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mardi 26 avril 2016

Michel Sapin est-il un gros lourd ?

Michel Sapin a-t-il fait "claquer" l'élastique de la culotte d'une journaliste ?

Le ministre des Finances de Hollande était en déplacement à Davos, en Suisse  pour le Forum économique mondial.

Le sexagénaire ventripotent n'avait - pas plus qu'à Bercy - la tête aux enjeux économiques qui rassemblent chaque année dirigeants d'entreprises, responsables politiques et intellectuels pour tenter de résoudre les problèmes dans lesquels s'est mis le système.

Le ministre des Finances, réputé proche de François Hollande, s'est à cette occasion laissé aller à un geste déplacé rapporté dans le livre des journalistes Stéphanie Marteau et Aziz Zemouri, L'Elysée Off, publié chez Fayard le 20 avril et relayé, ce jeudi, sur le site du magazine people Closer.

Relou comme un ado du 9.3

"Mais qu'est-ce que vous me montrez la" ?


"Ne vous avisez pas de ramasser un stylo devant [Michel Sapin], écrivent les deux auteurs, car le cerveau de l'individu ne contrôle pas sa main. Joignant la parole au geste, il  en murmura : "Ah ! mais qu'est-ce que vous me montrez la ?. Et de faire "claquer l'élastique de la culotte" qui dépasse du pantalon taille basse de la journaliste. C'est une tenue de travail répandue parmi les journaleuses en recherche de promotion... Ce fut le cas d'une journaliste -à coup sûr vertueuse- lors du Forum économique, rapportent Aziz Zemouri et Stéphanie Marteau qui diffèrent de Sapin par la courtoisie et ne donnent pas l'identité de la personne outragée.

Un geste humiliant qui provoquera la fureur de l'aguicheuse et qui avait déjà été évoqué l'an dernier, lorsque plusieurs femmes journalistes accréditées se sont unies pour dénoncer ce genre de comportements dans un tribune publiée par le très puritain Libération.

Un comportement de frustré
Le geste fut dans un premier temps assumé par l'entourage de Michel Sapin. "C'était une blague potache," aurait justifié une conseillère -bien peu féministe- de son cabinet, qui tente de dédramatiser la goujaterie du macho. "Il ne comprend pas la tournure qu'a prise l'affaire" aurait même avoué sa chargée de communication.

Mais ce vendredi, alors que la scène est largement relayée dans la presse et sur les réseaux sociaux, la conseillère en communication du ministre a apporté un démenti ferme sur Twitter, et menace même d'actions en justice :



L'énergumène se permet pourtant de juger ses semblables

Le grossier ministre des Finances et des Comptes publics était invité du Grand Oral de Sciences Po mardi soir. Et comme le rapporte Le Figaro, il s’est un peu lâché devant les étudiants en réagissant aux propos de Nabilla Benattia.
Il y a quelques jours, la star de la télé-réalité était invitée à RTL où elle a accordé une interview à Marc-Olivier Fogiel. Quand le journaliste lui a demandé son avis sur la loi El Khomri, la jeune femme a déclaré : "Je ne sais pas qui c’est, lui". Quand Marc-Olivier Fogiel lui a annoncé que c’était une femme, Nabilla a avoué ne connaître en politique que "François Hollande, Michel Sapin, des trucs comme ça…". Visiblement flatté, Michel Sapin a donc déclaré devant son auditoire de Sciences Po -qui s'est par ailleurs distingué par le "Hijab Day" : "Vous voyez, elle n'a pas dit Macron, hein! Elle a dit Sapin! Il faut que je lui téléphone... ‘‘Allo quoi!''", en référence à la célèbre phrase qui a fait connaître Nabilla. Le ministre des Finances et des Comptes publics a ajouté concernant Emmanuel Macron : "Il a plutôt une belle gueule et un sourire craquant et c'est beaucoup de buzz". Brigitte va devoir garder un œil sur son petit homme à Bercy... 

