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mardi 26 septembre 2017

Loi antiterroriste: l'état d'urgence va entrer dans le droit commun

L'état d'urgence en marche vers le droit commun à l'Assemblée

Le 
projet de loi antiterroriste du gouvernement est examiné par les députés, en seconde lecture, ce lundi 25 septembre

Résultat de recherche d'images pour "état d'urgence dans le droit commun"L'ambition officielle du pouvoir est de sortir de façon "maîtrisée" de l'état d'urgence six fois reconduit depuis le 13-Novembre 2015. Pour commencer, la principale modification tient à une nouvelle terminologie: il ne faut plus dire "assignation" ou "perquisition", mais "mesures de surveillance" ou "visites et saisies".

Mais au-delà de ce lustrage lexical et de cette "novlangue" de l'antiterrorisme raillée par le Défenseur des droits Jacques Toubon et qui plombe les efforts de pédagogie de Macron, plusieurs mesures emblématiques inscrites dans la loi ordinaire devraient banaliser l'état d'urgencece qui ne manque pas d'inquiété un militant de 'l'ancien monde', le président d'honneur de la Ligue des droits de l'homme (LDH), Henri Leclerc, 83 ans. Cet ex-membre de l'équipe de campagne de Martine Aubry aux primaires socialistes de la présidentielle de 2012, en tant que conseiller de la candidate sur les questions de justice, appela à voter pour le candidat François Hollande et s'est exprimé ce lundi matin encore sur France-Culture :

Françoise Dumont, qui dirige la LDH, avait déjà longuement détricoté et dénoncé des "mesures qui contribuent à stigmatiser," dans "L'Obs" cet été. 

Comment va s'opérer ce passage de l'état d'urgence à l'Etat de droit ?
 
Antiterrorisme : pourquoi intégrer l'état d'urgence dans le droit commun inquièteQuelles mesures de l'état d'urgence seront transposées ou supprimées dans la loi antiterroriste du gouvernement ? Les mesures phares de ce projet de loi, ainsi que les amendements déjà déposés par les députés des différents groupes, donnent une indication sur la direction prise par La République en Marche (LREM). Sans surprise, certains de ces 245 amendements, dont seulement 20% sont imputables au Front national, sont inattendus.

Assignations et surveillance

Le projet de loi antiterroriste ne prévoit plus d'assignation à résidence, mais d'assignation à la commune, c'est-à-dire à "un périmètre qui ne peut pas être inférieur à la commune". Une proposition d'élargissement qui rend le suivi des suspects délicat et fait bondir le député LR Eric Ciotti et consorts. Dans un amendement, Les Républicains écrivent :
"Un individu repéré par les services de renseignement comme particulièrement dangereux, en lien avec un réseau terroriste, se verrait notifier, par exemple, une mesure lui permettant de continuer à circuler librement dans tout Paris ! Cela n'a guère de sens." Ce qui est bien peut dire, car c'est irresponsable.
Le groupe LR propose donc le maintien de l'assignation à résidence. Un autre groupe LR, conduit par Valérie Boyer, propose donc une "assignation à arrondissement" pour les villes de Paris, Lyon, Marseille. S'il est vraiment utile d'étendre le périmètre d'action des terroristes sous surveillance.

Autre proposition constructive du groupe d'Eric Ciotti, la "création d'un régime de rétention administrative". Les détails font froid dans le dos de L'Obs: "Le présent amendement donne au ministre de l'intérieur le pouvoir d'assigner, dans un centre de rétention fermé, aux seules fins de prévenir des actes de terrorisme  [ce qui à L'Obs n'apparaît pas le but recherché : ce qui s'appelle de la "prévention"] tout individu à l'égard duquel il existe des raisons sérieuses de penser [une appréciation subjective ouvrant la porte au laxisme de la justice] qu'il constitue, par son comportement, une grave menace pour la sécurité nationale." Et la sécurité nationale, c'est celle des Français ou de Charlie hebdo...

Douze, 24 ou 36 mois de surveillance ?
 
Dans l'état actuel du projet de loi, les personnes "sous surveillance" le seront durant douze mois. Mais le Front national propose une surveillance étendue à trois ans, tandis que le groupe d'Eric Ciotti opte pour une durée intermédiaire, souhaitant prolonger cette surveillance durant 24 mois. 
"Cette durée est totalement insuffisante, comme d'ailleurs tout le texte, dont la portée n'est pas à la mesure de l'enjeu civilisationnel qui menace désormais notre Nation", souligne le FN.

