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mercredi 8 mars 2017

Duel socialiste fratricide : Hamon charge violemment Macron à Marseille

Les juges s'attaquent à Fillon et Hamon se charge de Macron

A Marseille, Hamon accuse Macron de manquer du "plus élémentaire sens de la justice sociale" 

Benoît Hamon a également reproché à Emmanuel Macron de porter un projet qui pourrait favoriser le Front national au lieu de lui faire barrage.
Confronté au changement de trottoir de plusieurs responsables du PS, du ministre de la Ville, Patrick Kanner, rival de Martine Aubry dans le Nord, au président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, Hamon a décidé de faire feu tous azimuts contre le candidat d'En marche!, au cours d'un meeting qui a réuni environ 2.000 personnes dans le chef-lieu des Bouches-du-Rhône.

Sa réforme des retraites fera diminuer les pensions de ceux et surtout "celles qui ont déjà un temps de travail plus subi que choisi, les carrières les plus hachées", "au mépris de la justice sociale la plus élémentaire".

Son projet pour l'école, pas mieux, revient à "accepter de remettre en cause l'égalité à l'école", et à "donner raison aux plus mauvais élèves de la République", en permettant aux collectivités locales de ne plus mettre en oeuvre la réforme des rythmes scolaires, a estimé Hamon, visant le maire LR de Marseille Jean-Claude Gaudin.
"Qui peut croire qu'aujourd'hui, réduire les dépenses publiques, diminuer le nombre de fonctionnaires, remettre en cause le système de retraite, remettre en cause le compte pénibilité, renvoyer le recrutement des écoles à la liberté des établissements, la remise en cause des rythmes scolaires, qui peut croire que ces solutions là, qui sont les solutions qui partout ailleurs en Europe ont précipité la montée des extrémismes, qui peut croire que c'est le bon projet pour battre le Front national ?", s'est interrogé l'apparatchik du PS.

"Qui peut croire que c'est le vote utile ? 
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"Pas utile aux enseignants, pas utile à celui qui a travaillé dur, pas utile à celle qui travaille dans un hôpital... (..) oui utile à qui ? Aux grands lobbys industriels, à celles et ceux qui veulent la suppression de l'ISF. Ce projet là, ça n'est pas le vote utile contre le Front national. C'est au contraire le projet qui en France comme ailleurs peut accélérer la montée en puissance du Front national", a-t-il fustigé.

L'aile gauche du Parti socialiste se radicalise et fait fuir les caciquesfaisant craindre au trentenaire Macron de se retrouver, comme à la maison, à la tête d'une Résidence des Hespérides avec services, selon Jean-Luc Mano, pour seniors "passifs, usés, vieillis", dirait Jospin... 

Quels ateliers Macron pourra-t-il bien organiser pour occuper les après-midis tout en faisant cohabiter
Bayrou (chant choral ou scrabble), Bartolone (pizza ou stimulation cognitive), Christophe Caresche (coiffure), Delanoë (peinture sur soie ou boules), Royal (jardinage ou atelier mémoire) ou Cohn-Bendit (garde d'enfants ou sorties à vélo), tenant compte des admissions annoncées de Cazeneuve (shopping et poésie) et Le Drian (voyages en groupe et soirées loto).

samedi 12 avril 2014

Discours de politique générale: 6 Français sur 10 doutent de l'efficacité de Manuel Valls

55% des Français voudraient croire Valls  

A peine plus de la moitié des Français estime que les propos du Premier ministre
ont été convaincants
 
Valls plombe un peu plus
la popularité à la baisse de Hollande
dans son discours de politique générale tenu mardi à l'Assemblée nationale, selon un sondage de BVA publié samedi par Aujourd'hui en France/Le Parisien et i-télé-CQFD.

47% l'ont trouvé "plutôt convaincant", selon cette étude, et seulement 8% "tout à fait convaincant". A l'opposé, 41% ne se sont pas laissé convaincre: 30% "plutôt pas convaincant" et 11% "pas du tout convaincant". 4% des personnes interrogées ne se sont pas prononcées.

Le sondage tend à montrer que 77% des sympathisants de gauche auraient trouvé Manuel Valls convaincant et 36% des sympathisants de droite. On se demande où les sondeurs situent les marcheurs hostiles à Valls, à Paris ce samedi.

Six Français sur 10 pensent toutefois que Manuel Valls sera "plutôt pas efficace"
pour réduire le chômage, à la différence de Ayrault et Sapin.
Les sujets de préoccupation des Français enavrilLe chômage,l’emploiLa protectionsocialeLes impôtsL’immigrationLa detteLa croissanceL’insécuritéL'éducationL’environnementL’UE42%7%8%11%12%
56% doutent de son efficacité pour "permettre plus de justice sociale".

Par ailleurs, près des deux-tiers des Français (63%) continuent de penser"que la politique de la France sera avant tout définie par François Hollande" contre 32% qui pensent qu'elle le sera par le Premier ministre.

Sondage réalisé selon la méthode des quotas auprès d'un échantillon de 974 personnes (!) représentatif (?) de la population française, interrogé par téléphone et  par Internet les 10 et 11 avril.

jeudi 15 novembre 2012

Budget de la Sécu 2013 repoussé par les communistes du Sénat

Les sénateurs communistes rejettent le budget de la Sécu 2013 

Le groupe communiste
a joint ses voix à l'UMP
contre le projet PS...

Le groupe communiste le juge insuffisamment à gauche
Il a voté contre sa partie recettes, tout comme la droite qui ne le trouve pas assez rigoureux.

La partie du budget de la Sécu, consacrée aux dépenses,  sera adoptée sans le Sénat. 
Une commission mixte paritaire (CMP, 7 sénateurs, 7 députés) sera convoquée mais le vote de défiance des sénateurs est promis à un échec. Le texte reviendra alors devant les deux chambres du Parlement, puis une troisième fois devant l'Assemblée nationale qui aura le dernier mot.

Le groupe CRC (communiste) a estimé que "sa démarche n'a pas été entendue par le gouvernement" avec le rejet de tous ses amendements, selon sa présidente Eliane Assassi, sénatrice de Seine-Saint-Denis et présidente du groupe des 21 élus d'extrême gauche. "La gauche gouvernementale s'installe dans des choix de rigueur et non pas de justice sociale", a-t-elle déploré.

E. Assassi a par ailleurs qualifié  "d'indécence à l'état pur" le temps de débat consacré à l'adoption d'un amendement augmentant la taxation sur l'huile de palme et à un autre baissant celle prévue sur la bière.

"Ce projet de loi n'est pas compatible avec les perspectives de croissance", a souligné pour l'UMP Alain Milon. De plus, les hausses de taxes prévues "touchent les Français et les entreprises", a-t-il reproché, "ce qui risque d'aggraver la situation économique".

Le centriste Gérard Roche a regretté que son amendement ait été adopté contre l'avis du gouvernement. Il dédie aux départements les recettes de la nouvelle taxe de 0,3% (Casa) pour financer l'Allocation personnalisée d'autonomie (APA).
"Dans ces conditions votre comportement m'a déçu", a-t-il poursuivi pour expliquer qu'une grande partie de son groupe voterait contre le texte. 
Jean-Marie Vanlerenberghe, un autre centriste, a reproché l'absence d'un "calendrier du retour à l'équilibre du compte de la Sécu".

Les Écologistes ont voté en revanche ce "budget de transition"

Les sénateurs Europe Ecologie-les Verts considèrent qu'il " comprend notamment la fin de la convergence tarifaire publique-privé", a fait valoir Aline Archimbaud.

Le rapporteur Yves Daudigny (PS) a admis que le débat a enrichi le texte, fusse contre l'avis du gouvernement et malgré son rejet au Sénat.
Il a retenu les amendements favorables à la pratique du vélo, à l'attribution de la Casa aux départements, aux taxes adoptées sur l'huile de palme ou l'aspartam, à la baisse de celles sur la bière, ou au rétablissement d'une contribution sociale sur les revenus tirés de la gestion des fonds de placement.

La ministre de la Santé, Marisol Touraine,  nie que le texte remet en cause l'équilibre de financement entre mesures fiscales et cotisations.

dimanche 12 août 2012

L' "hypo-président" Hollande prête le flanc à la critique

Le "roi fainéant" s'attire le ressentiment des Français


Christian Estrosi (UMP) a ramené le président Hollande à la dure réalité


Christian Estrosi s'est indigné dès la mi-juillet, alors qu'entre deux séances d'autographes Hollande se prélassait dans des coussins hors de prix.

L'ancien ministre UMP a en effet qualifié François Hollande d'"hypo-président, responsable de rien". 

Fustigeant sur France Info la "mauvaise foi, le mensonge, la démagogie" de François Hollande lors de son intervention télévisée samedi, le député-maire de Nice a comparé Nicolas Sarkozy, "l'hyper-président", qu'il déclare avoir "aimé", et François Hollande, "l'hypo-président".





"Il est responsable de rien, ne sait rien, chante toujours le même refrain, c'est la faute à Sarko", a-t-il résumé. 

Sur le dossier de l'industrie automobile, le président a manifesté une "méconnaissance stupéfiante", a-t-il dénoncé alors que l'ancienne majorité n'a commis "aucune erreur" sur le sujet.



Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, "une belle appellation que l'on tenait du temps de l'Union soviétique", a mis "deux mois et demi pour se soucier" du dossier de PSA, a-t-il rappelé. 
"Il aurait peut-être suffi, il y a deux mois, de regarder comment accompagner par des prêts (à) PSA pour pouvoir répartir la production entre les sites de Sochaux, de Mulhouse, de Rennes, d'Aulnay et ainsi sauver un site industriel (Aulnay)", a poursuivi le député-maire de Nice.,

L'ancien ministre de François Fillon a annoncé qu'il présenterait une "motion de rejet préalable" lors de l'examen du collectif budgétaire à l'Assemblée.