "des solutions de reclassement". Les emplois supprimés en France vont concerner des postes de recherche et développement (R&D), ainsi que des fonctions support.

Ces suppressions de postes s’inscrivent "dans le cadre d’un plan mondial de réduction des coûts" lancé fin 2018, indique Nokia, qui veut "intensifier ses efforts pour améliorer sa compétitivité et garantir sa performance à long terme", "dans un contexte de marché où la pression sur les coûts demeure très importante".

Nokia France veut supprimer un tiers des effectifs d'Alcatel ...
Pour l'heure, Radio Frequency Systems (RFS), Nokia Bell Labs France (NBLF) et Alcatel Submarine Networks (ASN), trois autres filiales françaises de Nokia, "demeurent en dehors du périmètre de ce projet", ajoute la direction.


mercredi 17 septembre 2014

Libération se libère d'un salarié sur trois...

Libération va supprimer 93 postes sur les 250 salariés

La direction a dévoilé 
aux salariés un plan de redressement productif du quotidien socialiste Libération
,
annoncé le 14 septembre par Laurent Mouchard-Joffrin, rappelé à la tête de la rédaction par les actionnaires au début juillet dernier. Les actionnaires de référence sont d'une part l'homme d'affaires Bruno Ledoux, proche des banques d'affaires mondiales (Édouard de Rothschild, coactionnaire à égalité avec Bruno Ledoux avec plus de 26% du capital et ancien patron du nouveau ministre de l'économie de Hollande et Valls, Emmanuel Macron) ou ...Lehman Brothers, et d'importants acteurs économiques, tel Vinci,  et marié à Sonia de Maigret, petite-fille du prince Michel Poniatowski, ancien ministre, et d'autre part de Patrick Drahi, autre homme d'affaires et patron du groupe Altice (Numericable), 12e fortune française avec un patrimoine évalué à 6 milliards d'euros, né au Maroc en 1963 mais résident Suisse... Selon Challenges, l'avocat de Patrick Drahi a déclaré que l'actionnaire de Libération à 50% possède exclusivement la nationalité israélienne et qu'il a demandé la perte de sa nationalité française.

En mars dernier, Bruno Ledoux avait injecté 18 millions d'euros en apportant en garantie le siège du journal, rue Béranger à Paris, dont la valeur est estimée à 30 millions d'euros. Lors d'un conseil de surveillance, il n'avait pu que constater qu'il était le seul actionnaire prêt à remettre au pot. "Pour l'instant, je suis le seul disposé à le faire. Aucun partenaire ne s'est manifesté de manière concrète. Les discussions engagées n'ont pas abouti", avoua Bruno Ledoux.

Outre la suppression de 93 postes sur un effectif total de 250 personnes (dont 81 CDI sur 238, soit un tiers) - soit près de ...30% des effectifs, un salarié sur trois - ce plan contient  un changement de tous les contrats de travail

Joffrin et Fraidenraich
Il prévoit de surcroît la suppression de 9 RTT sur 21, un déménagement de la rédaction et une refonte complète du journal et du site autour de six pôles: Pouvoir, Planète monde, Futur, Idées, Culture et Next. 

"Nous allons regarder ce plan avec rigueur et allons entamer une négociation serrée. La révolte ne sert à rien", ajoute Tonino Serafini, délégué syndical SUD et élu au CE, qui est donc le dernier surpris. D'autant que la direction va introduire une clause de non-dénigrement -autant dire qu'il instaure une censure interne- afin d'empêcher les salariés de critiquer leurs actionnaires et leur direction, en représailles de la crise violente qui avait opposé la rédaction à la direction en avril dernier. 

"Il faut absolument remettre le journal en situation d'être indépendant financièrement alors que l'année 2014 s'annonce catastrophique. Nous voulons concilier les ambitions éditoriales et les impératifs économiques", explique François Moulias, le cogérant du groupe Libération. Après le plan, il devrait rester 130 journalistes, contre 180 actuellement, pour faire vivre les sites Internet et le journal papier. Des fonctions support seront même totalement externalisées comme la documentation ou la diffusion.