Perquisition, "visite, saisies" 

Le projet de loi ne parle plus de "perquisitions" mais de "visites et saisies". Et ce n'est pas tout, tente de rassurer ce lundi matin le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, dans un entretien avec "20minutes" : "Comme elles sont susceptibles de porter une atteinte importante aux libertés, nous avons strictement encadré cette disposition en prévoyant une autorisation du juge des libertés et de la détention (JLD), après avis du procureur de Paris, François Molins, et information du procureur du département où elle se déroule." Ce qui en matière de libertés publiques n'innove en rien...

Faut-il inscrire l'état d'urgence dans la législation ?

"Au nom de la lutte antiterroriste, l'administration pourra fixer le lieu de vie des individus et entrer de force dans leur domicile pour s'emparer de leurs biens, notamment leurs équipements informatiques",  ce qui met la Quadrature du Net dans tous ses états. 

Certains parlementaires s'inquiètent en outre d'un aspect concernant ces équipements informatiques : l'obligation de déclarer ses identifiants électroniques (mots de passe des boîtes mails ou des comptes de réseaux sociaux).

"Cet amendement a été adopté par la commission des Lois du Sénat", conteste ainsi le groupe communiste qui, par amendement, s'oppose vivement à cette obligation de déclarer ses identifiants. "Cette mesure n'apparaît pas nécessaire alors qu'il existe, depuis la loi n° 2015-912 du 24 juillet 2015 relative au renseignement, un cadre juridique complet permettant de récupérer les identifiants techniques de connexion, sous le contrôle de la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement ou du juge administratif", écrit le groupe parlementaire, qui nie son insuffisance. 

Zones à accès restreint

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L'usage des périmètres de protection est circonscrit par les sénateurs aux abords de sites soumis au risque d'attaques terroristes. Lorsqu'un endroit devra être soumis à un périmètre de protection (stade de foot, salle de concert où n'importe quel lieu "soumis à un risque d'actes de terrorisme" : les établissements scolaires ?), le projet de loi prévoit "une palpation de sécurité qui devra être effectuée par une personne de même sexe que la personne qui en fait l'objet", ce qui est déjà la règle.

"Cette procédure complique encore une fois le travail de nos policiers et de nos gendarmes !", s'indigne la députée LR Valérie Boyer dans un amendement, qui propose donc que les palpations de sécurité puissent s'effectuer sans distinction de sexe. Le sexe n'est-il pas un concept nié par la gauche qui lui préfère le "genre"?

Un amendement Lafarge

L'un des amendements déposés par La France insoumise prévoit par ailleurs de pouvoir procéder à des "saisies inamicales" sur les entreprises "suspectées notamment de financer directement ou indirectement la commission d'actes terroristes". Une référence claire au cimentier français LafargeHolcim, que Le Monde avait accusé d'avoir payé des taxes au groupe Etat islamique entre 2013 et 2014, via sa cimenterie implantée à Jalabiya, dans le nord de la Syrie.
"Avec un tel arsenal à sa disposition, le Gouvernement pourra ainsi rassurer le peuple français sur le fait que des sociétés comme LafargeHolcim ne s'aventurent à financer Daesh ou des groupes terroristes, tel qu'ils l'ont reconnu en mars 2017 (pour assurer notamment la sécurité d'une cimenterie en Syrie en 2013 et 2014)", conclut La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon.

jeudi 3 mars 2016

Président décérébré, Hollande rebaptise le "ministère de la Famille" en"ministère des familles"

Hollande fait de la provocation avec la Novlangue socialiste

Laurence Rossignol, ministresse de la Famille, de l'Enfance et des Droits des femmes, a le sens des priorités ! 

Le président de la République a fait lui-même l'annonce de la création d'un ministère des familles, dans les pages du magazine ELLE. Ce nouvel intitulé doit permettre de "reconnaître toutes les familles". 