vendredi 29 août 2014

Frustré, Montebourg souligne l'ingratitude du président Hollande

Cible de l'ex- ministre redresseur: François Hollande

Arnaud Montebourg a épuisé son capital des primaires

Le flambeur a visiblement mal vécu l'échec de son coup de poker avec François Hollande. Alors qu'il était encore ministre de l'économie avant de se faire évincer lundi 25 août, il s'était confié à la caméra d' "Envoyé spécial", qui a diffusé ce reportage jeudi 28 août.
Dans un extrait, l'ancien candidat à la primaire socialiste  revient sur son soutien à Hollande lors de l'entre-deux-tours où, fort de ses 17 % du premier tour, Montebourg avait déclaré voter "à titre personnel" pour l'actuel président de la République plutôt que pour Martine Aubry :
"J'ai fait 17 % des voix au premier tour. Sans moi, François Hollande n'était pas là où il est aujourd'hui. Je lui ai dit."
Mais un faible récompensé par le hasard n'entend pas que sa bonne fortune lui soit rappelée. 

Dans un autre extrait, où il dément être l'auteur du surnom "Flanby"qui colle depuis des années à François Hollande,
le ministre se plaint de ne pas être assez pris en considération :
"Je suis allé dans les cantons, j'ai passé des soirées avec les gens pour leur expliquer dans quelle situation très difficile on était. C'est ce que devrait faire Hollande avec la France, ce qu'il ne fait pas assez. Je lui dis tout. Il ne m'écoute pas mais ce n'est pas grave, il fait ce qu'il veut."

Que reste-t-il des promesses de dialogue et de concertation? 

VOIR et ENTENDRE
l'amer Arnaud:
Un corps étranger au gouvernement

Des accusations ressassées par Montebourg. Le 27 juin 2014, lors d'un entretien avec le journaliste Valentin Spitz que celui-ci a retranscrit dans un livre titré "Montebourg, moi président", le ministre se déclare même en cohabitation :
"J'ai des rapports minimalistes avec le président de la République. Je me considère en cohabitation. Le président préside, mais nous, on fait. (...) Avec François Hollande, on ne peut plus discuter. Donc, on ne discute plus. Ça ne sert à rien, les discussions avec lui sont inutiles. Sympathiques, mais inutiles. Depuis que je suis ministre de l'Economie, je ne vais plus discuter avec lui à l'Elysée. Je passe mon temps à Matignon. D'ailleurs, j'ai donné instruction à mes équipes de ne plus aller à l'Elysée."
Au vu de ses dernières déclarations, la rupture semblait inévitable à terme avec le président de la République. Pourtant, Montebourg s'était pris pour une pièce maîtresse du dispositif gouvernemental. En 2012, il avait été nommé ministre du "redressement productif", un titre à la manière soviétique qu'il avait imposé. Un portefeuille créé sur mesure pour ce chantre de la démondialisation puis du "made in France" devenu ministre de l'Economie après avoir participé à l'éviction de Jean-Marc Ayrault après les municipales du printemps 2014.

Victime d'épuration, Nono a disparu de la photo...
Est-ce à dire que le régime prend un virage, stalinien en politique et "socialo-libéral" en économie? Le "changement", promis par Hollande et produit par GPA, accouche d'un bâtard, un jamais vu paradoxal que Valls devra tenir en vie. 


mercredi 21 août 2013

Canfin (EELV) caillasse Valls

Canfin : "Valls déclenche le désordre"

Pascal Canfin analyse la place de la question environnementale au sein du gouvernement

A la veille de l'ouverture des Journées d'été d'Europe Ecologie - Les Verts, l'ancien député européen et ministre délégué au Développement fait aussi le point sur les échéances à venir, à l'automne, pour les écologistes et assure qu'il "jugera sur pièces" et en "tirera les conséquences". De Manuel Valls, l'écologiste dit ne pas "voir comment" EELV pourrait "participer au gouvernement" s'il devenait Premier ministre.