Concrètement, la direction a élargi la clause de cession à tous les salariés, même non journalistes. Cette clause - qui permet depuis 1935 à tout journaliste de quitter de sa propre initiative une entreprise, tout en percevant les indemnités de licenciement lorsque le journal ou le périodique auquel il collabore est cédé ou change d'actionnaire - est ouverte jusqu'au 30 novembre, et abondée de 12.000 euros, mais uniquement pour ceux qui décident de la prendre avant le 30 septembre. Une mesure incitative, notamment auprès des 34 journalistes de plus de 59 ans dans la rédaction.

Nouveaux contrats de travail

Et aussi une entreprise
en redressement productif
Mi-décembre 2014, la direction présentera aux salariés de nouveaux contrats de travail unifiés, qui spécifient qu'ils devront travailler aussi bien sur le Web, le papier et à terme sur la radio, la vidéo, l'édition ou même les événements. Tous les salariés qui refuseront ce nouveau contrat de travail seront soumis à une procédure de licenciement individuel. En janvier 2015, la direction comptabilisera le nombre de départs "volontaires" (qu'elle espère le plus élevé possible) avant d'ouvrir un plan de départs contraints pour arriver à l'objectif de 93 postes supprimés.

Libération a provisionné environ 10 millions d'euros pour ce plan de licenciements. Elle espère, ensuite, réduire la masse salariale de 8 millions d'euros en année pleine. La direction tentera aussi de renégocier tous les contrats des fournisseurs pour réduire les charges. Mais la grande économie devrait venir du déménagement, envisagé au premier semestre 2015. Il permettrait de réduire de moitié la facture par rapport au loyer de la rue Béranger. La question de savoir si la rédaction reviendra une fois les locaux rénovés reste en suspens.

"Le plan a été dimensionné pour que Libération revienne à l'équilibre dès 2015. Ensuite nous pourrons nous consacrer aux projets de développement", explique Pierre Fraidenraich, directeur général du holding du groupe, venu de Canal+. Après le plan d'austérité interne, Libération espère repartir de l'avant. D'ici à la fin du premier trimestre 2015, le journal devrait lancer une partie payante (paywall) du site, un site vidéo avec des partenaires affiliés, dont le Bondy Blog, mais aussi une nouvelle formule papier. Le groupe compte beaucoup sur la reprise des Forums de Libération dont 5 à 6 sont en préparation pour 2015. Enfin, Libération devrait investir pour relancer les abonnements portés du journal (il y a actuellement 25.000 abonnés au papier), ainsi que les abonnements numériques (11.000 en ce moment).

dimanche 15 juillet 2012

PSA: l'Etat promet d'agir mais ne convainc pas sur ses moyens

Hollande n'a rien appris de l'expérience de Jospin à Vilvorde





Il y a eu Jospin à Vilvorde;
il y aura Hollande-Moscovici-Montebourg
à Aulnay-sous-Bois et Rennes



PSA a provoqué un coup de tonnerre en annonçant 8.000 suppressions de postes en France, la fermeture en 2014 de l'usine d'Aulnay en Seine-Saint-Denis (3.000 salariés) et la disparition de 1.400 nouveaux postes à Rennes, des réservoirs d'électeurs socialistes.

Au total, environ un emploi sur dix dans l'activité automobile de PSA en France va disparaître.

L'intervention du chef de l'Etat samedi n'a pas rassuré sur les moyens d'action que le gouvernement est à même de déployer à l'égard d'un groupe dont l'Etat n'est pas actionnaire.

Le pouvoir souffle le froid et le chaud


D'abord,  Pierre Moscovici a jugé le plan de suppressions d'emploi  "en l'état inacceptable", reprenant ainsi  les mots de François Hollande et le gouvernement entame cette semaine des discussions avec les syndicats et la direction, mais il apparaît plus fort pour accuser ses prédécesseurs que pour sortir du flou de ses moyens d'action.


