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vendredi 7 mars 2014

L'ancien président Sarkozy sur écoute depuis plus d'un an

Valls et Taubira écoutent aux portes

La Justice avec un grand J n'a aucune retenue
Le ministre Valls, à l'écoute
de l'ancien président Sarkozy
au Parc des Princes, le 2 mars 2014
Elle n'a plus d'encre pour les photocopies, mais elle a mis les moyens  pour éplucher la vie de l'ancien chef de l'État. Nicolas Sakozy et son avocat lui-même ont été placés sur écoute des mois durant, ainsi que Claude Guéant et Brice Hortefeux.

L'Ordre des avocats va devoir réagir 
Au barreau de Paris, l'écoute ordonnée par des juges d'instruction des conversations téléphoniques entre Nicolas Sarkozy et son avocat Thierry Herzog, révélée par Le Monde, surprend-elle? "Le secret professionnel entre un avocat et son client est général et absolu", note laconiquement, pour l'heure, Marie-Alix Canu-Bernard, patronne du bureau pénal au Barreau.

L'affaire n'a pas d'équivalent. On apprend donc qu'un ancien président de la République et deux des anciens ministres de la République, Claude Guéant  et Brice Hortefeux, ministres de l'Intérieur, ont été placés sous écoute par la justice, des mois durant.

La campagne présidentielle de 2007 obsède la justice politique

Tout part de l'ouverture en avril 2013 d'une information judiciaire à Paris pour "corruption" présumée confiée aux juges Serge Tournaire et René Grouman pour vérifier des soupçons de soutien financier de la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy par le défunt président libyen Kadhafi. Sans hésiter, les magistrats placent Nicolas Sarkozy sur écoute, mais aussi Guéant et Hortefeux. C'est le branchement de la ligne de ce dernier qui va mettre dans l'embarras l'ancien patron de la PJ parisienne, Christian Flaesch, qui avait souhaité apprendre le premier à son ancien patron qu'il allait être convoqué dans une affaire en tant que simple témoin. Le policier a dû quitter son poste.

Alerté par cet épisode, le camp Sarkozy commence à se méfier des coups qui pleuvent. Les magistrats emploient toutes les techniques judiciaires d'ordinaire appliquées au grand banditisme et découvrent que l'ex-chef de l'État, prudent au téléphone, avait un second mobile qu'ils "branchent" également. Ce téléphone-là a été acheté par l'avocat de l'ex-président, Me Herzog, dans le cadre des relations confidentielles qu'il entend, comme tout conseil, entretenir avec son client. Méfiant, bien qu'en république respectueuse, il a même dû l'acheter sous un nom d'emprunt.

Dans l'ombre, les "magnétophones" (des disques durs) tournent. Et mettent au jour toute la palette de ce qu'un avocat peut tenter pour connaître le sort qui sera réservé à son client. Me Herzog a comme contact un haut magistrat de la Cour de cassation, Gilbert Azibert, de sensibilité proche de l'ancienne majorité. Et celui-ci est prolixe sur le climat au sein de la Cour. Azibert parle librement, trop librement.
Proche de la retraite, il confie à l'avocat qu'il a postulé pour un poste de conseiller d'État à Monaco. Espère-t-il une aide de Nicolas Sarkozy? "Herzog a pu évoquer la chose avec son client, mais on voit mal Nicolas Sarkozy se livrer à ce genre de raisonnement. Si écoutes il y a, dans la bouche de l'ancien président, elles n'accréditent certainement pas la thèse imaginée des magistrats étrangement zélés", assure un préfet qui se dit «stupéfait par le climat quasi soviétique de tous ces règlements de comptes judiciaires».

Une "arme de guerre judiciaire"

Quoi qu'il en soit, le Parquet national financier voulu par la garde des Sceaux, Christiane Taubira, aura été destinataire, à peine créé, de cette "arme de guerre judiciaire", en pleine campagne électorale. Et l'un de ses premiers actes aura été, sur la foi de ces écoutes, d'ouvrir le 26 février dernier une information judiciaire pour "violation du secret de l'instruction" et "trafic d'influence".

Confiée à deux nouveaux juges, Patricia Simon et Claire Thépaut, l'information judiciaire déclenchée par Taubira vise notamment à savoir si Nicolas Sarkozy a eu vent des écoutes qui le concernaient et comment. Les juges à charge cherchent à réunir des preuves que l'ex-président aurait favorisé, d'une manière où d'une autre, Gilbert Azibert.

En quelques petites semaines, le 4 mars dernier, plusieurs juges ont perquisitionné aux domiciles d'Azibert et d'Herzog, assistés d'une police judiciaire dont les grands chefs ont récemment été changés par Manuel Valls, ainsi qu'à leurs bureaux, y compris à la Cour de cassation, où travaille le magistrat. Le 2 mars, Valls devisaient pourtant allègrement avec Sarkozy au cours du match PSG-OM...

Ce qu'ils cherchent à établir? 
Des vacances en famille de Nicolas Sarkozy à Monaco, où il suivait une cure thermale et aurait reçu une fois son avocat, pourraient être retenues contre Sarkozy pour accréditer le fait qu'il aurait tenté d'intercéder en faveur de l'éventuelle nomination de Gilbert Azibert sur le Rocher. Mails, courriels, téléphones, tout ce qui pourrait permettre de le vérifier a été saisi lors des dernières perquisitions. La justice ne ménage pas sa peine et les effectifs à disposition ne sont pas insuffisants…

"Je démontrerai le moment venu qu'il s'agit d'une affaire politique," déclare Me Thierry Herzog dans Le Monde. Un "coup monté de toutes pièces" pour "nuire" à Nicolas Sarkozy. 
Ce ténor du barreau considère, pour sa part, la mise sur écoute de son client avec sévérité: "Ce n'est même pas scandaleux, c'est monstrueux !", s'indigne-t-il.

mercredi 13 février 2013

Ségolène Royal a-t-elle séquestré un homme ?

Plainte du photographe de presse Jean-Claude Elfassi contre Ségolène Royal

Bien au contraire:
ils créent la police familiale...

Le paparazzo Jean-Claude Elfassi accuse Ségolène Royal de l'avoir fait expulser de l'Ile Maurice où la responsable socialiste passait des vacances de fin d'année, a-t-on appris mardi auprès de l'un de ses avocats et du Parquet de Nanterre.

Jean-Claude Elfassi 
a porté plainte le 25 janvier pour "séquestration" et "dénonciation d'une infraction imaginaire".
Sollicitée, Mme Royal a fait savoir par son entourage ne pas être au courant...

Le photographe explique avoir été pris à partie sur une plage par Mme Royal qui lui aurait reproché d'être présent dans le but unique de la prendre en photo avec son téléphone portable.
Il a fallu que l'intéressé présente son portable et celui de son fils, majeur, pour prouver qu'ils ne contenaient aucun cliché de l'ex-concubine du président Hollande, mais seulement des photos de lui et de sa famille sur leur lieu de vacances.
L'altercation s'en est suivie d'une  interpellation, puis de cinq expulsions 
L'amère Royal,
sexagénaire aigrie
Le journaliste, sa compagne et ses trois enfants, dont deux sont mineurs, ont été reconduits hors de Maurice.

"Mon client a été traité comme un vulgaire voyou alors qu'il était en vacances. A son arrivée à Paris, il a été accueilli par des policiers qui lui ont posé une multitude de questions", a affirmé l'un de ses conseils, Me Mathieu Croizet.
Le jour de la transmission de sa plainte, le paparazzo de 47 ans avait publié un billet sur son blog en mentionnant le montant présumé des vacances de Ségolène Royal. Quelques jours après, il accordaitun entretien au magazine Entrevue pour raconter sa version des faits.
J.-Cl. Elfassi ne dérange que les VIP
Des personnalités, notamment l'acteur et réalisateur Guillaume Canet lui ont déjà reproché de travailler 24/24h en 2011. Le fils du paparazzo avait filmé la scène avec un téléphone portable et les images avaient été publiées peu après dans Entrevue. 

Cette pratique est sollicitée par plusieurs organes de presse.

Le photographe professionnel et son fils avaient déposé plainte contre G. Canet pour violence. 

L'affaire remonte au 26 mai 2011. Le paparazzi et Guillaume Canet de retour de la maternité avec sa compagne, l'actrice Marion Cotillard, ont une altercation devant le domicile du couple dans les Yvelines. Apercevant le photographe, Guillaume Canet est sorti de chez lui avec une barre de fer. Il faudra que les gendarmes interviennent pour mettre fin au pugilat.
Le Huffington Post avait pris parti contre le journaliste: lien

Les procédures avaient été classées sans suite par le Parquet de Versailles (Yvelines), qui avait ensuite poursuivi "pour dénonciation calomnieuse" les deux hommes, finalement relaxés par le tribunal.


Avec cette nouvelle affaire
, le cours du "ségo" va-t-il remonter à la bourse Royal ?

2008 - " Les aventures de Marie-sEGOlène au tribunal " : liste provisoire des démêlés judiciaires de Royal