Cette année a été ponctuée par un certain nombre de couacs entre ministres. Récemment, Manuel Valls et Christiane Taubira se sont affrontés sur la réforme pénale. Cette équipe gouvernementale manque-t-elle de cohésion?

La gauche n'a jamais été caporalisée,
car la liberté d'expression fait partie de ses valeurs. Par définition [!], il y a plus de débats dans un gouvernement de gauche que de droite, car le rapport à l'autorité est différent. [C'est aussi pourquoi le chaos caractérise les altermondialistes] Ceci dit, j'ai été surpris par la sortie de Manuel Valls sur la politique migratoire lundi lors du séminaire de rentrée. Pour quelqu'un qui veut incarner l'ordre, c'est lui qui déclenche le désordre. Sur le fond, le regroupement familial est un droit internationalement reconnu. En France, il concerne 15.000 personnes par an. J'ai du mal à croire que c'est un des principaux problèmes de la France, aujourd'hui comme dans 10 ans.

Comment expliquez-vous l'attitude de Manuel Valls?

Je n'ai pas à l'expliquer [sic]
, mais je trouve que finalement cette stratégie le marginalise au sein de la gauche. Un gouvernement, c'est une alchimie autour d'une vision partagée. Le chef doit incarner l'équilibre, ce que fait aujourd'hui Jean-Marc Ayrault. Sincèrement [c'est là qu'il faut se méfier], je ne vois pas comment, si Manuel Valls était Premier ministre, nous pourrions participer au gouvernement.

Avec trois autres ministres,
vous avez signé un texte sur la transition énergétique. Avez-vous eu un retour lors du séminaire de lundi? 

Il n’y a pas eu de retour direct
, car il n’y avait pas de copie remise, ni de note donnée. Mais tout le monde a parlé d’environnement : le Président, le Premier ministre, Laurent Fabius, Pierre Moscovici… Il est évident que la nouvelle donne écologique est l’un des enjeux fondamentaux auxquels la France sera confrontée dans les dix ans à venir. La réponse a donc été de remettre cette question au coeur de la stratégie du gouvernement.

Les "quatre mousquetaires" ont-ils eu un poids dans cette prise de conscience?

Je pense qu’on y a contribué.
Notre objectif politique est de constituer au coeur du gouvernement - et non en marge - un pôle qui défend la transition écologique et théorise un nouveau logiciel pour la gauche. L’écologie, c’est le bon sens, c'est l'intérêt économique de la France et c'est conforme à ses valeurs.

D’autres ministres pourraient-ils vous rejoindre?

On verra. On ne structure pas un courant dans un parti, mais une dynamique au service de l'avenir de la France.
L’idée est aussi d’être en totale cohérence entre ce que l’on porte en tant qu’écologiste au gouvernement et ce que porte le ministre de l’Environnement. On a gagné au change entre Delphine Batho e et Philippe Martin. Nous n’aurions pas pu mener cette initiative avec Delphine Batho. On travaille en confiance avec Philippe Martin, qui est le vrai ministre du Redressement productif. La transition écologique et l’économie verte sont la base du redressement productif de la France. [Montebourg peut se recycler dans la voulange et les croissants!]

Ne faut-il pas aussi voir dans ce texte une opposition à Arnaud Montebourg ? 

Sur le gaz de schiste, on a un désaccord avec Arnaud Montebourg.
Le président de la République a arbitré dans notre sens. La non-exploitation du gaz de schiste est une victoire des écologistes. Lorsqu’il était candidat à la primaire socialiste, Arnaud Montebourg était contre les OGM, contre les gaz de schiste, contre l’aéroport de Notre-Dame des Landes… Il tenait un discours écolo. Depuis qu’il est ministre, il a complètement changé de bord. Nous, nous avons conservé notre cohérence.