François Hollande a stigmatisé PSA samedi,  en incriminant "des choix stratégiques qui n'ont pas été bons".

Interrogé sur la "légitimité" de M. Varin à la tête de PSA, M. Moscovici a pour sa part souligné que l'entreprise étant "privée", elle choisissait "son propre management".
"On va discuter avec Varin. Je ne suis pas là pour déstabiliser mais pour construire et trouver des solutions", a-t-il ajouté, peu courtois dans sa désignation de son prochain interlocuteur. 


Hollande fait le matamore

Il assure ne pas être pris au dépourvu par la situation et promet un plan  automobile qui sera présenté en conseil des ministres le 25 juillet, mais refusait samedi d'en dévoiler le moindre détail détail.  Non sans ambition, Moscovici a cependant souligné que "ce ne serait pas un 'plan Peugeot' mais un plan pour toute la filière, PSA, Renault et la sous-traitance". "Nous ne sommes pas démunis", a-t-il tenu à faire savoir.


Le 25 juillet se tiendra aussi le prochain Comité central d'entreprise de PSA qui marquera le début de la négociation entre direction et syndicats sur les mesures radicales annoncées le 12 juillet.
Mais le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, recevra dès mardi les représentants syndicaux du constructeur et mercredi, ce sera le tour du président du directoire, Philippe Varin.

La CGT évoque la mollesse du pouvoir


"M. Hollande a jugé inacceptable le plan de licenciements +en l'état+. Pour nous, c'est le plan de licenciements tout court qui est inacceptable", a réagi samedi Jean-Pierre Mercier, délégué central CGT à l'usine d'Aulnay, estimant "insuffisants" les propos du président.

L'Etat a "les moyens d'interdire la fermeture" de l'usine en Seine-Saint-Denis, a-t-il insisté.

Mais François Hollande n'a pas entretenu cet espoir: le gouvernement ne peut pas interdire la fermeture du site, mais "nous pouvons faire en sorte qu'Aulnay reste un site industriel", a-t-il dit.

La déléguée du SIA, syndicat majoritaire à l'usine d'Aulnay, Tania Sussest lui a demandé de recevoir des représentants des salariés. Du président, elle attendait dimanche "de vraies propositions pour assurer l'avenir des salariés d'Aulnay".


Hollande prépare un nouveau Vilvorde

VOIR et ENTENDRE les promesses de Jospin à VILVORDE en 1997 et les réactions de Marie-Noëlle Lienemann et ... la Ch'tite Aubry:

Hollande fait des promesses qu'il ne peut tenir

La "concertation" devra aboutir à "ce qu'il n'y ait aucun licenciement sec" et que "chaque salarié" se voit proposer "des solutions", a souhaité le président. A Vilvorde, on sait ce qu'il faut penser de ce type de déclarations que Hollande a le front de reprendre en 2012.

Selon un sondage IFOP pour le quotidien L'Humanité à paraître lundi, les Français sont plus nombreux à estimer que le gouvernement doit s'assurer d'abord que toutes les solutions du dialogue social ont été explorées (38%) qu'à souhaiter qu'il oblige la direction à revenir sur les suppressions (28%), apporte une aide financière (21%) ou n'interfère dans les affaires d'une entreprise privée (13%).


François Hollande  a créé les conditions d'un dialogue tendu
Le président de la gauche sociale  s'est montré particulièrement virulent à l'égard de la direction, l'accusant de "mensonge" sur ses véritables intentions ces derniers mois.

Le gouvernement a chargé un expert de contrôler la situation financière du groupe pour évaluer avant fin juillet si les mesures radicales prévues "sont nécessaires et proportionnées aux difficultés alléguées", selon la feuille de route. 
Le diagnostic qui sera tiré sera un élément de poids dans la négociation qui va s'engager.