La Novlangue vient encore de frapper, observe Julie Graziani.
Après le Ministère du Redressement productif, qui n'a rien redressé ni produit, si ce n'est plus de chômage, et après le Ministère des droits de la femme, celui du droit des Femmes [en 2014, lors du premier gouvernement Valls, les féministes avaient dénoncé la dilution du ministère des Droits des femmes avec la Ville, la Jeunesse et les Sports, entre les mains de Najat Vallaud-Belkacem), "nous avons eu le ministère de l'Egalité réelle; nous aurons prochainement le 'ministère des Familles', en remplacement du ministère de la Famille [relégué au 15e rang sur 18...]. C'est ce qui ressort d'une déclaration de François Hollande faite au magazine Elle, au motif qu'il faut "les reconnaître toutes, les recomposées, les monoparentales, de même sexe. Ce qui est réactionnaire, c'est de considérer un seul et unique modèle familial" Julie Graziani est porte-parole d'Ensemble pour le Bien Commun , et membre de L'Avant-Garde, un réseau collaboratif qui repose sur la mutualisation des idées, des expériences et des parcours.

Hollande a une connaissance limitée de la langue française et une totale absence de convictions

Ses amorces de phrases en "il y a" commencent à être la risée des Français les moins sourcilleux. "Coutumier du redoublement du sujet ("La France, elle est forte"), notre Président malmène à la fois les conventions grammaticales et le bon sens élémentaire, souligne Julie Graziani. L'emploi d'une majuscule dans les intitulés de nos ministères s'explique parce qu'il y fait référence à une notion générique, qui impose donc nécessairement le singulier; conserver cette majuscule au pluriel n'a rigoureusement aucun sens, sauf à considérer que chaque configuration familiale devient une institution à part entière.

Avec le ministère de l'Agriculture, de l'Industrie, de la Défense ou de l'Emploi, le choix du singulier manifeste que la puissance publique, conformément à son devoir de neutralité, s'intéresse à ce qui est commun, et non à ce qui est particulier. Jusqu'à présent, nul ne s'était avisé qu'il y avait là un manque de reconnaissance de la diversité des entreprises qui font l'Agriculture ou l'Industrie française. Faudra-t-il un ministère des Exploitations Agricoles, au motif de mieux valoriser la permaculture ? Ou un ministère des Industries pour que le secteur de la sidérurgie se sente autant reconnue que celui de la mécanique de précision ?

Mais les idéologues ont toujours l'esprit chagrin; en mal de reconnaissance, ou secrètement mal à l'aise avec leurs choix de vie, certains exigent de la puissance publique des marques de déférence et de légitimité.

Il y a là un dévoiement graves de nos institutions, de plus en plus perméables aux réclamations des groupes de pression, et un contresens quant à leur rôle, qui ne devrait être ni de refléter une mosaïque de singularités, ni de donner l'onction gouvernementale à des choix qui ressortent de la vie privée, et qui comme tels, peuvent parfaitement faire l'objet de critiques ou de débats dans la population.

Il y a aujourd'hui dans notre pays des familles dans lesquelles l'enfant est considéré comme l'objet d'un projet qu'il faut réaliser à tout prix [le droit à l'enfant], si besoin au mépris de ses droits propres à naître de son père et de sa mère et à être élevé par eux.
En l'espèce, il conviendrait de ne pas oublier que depuis l'adoption de la loi Taubira un nombre croissant d'enfants sont conçus par PMA ou GPA à seule fin d'être élevés par des couples de même sexe. Un couple de femmes avec un enfant né par PMA peut toujours revendiquer d'être labellisé "famille"; il n'en reste pas moins que c'est une famille dans laquelle on aura délibérément privé l'enfant de son père.[Mais on ne fait plus un enfant que pour soi ou pour créer une 'famille', une 'famille bourgeoise', fût-elle artificielle]

La majorité de nos concitoyens continuera à s'insurger contre ces pratiques, sans être la dupe des manœuvres visant à les promouvoir; en attendant la prochaine trouvaille de notre gouvernement ("un ministère de la promotion de la Tolérance", peut-être, qui servira à approuver la GPA ?), ils continueront à rappeler calmement que toutes les configurations familiales ne se valent pas, quand il s'agit de répondre aux besoins fondamentaux des enfants.

Avec le Code de la Famille, le Code du Travail n'est pas le seul code mis à mal

L'actuelle ministre des Familles s'était retrouvée ministre des Epouses et des Mères et ce n'était pas tolérable pour une ancienne militante de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), sauf pour faire voler le ministère cul par-dessus tête.
C'est donc ainsi qu'elle compte redresser l'honneur perdu du Parti socialiste, incarné au sommet de l'Etat par "petit zizi" et "connard" 1er, selon les agriculteurs du Salon de l'Agriculture 2016 qui s'y connaissent en "fumier", si seulement on reçoit 5/5 leurs cris de désespoir.

Pour mémoire, après la loi Taubira instaurant le mariage entre personnes du même sexe, Hollande et ses députés godillots ont décidé la modulation des allocations familiales en fonction des revenus. 

mardi 5 février 2013

Mariage pour tous: " triangle jaune " contre Taubira pour le saccage du Code civil

Taubira a encore piqué une crise à l'Assemblée 

La ministre de la Justice s'en est prise au chef de file des députés UMP Christian Jacob
La harpie
à la tête de la Justice "sereine"
Au "petit théâtre(Libération) de l'Assemblée, Christiane Taubira a joué la grande scène de la colère, dénonçant l'emploi des expressions " triangle rose " et " triangle noir " par le député Elie Aboud, en référence aux symboles utilisés par le régime nazi. Le chef de file des députés UMP Christian Jacob, qui a jugé  " indigne " la réaction de la ministre, a notamment rappelé à la malveillante que c'est un député PS qui avait le premier évoqué la semaine dernière le " triangle rose ".
Sans référence aucune à la couleur de la peau, le triangle noir était dans l’univers concentrationnaire nazi, le symbole utilisé pour marquer les prisonniers considérés comme "socialement inadaptés", catégorie floue qui mêlait aussi bien les vagabonds, les marginaux, les alcooliques, les drogués et certains malades mentaux, que les prostituées, les femmes qui employaient des contraceptifs et les lesbiennes.

Christian Assaf (PS) commença par lancer que "le temps du triangle rose est terminé"


Cette formule du député PS de l'Hérault, dans la veine des propos de feu José Frêche, a indigné les élus UMP,
mercredi 30 janvier.
Durant la Seconde Guerre mondiale, des dizaines de milliers d'homosexuels masculins allemands arrêtés et déportés étaient forcés d'arborer un "triangle rose". Le Mémorial de l’Alsace-Moselle à Schirmek, à proximité du site de l’ancien camp de concentration de Natzwiller, au lieu-dit " Le Struthof " ouvert par les nazis en août 1940, leur rend notamment justice (lien).

VOIR et ENTENDRE à partir de 4'15 :

Des protestations se sont immédiatement élevées des bancs de l'UMP
L'un des principaux orateurs du parti de l'opposition sur le projet de loi, Hervé Mariton, a peu après dénoncé "un propos inacceptable". "Nous condamnons absolument l'homophobie, les actes inqualifiables accomplis par le régime nazi à l'encontre des personnes homosexuelles. Oui, nous sommes en sympathie avec tous ceux qui ont souffert du régime nazi et les homosexuels en font partie", s'est exclamé le député de la Drôme.
"Faites attention à vos propos, à vos critiques, à votre vindicte", a prévenu Hervé Mariton. "Sans doute la fréquentation prolongée du très subtil Georges Frêche en son temps vous a appris les règles de la subtilité", avait-il lancé peu avant au député PS de l'Hérault.

Le pouvoir socialo-écolo tente de pousser l'opposition à la faute

Le gouvernement cherche l'affrontement 

Tandis que les élus de gauche font de la provocation et crient à tout propos à l'homophobie, les media sont à l'affût, prêt à déformer et gonfler le moindre propos mal tourné. C'est ainsi que, faisant les questions et les réponses, Sergio Coronado (EELV) prêta à Christian Jacob des propos que le patron du groupe UMP n'avait pas tenus. 

VOIR et ENTENDRE le procès d'intention de l'altermondialiste "inverti " sur des injures non prononcées :

Coronada a fait son coming-out par tweet, le samedi 30 juin 2012.

L' "hystérique" présumé est en revanche l'auteur d'un de ces tweets outrageants qui foisonnent sur Twitter et que l'exécutif voudrait par ailleurs sanctionner quand ils sont homophobes :
Propos sectaires
Dimanche, " le gouvernement a cherché à nous humilier en organisant cette séance de nuit [jusqu'à 8 heures lundi matin], alors qu’il n’y avait pas d’urgence." Pour autant, il crée les conditions pour qu’en "développant ses arguments", la droite parvienne "à libérer des voix à gauche".