Les grands rendez-vous de l’automne (budget, fiscalité écologique et transition énergétique) approchent pour les écologistes. Début juillet, vous menaciez de quitter le gouvernement si des "actes" n'étaient pas pris. Vous maintenez vos propos?

Les choses sont très simples.
Si ces rendez-vous sont manqués, on en tirera les conséquences. Derrière les grands discours, qui ont encore été tenus hier et dont je me félicite, les échéances du 20 septembre avec la conférence environnementale, puis le Conseil des ministres du 25 septembre où le budget sera présenté, représentent une grande partie du rendez-vous. C’est le moment de vérité.

Fin septembre, vous pourrez donc dire si vous restez ou non au gouvernement?

Je ne peux pas imaginer qu’après les discours prononcés, les actes ne suivent pas.
On jugera sur pièces. Il y a des rendez-vous. On les évaluera lors du Congrès d’EELV [fin novembre à Caen]. A ce moment-là, on prendra une décision politique : faut-il continuer ou arrêter? Si les rendez-vous de septembre sont réussis, nous pourrons alors nous projeter dans l’an 2.

Le secrétaire national Pascal Durand affirme que la première année Hollande "n'a pas été à la hauteur des attentes de changement". Partagez-vous ses propos?

En matière d’écologie, je comprends la
frustration des militants écologistes qui, après dix ans de droite, se sont dit qu’on allait tout de suite repartir dans une politique beaucoup plus favorable à l’environnement. Maintenant, sur la fiscalité écologique par exemple, les esprits n’étaient pas prêts en septembre 2012 [lors de la précédente conférence environnementale] pour faire une réforme fiscale écolo, il fallait notamment digérer l'échec de la taxe carbone version Sarkozy. Il a fallu un an de travail de conviction. Maintenant, les choses sont mûres. Mais, d'une manière générale, il ne faut pas minorer ce qui a déjà été fait, je pense par exemple à la non exploitation des gaz de schiste ou encore au récent plan d'investissements d'avenir très marqué par l'écologie. Je suis convaincu que la vraie victoire des lobbies ce serait le départ des écologistes du gouvernement.

Vous êtes sur des dossiers qui semblent moins concrets que ceux de votre collègue écologiste Cécile Duflot au Logement. Est-ce difficile pour vous?

C'est évidement moins médiatique, mais la politique de Développement relie la France au reste du monde. A travers elle, on influence la marche du monde dans 100 pays, en plus des institutions internationales (Banque mondiale, ONU…). Par ailleurs,
je travaille aussi sur la négociation climat. La France va accueillir la grande conférence internationale sur le climat à Paris en 2015 et devra réussir ce qui a échoué à Copenhague en 2009. Cela ne fait pas nécessairement la une des journaux, mais si nous parvenons à un accord sur le climat, cela me comblera largement!

En vue des municipales de 2014, le PS appelle à l'unité dès le premier tour, tandis qu'EELV prône l’autonomie au moins dans les grandes villes. Pourquoi?

Aux élections municipales, il y a deux tours.
Au premier tour, les électeurs choisissent la couleur qu'ils veulent donner à la majorité. Pour les électeurs, c'est limpide : vous choisissez au premier tour et que le meilleur gagne. Ensuite, on se rassemble au second tour pour gagner face à la droite. Les cas de figure où aucune liste de gauche ne fait plus de 10% des votants au premier tour et risque donc l'élimination est quand même extrêmement faible.

Après les municipales, auront lieu les élections européennes. Vous étiez troisième sur la liste écologiste en Ile-de-France en 2009. Pourriez-vous être tête de liste en 2014?

Il y a un calendrier qui sera déterminé par le Conseil fédéral d'Europe Ecologie, le 14 septembre prochain. En fonction de ce calendrier, je prendrai ma décision.
Aujourd’hui, je n'exclus aucun des scénarios.


VOIR et ENTENDRE le portrait de Canfin vu par Pascal: