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samedi 25 mai 2019

Pour "aller chercher Macron chez lui", plus d'un millier de Gilets jaunes s'est rassemblé à Amiens ce samedi

Au 7e mois, c'est peu, mais c'est beaucoup pour Amiens
"Puisqu'on nous empêche de prendre le palais de Macron, nous prendrons donc sa ville : Amiens"

Amiens : des centaines de "gilets jaunes" dans la rue pour "aller chercher Macron chez lui"
"Qu'ils viennent me chercher", avait lancé Macron en juillet 2018
, depuis la cour fermée de la Maison de l'Amérique et à propos de l'affaire Benalla. Mais les Gilets jaunes n'ont pas oublié la provocation et ont relevé ce matin le défi lancé en s'invitant au plus près de la résidence du couple Macron, gardée par plusieurs rangs de forces de police. Les réfractaires à la politique de Macron ont fait le déplacement en réponse à 
un "appel national" des Gilets jaunes occulté par la presse institutionnelle, mais largement diffusé sur les réseaux sociaux.


A l'occasion de l'Acte XXVIII des Gilets jaunes, qui continuent de se rassembler dans quelques villes de France, plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés samedi 25 mai à Amiens, déterminés à "aller chercher Macron chez lui", en "prenant" sa ville natale. Ils étaient entre 800, selon la préfecture de la Somme, et 2.000 selon les organisateurs.


François Ruffin et Xavier Mathieu parmi les "réfractaires"

Manifestation de "gilets jaunes", le 25 mai 2019 à Amiens  ( AFP / FRANCOIS NASCIMBENI )

Dès 9h samedi,
des centaines de Gilets jaunes venus de Normandie, de Bretagne, des Hauts-de-France ou de la région parisienne, ont convergé vers le parc de la Hotoie où était installé un "village festif", constitué notamment de stands associatifs et syndicaux. 

Plusieurs élus, comme le député LFI de la Somme François Ruffin, l'ancien délégué CGT de Continental Xavier Mathieu, ou l'ex-Goodyear (CGT) Mickaël Wamen, étaient présents.

18 interpellations, 2 gardes à vue

En début d'après-midi, le cortège s'est dirigé vers la maison de Brigitte Macron, dans une ambiance festive.
Les forces de l'ordre étaient très visibles à proximité du centre ville, interdit aux manifestants. En début d'après-midi, quelques personnes ont jeté des projectiles sur une agence bancaire et sur l'hôtel Carlton dans le secteur de la gare. Les forces de l'ordre les ont dispersées au moyen de gaz lacrymogènes.

Plusieurs commerces et banques avaient par ailleurs été appelés à se barricader, tout comme la radio 'France bleu Picardie'. Le 18 mai, une dizaine de "casseurs" avaient en effet vandalisé à Reims la façade de France Bleu, autre radio partisane de service public.

A 14h, la préfecture de la Somme comptabilisait
18 interpellations au total, à la suite de contrôles préventifs. Parmi ces personnes, deux ont été placées en garde à vue pour détention de matériel jugé offensif.

samedi 6 avril 2019

Gilets jaunes en 21e semaine : 15.000 contrôles préventifs pour "3.500 manifestants à Paris"...

Après plus de quatre mois, les Gilets jaunes sont évidemment moins nombreux, mais ils  résistent bien à la police et à la presse  

Ils étaient toujours plus nombreux que ce qu'en dit le ministre de l'Intérieur
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Pour leur 21e samedi de mobilisation contre les politiques sociale et fiscale du gouvernement, les Gilets jaunes ont enregistré la plus faible mobilisation depuis le début du mouvement, hormis pendant la trêve des confiseurs, selon le ministère de l'Intérieur, à deux jours du compte-rendu du 'grand débat' national.

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Selon Castaner, dont les chiffres sont contestés chaque semaine par le mouvement (cf. ci-dessus), comme ils le sont lors de mobilisations syndicales, les manifestations ont rassemblé 22.300 personnes en France, dont 3.500 à Paris. Le ministère avait comptabilisé 33.700 participants la semaine dernière, dont 4.000 à Paris.

C'est, selon cette source gouvernementale, le plus faible niveau de participation depuis le premier samedi de revendications, le 17 novembre. 282.000 personnes avaient alors manifesté dans toute la France, un chiffre jamais dépassé.

Sur la page Facebook du "Nombre jaune" qui décompte les manifestants, les "Gilets jaunes ont revendiqué une "première estimation basse" de 73.420 participants en France. Ils étaient 68.110 le 29 décembre 2018, selon le 'Nombre jaune' que l'AFP occulte, sur ordre tacite de l'exécutif, lequel dédaigne les Gilets jaunes : Macron ne les mentionne jamais; ils sont rayés de son vocabulaire. Et de ses décisions ?
Le conseil d'administration de l'AFP est composé majoritairement d'éditeurs de presse, les huit hommes d'affaires possesseurs des principaux organes de presse (par ailleurs subventionnés). Pour garantir son indépendance (sic), la loi exige qu'elle équilibre son budget, après amortissement comptable des investissements, l'AFP ayant de surcroît accès aux marchés financiers pour emprunter.
Le mouvement gagne en maturité

Partout sur le territoire, les manifestations se sont déroulées sans incident majeur.