Un député UMP se voit en revanche reprocher l'évocation du "triangle noir" 
La cocotte-minute Taubira a explosé. La ministre de Hollande ne supporte pas certains triangles et l'a fait savoir avec véhémence au député UMP de la 6ème circonscription de l'Hérault qui, après le "triangle rose" de Christian Assaf la semaine dernière, a rappelé un fait d'histoire également dérangeant.


VOIR et ENTENDRE le député Aboud évoquer le 'Triangle noir' :

Elie Aboud évoque le "triangle noir" à l... par LeLab_E1


VOIR et ENTENDRE Christiane Taubira répond à Elie Aboud: 


Noms de famille

L'opposition a vaillamment poursuivi le débat sur le texte. 
Mais, à plusieurs reprises, la majorité de gauche a voté  une disposition pour réduire la durée de la discussion générale sur chaque article, ce que la droite a dénoncé. 

"Une révolution", selon Bernard Accoyer (UMP). 
Ils ont examiné une disposition du texte qui prévoit qu'en cas de désaccord ou d'absence de choix des parents, les noms de chacun d'eux, accolés dans l'ordre alphabétique, seront donnés à l'enfant, alors qu'actuellement c'est le nom du père qui est attribué.
Accusant gouvernement et majorité de " tromper les Français ", Hervé Mariton (UMP) a notamment souligné qu'à l'avenir, " en l'absence de déclaration conjointe, s'il n'y a pas de démarche des parents, l'enfant ne prendra pas le nom du père ". Par ce biais, le nom des mères prendra l'ascendant et celui des pères tendra à disparaître. 

Bien que discipliné et donc politiquement favorable à la disposition sur la transmission du nom, le radical de gauche Alain Tourret s'est toutefois inquiété de son avatar " technique ", évoquant la possibilité qu'un enfant adopté ne se retrouve avec trois noms
Dépassée, la ministre déléguée à la Famille, Dominique Bertinotti, a affirmé dans les couloirs que " les choses ne sont pas figées " et que le gouvernement va "essayer de trouver quelque chose de satisfaisant ", peut-être à la faveur de la navette parlementaire.
Un numéro digne du Concours d'entrée
au Conservatoire d'Art dramatique

"Père " et " mère "

La majorité envisage sereinement le risque que la future loi  " fragilise les adoptions à venir ", notamment internationales. 
Mme Bertinotti a balayé la mise en garde en reprochant à l'UMP " à nouveau de jouer sur les peurs ". 

Les modifications des mots " père " et " mère " du Code Civil 

L'article 4 revu et corrigé du projet de loi (dit " balai "), constitué d'une longue série de coordinations visant à remplacer les termes de père et de mère par parents, indique que, d'office, les dispositions du Code civil étendent "aux parents de même sexe lorsqu'elles font référence aux père et mère ", etc. 
" Un tour de passe-passe mettant 170 fois à la trappe les termes 'père et  mère' qui transforme profondément le droit de la famille et de la filiation ", a dénoncé l'un des principaux orateurs de l'UMP, Philippe Gosselin. 

Et l'UDI Charles de Courson de s'écrier: " Si vous avez aimé le roman '1984' de George Orwell, vous adorerez l'article 4, stricte application de la 'novlangue' ".
Lien PaSiDupes - " Hollande et la montée du langage de la dissimulation vertueuse : Novlangue : ces tentatives de diversion sémantique qui peinent à masquer l'impuissance politique"

La ministre de la Justice Christiane Taubira a retorqué que, sur la filiation biologique, " rien n'a été modifié ", selon elle, simplement  affaibli, voire dénaturé, par la multiplication des extensions ! Elle soutient que les " modifications nécessaires" (selon elle), avec le terme "parents" notamment, ne concernent que la filiation adoptive.

PMA

lundi matin, Hervé Mariton avait souligné que " la pression de l'opposition et de l'opinion aura servi à quelque chose avec le rétropédalage du gouvernement sur l'assistance médicale à la procréation"

Actuellement réservée aux couples hétérosexuels stériles, à d'autres cas (couples d'homosexuelles, femmes seules, etc), l'élargissement de la procréation médicalement assistée, divise, y compris au sein du gouvernement et de la gauche.
Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a assuré lundi qu'un projet de loi sur la famille incluant la PMA  est repoussé, " avant la fin de l'année", après l'avis du Comité consultatif national d'éthique attendu à l'automne, alors qu'il était initialement annoncé pour un Conseil des ministres en mars

Or, des député de la majorité ont menacé
Si la PMA ne figure pas dans un projet de loi famille, "les députés socialistes feront le nécessaire ", a prévenu Frédérique Espagnac, une porte-parole du parti, faisant planer la menace d'un amendement
Un enterrement de la PMA est cependant "probable", a jugé à l'inverse un député PS, bravement anonyme.



jeudi 31 janvier 2013

Hollande et la montée du langage de la dissimulation vertueuse

Novlangue : ces tentatives de diversion sémantique qui peinent à masquer l'impuissance politique

André Bercoff dénonce l'hyprocrisie langagière élevée au rang d'art politique

On n’expulse pas les Roms : on les "raccompagne", on remplace la TVA sociale par la TVA "juste", on nationalise "temporairement", on défend le mariage "pour tous" sans pour autant permettre l'union d'un homme et d'une otarie.

Les premiers vagissements de 2013 sont résolument placés sous le signe de la "novlangue" 
(en référence à George Orwell pour son roman 1984) dénoncée par George Orwell. Tout se passe comme si, dans une démarche qu’il faut espérer résistible, les mots avaient changé de sens, et les sens, de mots. L’impuissance des politiques de gauche actuellement, de droite hier, à juguler le chômage et la dette, les conduit naturellement à faire diversion sur tous les fronts, et d’abord celui du vocabulaire


Force est d’avouer que, de ce point de vue, le gouvernement Hollande-Ayrault a opéré de fulgurantes avancées. En matière de sécurité, par exemple, on prend des mesures qui ressemblent à celles de Guéant, qui ont la couleur et le goût de Guéant, mais qui n’ont rien à voir avec les fachos sarkozystes : par exemple, on n’expulse pas les Roms, on les raccompagne. Ailleurs, on innove : il n’est pas question pour la gauche au pouvoir, de reprendre toutes les entreprises en difficulté : la ficelle serait trop grosse, et même un Mélenchon sait qu’on n’en a plus les moyens. D’où la tentative montebourgeoise de la "nationalisation temporaire". Synonyme industriel du "mariage provisoire" des salafistes nord-africains. Ou encore la TVA qui n’est plus sociale mais juste.
En matière sociétale, le "mariage pour tous" ne veut rien dire puisque la question soulevée est celle de l’union entre personnes du même sexe et non la possibilité d’un accouplement officiel d’un homme et d’une otarie. 

Au niveau de la pédagogie de l’exécutif, on atteint des sommets : le Premier ministre appelle à fonder un "nouveau modèle français" et nous affirme – bouleversante révélation - que nous sommes "à la croisée des chemins" ; la porte-parole du gouvernement déclare sans rire, que "l’imagination est au pouvoir". On s’en serait douté.

Novlangue partout, y compris évidemment à droite 

Jean-François Copé ravale son petit pain au chocolat devant le CFCM, dit que c’est un malentendu, sans s’excuser. Du coup, ledit Conseil qui n’a rien demandé, ne retire pas sa plainte et se constate, une fois de plus, l’assertion selon laquelle on ne sort de l’ambiguïté qu’à son détriment
Hollande fait la fortune 
des concepts forgés
pour le roman 1984, 
tels que " Novlangue " 
et bientôt " Big Brother "
et la " Police de la pensée"
Quant à Marine Le Pen, elle se déclare résolument contre "le mariage pour tous", mais n’ira pas à la manifestation, qualifiant son apparente contradiction "d’acte politique courageux". Qu’en termes galants [ou choisis] ces choses-là sont dites, et ces intentions dissimulées…

Ce faux-culisme sémantique ne trompe, hélas, plus grand monde. 
Si le double langage des politiques existe depuis toujours, ses effets pervers apparaissent de plus en plus désormais au grand jour par l’hallucinante multiplication des sources d’information, des réseaux sociaux, de la capillarité vertigineuse d’Internet qui exhibe à la nanoseconde les trucages, et déshabille aussi vite les faux discours. 
Ce qui fait, en démocratie, de la pratique de la langue de bois, un exercice de plus en plus compliqué. La seule parade à cette orgie de langues de plomb, de mots-valises et du parler pour ne rien dire, serait que les politiques ne viennent devant les caméras que quand ils ont vraiment quelque chose à dire. On peut toujours rêver.

Rêver de sincérité ?