A Paris, le principal cortège, parti de la place de la République, a rallié l'esplanade du quartier d'affaires de la Défense, à l'ouest. Les manifestants venus dénoncer "l'art de l'optimisation fiscale" se sont rassemblés sur les marches de la Grande arche avant de se disperser, dans le calme, en fin d'après-midi.
"La Défense, c'est le symbole du capitalisme à outrance, le siège des grandes entreprises qui s'en mettent plein les poches sur notre dos et grâce à nous", a résumé Valérie, 50 ans, qui souhaite "un retour de l'ISF", l'impôt sur la fortune. "C'est la fin du système capitaliste. Il est mort. Nous le célébrons", a commenté sur place le chanteur Francis Lalanne, vêtu d'un gilet jaune. Le 18 décembre 2018, se ralliant au mouvement des Gilets jaunes, il lance une liste "rassemblement gilets jaunes" pour les élections européennes de 2019, déclarant : "Il n'y aura pas de tête de liste, on s'en fiche". En mai 2007, il avait annoncé sa candidature aux élections législatives de juin 2007, dans le Bas-Rhin, avec l'investiture du Mouvement écologiste indépendant d'Antoine Waechter. Dix ans plus tard, il se déclara encore candidat aux législatives avec le "mouvement écocitoyen '100 %'".
En chemin, quelques manifestants avaient tenté de descendre sur le périphérique, avant d'être rapidement repoussés à l'aide de tirs de gaz lacrymogène par des forces de l'ordre en surnombre.

Les journalistes de l'AFP, supplétifs du ministère de l'Intérieur ?

D'autres cortèges de "gilets jaunes" ont défilé dans plusieurs villes, comme à NiceForbach ou Nantes, où la manifestation - environ 400 personnes, selon l'AFP, dont la technique de comptage reste un mystère !  - a été dispersée à l'aide de gaz lacrymogène au niveau d'une fête foraine dont les manèges ont momentanément fermé.

A Rouen, où un appel à un rassemblement national avait été lancé, moins d'un millier de personnes a manifesté, mais 
des échauffourées ont éclaté entre CRS et manifestants cagoulés et vêtus de noir, du mobilier urbain a notamment été dégradé.

A Toulouse, où le cortège était moins fourni que les semaines précédentes, l'AFP revendique à nouveau un recensement personnel de 1.200 à 1.500 manifestants, qui ont défilé dans le calme. 

Ils étaient 1.300 à Montpellier, cette fois selon la préfecture, où le cortège a été émaillé d'incidents. 
Ils étaient entre 1.000 et 2.000 à Lille où un différentiel de 1.000 n'interpelle pas l'AFP.

A Bordeaux, les manifestants étaient également moins nombreux que d'habitude, 1.500 selon une source (anonyme) proche du dossier, car c'est un "dossier", lequel n'indique pas à l'AFP que le temps étaient partout extrêmement pluvieux en France... 

A Lyon, quelques centaines de Gilets jaunes ont défilé dans un parcours contenu par les forces de l'ordre, qui ont tiré "quelques gaz lacrymogènes", selon la préfecture. 

A Dijon où des dégradations ont été constatées, "des billes d'acier" ont été tirées sur les forces de l'ordre et des "projectiles" sur le tram, a dit la préfecture. 

En Corrèze, quelque 300 personnes ont manifesté dans le calme sur le barrage hydro-électrique de Bort-les-Orgues, afin de dénoncer ce qu'ils estiment être une possible privatisation des barrages français et "la vente de la France à la découpe".

A Saint-Nazaire enfin, près de Nantes, plusieurs dizaines de délégués se sont retrouvés pour la seconde "Assemblée des assemblées". 
Venus de toute la France, ils y ont envisagé l'élaboration de listes pour les municipales d'ici 2020.

Un autre cortège parisien, au parcours déclaré comme le premier.
Il était composé d'une centaine de personnes, selon l'Agence française de presse, qui ne cite pas la préfecture de police et assume seule ses chiffres contestés: selon une organisatrice, Sophie Tissier, ils étaient quatre fois plus (400 personnes). Il a rejoint dans le calme le bassin de la Villette, au nord-est.

"On veut une démocratie un peu plus ouverte", y explique Thomas Fleury, 28 ans et auto-entrepreneur dans l'immobilier, venu en famille. Pour lui, le grand débat était "une bonne idée de Macron", mais "ça a été mal fait" : "Macron était trop ambigu dans ses réponses".

15.000 contrôles préventifs pour 3.500 manifestants à Paris

Les interdictions de manifester dans un vaste périmètre comprenant le palais présidentiel et l'Assemblée nationale, au bas de la "plus belle avenue du monde", ainsi que sur les Champs-Elysées et la place de l'Etoile, avaient été reconduites après les violences trois semaines plus tôt.

L'appel à la première des deux manifestations avait été relayé par Eric Drouet, notamment.
L\'un des leaders des \"gilets jaunes\" Éric Drouet, durant une manifestation, le 2 février à Paris.
Eric Drouet se trouvait avec sa mère lorsqu'ils ont été verbalisés,
sur un parcours déclaré 
Or, samedi matin, cette figure des figures du mouvement a été verbalisée pour "participation à une manifestation interdite" à proximité des Champs-Elysées, selon une source policière. Une amende "due à ma notoriété et ma présence sur les Champs", a-t-il souligné sur Facebook.

A 18h30, la Préfecture de police de Paris recensait 43 interpellations, 14.919 contrôles préventifs et neuf verbalisations dans le périmètre interdit, dont deux membres de la famille Drouet.

Lundi est prévu le compte-rendu du grand débat national, sur la base des contributions des citoyens, sur laquelle travaillent depuis des semaines plusieurs organismes mandatés par l'exécutif, mais des entreprises privées.